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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:43

1814

La ville rétribue un pompier.

1815 (15 mars)

Suite à une directive ministérielle (relayée par arrêté préfectoral le 16 février) le Conseil municipal juge qu’un chef et 7 aides choisis par l’autorité locale suffisent aux besoins de la vile. Pont-de-l’Arche n’a pas besoin d’une compagnie régulière. Les pompiers sont munis de deux pompes dont une portative. Les élus décident de créer une médaille pour distinguer ces pompiers. Le chef est payé 60 francs et les aides 10 francs chacun. 

1831

Ouverture d’un registre des dépenses des pompiers. 

1856 (20 mai)

Les élus regrettent que la compagnie de pompiers ne fonctionne plus et que le matériel soit laissé à l’abandon. Une commission est nommée pour réfléchir au sujet. Doit-on ériger le corps de pompiers au rang de compagnie ou de subdivision de compagnie ? 

1863 (17 juillet)

Profitant de la « réorganisation actuelle du corps de pompiers », les élus proposent de changer les uniformes des pompiers et la garde nationale. Il semble que c’est à cette époque qu’est créée la première compagnie régulière.

1863 

Création de la fanfare des pompiers. 

1864 (aout)

Demande du capitaine des pompiers au Conseil pour faire des réparations aux sceaux et aux pompes. Achat de bouches pour les pompes.   

1864 (9 novembre)

Demande d’Alphonse Isidor Collet, tonnelier de la ville, parvenue en préfecture. Il souhaite obtenir une récompense honorifique pour plusieurs sauvetages. Il fut lieutenant de la compagnie de pompiers de la ville durant de nombreuses années et sauva 9 personnes. Déjà décoré d’une médaille d’argent, le Conseil appuie sa demande et requiert une médaille d’or. 

1868 (30 mai)

Remplacement des armements des pompiers par l’ancien armement de la Garde nationale (fusils à percussion des sabres de troupes à pieds appelés poignards). 

1869 (11 novembre)

Proposition d’achat d’une lampe servant aux répétitions de la fanfare de la compagnie des sapeurs pompiers.

1869

Les 21 musiciens de la fanfare des pompiers ont demandé à la préfecture le droit de créer une fanfare désolidarisée de la compagnie de pompiers afin d’accueillir de nouveaux musiciens. Après accord, la « Société musicale de Pont-de-l'Arche » est créée. 

1870 (29 octobre)

Pétition adressée par les pompiers et gardes nationaux pour obtenir plus de moyens. Cette pétition sera aussi adressée à M. Courcelle, commandant du 1er bataillon cantonal. 

1872 (3 juin)

Remise d’un diplôme par le maire à la compagnie de sapeurs-pompiers de Pont-de-l'Arche pour s’être particulièrement distingué lors des incendies de Paris en mai 1871. M. Romain, déjà capitaine de la compagnie en ce temps, a souhaité que figurent tous les noms des volontaires sur le diplôme, qu’il souhaitait encadrer et attacher au mur de la salle des délibérations du Conseil municipal. Demande acceptée.

Liste des volontaires qui ont participé :

-          Félix Eugène Romain, capitaine commandant la compagnie et le détachement,

-          Louis Damoi, maçon, sergent-major,

-          Cléophas Mouchard, sergent-fourrier,

-          Stanislas Albert Bréham, volontaire,

-          Jean François Duchemin, volontaire,

-          Morin, volontaire,

-          Eugène Néjour, dit Coffy, volontaire. 

1875 (7 juillet)

Lettre de la préfecture suite à une demande de subvention de la Société musicale (instruments de musique).

-          Contrebasse : 135 fr.

-          2 brilles : 120.

-          Piston : 82.

-          Alto : 57.

-          Trombone : 66.

= 454 francs.

La commune ne peut pas financer tout en reconnaissant la grande aide de la fanfare des pompiers à chaque festivité et malgré la présence de M. Romain en tant qu’adjoint au maire. 

1876 (29 novembre)

Réorganisation des casernes de pompiers d’après le décret du 29 décembre 1875. La compagnie de sapeurs-pompiers de Pont-de-l’Arche compte 18 hommes. Renouvèlement des uniformes… 1800 francs à trouver.

1877 (17 juin)

Réorganisation de la compagnie. 58 hommes dont un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant, un sergent-major, 5 sergents, 8 caporaux, un tambour ou clairon. 

1879 (9 avril)

Nouvelle demande de subvention de la Société musicale des sapeurs-pompiers. M. Lequeux, maire, est le président de cette société, M. Romain, adjoint, son vice-président. Refus à cause des lourds impôts. 

1880 (22 avril)

Le Conseil prend connaissance d’une note du sous-préfet en date du 5 mars 1880 sur la réorganisation de la compagnie de sapeurs-pompiers de la ville. Le sous-préfet rappelle les résolutions prises suite au décret du 29 décembre 1875 : la compagnie doit compter de 51 à 100 hommes qui doivent recevoir le grand et le petit équipement. L’État doit leur fournir un armement (fusils, sabres…). Avantages offerts aux volontaires : impôts, protection en cas de blessure ou de maladie. L’engagement des hommes est de 5 ans. 55 personnes se sont portées volontaires à Pont-de-l'Arche et leurs tenues ont été achetées grâce à la vente de concessions du cimetière.  

