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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 22:21

Le 27 mai 1960, le Conseil municipal réuni sous la présidence de Roland Levillain lança une grande opération urbaine : la construction du « lotissement de la forêt ». Les élus votèrent l’acquisition des terrains situés entre la rue Charles-Cacheleux, la déviation de la route nationale 154, actuelle départementale 6015, et le stade JacquesHavet en cours de réalisation. Il s’agissait pour la Ville de les aménager avant leur revente à des sociétés immobilières chargées de commercialiser les lots. La Ville avait lancé, dans le même temps, un projet de construction de parc des sports : l’actuel stade Jacques-Havet.

       Vues aériennes (23)

Vue aérienne du Lotissement de la Forêt (carte postale des années 1960).

 

Le 14 juin 1962, les élus attribuèrent les lots à la SOCIM, la Société civile immobilière Pont-de-l’Arche La Rivière (imprimerie Jeanbin) et la Société anonyme coopérative Pont-de-l’Arche La Forêt.

Le 19 juin 1963, le conseiller municipal Lucien Siva, par ailleurs directeur de l’école publique, rapporta aux élus les noms des rues sur lesquels il a été missionné. Ainsi furent baptisées l’impasse des Avettes (abeille en ancien français), l’impasse des Chanterelles, la rue des Griottes (variété de cerises), l’impasse des Grives, la rue des Pervenches, la rue des Sapins et la rue de la Folie Vallée, rebaptisée plus tard rue Président-Kennedy. C’est du moins ce qu’on peut lire dans une délibération du 15 octobre 1969. Auparavant, cette voie était appelée « ancien chemin de la Folie Vallée » du nom de la riche demeure située près du rondpoint des écoles.

Le lotissement de la Forêt est un nom aujourd’hui peu usité. Il offre le plus ancien témoignage archépontain de zone pavillonnaire durable très consommatrice en terrain avec une maison au centre de chaque parcelle. Ce lotissement témoigne des années 1960 où une certaine prospérité a permis de construire des logements neufs, tout confort, soucieux de l’hygiène la plus parfaite et avec, fait nouveau, un garage pour les voitures personnelles. Il a auguré la valse des constructions de zones pavillonnaires sur tous les espaces libres au sud de Pont-de-l’Arche. 

 

      P1090281.JPG

L’immeuble des Pervenches a été construit en 1962 pour loger certains salariés de l’entreprise Jeanbin. Sise dans la rue Jean-Prieur, dans l’ancienne usine de Paul Nion, cette entreprise était spécialisée dans l’impression d’étiquettes.     

 

 

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Le blason de la Ville sur les plaques de rues bleues est l’indicatif des années 1960 à Pont-de-l’Arche.

 

 

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Une trace d’immigration (?) bretonne sur façade de  la rue des Pervenches  « Beg er lan », du nom d’un cap près de Quiberon. Maison ayat appartenu à Pierre Kerrand, secrétaire gérénal de la mairie durant le mandat de Roland Levillain.
 

 

A lire aussi...

La rue Maurice-Hervey

 

Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

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Published by Armand Launay - dans Pont-de-l'Arche Urbanisme
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commentaires

Vinsareva 26/02/2013 20:53


J'aime bien ce quartier. Très calme.

Armand 27/02/2013 09:13



Moi aussi, c'est le quartier de mon enfance !



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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Compte LinkedIn.

Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au coeur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte. Gege wanazioni wangu !

Réflexion

Le temps n'est pas. Il n'y a qu'une règle graduée portant les marques "hier, aujourd'hui et demain" ; c'est-à-dire quelques traits issus de la faculté des Hommes à compter le passage des astres ; beautés et mesures à la fois, par Odin !

C'est avec cette règle que les Hommes tentent de mesurer les phénomènes les plus apparents. Ils se donnent des repères parmi l'érosion, véritable mère de la prise de conscience : "ce qui est rare à du prix" écrivait Chateaubriand. 

Il s'agit alors de prendre conscience de l'interdépendance entre tous les phénomènes, leur âme, et leur manière de s'attacher à notre âme. Pont-de-l'Arche où la terre natale... 

Ces phénomènes alimentent notre bonheur : sens du savoir, comment se crée notre notion du bienêtre, d'où vient notre conscience de ce qui est bon, quelles en sont les limites ? 

Bonheur, sens et quête du savoir ; horizon qui donne une orientation à notre cheminement ; orientation vers la naissance de la lumière quelle que soit la saison ; sève de notre arbre généalogique ; doute qui permet de poser peut-être les bonnes questions...

Rabelais quoi qu'il en soit... entre vins, livres et mets sapides : conscience du savoir s'il sait sucrer le faste palais du quotidien et donc là où se rassemblent les gens... érudition en entrée, curiosité en plat principal et conscience en dessert... et inversement, même si c'est moins agréable, pour un étudiant. 

Enfin, n'oubliez pas de poursuivre l'observation dans un verre à dégustation rempli de Calvados du bon bocage normand ! Au-delà des ténèbres de la Genèse, vous y verrez luire les étoiles de l'esprit et des plaisirs...