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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 13:35

Le 4 mai 1897, les locaux parisiens du Bazar de la charité, un consortium d'organismes caritatifs, prenaient feu tuant. Durant la projection de films des frères Lumières, des vapeurs d'éther du projecteur délenchent un feu qui fit périr 129 personnalités parmi les grandes familles aristocratiques et catholiques françaises.

Parmi elles, Marie Hoskier et sa fille Madame Eugène Roland-Gosselin. Une plaque commémore leur mort tragique dans l'église de Pont-de-l'Arche car elles étaient associées à l'oeuvre de Notre-Dame-des-arts, fondée en 1896. Cette plaque témoigne de l'importance de ce nouveau culte parmi de grandes familles françaises.   

Une souscirption fut lancée pour édifier une chapelle, Notre-Dame de Consolation, en lieu et place de l'ancien Bazar de la charité. Elle fut inaugurée en 1900 dans la rue Jean-Goujon, artiste normand qui passe, selon Louis-Etienne Charpillon et Anatole Caresme, pour être l'auteur des fonts baptismaux de l'église de Pont-de-l'Arche, dans le bas-côté nord, à deux pas de la plaque dédiée aux victimes du Bazar de la charité.

 

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Armand Launay

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 18:44

Dimanche 10 mars, la Ville de Pont-de-l’Arche accueillait les Amis des monuments et sites de l’Eure (AMSE), une association œuvrant pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine bâti, écrit, artistique, naturel et paysager. C’est la première assemblée générale dans la ville depuis 1991 qui eut lieu à la Salle d’Armes sous la présidence d’Agnès Vermersch et avec la participation des locaux de l’étape Anita et Jean-Pierre Patin et Michel Lepont.

 

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Une partie des membres de l'AMSE visitant Pont-de-l'Arche le 10 mars 2013.

 

Fondée en 1927 et présidée depuis 6 ans par Pierre Roussel, l’AMSE fédère les énergies et conseille les élus et les particuliers soucieux de préserver le patrimoine. Le matin, ils étaient 150 dans l’Espace des Arts’chépontains pour une assemblée générale révélant une bonne santé : 780 adhérents, 250 communes amies, un budget à l’équilibre, des partenaires de choix tels que le Conseil général, le Service territorial de l’architecture et du patrimoine (STAP), la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC), la Fondation du patrimoine, le Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement de l’Eure (CAUE), le diocèse… Grâce aux nombreux bénévoles, l’AMSE est active : édition d’un bulletin, sorties à thèmes (héraldiques, églises…), journées Confluence, nuit des retables, ateliers du patrimoine avec France Poulain, directrice du STAP. Cette dernière, présente dimanche, a souligné la chance d’avoir à ses côtés l’AMSE, « une association qui, grâce à son intérêt pour tout le département, décloisonne des dossiers stoppés au niveau local. C’est par l’échange et la communication que peut se faire la protection du patrimoine » termine la jeune directrice. Présents aussi, le député François Loncle qui n’a pas tari d’éloges pour les bénévoles et Richard Jacquet, maire de Pont-de-l’Arche, qui a souhaité la bienvenue aux sociétaires et rappelé que « le patrimoine a besoin du soutien de chaque génération. C’est la seule manière de « disputer à l’oubli », comme l’écrivait Hyacinthe Langlois, artiste et historien né à Pont-de-l’Arche en 1777, les beautés et les enseignements laissés par nos ainés. » Il a ensuite présenté les réalisations de la commune aujourd’hui : l’orgue entretenu par Michel Lepont, nommé titulaire en 2009, restauration de tableaux (2009), publications sur le patrimoine notamment industriel, libération des douves (2012), restauration à venir de la statue Saint-Pierre et des lions des stalles, étude pour planifier les travaux dont Notre-Dame-des-arts a besoin, la fin de la restauration cette année de la boulangerie du baillage avec la Fondation du patrimoine et 7 jeunes en service civique. Puis l’AMSE a honorés quatre belles réalisations de 2012 avant un repas puis une visite commentée de la ville par Armand Launay et un concert d’orgue de Michel Lepont. A suivre, dans notre région, les visites gratuites au château de Gaillon du 25 mai au 2 juin et qui présenteront les techniques de construction de charpente à l’ancienne grâce à Charpentiers sans frontière, soutenus par la DRAC et épaulés par l’AMSE.

 

Plus d’infos sur www.amse.asso.fr 

 

Logo AMSE

 

Armand Launay

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 14:35

 

Dans l’église Notre-Dame-des-arts, le visiteur remarque les stalles grâce aux 12 lions qui les ornent et à leur disposition – en double rangées – autour du chœur. Le connaisseur peut s’étonner de voir ce type de mobilier dans une église paroissiale et il aura raison car elles viennent de l’abbatiale Notre-Dame de Bonport…

 

Stalles 1

Vue d’ensemble des 46 stalles de Notre-Dame-des-arts depuis la chaire (photo A. Launay, novembre 2012).

 

Définition des stalles (Wikipédia)

« Les stalles sont les rangées de sièges, liés les uns aux autres et alignés le long des murs du chœur des cathédrales ou églises collégiales et abbatiales, divisant les moines ou chanoines en deux groupes pour le chant (ou la récitation) alternative des psaumes de l’office divin. Ils ont la caractéristique de permettre deux positions : ou bien ‘assise’ ou bien (si le siège est relevé) debout, avec appui sur une ‘miséricorde’. »

 

Stalles 2

Les stalles sont une série de sièges stéréotypés dont on remarque ici la finesse des sculptures des séparateurs (photo A. Launay, novembre 2012).

 

Stalles 3

La miséricorde de la stalle de gauche est relevée. Elle permet ainsi à la personne de faire supporter son poids sur le meuble, et non sur ses jambes, tout en se tenant debout selon le rituel. La voix est libérée pour le chant. A remarquer, les accoudoirs en forme de spatules permettent de reposer les bras et donc de tenir aisément un livre (photo A. Launay, novembre 2012).     

 

Description des meubles

Au nombre de 46, les stalles de Pont-de-l’Arche ont été taillées dans du chêne, vraisemblablement à la fin du XVIIe siècle comme le laisse entrevoir le décor de feuilles d’acanthe. Elles sont disposées en deux rangées le long du nord, de l’ouest et du sud du chœur. L’entrée se fait par la nef, à l’ouest donc, qui dessine ainsi 4 formes en « L » autour du chœur. A chaque angle en retour d’équerre, à chaque extrémité, un lion couronne les stalles. Ils sont au nombre de 12 et constituent ce que nous aimons appeler le « chœur de lions ». Elles devinrent une propriété de la commune en 1905 et furent classées Monuments historiques le 28 décembre 1910.

