Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 22:12

À la mémoire de notre ami Michel Lepont, organiste de l'église de Pont-de-l'Arche et membre de la confrérie de charitons de Criquebeuf-sur-Seine, décédé le 3 janvier 2020. 

 

La visite de l’église de Criquebeuf-sur-Seine est passionnante...

Sa tour-clocher est le seul vestige médiéval de la deuxième moitié du XIVe siècle. On le voit à ses imposants contreforts.

Notre-Dame de Criquebeuf

 

 

Le reste de l’église a été inauguré en 1874 après un incendie de cet édifice qui a causé la destruction de la quasi-totalité du mobilier.   

Millésime

 

 

Les vitraux ont, semble-t-il, souffert de la Deuxième Guerre mondiale et ont été remplacés par d’élégantes créations de l’atelier B. Devisme, de Rouen. Seuls deux d’entre eux sont antérieurs. 

Vitraux

 

 

La particularité du culte de Criquebeuf est la dévotion à Notre-Dame de Lourdes. Elle se traduit par un nombre impressionnant d’exvotos sur le bas-côté Nord et par une grotte. 

ExvotosGrotte

 

Ce qui nous a frappé, c’est la présence de 6 des 56 stalles de Notre-Dame de Bonport qui ont été attribuées à la paroisse de Criquebeuf par le district de Louviers durant la Révolution, suite à la nationalisation de l’ancienne abbaye de Bonport.

Stalles de Bonport

 

En faisant des recherches sur les stalles de Bonport, nous avons pu lire que le Conseil municipal de Criquebeuf avait milité auprès du district de Louviers pour les obtenir. En vain, puisque 46 d’entre elles ont été attribuées à la paroisse Saint-Vigor de Pont-de-l’Arche. Parmi les 10 dernières, 4 sont revenues à la paroisse de Tourville-la-campagne. Criquebeuf n’a reçu que 6 stalles de Bonport.

Contre mauvaise fortune bon cœur, la paroisse de Criquebeuf a créé 19 stalles, adossées aux murs du chœur. Elles possèdent les mêmes proportions que les stalles de Bonport sans toutefois essayer d’imiter leur décoration tant celle-ci est poussée. La paroisse a donc fait poser des stalles très sobres qui semblent revendiquer le rôle de simples remplaçants d’un bien qui aurait dû trouver ici sa place.

Outre la revendication des stalles par les édiles criquebeuviens, les moines de Bonport ont eu autorité sur l’église de Criquebeuf depuis la fondation de leur monastère. Louis-Etienne Charpillon et Anatole Caresme, dans le Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure (p. 895-897), précisent que « Richard Cœur-de-Lion, en fondant l’abbaye de Bonport, détacha de son domaine l’église de Criquebeuf. « Nous donnons, dit-il, à perpétuité, aux religieux pour leur entretien et besoins, l’église de Criquebeuf intégralement avec toutes ses dépendances, nous voulons à cette occasion qu’on sache que l’avouerie de ladite église nous a été adjugée après la preuve faite dans une enquête »…

Qui plus est, au début de la Révolution, l’abbaye de Bonport se trouvait dans la commune de Criquebeuf avant d’être rapidement incluse dans la commune de Pont-de-l’Arche. Le sentiment de dépossession dut se faire sentir.

 

Ce lien privilégié avec Bonport semble aussi être revendiqué par les chapiteaux des colonnes de la nef qui reprennent les décorations à feuilles d’eau caractéristiques des cisterciens, l’ordre religieux de Bonport. Plus exactement, ils semblent reprendre les dimensions des colonnes de la nef de Bonport dont on retrouve un exemplaire dans la clôture d’un champ criquebeuvien.

Colonnes nef

 

Colonne Bonport

Une colonne issue de l'ancienne église Notre-Dame de Bonport sert de délimitation de parcelle dans une rue criquebeuvienne. Les dimensions des colonnes de Notre-Dame de Criquebeuf, datant de 1874, lui ressemblent étrangement. 

 

 

Nous concluons que Notre-Dame de Criquebeuf, reconstruite en 1874, semble revendiquer son lien privilégié avec l’ancienne abbaye de Bonport ; un lien nostalgique depuis la fermeture de cette abbaye en 1790 et depuis que les vestiges de celle-ci ont été rattachés à la commune de Pont-de-l’Arche.

