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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 18:24

Dès le XVIIIe siècle, des lieux d’accueil pour les plus jeunes enfants ont été ouverts en France dont un à Pont-de-l’Arche. Appelés « salles d’asile », ils furent placés sous l’autorité du ministère de l’Instruction publique en 1836. L’ancêtre de l’école maternelle de la commune fut peu à peu organisée dans la salle Beauregard, située dans le même bâtiment que l’école de garçons, mais aussi dans l’école de filles.


Dès 1876, une commission est formée pour étudier la création d’une salle d’asile pour les enfants des deux sexes de 4 à 7 ans. Le docteur Sorel insiste alors sur la nécessité de « notre régénération intellectuelle ». Il s’agissait aussi de décharger les écoles primaires. Mais il n’y eut pas de suite. En 1890, Eugène Ferrand proposa de mettre la maternelle dans l’ancien cercle catholique : il manqua l’argent ! Lorsque le projet de construire un groupe scolaire fut étudié, en 1905, il fut envisagé d’y inclure l’école maternelle. Mais le cout de l’opération freina les élus qui votèrent en 1910 pour son installation dans l’ancienne école de filles. Après l’ouverture du groupe scolaire en 1934, les classes maternelles furent transférées dans l’ancienne école de garçons (salles Ambroise-Croizat et Beauregard). 

 

Il fallut attendre 1957 et l'appui de Pierre Mendès France pour voir émerger une école maternelle neuve, mixte, et en dehors du centre-ville ancien. Durant le mandat d'Alix Duchemin, la rentrée 1958 se fit dans ces nouveaux locaux de la rue Maurice-Delamare qui accueillaient une classe pour les garçons et une autre pour les filles. Cette école était placée sous la direction de l’école primaire avant d’être dotée d’une direction propre en 1961. 

 

L’architecture de ce bâtiment est quelque peu stéréotypée. À l’image du groupe scolaire des Damps (1954) et de la salle des fêtes (1954), le béton constitue le gros œuvre et permet la présence de nombreuses fenêtres. Cet édifice rectangulaire est composé d’un rez-de-chaussée plus un étage de comble qui accueillait les logements de fonction. Le toit à croupe est recouvert de tuiles mécaniques et doté de larges lucarnes dont des lucarnes rentrantes (côté cour). 

 

Cour école maternelle

La cour de l'école vers 1960 (photo municipale).

 

Ce n’est que le 19 juin 1984 que l’école maternelle fut baptisée « Les Lutins » sous la présidence du maire, Roger Leroux. C’était alors l’occasion pour la municipalité de célébrer la fin des travaux d’agrandissement qui comprenaient une 3e classe et une salle de jeux. C’est de cette époque que datent les ardoises sculptées qui décorent une façade. Des classes mobiles occupèrent un temps une partie de la cour avant que des agrandissements en dur ne soient réalisés. 

 

Témoin de l’accroissement de la population archépontaine, la septième classe a été inaugurée dans un ancien logement de fonction en janvier 2010, suite au travail des élus et des parents d’élèves et de l'équipe de Richard Jacquet

 

 

Sources

Registres de délibérations du Conseil municipal

 

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Armand Launay

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Published by Armand Launay - dans Pont-de-l'Arche Ecoles
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commentaires

ghislaine 09/01/2014 14:30

Je me rappelle de mes instits de maternelles il y avait en 1ère année Melle Lamy et Mme Letourneur et en 2ème année Mme Lessade et en revoyant cette photo un souvenir me revient des gouters de 10h que l'on mettait dans une grande poubelle verte en plastique et que les instits redistribuaient a la récréation assis sur les marches nous étions 45 dans la classe. Il n'y avait plus la classe préfabriquée les 2 classes étaient dans le bâtiment,

Vinsareva 09/10/2012 18:37


Je ne connaissais pas l'histoire de l'école. Merci.

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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Compte LinkedIn.

Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au coeur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte. Gege wanazioni wangu !

Réflexion

Le temps n'est pas. Il n'y a qu'une règle graduée portant les marques "hier, aujourd'hui et demain" ; c'est-à-dire quelques traits issus de la faculté des Hommes à compter le passage des astres ; beautés et mesures à la fois, par Odin !

C'est avec cette règle que les Hommes tentent de mesurer les phénomènes les plus apparents. Ils se donnent des repères parmi l'érosion, véritable mère de la prise de conscience : "ce qui est rare à du prix" écrivait Chateaubriand. 

Il s'agit alors de prendre conscience de l'interdépendance entre tous les phénomènes, leur âme, et leur manière de s'attacher à notre âme. Pont-de-l'Arche où la terre natale... 

Ces phénomènes alimentent notre bonheur : sens du savoir, comment se crée notre notion du bienêtre, d'où vient notre conscience de ce qui est bon, quelles en sont les limites ? 

Bonheur, sens et quête du savoir ; horizon qui donne une orientation à notre cheminement ; orientation vers la naissance de la lumière quelle que soit la saison ; sève de notre arbre généalogique ; doute qui permet de poser peut-être les bonnes questions...

Rabelais quoi qu'il en soit... entre vins, livres et mets sapides : conscience du savoir s'il sait sucrer le faste palais du quotidien et donc là où se rassemblent les gens... érudition en entrée, curiosité en plat principal et conscience en dessert... et inversement, même si c'est moins agréable, pour un étudiant. 

Enfin, n'oubliez pas de poursuivre l'observation dans un verre à dégustation rempli de Calvados du bon bocage normand ! Au-delà des ténèbres de la Genèse, vous y verrez luire les étoiles de l'esprit et des plaisirs...