 

Un héritage de la Révolution

Après la suppression des ordres monastiques par l’Assemblée constituante, le 13 février 1790, l’abbaye de Bonport et ses dépendances devinrent des biens nationaux Les 6 derniers moines partirent quelques mois après. Le 2 avril 1791, les bâtiments et les territoires de Bonport furent adjugés, contre 161 600 livres, à Alexandre Delafolie et Jacques Joseph Alexandre de la Fleurière. Cependant, l’adjudication excluait le mobilier de l’ancienne abbaye, celui-ci restant la propriété de l’Eglise. Ces biens furent partagés entre quelques églises locales selon l’arbitrage des administrateurs du district de Louviers. Saint-Vigor de Pont-de-l’Arche, devenue Notre-Dame-des-arts en 1896, acquit 46 des stalles du chœur et un chapier, aujourd’hui dans la sacristie. Emile Chevallier ajouta parmi ces acquisitions un « petit meuble de la seconde moitié du XVIe siècle » et un autel dont il retrouva la trace en 1812 dans les registres de  fabrique. Celui-ci fut placé dans le bas-côté nord, comme le confirme la toile de la Glorification du rosaire de la Vierge qui représente des moines cisterciens, portant la coule blanche et le scapulaire noir. Nous sommes aussi tentés d’y ajouter, parmi les biens venus de Bonport, la « balustre en fer qui sépare l’avant-chœur de la nef » citée par Emile Chevallier et qui délimite aussi le chœur des bas-côtés. Quant aux stalles, elles confèrent au chœur une intimité qu’il n’avait pas en l’absence de transept. Uni à la nef, le chœur en constitue quelque part le simple prolongement jusqu’à l’abside inachevée. L’acquisition des stalles est donc heureux pour l’église de Pont-de-l’Arche.

 

Stalles 4

Voici deux des six stalles de Bonport qui se sont retrouvées dans le chœur de l’église paroissiale Notre-Dame de Criquebeuf. A remarquer, au second plan, les autres stalles sculptées dans les mêmes proportions sans toutefois tenter d’imiter la richesse des décorations des stalles de Bonport (photo A. Launay, novembre 2012).

 

Les stalles de Notre-Dame de Bonport

Les stalles de Bonport étaient au nombre de 56. Six d’entre elles partirent dans l’église de Criquebeuf, quatre autres partirent à Saint-Cyr-la-campagne. Grâce à Émile Chevallier, nous pouvons imaginer ces 56 stalles dans le chœur de Notre-Dame de Bonport : « Les boiseries qui formaient le dossier des stalles restèrent à Bonport bien qu’elles eussent été exemptées de la vente (…). Des fragments de ces boiseries se voient encore notamment dans la bibliothèque, la galerie du premier étage et les deux pièces aménagées dans le parloir des moines. » [1]

 

Stalles 5

Les boiseries de la bibliothèque de Bonport sont partiellement issues des dossiers des stalles. Elles permettent de reconstituer un peu le décor du chœur de Notre-Dame de Bonport (photo A. Launay, 2010).

 

Stalles 6

Détail d’un pilastre cannelé issu des dossiers des stalles. Aujourd’hui dans la bibliothèque de Bonport, il est couronné d’un chapiteau ionien et d’un entablement à modillons (photo A. Launay, 2010). 

 

Emile Chevallier précise que, « grâce à ces témoins, la restitution du dossier des stalles n’offre aucune difficulté. Il était divisé par des pilastres en panneaux rectangulaires, mesurant environ deux mètres de hauteur. L’espacement des pilastres (1 m 31) correspondait exactement (…) à la largeur de deux stalles. Dans la partie supérieure des panneaux, une moulure en demi-cercle, formant une sorte d’encadrement, surmontait un médaillon circulaire encadré de jolies feuilles d’acanthe et de fleurs variées. L’entablement, haut de 0 m 40, était conçu dans le même style. La frise était coupée régulièrement, de distance en distance, par de fortes consoles répondant aux pilastres du dossier. » [2]

 

Stalles 7

Cette photographie du chœur de l’église abbatiale de Pontigny fournit un exemple d’ordonnancement de stalles et de leurs dossiers. Le chœur de Notre-Dame de Bonport, plus petit, dut ressembler fort à celui-ci (photo des frères Neurdein (avant 1905), base Mistral, ministère de la Culture).

 

Qui est le commanditaire des stalles ?

Datant de la seconde moitié du XVIIe siècle, il est tentant de consulter la liste des abbés de Bonport de ce siècle pour retrouver le commanditaire des stalles, œuvres non signées. L’entreprise est hasardeuse bien que des pistes puissent être ouvertes sur Henri de Bourbon, abbé de 1606 à 1668, qui fut aussi ambassadeur de France en Angleterre, le pays des trois lions normands. Mais l’on peut aussi conjecturer sur Jean Casimir, roi de Pologne et abbé de Bonport, qui compte des lions sur ses armoiries. On pourrait aussi conjecturer sur Henri III de Bourbon, comte de Clermont et sur son frère Louis-Henri de Bourbon. Nommés abbés respectivement à trois ans et à deux ans, Auguste Le prévôt précise que leur passage a donné lieu à « des travaux importants » [3]. Est-ce à dire que la part habituellement ponctionnée par les abbés commendataires a servi à l’entretien des lieux ? Assurément, alors les stalles ont très bien pu être commandées par un prieur. On le lit, il nous est impossible d’attribuer les stalles à tel ou tel abbé, ou prieur. 

 

La symbolique des lions

 

Stalles 8

Un des 12 lions ornant les stalles de Notre-Dame-des-arts (photo A. Launay, 2011). 

 

Douze lions couchés ornent chaque extrémité et retour d’angle des quatre meubles en « L ». Ils sont un plausible clin d’œil à Richard Cœur de Lion, roi d’Angleterre et duc de Normandie, fondateur de l’abbaye de Bonport en 1190. En effet, les lions du principal fondateur n’étaient pas oubliés à la Renaissance puisqu’ils figurent sur les armes de l’abbaye au côté de celles du roi de France, cofondateur de l’abbaye. C’est ce que nous apprend le Matrologe de la confrérie de l’Assomption de Gisors, document rédigé du XVe au XVIIIe siècle [4], qui reproduit les armes de l’abbaye juste avant le nom de Noël Maulduit, abbé de Bonport en 1537. Ces armes sont reproduites ci-dessous. Elles présentent les lions de Richard II, symbole des ducs de Normandie et des rois d’Angleterre, les lys de Philippe II et des rois de France et, enfin, la nativité du Christ, le bon port du fils de Dieu parmi les hommes, selon notre théorie.