  

 

Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

http://pontdelarche.over-blog.com

Bando 13x9 (1)

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 22:47

Jacques-Henri Lartigue est un photographe né le 13 juin 1894 et décédé le 12 septembre 1986. Il s’est illustré dans son art par ses clichés, pris sur le vif, qui tentaient de saisir le quotidien par un angle de vue original.

Il dépeignit les loisirs alors accessibles aux riches familles et ce souvent avec le regard de l’enfant.

Ses premiers clichés furent pris dans la maison de ses parents à Pont-de-l’Arche (l’actuel Manoir de Manon, rue Jean-Prieur). Il avait huit ans lorsqu’il prit son premier cliché.

Jacques-Henri Lartigue réalisa des peintures, des albums de famille, des photos de presse, des instantanés, des photos de mode. Il prit la photographie officielle du président Valéry Giscard d'Estaing en 1978. 

Lors du centenaire de sa naissance, le Conseil municipal présidé par Paulette Lecureux donna le nom de Jacques-Henri Lartigue à l'espace situé en face du Manoir de Manon et qui accueille une résidence, des commerces et des cabinets médicaux. L’inauguration de Jacques-Henri-Lartigue eut lieu en 1994 suite au vote du Conseil municipal du 30 mai 1994.

 

Ci-dessous :

Marcelle, Zissou et moi [Jacques-Henri Lartigue]. Eglise de Pont de l'Arche, 1902. Album 1902-1904, p. 5 verso.

Photo : Henry Lartigue/Collection Lartigue. Tirage d'après négatif sur verre 18x24 cm. [Cote : LRT812NNR0]

Source Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b19000017

 

 

Jacques-Henri Lartigue et Notre-Dame-des-arts

Marcelle, Zissou et Jacques-Henri Lartigue dans l'église Notre-Dame-des-arts. A gauche, le banc-d'oeuvre (disparu depuis) et au fond la statue de Notre-Dame-des-arts (aujourd'hui masquée). 

 

 

Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

http://pontdelarche.over-blog.com/

Bando 13x9 (1)

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 22:14

Dans la rue des Soupirs, au fond d’une propriété où sont loués plusieurs garages, se trouve un mur en terre, type de construction aussi appelée mur en bauge. La bauge est composée de terre, l’argile en l’occurrence, et divers matériaux dont un soubassement en moellons calcaires et quelques os…

 

Os dans le mur 1

 

En effet, des os font partie de ce petit élément du patrimoine rural et agricole, mitoyen avec la cour d’école, qui est à mettre en relation avec un ancien corps de ferme du XIXe siècle qui va disparaitre dans les semaines à venir afin de laisser place à la résidence Lucie-et-Raymond-Aubrac.

Dans ce mur, qui va survivre au corps de ferme, se trouvent deux rangées d’os de diverses espèces animales. Cette disposition ordonnée démontre qu’il s’agit d’un choix délibéré.  

A quoi pouvaient bien servir ces os qui dépassent de quelques centimètres du mur ?    

 

Os dans le mur 2

 

On pourrait penser qu’ils servaient à consolider l’ouvrage. Mais la relative rareté des os dans ce type de murs démontre que ce n’est pas une bonne piste. De plus, pourquoi les laisser dépasser du mur ?

Cette volonté de les laisser apparaitre est une piste que nous relions à un article traitant des écorçoirs en os [1]. L’auteur, un certain Doré-Delente, de Dreux, avançait en 1892 avoir vu "… un vieux bûcheron qui prétend que les os que l'on trouve dans les vieux murs en bauge, où ils ont été mis comme supports de treillage, sont de beaucoup préférables aux frais ; probablement parce qu'ils sont durcis par l'âge et aussi parce qu'ils sont désinfectés."

 

Os dans le mur 3

 

Cette thèse de support de treillage, maintenant des végétaux grimpants, est d’ailleurs reprise dans divers forums sur le Net [2] qui les présentent comme supports de rosiers ou de vignes [3]: « Cette pratique, en usage au nord de la Loire depuis la Bretagne jusqu'à la Suisse romande, permettait une économie en chevilles de fer, dont le cout était élevé [4].

En effet, l’os est un matériau résistant qui, à la différence du bois ou du métal, n’affecte pas le mur en s’érodant. En somme, il est peu couteux et préserve une construction réalisée avec un matériau friable : la bauge !

