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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 11:45
Difficile de croire, même après des recherches dans les archives, qu'un couvent de bénédictines occupait la moitié ouest (à gauche, ici) de l'espace Jacques-Henri-Lartigue avant 1738... (cliché Armand Launay, mars 2014).

Difficile de croire, même après des recherches dans les archives, qu'un couvent de bénédictines occupait la moitié ouest (à gauche, ici) de l'espace Jacques-Henri-Lartigue avant 1738... (cliché Armand Launay, mars 2014).

 

Souvent, quelques vieilles pierres indiquent des évènements passés ; le patrimoine visible motive alors la recherche historique. Parfois, ce ne sont que quelques archives qui témoignent de faits et de lieux complètement disparus. C’est le cas du couvent Saint-Antoine de Pont-de-l’Arche qui exista de 1635 à 1738. Nous utilisons, ici, les recherches d’Albert Lepage réalisées vers 1900 à partir des archives départementales. Nous les avons vulgarisées et nous avons localisé précisément ce couvent disparu.  

 

 

1634, le projet d’une famille noble : les de Montenay

Le travail spirituel doit reposer sur des assises temporelles. C’est ainsi que le projet de fonder un monastère naquit dans l’esprit d’un couple de nobles de la région de Saint-André-de-l’Eure : Antoine de Montenay, chevalier, baron de Garencières, conseiller du roi au parlement de Rouen, et sa femme Marguerite Dugué. Ils se marièrent en 1599.

Le 6 décembre 1634, ils officialisèrent auprès du tabellion (notaire) de Garencières un acte de fondation précisant les conditions de création d’un monastère de religieuses à Pont-de-l’Arche. Ce couvent catholique était créé en honneur de Dieu, de la Vierge et de saint Antoine le grand. On pourrait trouver orgueilleux de créer un couvent de Saint-Antoine quand on se prénomme, soi-même, Antoine… mais il s’agit ici autant de piété que de volonté d’immortaliser un nom de famille. Ceci est renforcé par la date de décès d’Antoine de Montenay, 1637, montrant que trois ans auparavant il devait avoir conscience qu’il était temps de s’assurer du salut de son âme.

Qui plus est, tous les nobles un minimum aisés offraient, en ce temps, aux paroisses des dons souvent mis en valeur dans les gisants, les dédicaces et les vitraux des églises. Selon l’évangile de Matthieu (19:24), Jésus dit, avec une image cocasse, qu’il est “plus facile de faire passer un chameau par le chas d’une aiguille que de faire entrer un riche au Paradis.” Alors, quand on est un bon catholique, mieux vaut transformer quelque bien terrestre en passeport spirituel pour soi et les siens.

Le choix des Montenay pour un monastère de femmes est très cohérent. La sœur d’Antoine de Montenay, Marguerite, était religieuse en l’abbaye du Val de Notre-Dame du Gif, dans le diocèse de Paris. Elle en fut même l’abbesse de 1610 à 1612. Albert Lepage écrit qu’elle était connue, en religion, sous le prénom de Madeleine. Or, Madeleine de Montenay est précisément le nom de la fille d’Antoine de Montenay, elle aussi religieuse en l’abbaye bénédictine du Gif où elle prononça ses vœux le 6 avril 1625. Ceci explique assurément le fait que le couvent archépontain se donna pour règle à la fois spirituelle et matérielle (organisation, tâches quotidiennes) celle de saint Benoit, souvent appelé le “père des moines”. Nous avons donc affaire ici à des bénédictines.

Les Montenay mobilisèrent une importante somme, 6 000 livres, pour acheter un bâtiment à Pont-de-l’Arche. Ils donnèrent au couvent une ferme à Mousseaux (près de Gisors) afin d’aider les sœurs à subvenir à leurs besoins. Dans l’acte de fondation du couvent, les Montenay stipulèrent que la fonction de prieure (la cheffe des sœurs) devaient revenir prioritairement aux membres de la famille de Montenay. Ils précisèrent aussi que quelques prières devaient leur être adressées et qu’ils pourraient faire graver ou suspendre leurs armoiries dans le monastère. Enfin, les Montenay nommèrent des procureurs chargés d’obtenir les permissions nécessaires à cette pieuse fondation. Le 7 mars 1635, l’évêque d’Évreux donna son aval au projet. Le 13 mai 1635, ce fut au tour des notables de Pont-de-l’Arche. En septembre, le roi Louis XIII en fit de même. En 1641, le Pape concéda des indulgences aux sœurs, ce qui témoigne de son aval à une date antérieure qui nous échappe.  