 

Stalles 9

Les armes de l’abbaye de Bonport. Au premier, d’azur semé de fleurs de lys d’or. Au second, de gueules, à trois léopards d’or, l’un sur l’autre. Extrait du Matrologe de la confrérie de l’Assomption de Gisors, 1537 (AD27).  

 

Les lions des stalles n’ont pas été sculptés dans l’ignorance de Richard Cœur de Lion. Cependant, il est difficile d’avancer que cet hommage soit la justification première de ce symbole. En effet, on retrouve des lions dans bien d’autres églises et ces symboles trouvent leur origine dans les idéaux de communautés religieuses. C’est ce qu’atteste la fonction pratique des stalles qui accompagnaient les moines dans leurs nombreuses et longues messes. La miséricorde abaissée était propice au recueillement. Une fois relevée, elle permettait aux moines de se tenir debout, libérant la voix, mais en se reposant sur la miséricorde, dont le nom trouve ici tout son sens. Les accoudoirs de part et d’autre rendaient plus facile la tenue du missel.

 

Stalles 10

La référence à Richard Cœur de Lion ne peut être la motivation principale des moines qui ont décidé de se consacrer à leur religion. La présence de lions ornant les stalles dans d’autres églises, ici à Saint-Riquier (80), nous orientent vers d’autres pistes pour interpréter la signification de ce symbole… (photo d’Alain Devisme, avec son aimable autorisation, juillet 2010).

 

Remarquons que les lions sont aussi nombreux que les apôtres tournés vers le Christ. Pour les chrétiens, le Christ est le plus puissant personnage que la Terre ait porté. Il est normal que le lion, roi des animaux, puisse symboliser le Christ et la puissance de la foi. L’origine de la référence se trouve dans la Genèse où la tribu du patriarche Juda a pour emblème le lion. Il incarne l’autorité toute puissante sur la Terre, ce qui doit expliquer pourquoi 8 lions des stalles posent la patte droite sur une boule symbolisant la Terre. L’Apocalypse selon saint Jean précise, parlant du Christ (chapitre 5, verset 5) : « voici le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, il a le pouvoir d’ouvrir le livre et ses sept sceaux »… Les sept sceaux représentent une partie de l’histoire des hommes. Il s’agit d’une référence au Jugement dernier où le Christ reviendra et jugera les actes de chacun. C’est peut-être ce qui explique pourquoi 4 lions des stalles, côté nef, posent la patte droite sur un livre. Ce chiffre 4 se rapporte aussi au nombre des Evangiles. Le lion, depuis l’Antiquité, est un symbole de la sagesse et de la justice. C’est ainsi qu’il a orné les trônes de souverains partout dans le monde. Sa présence dans une église doit rappeler la force de la foi pour combattre le péché et gagner le Paradis.

 

Stalles 11

« La vision de saint Jean à Patmos », d’après Les Très riches heures du duc de Berry. Parmi les têtes couronnées du royaume des cieux, siégeant dans de belles stalles, Jésus Christ annonce à Jean la fin du monde précédant le Jugement dernier. Le lion est un des symboles de Jésus Christ. Dans l’Apocalypse, saint Jean le désigne sous le nom de lion de la tribu de Juda et lui attribue le rôle de juge souverain des âmes (musée Condé, Chantilly, ms. 65, f.17, par Wikipédia).   

 

 

Notes

[1] Chevallier Emile, Guide à l’abbaye de Bonport, page 13.

[2] Chevallier Emile, Notre-Dame de Bonport, étude archéologique sur une abbaye de l’ordre de Cîteaux, page 92.

[3] Delisle Léopold, Passy Louis, Mémoires et notes de M. Auguste Le Prévôt…, page 591.

[4] Archives départementales de l'Eure (G2120).

 

 

Orientations documentaires

Chevallier Emile, Guide à l’abbaye de Bonport, Pont-de-l’Arche, imprimerie Claude frères, 1906, 92 pages ;

Chevallier Emile, Notre-Dame de Bonport, étude archéologique sur une abbaye de l’ordre de Cîteaux, Mesnil-sur-l’Estrée : Firmin-Didot, 1904, 120 pages ;

Collectif, Matrologe de la confrérie de l’Assomption de Gisors, Archives départementales de l'Eure (G2120), non paginé ;

Delisle Léopold, Passy Louis, Mémoires et notes de M. Auguste Le Prévôt pour servir à l’histoire du département de l’Eure, tome II, 1re partie, Evreux : Auguste Hérissey, 1864, 632 pages. Pont-de-l’Arche et Bonport : pages 572-593.

 

 

Stalles 12

Le fait que le lion pose la patte gauche sur la boule, représentant la Terre, démontre que nous avons ici affaire à un faux grotesque.

 

Armand Launay

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Quelques vues pour le plaisir des yeux clichés (Armand Launay, janvier 2014).
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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 14:25
Richard Jacquet (deuxième en partant de la gauche) entouré d'élus et du Directeur général des services, Christophe Hardy, lors d'une visite de quartier, rue Charles-Michels (cliché Armand Launay, juillet 2013).

Richard Jacquet (deuxième en partant de la gauche) entouré d'élus et du Directeur général des services, Christophe Hardy, lors d'une visite de quartier, rue Charles-Michels (cliché Armand Launay, juillet 2013).

Richard Jacquet est né en 1974 à Rouen. Très jeune, il entre au comité des fêtes de Pont-de-l’Arche et crée, avec plusieurs jeunes Archépontains, « La Caverne des jeunes » une association de loisirs. Il contribue à la création du secteur jeunesse au Centre de loisirs associatif, devenu municipal en 2003. Richard Jacquet est investi dans le théâtre, notamment en participant à plusieurs compagnies amatrices locales. Professionnellement, il devient animateur à l'Accueil de loisirs de Pont-de-l’Arche puis coordinateur des actions pour la jeunesse de la Ville de Sotteville-lès-Rouen. Depuis 2011, il est chargé de mission pour la Ville de Grand-Quevilly.

 

Un militant et candidat socialiste

On ne connait qu’un seul engagement politique à Richard Jacquet : le parti socialiste. En 1995, il est élu conseiller municipal sur la liste de Paulette Lecureux (PS). Il devient conseiller municipal délégué à la communication et adhère au Parti socialiste à la même époque. En 2001, il devient secrétaire de la section cantonale du PS.