 

 

Notes

[1] Doré-Delente, "Ecorçoirs en os", Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris, IV° Série. Tome 3, 1892. pages 198-199. url : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bmsap_0301-8644_1892_num_3_1_3971. Consulté le 21 novembre 2012

[2] Academia celtica,

[3] Mur à os de moutons, Jouy-le-Moutier : http://fr.topic-topos.com/mur-a-os-de-mouton-jouy-le-moutier

[4] Ibidem 

 

A lire aussi... 

La rue des Soupirs et la Côte d'amour

 

 

Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

http://pontdelarche.over-blog.com/

Bando 13x9 (1)

Partager cet article
Repost0
19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 22:15

1

Quelques soldats français devant l’église Notre-Dame-des-arts avant que le feu ne tonne.

 

 

8-9 juin 1940 : le combat de Pont-de-l’Arche

1940, l’armée allemande avance à toute allure en France et bientôt en Normandie. A Pont-de-l’Arche, l’armée allemande fut annoncée par un immense défilé de civils en exode et d’éléments militaires désorganisés. Deux centres d’accueil furent ouverts à leur intention à Pont-de-l’Arche. Dans l’après-midi du samedi 8 juin, on observa dans les hauteurs boisées d’Igoville et Alizay les avant-gardes de la 7e division de panzers d’Erwin Rommel, général allemand qui voulait encercler Rouen par Elbeuf.

Pour les retarder, se trouvaient quelques éléments des armées britannique et française, principalement la centaine d’hommes du 4e Groupe franc motorisé de cavalerie commandé par le capitaine François Huet. L’accès au pont de la ville était sérieusement gardé avec, notamment, des pièges antichars. Deux canons de 37 faisaient face au pont, sur la place Hyacinthe-Langlois. Trois pièces d’artilleries se trouvaient dans la propriété de Crosne en plus de quatre mitrailleuses placées sur la terrasse de la tour et deux autres au rez-de-chaussée, à travers les meurtrières. Deux pièces d’artillerie étaient installées dans la cour de l’abbaye de Bonport. En haut de la route de Tostes, une grosse pièce d’artillerie pouvait tirer sur toute la vallée.

Un peu après minuit, le dimanche 9 juin, des éclats d’obus et de mitraille retentirent à Igoville où restaient coincés beaucoup de civils. Des éléments motorisés allemands descendirent la route de Rouen et rencontrèrent la résistance des forces anglaise et française. Vers quatre heures et demie, malgré l’impressionnant bruit de canonnade, les quelques Archépontains encore dans la ville – des élus municipaux, des religieuses, quelques vieillards de l’hôpital et le curé – entendirent très distinctement les motorisés allemands s’avancer vers la Seine.

Vers 6 h 25, conformément aux ordres reçus par le capitaine François Huet, les soldats du génie firent exploser le pont dont les projections retombèrent jusqu’à 400 m. Toutes les vitres volèrent en éclat et couvrirent les rues de verre cassé.

La canonnade continua, le reste de la population partit de la ville. A Igoville, deux chars français épuisaient héroïquement leurs munitions face aux Allemands. Les six soldats qui les actionnaient durent les abandonner, les détruire, et rejoindre les berges de Seine, sous le feu nourri de l’ennemi, avant de traverser à la nage jusqu’à Pont-de-l’Arche. Le général Erwin Rommel a cité dans ses mémoires cette résistance des aspirants Dubern et Lepage qui ont retardé l’ennemi près de 2 h 30. Il faut croire que l’état-major français n’était pas conscient de cette exceptionnelle résistance, lui qui ordonna de faire sauter le pont, abandonnant ainsi à l’ennemi de nombreux soldats français et surtout anglais sur la rive droite de la Seine.

Le pont de Pont-de-l’Arche étant coupé, les Allemands se dirigèrent vers Saint-Pierre-du-Vauvray et Gaillon où ils passèrent la Seine le dimanche soir. Le mercredi, les derniers soldats français quittèrent Pont-de-l’Arche, ville occupée dès le lendemain par les Allemands et ce jusqu’en aout 1944. L’action du capitaine François Huet avait atteint son objectif : empêcher Erwin Rommel d’assiéger Rouen et ses défenseurs. Le prix à payer était la destruction des ponts de Pont-de-l’Arche, ceux d’Elbeuf et celui d’Oissel.

 

2

Ce cliché du 7 décembre 1940 montre le pont de la ville après son dynamitage par des soldats du génie français et britannique le dimanche 9 juin 1940. 

 

Le pont de bois provisoire

Pont-de-l’Arche n’ayant plus de pont, l’occupant allemand fit bâtir un pont de bateaux dès les premiers jours de juillet à 500 m en aval du pont détruit. Après avoir beaucoup servi, il fut emporté par la débâcle des glaces en janvier 1941.