 

 

Pourquoi choisir Pont-de-l’Arche ?

Le choix d’installer un couvent dans la ville de Pont-de-l’Arche n’a été expliqué dans l’acte de fondation. Cependant, Albert Lepage nous apprend que, peu après la signature de cet acte, Marguerite de Montenay quitta le Gif pour devenir la première prieure du couvent de Pont-de-l’Arche. Elle y fut rejointe par Marthe Cousin, fille de Jean Cousin, seigneur de Martot, lieutenant général de la vicomté de Pont-de-l’Arche (c’est-à-dire le représentant du bailli de Rouen au bailliage secondaire de la ville : le premier homme de Pont-de-l’Arche donc, une sorte de sous-préfet de l’époque...). Qui plus est, l’évêque d’Évreux semblait motivé par l’ouverture du couvent comme le démontre la réprimande qu’il adressa à la prieure à cause du retard des travaux d’aménagement du bâtiment acquis à Pont-de-l’Arche. Il faut dire que celui-ci menaçait ruine. L’évêque fit de Nicolas Hays, avocat, le procureur des religieuses, c’est-à-dire le responsable de leurs biens. La famille Hays était une des familles d’officiers royaux établis au bailliage de Pont-de-l’Arche qui compta, plus tard, un de ses membres parmi les sœurs du couvent Saint-Antoine. Rappelons, comme précisé au début de cet article, qu’Antoine de Montenay était conseiller du roi au parlement de Rouen, c’est-à-dire confrère des officiers de Pont-de-l’Arche. Nous concluons que le couvent de Pont-de-l’Arche put se réaliser dans la mesure où il était destiné aux filles de nobles familles locales dont les ainés étaient des seigneurs et, bien souvent, des officiers du roi. Si les de Montenay se sont le plus investis à Pont-de-l’Arche, ce couvent concerna plusieurs grandes familles présentes dans la ville grâce au bailliage. Était-ce pour autant une bonne nouvelle pour les habitants ?

 

 

1635, un accueil très réservé des Archépontains. 1640, idem chez Richelieu

Le dimanche 13 mai 1635, les officiers royaux, bourgeois et habitants de Pont-de-l’Arche étaient assemblés au prétoire (la salle du tribunal au bailliage) pour s’exprimer sur la fondation du couvent dans la ville. Cette réunion était présidée par Jean Cousin, le lieutenant général de la vicomté comme vu ci-dessus. L’avocat Jean Vitrecocq présenta la demande des de Montenay. Le sieur Dubosc, échevin en charge (sorte de maire) et aussi conseiller du roi, contrôleur du grenier à sel, et le syndic (les “conseillers municipaux”) étaient chargés de présenter l’accord et les restrictions ; les religieuses ne pourraient posséder ni plus d’un demi-acre de terre dans la ville et ni plus de trois acres de terres alentour. Il n’y aurait jamais plus de douze religieuses. En fait, les habitants, déjà peu fortunés, n’admettaient pas que les autorités placent de nouveaux propriétaires, de nouvelles bouches à nourrir ‒ fussent-elles bénies du ciel. Cette opposition fut encore plus forte, comme le nota Paul Goujon (lire les sources) quand en 1649 des frères pénitents s’installèrent dans la ville, certainement inspirés par ce précédent cas d’installation d’un établissement religieux dans la ville royale de Pont-de-l’Arche.

En 1640, le cardinal de Richelieu, gouverneur de Pont-de-l’Arche (responsable des “forces de gendarmerie”), écrivait à son lieutenant en place dans la ville : « Monsieur de Saint-Georges, je trouve un peu estrange que vous ne m’ayez pas averty qu’on veult establir un couvent de religieuses dans une maison qui est si proche du Pont de l’Arche [c’est-à-dire le pont en lui-même] qu’il est impossible sans que le chasteau et forteresse en reçoivent du préjudice. Mandez-moi parment ce que c’est et cependant empeschez qu’on ne face aucun establissement en ladite maison, lequel je ne puis en aucune façon consentir, si la chose est comme on me l’a représentée. J’attendray donc vostre response sur ce sujet, et vous asseureray cependant que je suis le meilleur de vos amis. Le card. de Richelieu. » Jean de Lonlay, seigneur de Saint-Georges, rassura son gouverneur ; le couvent ne gênait pas les défenses militaires du pont. Mais où était situé ce couvent pour qu’il y ait doute sur son potentiel de nuisance ?

