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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 13:59

Maurice Delamare (8)

L'entrée du stade, carte postale des années 1960.

 

Le stade Jacques-Havet (1964)

Dans la rue Président-Kennedy, le stade Jacques-Havet est le premier équipement sportif permanent de la Ville de Pont-de-l’Arche. Les précédents terrains ne nécessitaient pas, ou peu, d’équipements et c’est ainsi que, au gré des constructions immobilières, on retrouve dans les archives des terrains provisoires du côté de la rue Maurice-Hervey, près de la rue Charles-Michels, sur la route de Louviers (en forêt) ou encore sur la route de Tostes comme les fêtes de la jeunesse en 1937. Avant 1934, les entrainements de gymnastique des écoles se faisaient sur la place de l’église avant d’être installés, durant la Seconde guerre mondiale, sur la future place du Huit-mai-1945, en face du groupe scolaire Maxime-Marchand et à côté de la future salle des fêtes.

Suite aux demandes exprimées par les écoles, dont la récente école maternelle, et les associations, le Conseil municipal présidé par Roland Levillain souhaita doter la ville d’un stade digne d’un chef-lieu de canton. Ainsi une délibération du Conseil municipal du 28 février 1958 fait état d’une réponse des Ponts et chaussées chiffrant la réalisation de cet équipement à 24 millions de francs. Les élus décidèrent de demander une subvention au service départemental des sports.

Une délibération du 27 mai 1960 nous apprend le transfert de l’ancien stade au nouveau et donc l’acquisition récente des terrains par la Ville le long de la route nationale 13. Le 21 février 1962, le maire notifie aux élus l’octroi d’une subvention par le Haut commissaire de la jeunesse et des sports pour réaliser le stade scolaire. Les élus finirent le dossier de financement et lancèrent les adjudications des travaux.

C’est ainsi que le 21 juin 1964 eut lieu l’inauguration du stade municipal et scolaire en présence de Roland Levillain, maire, de Maurice Herzog, Sous-secrétaire d’Etat à la jeunesse et aux sports, et de monsieur le Préfet. Outre le terrain de football, les tribunes et les vestiaires, le stade permettait la pratique du handball, près de l’école maternelle, et de plusieurs disciplines d’athlétisme notamment grâce à une piste en terre battue.

Ce stade a ainsi pu accompagner l’émergence de l’enseignement secondaire dans la ville avant la création du collège en 1967.

En 2001, cet espace fut baptisé du nom de Jacques Havet, ancien adjoint au maire et président de l’USPAI.

 

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Le stade Jacques-Havet en 2012 durant les Olympiades 276 (photo A. Launay)

 

Les terrains de tennis (1964-1980)

En juillet 1964, quelques semaines après l’inauguration du stade Jacques-Havet, le premier terrain de tennis fut livré, près des tribunes du stade. Toujours durant un mandat de Roland Levillain, le 12 mai 1971 les élus décidèrent la création de deux courts supplémentaires, le long de l’impasse des Chanterelles (lotissement de la Forêt). Ceci démontre la popularité de ce sport dans la ville. Des vestiaires furent créés en 1980 durant le mandat de Roger Leroux qui fit aussi couvrir le premier court de tennis, près des tribunes.

 

Tennis en 1965

Inauguration du premier terrain de tennis en présence de Roland Levillain, maire (photo Archives municipales)

 

La salle de tennis de table (1977)

La salle de tennis de table, située entre la rue Président-Kennedy et la place du Huit-mai-1945, date de 1977, le premier mandat de Roger Leroux.

 

Le Mil-club (1979)

D'abord envisagée dans la Salle d’Armes par Roland Levillain et son équipe, la salle de judo fut installée dans le Mil-club construit en 1979. Comme l’indique son nom, cet espace était polyvalent. Il accueillit aussi les premiers cours de l’école de danse. Le Mil-club de Pont-de-l’Arche est très tardif. Il fut attribué à la Ville par la Direction départementale de la jeunesse, des sports et des loisirs en 1977 et l'équipe de Roland Levillain vota les crédits nécessaires à la dalle de béton. Entre 1966 et 1978, 2 500 Mil-clubs ont été construits en France selon la volonté du ministère de la Jeunesse et des sports de multiplier les équipements socioéducatifs (l’opération « Mille clubs de jeunes »). Les Mil-clubs regroupent cinq modèles de préfabriqués légers, livrés en kit et montés sur place par les jeunes des communes concernées. Ils expriment la volonté de l’Etat d’assurer des missions de cohésion sociale principalement dans les zones récemment urbanisées dans le cadre de la reconstruction d’après-guerre. Les Mil-clubs devaient compléter le réseau des Maisons des jeunes et de la culture (MJC) d’un point de vue géographique mais aussi et surtout dans l’accueil des 15-25 ans sur des projets immédiats et sans spécialité particulière. Ces lieux de rencontre devaient faciliter les initiatives et la vie associative. A Pont-de-l’Arche, c’est un modèle CL 480 de 2e génération de Mil-clubs qui fut créé. C’est une structure modulaire poteau-poutre qui combine deux pièces carrées décalées de 45°. On mesure la recherche de hauteur sous le plafond. La forme particulière de ces équipements créés en série a largement participé à leur popularité.