La même année, suite à l’élection de Dominique Jachimiak aux élections municipales, il crée l’association « Questions d’avenir » afin d’organiser une opposition non élue. Il préside cette association jusqu’en 2013. Désormais principale figure socialiste à l'échelle cantonale, il se présente aux cantonales en 2004 (22 % des suffrages au premier tour) et en 2011 (18,3 %). Il est aussi candidat sur la liste PS-PRG aux élections régionales de 2010 mais sans être élu. Idem aux élections départementales de 2015.  

 

Premier mandat de maire de Pont-de-l’Arche et Vice-président de l'agglomération Seine-Eure (2008-2014). 

Richard Jacquet constitue une liste aux élections municipales de mars 2008 parvenant à rassembler toutes les forces de gauche, une première depuis 1983. Cette union fait de Richard Jacquet le plus jeune maire de l’histoire de Pont-de-l’Arche – 33 ans – en obtenant plus de 47 % des suffrages au second tour.

Son mandat est caractérisé par le développement des services publics malgré une baisse légère - mais régulière - des dotations d'Etat aux collectivités territoriales : création du Tremplin : maison des initiatives et des ressources (2009) et de l’Espace jeunes (2011), structuration d’une police municipale (2010), rénovation lourde de l'Accueil de loisirs (2011-2013), sauvegarde des archives municipales (2012) et création d'un espace de conservation adapté au sous-sol du Tremplin (2010), attribution de locaux adaptés à la Banque alimentaire (au Tremplin) qui ouvre désormais toute l'année (2009). Ce mandat voit la création d'une résidence HLM (Simone-de-Beauvoir, 2009) et le lancement de deux autres (Lucie-et-Raymond-Aubrac, 2013, et Jean-Paul-Sartre, 2013). Ce mandat est marqué par trois années successives d'effacement de réseaux (2010-2013), l'acquisition d'un columbarium (2013), la création d'une 7e classe (2008), l'agrandissement de la cour de l'école maternelle et la création d'un préau (2013) et la sauvegarde du four à pain du bailliage grâce à des chantiers de jeunes.

En tant que président de l'EHPAD, il travaille au financement et au lancement de la troisième grande restructuration de cet établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes. 

Durant ce mandat, un foyer associatif de jeunes travailleurs, aidé par la précédente municipalité, est inauguré à la place de la résidence d'urgence (2009). Le contournement sud de la ville est ouvert (2010). La résidence Les Marquises est livrée (2012). Le Village des artisans "la lisière, l'esprit d'entreprise Seine Eure", porté par la CASE, voit le jour au chemin de la Procession (2014). La restructuration de l’axe Est-ouest débute par l'importante rénovation conduite par la CASE de la place Aristide-Briand qui perd son étrange giratoire (2014). La réflexion sur le futur centre culturel débute avec l'acquisition des locaux sur la place Aristide-Briand (2011). Plusieurs acquisitions de terrains (2012 et 2013) au boulevard de la Marne permettent d'envisager la mise en valeur des douves. Du côté des animations, l'équipe de Richard Jacquet a créé les Nocturnes du vendredi (2008), les Olympiades 276 (2012), le Festival "Livres en ville" (2012)…

Le premier mandat de Richard Jacquet est aussi synonyme de création d'associations, notamment l'Amicale du personnel de la commune et ATLEA fédérant les parents désireux de s'exprimer sur les loisirs des enfants et, notamment, à l'Accueil de loisirs où la gestion associative a été supprimée en 2003 par le maire Dominique Jachimiak.  

Enfin, Richard Jacquet compte parmi les élus mobilisés au côté de l'intersyndicale du personnel de Mreal qui a lutté pour la reprise de la papèterie d'Alizay et donc la sauvegarde de l'emploi malgré la mauvaise volonté de Mreal. Cette lutte a abouti sur la reprise de la papèterie d'Alizay par le thaïlandais Double A et donc le maintien d'une partie des employés.

En 2008, Richard Jacquet fut nommé vice-président de la Communauté d'agglomération Seine Eure (CASE) présidée par Franck Martin (PRG). Il fut nommé vice-président au logement, comme l'était son prédécesseur à la mairie. A partir de 2013, il propose l'étude de la fusion des communes de Pont-de-l'Arche et des Damps, sans rencontrer ni l'hostilité ni la coopération de son homologue des Damps René Dufour.  

A l'issu de son premier mandat, il confirme sa réputation de maire investi auprès de ses concitoyens. En effet, aux élections municipales de 2014 les Archépontains l'élisent, lui et son équipe, avec 72 % des suffrages exprimés face à la liste "Pont-de-l'Arche ensemble".

 

Deuxième mandat de maire de Pont-de-l’Arche et Vice-président de la CASE (2014...)

Ce mandat se situe dans la lignée du premier, c'est-à-dire par une gestion budgétaire exigeante. Le premier magistrat, les élus et les agents continuent à faire baisser les dépenses de fonctionnement, qui plus est dans une période d'érosion des dotations d'Etat. 

Richard Jacquet, avec Angélique Chassy, première adjointe en charge des finances, et d'autres élus, s'investissent toujours auprès des demandeurs d'emplois archépontains. Après la création d'un forum annuel de l'emploi (premier mandat), les élus créent "Les ponts de l'emploi", un dispositif d'accompagnement, de conseil et de formation de personnes choisies pour leur motivation. Ce dispositif connait des résultats encourageants. 

En 2016, la résidence pour personnes âgées "Les Pins" est reprise en gestion par le Centre communal d'action sociale afin de mieux assurer le suivi des résidents, notamment les animations, et afin de procéder à l'entretien des locaux, donc du cadre de vie.

En matière d'action sociale, la création d'une épicerie sociale et solidaire est travaillée ainsi qu'un projet de création d'une maison des services au public (en partenariat avec le Département).  

Du côté des réalisations, ce mandat voit la réalisation en 2017 de l'extension de la mairie (salle des mariages et des conseils, accueil du public notamment les personnes à mobilité réduite). Du côté du patrimoine ancien, des restaurations des vestiges de remparts sont entreprises et le dossier de rénovation de l'église Notre-Dame-des-arts est constitué (cahier des charges et financement d'une première tranche de travaux). Le projet de centre culturel avance avec l'acquisition des terrains bâtis jouxtant la place Aristide-Briand. Les bâtiments doivent être rasés dans le courant de l'année 2017. Le tourisme est pensé aussi avec le projet d'un appontement, sur l'ile Saint-Pierre, destinés aux croisiéristes de Seine (projet de la CASE et de Rouen-Métropole).  

Par ailleurs, l'agrandissement et la réhabilitation partielle de l'EHPAD Julien-Blin se poursuit. Quant au cadre de vie de l'ensemble de la population, la réhabilitation de la rue Général-de-Gaulle est annoncée et les élus municipaux travaillent à l'accession à la propriété par les ménages aux revenus modérés. 