 

 

Où s’installèrent les sœurs ?

Albert Lepage doit être à l’origine d’une légende urbaine : le nom de la rue et de l’impasse de l’Abbaye-sans-toile serait une déformation du nom du couvent Saint-Antoine. C’est ce qu’il indique déjà dans le titre de l’article qui nous instruit tant ici. Nous avons déjà rejeté cette interprétation dans un autre article où nous soulignons qu’au Moyen-âge on appelait cette voie la “basse sentelle”, c’est-à-dire la petite sente du bas. Dans le parler local, cela se prononçait la “bassontelle”. On l’aura francisé en “L’abba[ye] sans telle”, la telle signifiant la toile en normand.  

Partant sur une fausse piste, Albert Lepage décida de localiser le couvent au fond de l’impasse de l’Abbaye-sans-toile. Nous étions en train de le suivre au fond de l’impasse quand la lecture de son article nous indiqua que le couvent se situait entre les rues Fichet, de Montalent (actuelle rue Jean-Prieur), et Sainte-Marie (citées dans la vente de 1840). Il n’y a qu’à consulter le plan cadastral (ci-dessous) pour retrouver assez facilement l’appréciable étendue foncière finale du couvent. Celui-ci comprenait au sud une importante partie verte pour le jardin et le potager… Il devait comprendre deux bâtiments principaux et quelques édicules. Quant aux maisons situées au nord-est, elles devaient appartenir à des particuliers tant elles semblent isolées de la cour intérieure du couvent et tournées vers la rue. Albert Lepage précisa même que l’espace du couvent était occupé de son temps, vers 1900 donc, par la propriété de “Monsieur Thomas” (voir nos cartes postales ci-dessous). Selon notre auteur les archives rapportent que le bâtiment acheté pour placer le couvent était une maison “dite du Roy”, ce qui expliquerait la grande étendue verte à l’intérieur même des remparts de la ville, ce qui était l’apanage d’illustres propriétaires. Albert Lepage cite, parmi les aménagements du couvent, l’installation d’une niche “sur le pignon ensoleillé à midi afin d’y loger la statuette de saint Antoine”. Il cite aussi “des fenêtres ouvertes sur la cour intérieure” et celles de l’extérieur qui ont été murées afin d’isoler le couvent du monde extérieur. On apprend encore que l’église des bénédictines était située le long de la rue Jean-Prieur

 
Grâce au plan cadastral de 1834, signé Le Fébure (Archives de l’Eure), on localise l’assise foncière du couvent Saint-Antoine entre la rue de Montalent (au nord, le haut), la rue Fichet (à l’ouest) et la rue Sainte-Marie.

Grâce au plan cadastral de 1834, signé Le Fébure (Archives de l’Eure), on localise l’assise foncière du couvent Saint-Antoine entre la rue de Montalent (au nord, le haut), la rue Fichet (à l’ouest) et la rue Sainte-Marie.

 

Devenir prieure du couvent Saint-Antoine

Limité à douze personnes, ce couvent fut actif plus de 100 ans et ordonna de nouvelles sœurs le plus souvent parmi les familles nobles. Les nominations des prieures montrent que la direction du couvent intéressait les nobles et les religieux souhaitant, par là, favoriser leur candidate. Le 28 février 1641, le roi Louis XIII écrivit à son cousin le cardinal Anthoine pour nommer Madeleine de Montenay à la suite de sa tante Marguerite de Montenay. En 1647, l’évêque d’Évreux, monseigneur Boutaut, défendait Marie de Clinchamps de Bellegarde face à Marie de la Faye soutenue par la prieure Madeleine de Montenay. Marie de la Faye fut envoyée par l’évêque à Verneuil en 1651. En 1663, une bulle papale installa Anne Antoinette de Moy ce qui mécontenta M. de Montenay, conseiller au Parlement de Rouen. Il en référa au chancelier le 18 mai 1664 en se fondant sur l’acte de fondation favorisant les membres de sa famille mais n’obtint pas gain de cause. On apprend d’Albert Lepage qu’en 1679 le couvent Saint-Antoine reçut des lettres d’affiliation à l’ordre des chartreux (page 61) sans que nous ne puissions interpréter cette information.