Cependant, depuis septembre 1940 la direction des Ponts & chaussées avait réfléchi à un nouveau pont. Celui-ci fut élaboré par la Société de construction des Batignolles après l'intervention de Technische Nothilfe qui dynamita sous l’eau les restes du pont détruit en juin 1940.

Etant donnée la pénurie de matériaux, Maurice Blosset, ingénieur en chef des ponts et chaussées, prit la direction de 17 chefs d’équipes et 180 hommes disposant de 6 500 pins de la forêt de Bord pour réaliser une véritable prouesse technique et humaine, tant l’hiver fut glacial. Les pins, de 10 à 14 mètres de long et 25 cm de diamètre, étaient enfoncés de 3 m 50 dans l’assise calcaire du fleuve. Au total, ce sont 4 600 m3 de bois qui ont été travaillés par 70 charpentiers et 40 aides ou manœuvres et 3 670 m3 de bois mis en œuvre sur le pont.

 

3

Décembre 1940, devant les restes d’une pile de l’ancien pont, une partie des 20 bucherons et 20 manœuvres français réalisent – dans le froid – un pont de bois ; une prouesse technique et humaine qui resta debout du 8 juin 1941 aux bombardements des 30 mai et 7 juin 1944. 

 

En plus de la passerelle principale dédiée aux véhicules, le pont de 360 m de long était muni d’un niveau inférieur pour piétons, interrompu en son milieu à cause de l’arche fluviale laissant passer les bateaux. Le niveau supérieur se scindait en deux à certains endroits pour autoriser un trafic à double-sens.

Lors de sa mise en service, le 18 juin 1941, un drapeau tricolore flottait fièrement sur l’ouvrage. Cet acte patriotique faillit couter cher à l’ingénieur Maurice Blosset bien que son implication n’ait pas été révélée. Voir un court métrage de l'inauguration. Le pont de bois tint debout trois ans.

Il fut largement détruit par les bombardements alliés des 30 mai et 7 juin 1944. Eddy Florentin rapporte le témoignage suivant : « les bombardiers passent trente minutes durant, l’épave du pont git, moitié dans le fleuve, moitié sur la terre ferme. Les sapins, qui constituaient la principale ossature de l’ouvrage, sont tordus, confondus dans un enchevêtrement indescriptible ». La grande voie de communication est interrompue sans qu’il y ait eu une seule victime.

 

4

Février 1942, le pont de bois provisoire photographié depuis la berge de Pont-de-l’Arche (du côté des Damps). On distingue la passerelle pour les piétons quelques mètres sous le tablier destiné aux véhicules.

 

Puis vinrent les libérateurs Canadiens, le 24 aout 1944… 

 

 

Patrick Stewart à Pont-de-l’Arche ! 

Patrick Stewart

Bien connu pour ses rôles dans Star Trek nouvelle génération ou encore X-men, Patrick Stewart est venu à Pont-de-l’Arche le 18 avril 2012.

En effet, dans le cadre de la préparation de la 9e saison de l’émission Who do you think you are ? (qui pensez-vous être ?), le célèbre acteur britannique est venu avec une équipe de la BBC retracer le parcours de son père, Alfred, qui servait dans l’armée britannique.

Aidé par l’historien Timothy Lynch, Patrick Stewart a suivi les pas de son père et de son bataillon, les Flowkoyl, depuis Abbeville à Igoville où il devait protéger la rive droite de la Seine jusqu’au pont ferroviaire du Manoir face aux panzers allemands.

L’équipe de la BBC a pris des images sur le rempart, derrière l’église, puis s’est rendue au cimetière de Saint-Etienne-du-Rouvray où reposent des compagnons d’armes d’Alfred Stewart. L’émission a été diffusée en octobre.  

 

Sources

- BLOSSET Maurice, MEO G., « Le pont de Pont-de-l’Arche », in Travaux, n° de novembre et décembre 1942 ;

- DESDOUITS Maurice, "Pont-de-l’Arche", pages 78 à 82, in Collectif, Héros et martyrs de la France au combat (1939-1944). À travers les départements meurtris : l’Eure, Paris : La France au combat, 1947, 210 pages ;

- LAUNAY Armand, « Les ponts de Pont-de-l’Arche depuis 862 à nos jours », in La Fouine magazine n° 14, septembre 2006, 24 pages, ISSN 1765-2278 ou http://pontdelarche.over-blog.com/article-les-14-ponts-qui-ont-fait-l-histoire-de-pont-de-l-arche-78659464.html ;

- ANONYME, Le combat de Pont-de-l'Arche, article de Wikipédia.  