Concernant la vie intercommunale, Richard Jacquet est maintenu dans sa Vice-présidence malgré l'élection de Bernard Leroy (divers droite). Il est officiellement en charge des "parcours résidentiels" depuis 2014. 

En février 2017, en vue des élections législatives, Richard Jacquet est désigné candidat du Parti socialiste par les militants des sections socialistes de la quatrième circonscription de l'Eure.  

 

Son bilan est retracé dans Pont-de-l'Arche magazine notamment accessible en ligne. 

 

Sources

Pont-de-l'Arche magazine

Registre des délibérations du Conseil municipal.

 

A lire aussi...

Les maires de Pont-de-l'Arche

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 14:24

La Tour de Crosne désigne un des vestiges les mieux conservés de l’enceinte médiévale de Pont-de-l’Arche. Dans une étude complète, nous avons mis en lumière l’action de Philippe Auguste qui fit de Pont-de-l’Arche sa principale résidence normande. Il la dota ainsi d’un système défensif composé du fort de Limaie et des fortifications de ville. Il dota aussi Pont-de-l’Arche d’une prévôté, embryon de bailliage.

 

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La Tour de Crosne par un jour d'été 2010 (cliché A. Launay)

 

Une base du XIIIe siècle de Philippe Auguste

La partie basse de la Tour de Crosne date de Philippe Auguste. Elle est identifiable par son moellon calcaire de moyen appareil encore percé d’une meurtrière. On retrouve ce même moellon dans presque tous les vestiges d’enceinte de la ville. L’intérieur de la tour possède encore des consoles marquant le départ d’une croisée d’ogives aujourd’hui disparue.  

 

Une élévation du XIXe siècle signée de Subtil de Lanterie

La partie haute de la Tour de Crosne est faite en petit appareil calcaire avec quelques lits de silex noir. Elle est percée de larges baies en tiers-point. Ses créneaux sont en béton.

 

Carte postale de Pont-de-l'Arche (40)

Sur certaines cartes postales anciennes la tour de Crosne est nommée « tour de M. l’abbé de Lanterie ». Il s’agit d’Henri Désiré de Subtil de Lanterie (1840-1925) dont le nom a été donné à une rue archépontaine en mémoire d’une action humaniste. Ce diacre, chanoine honoraire à partir de 1911, est le fils de Marie-Auguste de Subtil de Lanterie (1789-1875) et d’Amandine des Pommare [sic] (1813-1890). Marie-Auguste de Subtil de Lanterie fut capitaine au régiment des chasseurs de la Côte-d'Or et chevalier de l'ordre royal de la Légion d'honneur. Il s’établit à Pont-de-l’Arche dans la rue de la « porte de Crosne et devint un des plus grands propriétaires de la ville. Une ordonnance du roi lui permit « d'ajouter à son nom celui de Lanterie » le 3 mars 1825. Si nous n’avons pas la date précise de sa construction, les lithographies montrent que la tour de Crosne a été rehaussée avant 1854 par Marie-Auguste de Subtil de Lanterie. Sa veuve fit don du vicariat, rue Blin, à la ville de Pont-de-l’Arche le 25 aout 1876. Les de Lanterie eurent deux enfants : Marie Mathilde et Henri Désiré. Ce dernier hérita de la propriété de son père et y habita lors qu’il était à Pont-de-l’Arche. Sensibilisé à la vieille pierre, Henri Désiré, devenu homme d’église, dut se trouver à l’aise auprès d’Emile Chevallier, vicaire, et de Pierre Octave Philippe, curé-doyen de la paroisse qui œuvrèrent pour la restauration de l’église.

 

DSCF4505.JPG

La tombe de Marie-Auguste de Subtil de Lanterie dans le cimetière communal

(photo Armand Launay, 2010).

 

L’élément "Crosne"

Le Moyen âge archépontain ne connaissait qu’une porte Saint-Jean et une rue Saint-Jean. Le nom de Louis Thiroux de Crosne d’Arconville fut initialement donné par la municipalité de Pont-de-l’Arche le 20 avril 1782 à la porte de Crosne. A ce titre il est le premier homme à avoir bénéficié officiellement d’un nom de rue dans notre ville, nom qui fut étendu, dans le langage courant, au boulevard - aujourd'hui rue Henry-Prieur, puis à la tour le jouxtant. Mais qui était Louis de Crosne ?  

 

Louis Thiroux de Crosne d’Arconville

Il naquit en 1736 à Paris dans la famille Thiroux qui posséda des terres dans la paroisse de Crosne (Essonne). Intendant de la généralité de Rouen de 1768 à 1787, il fit appliquer certaines ordonnances royales traitant d’urbanisme. Il fit ainsi dresser les plans des boulevards de Rouen avant de combler les fossés médiévaux. Il en fit de même dans d’autres villes haut-normandes et donna son accord à la municipalité de Pont-de-l’Arche d’utiliser le déblai de la corvée pour aplanir la place des Champs (délibération du 16 septembre 1779). Il donna une suite favorable à la demande formulée par le conte de Pons, gouverneur de Pont-de-l’Arche, de faire démolir le château de Limaie (1782). La somme récupérée de la vente des pierres permit d’ouvrir deux portes de chaque côté de la ville, comme le souhaitent les habitants. En hommage, la municipalité décida de donner le nom de Crosne à la porte Saint-Jean et de Pons à la porte de Léry (rue Jean-Prieur) (délibération du 20 avril 1782). Pont-de-l’Arche connut alors ses premiers boulevards autour des remparts et les fossés de la ville furent partiellement comblés.

Egalement reconnaissantes, d’autres villes honorèrent notre homme et c’est ainsi qu’il existe une rue de Rouen et un boulevard de Crosne à Louviers. Thiroux d’Arconville fut aussi le dernier intendant général de police de Paris à partir du 31 juillet 1785. C’est en qualité de maitre des requêtes qu’il révisa l’arrêté rendu par le Parlement de Toulouse dans le cadre de l’affaire Calas où Voltaire prit la défense de cette famille protestante victime de l’arbitraire qui prévaut en l’absence d’une Constitution et en présence d’une religion d’État. A la Révolution, Louis Thiroux émigra avant de revenir à Paris. Cette fuite acheva de rendre suspect l’ancien officier du roi en charge de la police durant les émeutes de 1789 où le peuple parisien prit la Bastille afin de s’armer contre les troupes royales qui se massaient autour de la capitale. Louis Thiroux fut guillotiné le 28 avril 1794. Une rue de Paris porta un temps le nom de cet homme avant d’être intégrée à la rue Caumartin. Les élus de la ville de Crosne ont souhaité honorer sa mémoire en donnant le nom de Thiroux d’Arconville à une rue menant au « Parc de Crosne ».