 

 

Les raisons de la fermeture (1738)

Cette mélodie n’a guère changé ; il semble que les moyens financiers aient causé la perte de cet établissement qui se voulait retranché du monde matériel. Les revenus provenaient de la ferme de Mousseaux, des dons (sous forme de rentes notamment) et de pensions payées par des religieuses. Or, celles-ci n’ont jamais été très nombreuses. Au plus, il semble que le couvent ait compté 19 religieuses ; 15 étant des sœurs, 4 étant converses (c’est-à-dire qu’elles vivaient comme les sœurs sans avoir prononcé leurs vœux). Malgré la limite de 12 religieuses autrefois imposée par les Archépontains, 19 personnes au mieux constituaient ce qui n’était pas une grande communauté. Des religieuses s’entretenaient par leur travail autant que possible. Seule la nourriture leur était fournie sur place. Albert Lepage nota que les recettes excédaient très rarement les dépenses durant les 10 dernières années d’activités du couvent (1728-1738). On ne sait si l’argent explique seul la fermeture du couvent en 1738.

 

 

La postérité des bâtiments conventuels

Monseigneur de Rochechouart, évêque d’Évreux, donna les biens de cet établissement au couvent Saint-Nicolas de Verneuil-sur-Avre. Les religieuses entretinrent ces possessions et décidèrent de les faire fieffer. C’est Jean-Martin Le Brasseur, employé au grenier à sel du roi (Pont-de-l’Arche), qui les acheta comme le prouve le contrat passé devant un notaire de Verneuil-sur-Avre le 23 aout 1780. En plus du prix d’achat des locaux, il devait verser des rentes à la fabrique de l’église Saint-Vigor, aux chanoines de la Saussaie, aux religieuses de Verneuil et quelques autres personnes. En 1782, ce nouveau propriétaire concéda l’ancienne église à la ville afin d’y tenir une petite école, la première de la ville, nous semble-t-il.

Les autres bâtiments claustraux demeurèrent la propriété d’Anne-Marie Colombel, veuve de Le Brasseur, jusqu’en 1824. C’est sa fille, Marie-Madeleine Le Brasseur, épouse de Jacques-François Cirot, père (peintre et vitrier de la ville), qui les vendit en 1840. En état de vétusté, ces bâtiments furent aussitôt détruits. Ils laissèrent place à la propriété qui appartenait, au moins à la fin du siècle, à Monsieur Thomas (voir les copies de cartes postales ci-dessous). Il s’agit, semble-t-il, d’Adolphe Thomas qui fut maire de 1892 à 1894. Puis, cette propriété laissa place à l’imposante usine de chaussons puis de chaussures de Paul Nion… qui laissa elle-même place à l’espace Jacques-Henri-Lartigue. Le couvent Saint-Antoine a donc bel et bien disparu matériellement.

 
Sur cette copie de carte postale des années 1910, on voit une maison bourgeoise (qui doit dater des années 1840) ressemblant à l'hôtel de Ville, de la même époque. Son expéditeur indique qu'il s'agissait alors de la maison de Monsieur Thomas. Albert Lepage indiqua que les bâtiments du couvent furent rasés en 1840 et se situaient à cet emplacement, c'est-à-dire à l'angle de la rue Jean-Prieur et de la rue Fichet (voir la photographie ci-dessous).

Sur cette copie de carte postale des années 1910, on voit une maison bourgeoise (qui doit dater des années 1840) ressemblant à l'hôtel de Ville, de la même époque. Son expéditeur indique qu'il s'agissait alors de la maison de Monsieur Thomas. Albert Lepage indiqua que les bâtiments du couvent furent rasés en 1840 et se situaient à cet emplacement, c'est-à-dire à l'angle de la rue Jean-Prieur et de la rue Fichet (voir la photographie ci-dessous).

