Le nom de cette forêt vient vraisemblablement de sa proximité avec la Seine : c'est la foret de Bord de Seine.
Cet important massif est une propriété publique. Il propose donc de nombreuses balades pédestres, cyclistes, hippiques (à Tostes, Léry, Criquebeuf-sur-Seine) à travers les résineux de la vallée de la Seine et les feuillus du plateau du Neubourg.
Soleil d'hiver entre les pins sylvestres (Les Damps)
Les sportifs et les promeneurs trouveront ici des parcours de difficultés très variées entre les ravins abrupts où serpentent des chemins jonchés de racines et où les épines des ronces guettent les mollets insouciants mais aussi les balades sur des chemins bien balisés et relativement plats.
La commune des Damps (2 km de Pont-de-l’Arche) a même son parcours sportif… qui sert de balade dominicale et vespérale à de nombreuses familles qui aiment à marcher sur son moelleux revêtement de sable. Ce parcours est situé au rond de Cobourg (indiqué au niveau du cimetière des Damps, sur la route de Val-de-Reuil). Des tables de pique-nique et un boulodrome sont agréablement situés ici.
Des vestiges gallo-romains (Tostes, Incarville) confèrent aussi à ce massif forestier une dimension magique où l’on se prend à imaginer nos ancêtres qui travaillaient la terre auprès d’une villa dont les restes sont aujourd’hui à moitié enfouis sous les fougères et les ronces.
Vue
sur le chemin du Renart (Les Damps)D’anciennes carrières à ciel ouvert découvrent çà et là la blancheur crayeuse du sol de l’éperon naturel sur lequel est située la forêt.
Quelques parties des sous-bois présentent un relief torturé, souvenir de quelque bombe de la Seconde Guerre mondiale, de marnière ou, qui sait, d’éboulement d’anciennes galeries souterraines qui servirent aux Templiers (qui avaient des possessions à Pont-de-l’Arche et Louviers). Mais, là, c’est peut-être la part du rêve.
Le promeneur verra peut-être les vestiges de quelque talus qui servait à enclore les parcelles où le bétail passait en sécurité les longues nuits médiévales avant de reprendre, au petit matin, le chemin de la glandée ou de la pâture.
Quant aux points de vue, proposés par notre belle forêt : les plus beaux s’admirent quelque part au hasard des pas sur les hauteurs de Criquebeuf et à la Crûte des Damps où l’on peut observer à la fois la Côte-des-Deux-Amants et le lac de Léry-Poses. Autrement, l'orée de la forêt offre de magnifiques perspectives sur le village de Tostes, non moins magnifique.
Certains arbres âgés de plusieurs siècles offrent de merveilleux buts aux balades : le hêtre Tabouel, le chêne Leguay (aux Fosses de Montaure) par exemple. Ils en imposent par la taille de leurs troncs et de leurs frondaisons mais aussi par l’autorité des bras sous lesquels ils semblent protéger paternellement les autres arbres et les hommes qui, autrefois, vouaient un culte bien légitime à ces expressions de la Nature. Eh ! oui, la profondeur des bois normands est une grande source d’inspiration. Elle est peut-être aussi grande que nombreuses sont les couleurs - nuancées - des robes offertes par les saisons à notre forêt afin qu’elle soit toujours belle à la danse du renouvellement de la vie. Mais bon, mes mots ne remplaceront pas votre venue en ces lieux…
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