1881

M. Dautresme est capitaine de la compagnie de sapeurs-pompiers. 

1898 (17 novembre)

M. Colbert, lieutenant de la compagnie de sapeurs-pompiers, demande une subvention couvrant partiellement la somme de 987,5 francs afin d'acheter une tenue de feu "absolument indispensable". Cette demande est acceptée à la fin de l’année pour 32 vestes en drap bleu, 32 casques de sapeur, 32 ceintures de sauvetage, 32 pattes d'épaule en cotte de maille. Une échelle se développant sur 9 mètres est aussi achetée.

1900 (8 février)

35 pompiers composent dans la compagnie. 25 répondent toujours à l'appel « qui méritent « une exonération aux contributions personnelles ».

1901 (9 mars)

Le bâtiment de manœuvre des pompiers sera édifié sur la place du marché aux porcs. 

1905 (15 février)

Pont-de-l’Arche compte 29 pompiers. 

1912 (28 mars)

Projet de construire un édicule en métal pour les pompiers en remplacement de celui qui se trouve sur la route d’Elbeuf, vétuste et en bois. 

1914-1918

La compagnie est réduite à néant à cause de la guerre. Le 26 décembre 1919 le lieutenant remet sa démission au Conseil municipal faute de personnel et de matériel. 

1934

Installation de la sirène d’incendie d’occasion chez M. Hédouin, capitaine des pompiers.

1954

Remaniement de la compagnie pendant le mandat d'Alix Duchemin, ancien lieutenant de sapeurs-pompiers.

1965

Le Corps de 1re intervention comprend 14 hommes. Les locaux se trouvent en face de l’église, dans l'école de filles désaffectée en 1934 après l'inauguration du groupe scolaire Maxime-Marchand

 

Caserne-1965

1985

Durant le mandat de Roger Leroux, inauguration des nouveaux locaux de Pont-de-l’Arche dans la rue Général-de-Gaulle. Architectes : MM. Gestin et Lefrançois.

 

Caserne-1990

1985

Le lieutenant Boulaye, chef de corps, lance les démarches qui permettent d’élever le Corps de 1re intervention de Pont-de-l’Arche au rang de Centre de secours.

1987 (15 juin)

Le corps de sapeurs pompiers de Pont-de-l’Arche devient le 22e Centre de secours départemental.  

1988 : acquisition d’une maison pour agrandir la caserne des pompiers.

Liste des commandants de 1863 à 2013

Capitaine Félix Romain, lieutenant Touzanne, capitaine Dautresme, capitaine Milliard, capitaine Colbert, lieutenant Alix Duchemin, sous-lieutenant Jules Ambroise, sous-lieutenant Taillefesse, sous-lieutenant Hédouin, sous-lieutenant Lacaille, sous-lieutenant Marcel Ambroise, lieutenant Duchesne, lieutenant Jabiol, capitaine Boulay, adjudant-chef Hervé Lour, adjudant-chef Philippe Sement, adjudant-chef Didier Neveu Didier et adjudant-chef Eric Milcent.

 

Sources :

- Cahiers de délibérations du conseil municipal de Pont-de-l’Arche

- Le Trait d’union : bulletin d’information municipal

- Pont-de-l’Arche ma ville n° 4, mars 1990, « Le centre de secours de Pont-de-l’Arche », pages 16 et 17.

- Revue cantonale : revue d’information municipale, économique et touristique, n° 1, 1965, « Nos sapeurs-pompiers », page 13.

 

Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

http://pontdelarche.over-blog.com

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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Compte LinkedIn.

Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au coeur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte. Gege wanazioni wangu !

Réflexion

Le temps n'est pas. Il n'y a qu'une règle graduée portant les marques "hier, aujourd'hui et demain" ; c'est-à-dire quelques traits issus de la faculté des Hommes à compter le passage des astres ; beautés et mesures à la fois, par Odin !

C'est avec cette règle que les Hommes tentent de mesurer les phénomènes les plus apparents. Ils se donnent des repères parmi l'érosion, véritable mère de la prise de conscience : "ce qui est rare à du prix" écrivait Chateaubriand. 

Il s'agit alors de prendre conscience de l'interdépendance entre tous les phénomènes, leur âme, et leur manière de s'attacher à notre âme. Pont-de-l'Arche où la terre natale... 

Ces phénomènes alimentent notre bonheur : sens du savoir, comment se crée notre notion du bienêtre, d'où vient notre conscience de ce qui est bon, quelles en sont les limites ? 

Bonheur, sens et quête du savoir ; horizon qui donne une orientation à notre cheminement ; orientation vers la naissance de la lumière quelle que soit la saison ; sève de notre arbre généalogique ; doute qui permet de poser peut-être les bonnes questions...

Rabelais quoi qu'il en soit... entre vins, livres et mets sapides : conscience du savoir s'il sait sucrer le faste palais du quotidien et donc là où se rassemblent les gens... érudition en entrée, curiosité en plat principal et conscience en dessert... et inversement, même si c'est moins agréable, pour un étudiant. 

Enfin, n'oubliez pas de poursuivre l'observation dans un verre à dégustation rempli de Calvados du bon bocage normand ! Au-delà des ténèbres de la Genèse, vous y verrez luire les étoiles de l'esprit et des plaisirs...