Cette autre copie de carte postale des années 1910 montre une photographie de la rue Jean-Prieur. Après les premières maisons à pans de bois à gauche, se trouve un mur en moellon calcaire, en remplissage, et en brique de chainage. Il délimite la propriété de Monsieur Thomas, dont on voit le portail d'entrée, visible sur la photographie précédente. Il délimite assurément l'ancienne assise foncière du couvent Saint-Antoine. Cette partie de la ville a ensuite été rasée par Paul Nion afin d'y construire son immense usine de chaussons puis de chaussures. Puis, dans les années 1990 fut construite la résidence Jacques-Henri-Lartigue dont la photographie sert de première illustration à cet article.

Cette autre copie de carte postale des années 1910 montre une photographie de la rue Jean-Prieur. Après les premières maisons à pans de bois à gauche, se trouve un mur en moellon calcaire, en remplissage, et en brique de chainage. Il délimite la propriété de Monsieur Thomas, dont on voit le portail d'entrée, visible sur la photographie précédente. Il délimite assurément l'ancienne assise foncière du couvent Saint-Antoine. Cette partie de la ville a ensuite été rasée par Paul Nion afin d'y construire son immense usine de chaussons puis de chaussures. Puis, dans les années 1990 fut construite la résidence Jacques-Henri-Lartigue dont la photographie sert de première illustration à cet article.

 

Sources

- Archives municipales de Pont-de-l’Arche ;

- Archives départementales de l’Eure ;

- Goujon Paul, « L'hôtel-Dieu et les pénitents du Pont-de-l’Arche », La Normandie, 1897, n° 3 de mars (pages 66-76), n° 4 d’avril (pages 105-115) ;

- Lepage Albert, « Essai historique sur le prieuré de Saint-Antoine du Pont-de-l’Arche vulgairement désigné sous le nom d'abbaye sans toile », in Bulletins de la Société d’études diverses de l’arrondissement de Louviers, tome V, année 1898, 439 pages, voir les pages 25-28 (chapitre 1) ; tome IX, année 1905, 76 pages, voir les pages 48-67 (chapitres 2-6). Albert Lepage, amateur de lettres et d’histoire de la région de Louviers, a rédigé un autre article sur Pont-de-l’Arche portant sur le commerce et l’industrie ;

- Pattou Étienne, Famille de Montenay, arbre généalogique, consulté le 23 octobre 2015 sur http://racineshistoire.free.fr/LGN

Armand Launay

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commentaires

Vinsareva 24/10/2015 13:28

Quand je pense que j'ai vécu sur le lieu d'un ancien couvent. :)
Dommage qu'il ait été détruit.

  • : Pont de l'Arche histoire, patrimoine et tourisme
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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Compte LinkedIn.

Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au coeur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte. Gege wanazioni wangu !

Réflexion

Le temps n'est pas. Il n'y a qu'une règle graduée portant les marques "hier, aujourd'hui et demain" ; c'est-à-dire quelques traits issus de la faculté des Hommes à compter le passage des astres ; beautés et mesures à la fois, par Odin !

C'est avec cette règle que les Hommes tentent de mesurer les phénomènes les plus apparents. Ils se donnent des repères parmi l'érosion, véritable mère de la prise de conscience : "ce qui est rare à du prix" écrivait Chateaubriand. 

Il s'agit alors de prendre conscience de l'interdépendance entre tous les phénomènes, leur âme, et leur manière de s'attacher à notre âme. Pont-de-l'Arche où la terre natale... 

Ces phénomènes alimentent notre bonheur : sens du savoir, comment se crée notre notion du bienêtre, d'où vient notre conscience de ce qui est bon, quelles en sont les limites ? 

Bonheur, sens et quête du savoir ; horizon qui donne une orientation à notre cheminement ; orientation vers la naissance de la lumière quelle que soit la saison ; sève de notre arbre généalogique ; doute qui permet de poser peut-être les bonnes questions...

Rabelais quoi qu'il en soit... entre vins, livres et mets sapides : conscience du savoir s'il sait sucrer le faste palais du quotidien et donc là où se rassemblent les gens... érudition en entrée, curiosité en plat principal et conscience en dessert... et inversement, même si c'est moins agréable, pour un étudiant. 

Enfin, n'oubliez pas de poursuivre l'observation dans un verre à dégustation rempli de Calvados du bon bocage normand ! Au-delà des ténèbres de la Genèse, vous y verrez luire les étoiles de l'esprit et des plaisirs...