 

 

Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

http://pontdelarche.over-blog.com/

Bando 13x9 (1)

Partager cet article
Repost0
16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 22:43

 

Né en 1943, le graveur sur pierre professionnel Daniel Niaux s’est fait un nom chez les peintres de Normandie. Résidant au Grand-Quevilly, il fête en 2012 ses 52 ans de peinture ! En octobre, il a exposé sous les voutes de la Salle d’Armes, dans sa ville natale. Présentation !

 

Daniel Niaux

 

« Je suis né dans une petite maison de l’impasse située entre la rue Roger-Bonnet et le Grand-Saint-Eloi. Ma famille comptait beaucoup d’ouvriers en chaussure. D’ailleurs, à ma naissance on m’a pesé dans une boite à chaussures, tellement j’étais petit ! ». Daniel Niaux a découvert la peinture à 14 ans où son frère lui dit : « tu devrais essayer de peindre, Daniel ». Ce dernier a expérimenté la peinture au couteau. Le résultat fut convainquant pour lui mais aussi pour les autres : en 1957, le jeune Daniel obtint le prix d’excellence de peinture et de dessin, pour l’Eure, au Salon de l’Education nationale à Paris.

De là aux premières expositions, il n’y avait qu’un pas et c’est Jean Mahé, bijoutier de Pont-de-l’Arche, qui lui fit faire. « Je voulais tenter l’expérience, précise Daniel Niaux, mais je n’en avais pas les moyens ». C’est donc Jean Mahé qui m’a lancé. Je me souviens bien, c’est même lui qui a offert le Champagne pour le vernissage, c’était en 1960 ».

Les années ont passé, Daniel Niaux a approfondi ses connaissances techniques, notamment grâce à l’école des Beaux-arts de Rouen. Il a élargi la palette des thèmes traités et ce grâce à un regard sans cesse renouvelé sur son environnement. Son œuvre est faite de couleurs vives d’une vie que Daniel Niaux aime à voir belle, surtout à travers les paysages de la Normandie maritime et rurale. Des natures mortes et de nombreuses miniatures (10 x 5 cm et 10 x 7 cm) enrichissent aussi ses expositions faites des touches impressionnistes mais, surtout, pour les toiles les plus récentes, de la précision du réalisme.

En 2000, le maire de Pont-de-l’Arche, Paulette Lecureux, invita Daniel Niaux à fêter dans sa ville natale ses 40 ans de peinture. Une exposition fut offerte au public et une belle brochure rétrospective fut éditée pour l’occasion. Daniel Niaux revint en 2007 et en 2012 où la Salle d’Armes fut comble lors du vernissage du samedi 13 octobre. Ce n’est que justice pour cet homme qui jamais n’oublia sa ville, notamment à travers de belles toiles sur les berges de l’Eure, la rue André-Antoine, la rue du Président-Roosevelt... Bravo l’artiste !  

 

Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

http://pontdelarche.over-blog.com/

Bando 13x9 (1)

Partager cet article
Repost0
16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 22:23

La récente installation d'Arche immobilier dans l'ancienne poste de Pont-de-l'Arche, nous offre l'occasion de retracer les déménagements du service postal dans notre ville... 

 

Jusqu'en 1950 : rue Président-Roosevelt

Sous l’Ancien régime, on parlait de « postes de chevaux », c’est-à-dire des relais où l’on pouvait remplacer ces braves animaux mis à rude épreuve pendant quelques dizaines de kilomètres afin que les malles, les voitures, portant le courrier parcourent la France le plus vite possible.

En toute logique, la poste de Pont-de-l’Arche se trouvait à côté de la porte des Champs, porte médiévale accueillant la route de Paris. A peine rentrée dans la ville, la malle se dirigeait vers la cour du Cerf, en passant par le portique. Les chevaux étaient accueillis dans une écurie au fond à gauche de cette cour. A la fin du XVIIIe siècle, c’est Nicolas David Ducroq de Biville, avocat au bailliage et maire, qui était directeur de la poste. On peut donc parler d'un service directement rattaché au pouvoir.

En 1876 seulement, les premières dépêches télégraphiques partent de Pont-de-l’Arche et y arrivent. On peut parler de postes et télégraphes.

