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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 11:19

 

Les noms de familles se sont forgés il y a si longtemps que leur sens nous échappe aujourd’hui. Voici l’origine de quelques noms bien connus à Pont-de-l’Arche et sa région…



 - Ameline : c’est le féminin du nom Amelin, nom d’origine germanique et qui signifie « brave au travail ».  


Anquetil : nom scandinave qui fut porté à Pont-de-l’Arche par des gens de la famille du célèbre cycliste Jacques Anquetil. Formé sur le mot Ansketel issu lui-même de Ans, nom d’une divinité, etketell, chaudron.   

 

Anseaume : d’Anselme, nom germanique formé sur Ans, nom d’une divinité, et helm, heaume.   

 

Auvray : nom dérivé de Alfred qui, en germanique, veut dire « conseil des elfes ».   

 

Aveline : nom issu du latin Abellana signifiant « lieu planté de noisetiers ». Le premier porteur de ce nom aura donc habité près de noisetiers.   

 

Bréham : il s’agit peut-être là d’une déformation normande du nom Abraham.   

 

Faucampré : ce nom normand, plutôt rare, a été donné à un homme habitué à faucher un pré.      

 

Gonord : nom d’origine scandinave. Formé de deux mots, gunn et vor il signifiait « prudent, avisé  au combat ».   

 

Guerre : désigne un homme guerrier, bagarreur.  

 

- Havet : ce mot désignait un croc, un pic an ancien français. Par extension ce terme est devenu le nom de celui qui le manipulait régulièrement.   

 

Hédouin : formé de deux mots germaniques : Haid, maison et win, ami.   

 

- Hublet : de Huberet, diminutif d’Hubert mais prononcé avec un r très roulé devenu « l » : Hubelet. Hubert vient du germanique et signifie « esprit brillant ».   

 

Hue : ce nom est un dérivé d’Hugues, lui-même formé sur un radical germanique hugo signifiant « intelligent ».   

 

Infray : Infroy, en Français d’Ile-de-France. C’est un nom de personne germanique formé sur inni, intérieur, et frid, paix.   

 

Jouvin : « le jeune ».   

 

Langlois : signifie « l’Anglais » en vieux français.   

 

Lesueur : ce nom a signifié « le cordonnier » et, aux Damps, a été formé à partir de la profession de « sieur de long », métier forestier.   

 

Lambert : nom germanique : Landberth, land signifiant « pays » et berth « brillant, illustre ».  

 

Morel : variante ancienne de Moreau. Les personnes désignées par ce sobriquet devaient avoir la peau mate, si bien qu’on les compara aux « Maures ».  

 

Padeloup : ce nom est issu d’un sobriquet concernant quelqu’un au pas léger, discret, alerte.   

 

Papeil : viendrait peut-être d’un mot de l’ancien français signifiant « faux-dévôt ».  

 

Poupardin : du latin puppa, poupée. Ce sobriquet désignait une personne qui a gardé un visage d’enfant.   

 

Prieur : si le nom de dignité ecclésiastique est patent dans ce nom, c’est son utilisation en tant que sobriquet qui est beaucoup moins connue mais qui a, pourtant, donné naissance à nombre de ces patronymes.   

 

Riberprey : on peut émettre plusieurs hypothèses à propos de ce nom courant dans la vallée de la Seine et qui fut porté par un député des Andelys. L’hypothèse la plus romantique veut que ce nom signifie « Prêtre de Rib », ville de Scandinavie. Ce nom aurait donc été porté par un Scandinave immigré tardivement en Normandie. Cette date tardive serait prouvée par le fait qu’il soit arrivé déjà chrétien dans notre région. La deuxième hypothèse avance que Riberprey signifie « Pré de la rive ». Ce nom aurait ainsi désigné quelqu’un qui habitait, ou possédait un champ situé près de la rive d’une rivière, d’un fleuve. La dernière, enfin, défend l’idée que ce nom provient du Thil-Riberpré, un village de Seine-Maritime, dont le nom est formé à partir de deux éléments latin : Rimbertus pratum, soit le « Pré de Raimbert ». 

 

Thorel : nom qui dériverait de taureau et donc, très certainement, d’un propriétaire de taureau ou quelqu’un au caractère fort.     


  

 Sources  

 

Beaucarnot Jean-Louis, Les noms de famille et leurs secrets, Paris : Robert Laffont, 1998, 355 p.  

 

Morlet Marie-Thérèse, Dictionnaire étymologique des noms de famille, Paris : Perrin, 1997, 1027 p. 


Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Compte LinkedIn.

Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au coeur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte. Gege wanazioni wangu !

Réflexion

Le temps n'est pas. Il n'y a qu'une règle graduée portant les marques "hier, aujourd'hui et demain" ; c'est-à-dire quelques traits issus de la faculté des Hommes à compter le passage des astres ; beautés et mesures à la fois, par Odin !

C'est avec cette règle que les Hommes tentent de mesurer les phénomènes les plus apparents. Ils se donnent des repères parmi l'érosion, véritable mère de la prise de conscience : "ce qui est rare à du prix" écrivait Chateaubriand. 

Il s'agit alors de prendre conscience de l'interdépendance entre tous les phénomènes, leur âme, et leur manière de s'attacher à notre âme. Pont-de-l'Arche où la terre natale... 

Ces phénomènes alimentent notre bonheur : sens du savoir, comment se crée notre notion du bienêtre, d'où vient notre conscience de ce qui est bon, quelles en sont les limites ? 

Bonheur, sens et quête du savoir ; horizon qui donne une orientation à notre cheminement ; orientation vers la naissance de la lumière quelle que soit la saison ; sève de notre arbre généalogique ; doute qui permet de poser peut-être les bonnes questions...

Rabelais quoi qu'il en soit... entre vins, livres et mets sapides : conscience du savoir s'il sait sucrer le faste palais du quotidien et donc là où se rassemblent les gens... érudition en entrée, curiosité en plat principal et conscience en dessert... et inversement, même si c'est moins agréable, pour un étudiant. 

Enfin, n'oubliez pas de poursuivre l'observation dans un verre à dégustation rempli de Calvados du bon bocage normand ! Au-delà des ténèbres de la Genèse, vous y verrez luire les étoiles de l'esprit et des plaisirs...