 

Mille club 3

Le Mil-club et son environnement en 2010 (photo A. Launay)

 

Le gymnase du collège (1986)

Ce gymnase, répondant à des impératifs pédagogiques, fut construit par le Syndicat intercommunal du secteur scolaire du CES de Pont-de-l’Arche en 1986. Bâti durant le mandat de Roger Leroux, il fut réalisé grâce à Paulette Lecureux, adjointe au maire et présidente du syndicat intercommunal. Il bénéficia d’importantes rénovations en 2010 suite au travail de Zahir Mechkour, président du syndicat, et de l’équipe de Richard Jacquet.

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Le gymnase du collège en 2012 durant les Olympiades 276 (photo A. Launay)

 

Le gymnase du Bon-air (2003)

L’équipe de Paulette Lecureux souhaita construire un équipement répondant aux attentes des clubs sportifs parmi lesquels le judo. Les élus envisagèrent de bâtir un gymnase au cœur de La Pommeraie mais les riverains souhaitèrent que ce lieu garde sa vocation première de poumon vert. Il fut ainsi décidé que le gymnase serait construit le long de la rue Nungesser-et-Coli. Les travaux furent conduits par l’équipe de Dominique Jachimiak et l’inauguration eut lieu en 2003.

 

Le stade Max-Fournier (1987/ 2005)

La construction du lotissement Jules-Massenet, en 1987, a nécessité le transfert de terrains de football et de rugby à l’espace Sainte-Anne, près du chemin de la Procession. A la fin du second mandat de Roger Leroux, la Maison des associations a été créée en 1987 dans un local de la rue Roger-Bonnet, acquis par la Ville en 1988. Puis, afin de réaliser le contournement sud de Pont-de-l’Arche, les terrains ont été déplacés au sud du Chêne-Jaunet en 2005. Ils ont été baptisés « Max-Fournier » en 2007 en hommage au premier président du Rugby club archépontain (RCA). Max Fournier fut muté au collège de Pont-de-l’Arche en 1969. Originaire de la Dordogne, il joua aux clubs d’Évreux et de Bernay. En 1977, avec de nouveaux collègues, il fonda le RCA avec l’aide du maire Roger Leroux.  

 

Sources

Registres des délibérations du Conseil municipal

Le Trait d’union : bulletin d’informations municipales

Verniers Hélène, « Les Mille clubs où la cabane industrialisée », dans Monnier Gérard, Klein Richard, Les années zup : architectures de la croissance 1960-1973, Paris : A et J Picard, 2002, 301 pages.

 

 

Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

http://pontdelarche.over-blog.com

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commentaires

Vinsareva 22/03/2013 16:32


Pour une petite ville, je trouve que nous sommes bien équipés sportivement.

Armand 22/03/2013 16:35







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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Compte LinkedIn.

Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au coeur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte. Gege wanazioni wangu !

Réflexion

Le temps n'est pas. Il n'y a qu'une règle graduée portant les marques "hier, aujourd'hui et demain" ; c'est-à-dire quelques traits issus de la faculté des Hommes à compter le passage des astres ; beautés et mesures à la fois, par Odin !

C'est avec cette règle que les Hommes tentent de mesurer les phénomènes les plus apparents. Ils se donnent des repères parmi l'érosion, véritable mère de la prise de conscience : "ce qui est rare à du prix" écrivait Chateaubriand. 

Il s'agit alors de prendre conscience de l'interdépendance entre tous les phénomènes, leur âme, et leur manière de s'attacher à notre âme. Pont-de-l'Arche où la terre natale... 

Ces phénomènes alimentent notre bonheur : sens du savoir, comment se crée notre notion du bienêtre, d'où vient notre conscience de ce qui est bon, quelles en sont les limites ? 

Bonheur, sens et quête du savoir ; horizon qui donne une orientation à notre cheminement ; orientation vers la naissance de la lumière quelle que soit la saison ; sève de notre arbre généalogique ; doute qui permet de poser peut-être les bonnes questions...

Rabelais quoi qu'il en soit... entre vins, livres et mets sapides : conscience du savoir s'il sait sucrer le faste palais du quotidien et donc là où se rassemblent les gens... érudition en entrée, curiosité en plat principal et conscience en dessert... et inversement, même si c'est moins agréable, pour un étudiant. 

Enfin, n'oubliez pas de poursuivre l'observation dans un verre à dégustation rempli de Calvados du bon bocage normand ! Au-delà des ténèbres de la Genèse, vous y verrez luire les étoiles de l'esprit et des plaisirs...