 

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Buste de Louis Thiroux de Crosne, Augustin Pajou, 1788 (source Wikipédia).

 

 

Sources

Délibérations du Conseil municipal

Registres d'état civil 

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 18:51

Dominique Jachimiak est né le 30 octobre 1957 à Bordeaux. Comptable, il travaille au Ministère de la culture puis à la Direction départementale de l’équipement de Seine-Saint-Denis. En 1991, il obtient le diplôme d’attaché d’administration scolaire et universitaire. A la rentrée 1992, il est nommé gestionnaire du collège de Pont-de-l’Arche. Il rejoint l’association « L’Arche expression » rassemblant l’opposition, non élue, au maire Paulette Lecureux (PS). Aux municipales de 2001, il est en deuxième position sur la liste « Pont-de-l’Arche pour tous » emmenée par Claude Blot. En tête des candidats au premier tour (715 voix), il devient tête de liste dans l'entre deux tours et est élu avec 52,5 % des suffrages exprimés.  

 

Dominique-Jachimiak.jpg

 

Réalisations

Son mandat de 7 ans se caractérise par de nombreuses réalisations municipales dans le domaine immobilier. Tout d’abord, grâce à une importante réserve financière laissée par l'équipe de Paulette Lecureux, il y a la mise en œuvre de projets lancés par la précédente équipe municipale : construction du gymnase du Bon-air (2003), aménagement de l’espace ludique de la Pommeraie (2004). Puis viennent les projets propres à ce mandat : agrandissement du restaurant scolaire (2002), agrandissement et restauration de la crèche Bidibul (2005), nouveaux locaux pour le Relai des assistantes maternelles (RAM) rue Julien-Blin (2005), aménagement de la rue Jean-Prieur et réalisation de sanitaires (2004), rénovation de la salle des fêtes (2006), pose d’un columbarium au cimetière (2006), halle et parking au bord de l’Eure (2006), achat des locaux de la Bibliothèque pour tous (2006) et de l’ancienne poste (2007).

 

Aménagements privés et HLM

Des aménagements privés voient le jour : implantation d’un supermarché Le Mutant (2006), création des résidences Le Chêne-Jaunet (2004-2007), le Clos des Cerisiers (2007) et Le Clos de La Borde (2007). Côté HLM, ce mandat est pauvre. Deux réalisations ont eu lieu : la réhabilitation de l’Anneau des Rosiers (2005) lancée sous le précédent mandat (2000) et la 3e tranche de la résidence Pierre-Mendès-France lancée sous le premier mandat de Roger Leroux. La résidence du Hêtre, créée par le bailleur public Dialoge (2006), ne pratique pas de tarifs HLM (750 € / mois). Il faut remonter au mandat de Rolland Levillain (DVD), exploitant de scierie et promoteur immobilier, pour voir émerger dans la ville autant de projets immobiliers privés et si peu d’offres publiques. D'ailleurs, Dominique Jachimiak fut agent du promoteur immobilier Extraco de 2008 à 2009 et cogérant d'une société civile immobilière (2013).

 

Contournement

C’est durant le mandat de Dominique Jachimiak que débutent les travaux du contournement de la ville (printemps 2006) demandés par l'équipe de Roger Leroux dès 1983 et dont les premières étapes concrètes ont été obtenues par l'équipe de Paulette Lecureux. Au préalable, les terrains de football et de rugby ont été déplacés, donnant naissance au stade Max-Fournier, créé avec le Conseil général (2005). De la même manière, le nouveau puits est créé (2005). Les locaux de la nouvelle gendarmerie sortent de terre (2008), la déchèterie portée par la CASE est ouverte (2007).

 

Démocratie locale

Du côté de la démocratie locale, ce mandat est caractérisé par des conflits avec le CAEJ, association gérant le Centre de loisirs. Dominique Jachimiak municipalise ce service (2003) mettant fin à la vie associative qu’a connue le Centre de loisirs depuis Roger Leroux (1979). Il en est de même pour la restauration scolaire, municipalisée aux dépens d’un service privé. Le projet de construction du supermarché Le Mutant est très contesté. Le passage en force du maire, qui dit en faire « une affaire personnelle », provoque une manifestation dans la ville (9 novembre 2003). Elle rassemble plus de 100 commerçants, riverains et citoyens. Une pétition récolte 1 200 signatures contre la forme ou le fond du projet.

 

Finances

D’un point de vue fiscal, le mandat est caractérisé par une hausse des impôts (2 % en 2003, 1,5 % en 2004, 1 % en 2005). Ce n’était pas arrivé depuis Roger Leroux. La dette passe de 1 millions d’euros à 1,8 millions d’euros durant la même période. Les dépenses de fonctionnement explosent : + 800 000 € entre 2001 à 2006 et ce sans création de service supplémentaire (500 000 € sont imputables à la masse salariale surtout à cause de la municipalisation du Centre de loisirs et de la restauration scolaire).

 

Un positionnement partisan fluctuant

Soutenu par le PCF avant 2007

Issu d’une association regroupant d’anciens élus communistes et de nouveaux citoyens de toutes tendances, Dominique Jachimiak est longtemps resté sans étiquette partisane. Allié du PCF en 2001 face à la socialiste Paulette Lecureux et le futur maire Richard Jacquet, ses rapports avec le PCF local changent.

Un maire très modéré

Dans Le Mot pour dire n° 4 de novembre 2007, le PCF local écrit : « Le Maire de Pont-de-l’Arche est vice-président de la Communauté d’agglomération Seine Eure et a depuis fait son chemin politique, proche de Franck Martin [PRG, président de la CASE] qui lui, prônait le rapprochement de Ségolène Royal avec le Modem [centre droit] pour le deuxième tour des présidentielles 2007 ». En effet, à la cérémonie des vœux de 2007, Dominique Jachimiak appelle à voter Ségolène Royal (PS) face à Nicolas Sarkozy (UMP), modérant toutefois son propos envers « deux démocrates, deux républicains, deux choix de société respectables ». Elu sur la promesse de sortir Pont-de-l’Arche de la CASE en 2001, Dominique Jachimiak devient effectivement vice-président de la CASE en charge du logement le 27 janvier 2005. Il semble alors proche du PRG et de Franck Martin, son adjointe Marie-Claude Lauret (PRG) étant la suppléante de de ce dernier aux élections législatives de 2007. Dans le même temps, il accueille offciellement en maire le ministre Xavier Bertrand, venu en tant que soutien à la candidate UMP Françoise Miquel. 