 

Roosevelt (18)

La poste de Pont-de-l'Arche vers 1910.

 

 

Facteurs PA

 

Deux facteurs et des membres de leurs familles

à Pont-de-l'Arche dans les années 1910 (photo Tardieu).   

 

 

Avenue De-Lattre-de-Tassigny

En 1950, les locaux de la rue Roosevelt étant devenus trop petits, l’administration des postes décida de déménager. C’est dans une maison bourgeoise du XIXe siècle, bâtie sur la Côte d'amour, qu’elle installa le guichet, le bureau du receveur, la salle de tri des facteurs d’une partie du canton. C'était une propriété communale. 

Un local de télécommunications (téléphone) fut installé juste à côté de la poste. Cependant, l’administration des postes postale souhaita fermer le bureau archépontain, dans les années 1990. La municipalité de Pont-de-l’Arche tenta de maintenir une présence postale et c'est ainsi qu'un guichet et des services bancaires sont disponibles dans la rue Jean-Prieur.

Bandeau PTT (ancienne poste)

"PTT" : postes télégraphes et télécommunications, peinture des années 1960 recouverte depuis octobre 2012 par l'enseigne Arche immobilier (photo A. Launay, 2012).  

 

L'espace Jacques-Henri-Lartigue

L’administration postale souhaitait quitter Pont-de-l’Arche à moins que la commune paie un nouveau local. La chose était difficile pour les finances communales et refusée par les habitants en 1993 lors d’un référendum d’initiative populaire. Ainsi, en 1995 le conseil municipal présidé par Paulette Lecureux réserva une place à La Poste (nom de l'entreprise) dans le projet de l’Espace Lartigue, composé de logements sociaux et de cases commerciales et inauguré en 1997.

Le compromis proposé par la Ville fut accepté par La Poste qui maintint à Pont-de-l’Arche un guichet, un receveur et des services financiers. Ce bureau ouvrit en 2000. Quant aux facteurs, depuis ce temps, ils trient le courrier à Val-de-Reuil.

 

Arche immobilier : 2012

L'agence immobilière archépontaine a racheté l'ancienne poste à la Ville de Pont-de-l'Arche. Elle a emménagé en septembre 2012 et créé deux logements aux étages. Son enseigne respecte les lignes de ce beau bâtiment ce qui est heureux pour cette entrée de ville par le pont. En 2019, la société Arche immobilier achète la franchise "Guy-Hoquet immobilier".    

 

Arche immobilier / 1, avenue De-Lattre-de-Tassigny

02 35 02 12 24 /

https://www.guy-hoquet.com/agence/258394___/guy-hoquet-pont-de-l-arche.html   

 

Arche immobilierL'équipe d'Arche immobilier satisfaite de ses nouveaux locaux (photo A. Launay, 2012).

 

Sources

Registres des délibérations du Conseil municipal

Pont-de-l'Arche ma ville : bulletin municipal

 

A lire aussi... 

Les gendarmeries de Pont-de-l'Arche depuis la Révolution

 

Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

http://pontdelarche.over-blog.com/

Bando 13x9 (1)

Partager cet article
Repost0
16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 22:07

Publié dans Pont-de-l'Arche magazine n° 17 en hommage à Simone Sauteur. 

 

Par ailleurs, Au coeur du Vièvre, mémoires de Simone Sauteur sur le maquis Surcouf

 

Simone-Sauteur.JPG

Simone Sauteur en 2009 (photo André Roques)

 

Simone Sauteur est née le 19 juin 1921 à La Vieille Lyre (Eure) et décédée le 26 mai 2012. Elle était amie de Robert Leblanc, futur chef du maquis Surcouf. Elle qui voulait s’engager dans la Résistance suivit les conseils de son ami et demanda une affectation à La Haye-de-Routot en tant qu’institutrice et, en ce temps, secrétaire de mairie. A 19 ans, elle qui venait de sortir de l’école normale d’instituteurs, avait pour mission de fabriquer de faux-papiers et d’envoyer des messages radiotélégraphiés pour renseigner le maquis.