Aux élections municipales de 2008, il se positionne comme apolitique face à la liste d'union de la gauche PS, DVG, PCF, MRC, PRG de Richard Jacquet.

Retour vers le Front de gauche ?

Aux cantonales de 2011, il fait campagne pour le candidat PCF Gaëtan Levitre face au socialiste Richard Jacquet. En vue des élections municipales de 2014, il réalise l'alliance entre « Pont-de-l’Arche pour tous », l'association qu'il dirige, et le PCF local face à Richard Jacquet. Mais en septembre 2013, suite à un désaccord avec le PCF, il n'est pas en mesure de constituer une liste, abandonne le projet de se présenter aux élections municipales de 2014 et dit se retirer de la vie publique pour raisons familiales et professionnelles.

2014 : campagne avec Hervé Lour (UDI-droite)

En Janvier 2014, Dominique Jachimiak s'allie avec Hervé Lour (UDI-droite) dans l'équipe "Pont-de-l'Arche ensemble" et perd tout poids électoral, cette liste n'obtenant que 28,08 % des suffrages exprimés.

 

Sources

Pont-de-l’Arche ma ville n° 15 (?) (1992)

L’arche en ciel (2001-2008)

Document de campagne Pont-de-l’Arche pour tous (2008)

 

A lire aussi... 

Les maires de Pont-de-l'Arche

Armand Launay

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 17:31

Jacques Havet est né à Pont-de-l’Arche le 21 décembre 1931 et décédé, même lieu, le 12 septembre 2000. Il fut un personnage clé de la vie publique archépontaine.

Pendant 50 années, il fut président de l’USPA, le club de football de l’Union sportive de Pont-de-l’Arche et d’Alizay, l'actuelle USPAC.

Jacques Havet fut aussi président du comité des fêtes de 1977 à 1989 et conseiller municipal de 1977 à 1989, quand Roger Leroux était maire, et de 1995 à 2000 avec le maire Paulette Lecureux.

Celle-ci dit de Jacques Havet, lors de la messe funèbre lui rendant hommage, que « Le bénévolat était pour lui quelque chose de sacré. Qui ne se souvient de sa gentillesse innée, de son souci constant d’arrondir les angles, de ses révoltes parfois. Il ne comprenait pas les conflits, convaincu qu’il fallait se parler pour se comprendre et que les habitants d’une même ville devaient forcément s’entendre. […] Jacques Havet fut une figure emblématique, qui n’a jamais recherché les honneurs. Ce qu’il a accompli durant 50 ans il l’a fait avec son cœur et pour Pont-de-l’Arche parce que, aimait-il à dire : Pont de l’Arche, c’est ma ville. »

Le stade de football prit le nom de ce personnage le 5 septembre 2001 lors d’une inauguration présidée par Dominique Jachimiak, nouveau maire, et ce conformément au choix de la précédente municipalité présidée par Paulette Lecureux. 

 

Jacques-Havet.JPG

Jacques Havet vers la fin des années 1970 dans la salle du conseil municipal. 

 

 

Armand Launay

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:35

Entre le Lotissement de la Forêt et la rue Charles-Michels, quelques rues traversent le Pont-de-l’Arche de 1900. La brique rouge y est reine et rappelle la première construction d’Habitations à loyer modérée (HLM), appelées Habitations à bon marché (HBM) avant 1949. Elles furent instituées par la loi Siegfried du 30 novembre 1894 qui prévoyait des défiscalisations contre la mise à disposition de logements sociaux...

 

P1090753

La rue Docteur-Sorel, 2013 (photo A. Launay)

 

L’initiative revint à Maurice Hervey, sénateur républicain modéré (droite), de fonder et présider la « Société anonyme des habitations à bon marché » (SAHBM), visant à construire des logements pour les ouvriers. A ses côtés, Léon Bataille, maire républicain de gauche de Pont-de-l’Arche (1900-1902), était administrateur. Etienne-Alexandre Sorel, conseiller municipal royaliste, était administrateur délégué. La SAHBM récolta 30 000 francs nécessaires aux constructions de logements dont le nombre nous est inconnu. Parmi eux, Henri Désiré de Subtil de Lanterie, homme d’église, offrit 2 000 francs. Autre bienfaiteur, Emile Lenoble, propriétaire de Bonport, permit à la ville de creuser un puits artésien sur un de ses terrains. 

Sous la présidence d’Anthime Ferrandier, le Conseil municipal du 13 avril 1921 honora Etienne-Alexandre Sorel et Emile Lenoble en donnant leurs noms à des voies. Il en fut de même pour Maurice Hervey le 4 mars 1931 sous la présidence de Charles Morel. Le 21 mars 1934, le nom d’Henri Désiré de Subtil de Lanterie était donné à une voie sans rapport avec les constructions de la SAHBM auxquelles il avait prit part. Léon Bataille, le seul personnage réputé de gauche parmi les bienfaiteurs de la SAHBM, est aussi le seul à n’avoir pas été honoré de son action.

 

Leon-Bataille--1909-.JPG

Léon Bataille, maire de Pont-de-l'Arche de 1900 à 1902,

fut administrateur de la SAHBM. Ici dans sa propriété de la Folie-Vallée en 1909.

 

Henry Prieur, industriel du chausson et de la chaussure avait déjà fait bâtir des logements ouvriers dans une rue qui, depuis, porte son nom. Cependant, c’est bel et bien la SAHBM qui a porté le premier projet « public » de Pont-de-l’Arche.

Si les maisons n’ont pas été construites côte à côte, dans un même espace, la cohérence de leur architecture saute aux yeux et permet de les retrouver dans les différentes rues concernées. Il s’agit de demeures rectangulaires à un étage plus un étage de comble. Elles sont réalisées en brique. Toutefois, le remplissage de certaines constructions des rues Maurice-Hervey et Docteur-Sorel est réalisé de moellon calcaire scié du plus bel effet. Toutes sont couvertes d’ardoises sur toits à deux pans. Nombre de façades sont aujourd’hui couvertes de crépit masquant leur beauté. Certaines maisons sont mitoyennes (rue Emile-Lenoble et rue Olivier-des-Bordeaux si on peut attribuer les maisons de cette voie à la SAHBM) mais toutes ont une cour destinée au potager. C’est ainsi que ces édifices sont construits près de la rue afin de laisser un espace exploitable côté cour. Côté décoration, d’élégantes séries de croix grecques ornent les façades des murs gouttereaux. Souvent, des losanges de brique ornent les allèges du premier étage. Le nom de l’architecte à l’origine de ces réalisations nous est malheureusement inconnu.  