Le réseau Surcouf fut fondé à Saint-Georges-du-Vièvre en 1942 par Robert Leblanc dit « Parrain » (1910-1956), épicier, le Père Meulant, curé, et Robert Sanson, charpentier. Ces hommes commencèrent par cacher des réfractaires au Service du travail obligatoire puis composèrent un maquis. Comme le disait Simone Sauteur : « A 19 ans, on voulait faucher les armes aux Allemands et qu’ils rentrent chez eux. C’était tout simple dans nos jeunes esprits ». À partir de septembre 1943, les résistants de Surcouf réalisèrent leurs premiers sabotages. Ce réseau prit de l’ampleur et devint le plus actif de la Normandie. Il œuvrait dans un triangle entre Pont-Audemer, Bernay et Rouen. Ils abattirent notamment Violette Morris, célèbre collaboratrice de la Gestapo. À l’été 1944, de 80 à 250 hommes composaient ce maquis qui déplora beaucoup de morts dans ses rangs. Surcouf forma le cœur du Premier bataillon de marche de Normandie, le 8 octobre 1944, pour combattre l’ennemi jusqu’au cœur du Reich. Dans un discours le 15 avril 1956, le général de Gaulle salua la mémoire du maquis Surcouf, « fer de lance de la Résistance normande ».

Simone Sauteur joua un rôle dans la fabrication de faux papiers, dans la transcription de textes des messages. Elle effectua de nombreuses liaisons (voir le témoignage ci-dessous) et risqua sa vie longtemps. Alertée par des Gendarmes de Rouen, elle dut notamment quitter La-Haye-de-Routot en 1944 suite à l’arrestation de trois résistants par des miliciens français. Elle se réfugia alors dans la région de Pont-Audemer, la région du maquis Surcouf. Elle servit de secrétaire à Robert Leblanc et parcourut des centaines de kilomètres à vélo en tant qu’agent de liaison. C’est ici qu’elle prit le pseudonyme de « Puce » afin de masquer son identité à l’occupant.

Le témoignage qui suit a été enregistré le 17 avril 2004 lors d’un entretien de Simone Sauteur avec Armand Launay à propos d’André Antoine (1920-1944), figure de la Résistance locale – et martyr – dont le nom a été donné à la rue de l’église en 1945.

 

« C’est le 10 janvier 1944, Parrain [1] m’envoie en mission de liaison à la gare de Rouen avec Robert Catalan [2]. Je dois réceptionner un coli des mains d’un monsieur, je n’imaginais alors pas que c’était André Antoine et je m’en moquais bien car l’anonymat le plus complet était la norme dans la Résistance. Toujours est-il que cet homme venait de Paris pour nous apporter quelque chose. Je me revois sur le quai de la gare, seule – Robert Catalan étant resté en retrait – m’avancer vers cet inconnu qui me remet, à l’arrière du train, un coli très lourd en me disant : « on vous expliquera comment s’en servir ». J’étais morte de trouille.

Puis nous nous sommes rendus avec Robert dans un bar, au boulevard des Belges, tenu par une dame qui était avec nous [3]. C’est là que Robert a déballé le pain de plastic, les fils... Il m’a montré comment on branchait tout cela afin que je l’explique à mon tour aux gars de Pont-Audemer.

Mais il fallait encore je rentre à Pont-Audemer en car. En ce temps, c’était les Allemands qui montaient les premiers dans les cars. Quand je monte dans le car avec mon imposant coli, un soldat allemand me fait signe de m’aider à le mettre dans les porte-bagages. Alors je lui fais signe, plutôt, de m’ouvrir un strapontin. On a fait toute la route côte à côte et je me suis préparée pour sortir très rapidement du car une fois arrivée à Pont-Audemer. De là, j’ai récupéré mon vélo, mis le coli sur le porte-bagages et j’ai rejoint le maquis à Saint-Etienne-l’Allier. »

 

Ce témoignage n’étonnera pas ceux qui ont connu Simone Sauteur, son énergie, sa rigueur et sa haute opinion de la France. Il pourra étonner ceux qui ont retenu de Simone sa douceur et sa générosité. Cependant, malgré les atrocités qu’elle a connues, elle n’a jamais eu de haine pour l’ancien ennemi. Profondément catholique, elle aimait son prochain. De cet amour, il nous reste ses écrits et le souvenir de la silhouette menue de Simone, au bout de l’impasse des Avettes où s’épanouissaient les chats et les fleurs qui comptaient tant pour elle et ceux qui l’aiment... 

 

Réalisé avec l’aide de Pierre Lercier, maire de La Haye-de-Routot,

qui fut élève de Simone Sauteur.

 

Notes

[1] Pseudonyme de Robert Leblanc, chef du réseau Surcouf.

[2] Résistant envoyé par Londres.

[3] Dans la Résistance. 

 

A lire aussi... 