 

P1090751.JPG

Une demeure de la SAHBM restée dans son jus dans la rue Maurice-Hervey, 2013 (photo A. Launay)

 

Sources

Délibérations du Conseil municipal

 

Avec nos remerciements à Daniel Hector Costa 

 

Armand Launay

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 14:48

C’est le 13 avril 1921 que le Conseil municipal, sous la présidence d’Anthime Ferrandier, donna le nom d’Émile Lenoble à une voie de Pont-de-l’Arche. Cependant, il faut remonter au 31 mai 1904 pour comprendre l’action de cet homme...

Par un contrat signé avec la mairie, Emile Lenoble autorisa le forage d’un puits artésien sur une de ses propriétés. Celui-ci était propriétaire du « château de Bon Port », comme le rapporte la délibération. Il s’agissait de couvrir les besoins quotidiens en eau, évalués à 30 000 litres par jour, que le puits Olivier-des-Bordeaux (1883) ne parvenait déjà plus à couvrir. Cette eau devait aussi alimenter les nouveaux quartiers et notamment ceux de la SAHBM. Un puits fut ainsi percé entre 1904 et 1905 par la société du Puits artésien de Vincennes de MM. Dumont et Gondin. Le puits donna d’abord satisfaction puis fut rapidement dépassé par la croissance de la population (délibération du 2 aout 1925). Il fut restauré en 1931 puis en 1937. Une délibération du Conseil municipal du 29 avril 1937 mentionne une autorisation préfectorale de percer un nouveau puits, visiblement au Chêne-Jaunet. Une délibération du 9 mai 1972 décide la destruction du château d’eau de la rue Général-de-Gaulle. Aujourd’hui, sur les berges de l’Eure se trouve toujours le bélier du bassin d’aération.   

 

Route-Elbeuf--8-.jpg

Le château d'eau du puits artésien était situé à l'angle du chemin du Becquet de la rue Général-de-Gaulle (en face de l'actuelle gendarmerie). Il fut bâti par la Ville sur un terrain d'Emile Lenoble.  

 

Route Elbeuf (2)

Le bélier du bassin d'aération du puits artésien se trouve toujours sur les berges de l'Eure, sous le coude du chemin du Becquet, en conrebas de l'actuelle Gendarmerie. 

 

 

Sources

Dolfuss (G.), « Les puits artésiens de la Basse-Seine et de Paris », p. 306-311, in La Nature : revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l’industrie. 1905, 33e année, 2e semestre, collation des n° 1671 à 1696. Voir les pages 308 et 309.

 La Nature 1 La Nature 2

Délibérations du Conseil municipal

Armand Launay

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 13:30

Autrefois appelée « rue Nouvelle », cette voie fut rebaptisée lors du Conseil municipal du 21 mars 1934, sous la présidence de Charles Morel, où les élus argumentèrent que M. l’abbé de Lanterie était un « bienfaiteur [qui] a offert un puits à tout le quartier des HBM ».

Henri Désiré de Subtil de Lanterie est né à Pont-de-l’Arche le 1er décembre 1840 et décédé à Pont-de-l’Arche le 16 novembre 1925. Il est le fils de Marie-Auguste de Subtil de Lanterie, propriétaire de la Tour de Crosne. Il fut ordonné sous-diacre en 1869 et diacre en 1870. En 1872, il devint prêtre de Saint-Sulpice. 

Avec le vicaire Emile Chevallier, Henri Désiré de Subtil de Lanterie était le plus proche collaborateur de Pierre-Octave Philippe, curé-doyen de Pont-de-l’Arche, depuis 1903. Henri Désiré est nommé chanoine honoraire de la paroisse de Pont-de-l’Arche le 14 octobre 1911.

En offrant 2 000 francs, il permit d’approfondir un puits de 20 mètres supplémentaires. C’est ainsi qu’il devint l’un des principaux contributeurs d’une société philanthropique qui apporta 30 000 francs nécessaires à la construction de maisons afin que « l’ouvrier honnête et laborieux » puisse devenir propriétaire : la SAHBM.

Cette action généreuse lui valut l’honneur du Conseil municipal de Charles Morel, près de 9 ans après sa mort, sur une opération urbaine sans rapport avec la SAHBM puisque les maisons de cette rue datent de 1927 à 1930. 


Henri Désiré de Subtil de Lanterie (été 1913)

Henri Désiré de Subtil de Lanterie, dans la cour de la Tour de Crosne (la propriété qu'il acquit de son père) durant l'été 1913. Cet homme fut un des bienfaiteurs de la Société anonyme des habitations bon marché.  

 

Sources

Délibérations du Conseil municipal


Avec nos remerciements à Jean-Pierre Decraene


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  • : Pont de l'Arche histoire, patrimoine et tourisme
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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Compte LinkedIn.

Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au coeur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte. Gege wanazioni wangu !

Réflexion

Le temps n'est pas. Il n'y a qu'une règle graduée portant les marques "hier, aujourd'hui et demain" ; c'est-à-dire quelques traits issus de la faculté des Hommes à compter le passage des astres ; beautés et mesures à la fois, par Odin !

C'est avec cette règle que les Hommes tentent de mesurer les phénomènes les plus apparents. Ils se donnent des repères parmi l'érosion, véritable mère de la prise de conscience : "ce qui est rare à du prix" écrivait Chateaubriand. 

Il s'agit alors de prendre conscience de l'interdépendance entre tous les phénomènes, leur âme, et leur manière de s'attacher à notre âme. Pont-de-l'Arche où la terre natale... 

Ces phénomènes alimentent notre bonheur : sens du savoir, comment se crée notre notion du bienêtre, d'où vient notre conscience de ce qui est bon, quelles en sont les limites ? 

Bonheur, sens et quête du savoir ; horizon qui donne une orientation à notre cheminement ; orientation vers la naissance de la lumière quelle que soit la saison ; sève de notre arbre généalogique ; doute qui permet de poser peut-être les bonnes questions...

Rabelais quoi qu'il en soit... entre vins, livres et mets sapides : conscience du savoir s'il sait sucrer le faste palais du quotidien et donc là où se rassemblent les gens... érudition en entrée, curiosité en plat principal et conscience en dessert... et inversement, même si c'est moins agréable, pour un étudiant. 

Enfin, n'oubliez pas de poursuivre l'observation dans un verre à dégustation rempli de Calvados du bon bocage normand ! Au-delà des ténèbres de la Genèse, vous y verrez luire les étoiles de l'esprit et des plaisirs...