Charles Cacheleux

André Goharel

En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.

En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.

Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

http://pontdelarche.over-blog.com

Bando 13x9 (1)

Partager cet article
Repost0
12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 22:56

Toutes les rues du centre-ville de Pont-de-l’Arche et de quartiers des faubourgs sont marquées de plaques bleues datant des années 1960 et 1970. Cependant une d’entre elle est bien plus belle… celle d’André Antoine.

 

Cette attention ne tient pas au fait qu’André Antoine était un résistant. En effet, de nombreuses rues portent les noms de résistants à Pont-de-l’Arche et, malheureusement, tous n’ont pas de belles plaques en leur honneur. En 1994, Madeleine Antoine, veuve d’André Antoine, fit part au maire Paulette Lecureux, de sa déception : la plaque de rue « André Antoine » n’exprime rien. « André Antoine ! Qui est-il pour les générations futures ? » écrivit-elle au maire. Elle demanda alors qu’une nouvelle plaque soit posée, mentionnant : « Lieutenant-colonel André Antoine / Résistant-chef de réseau / 1939-1944 ».

Cette demande tout à fait légitime fut retenue de suite par Paulette Lecureux, premier magistrat sensible à l’histoire. Ainsi une plaque fut commandée, apposée, et inaugurée le 8 mai 1995 à l’occasion du 50e anniversaire du 8-Mai 1945. Les cérémonies coorganisées avec la commune des Damps et les associations d’anciens combattants se déroulèrent en présence de Madeleine Antoine et quelques proches. Madeleine Antoine, dans un courrier en date du 11 mai 1995, s’est dite « reconnaissante du témoignage (…) cette journée du 8 mai 1995 restera gravée dans ma mémoire… »

 

André Antoine (plaque Pont-de-l'Arche)

L'hommage rendu par la Ville de Pont-de-l'Arche en 1945

et renforcé en 1995 par Paulette Lecureux, maire (photo A. Launay)


 

 

André Antoine, éléments de biographie

 

André Louis Antoine est un résistant français né le 29 mars 1920 à Saint-Dizier (Haute-Marne) et mort pour la France le 27 février 1944.

Marié et sans enfant, cet artisan radioélectricien, diplômé de l’école centrale de TSF de Paris, fut mobilisé le 9 juin 1940. Il rejoignit le 8e Régiment du génie à Versailles et partit dans l’Ain. Rentré aux Damps, où il résidait, il entra aussitôt dans la résistance en construisant et réparant des postes d’émission et de réception de TSF. Quand l’occupant l’obligea à se rendre à Cherbourg pour y travailler, le 15 avril 1943, il devint clandestin en s’arrêtant à Brionne où il passa de suite à l’action. Sous le pseudonyme d’ « Allais », il s’engagea dans un réseau appelé Front national, sans rapport avec le parti d’extrême droite de nos jours. Il en devint rapidement un des cadres départementaux les plus influents sous le grade de Lieutenant-colonel. Par la suite, il adhéra au réseau appelé Résistance, en juillet 1943, avec un autre chef de secteur du Front national, Armand Tarissan, et en devint le chef régional. André Antoine a été nommé Lieutenant-colonel, grade homologué au Journal officiel de la République française au titre de la résistance intérieure française. 

Après de très riches faits d’armes (voir ci-dessous), André Antoine fut grièvement blessé le 16 janvier 1944, à 15 h, par des tirs de mitraillettes allemands chez Monsieur Lerouge (charpentier à Beaumesnil). Il était venu en ce lieu s’informer et s’assurer de l’inviolabilité des ordres et papiers secrets ainsi que du poste d’émission détenus par le capitaine Trumelet arrêté cinq jours auparavant par les Allemands. Il fut aussitôt transporté à Rouen par la Gestapo où il subit son premier interrogatoire vers 23h. Il fut placé en traitement à l’hôtel-Dieu où il subit une opération révélant sept perforations des intestins et une blessure par balle au-dessus de la cheville gauche. Descendu dans les locaux disciplinaires de l’hôpital de Rouen pour un nouvel interrogatoire, il dut subir une nouvelle intervention chirurgicale. Interrogé plusieurs fois sur son lit de souffrances, n’a pas jamais voulu répondre. Il décéda le 27 février 1944 à 14h05. Il fut inhumé au cimetière des Damps le 2 mars 1944. 

 Les élus de Pont-de-l’Arche décidèrent d’honorer la mémoire de ce martyr en donnant son nom à la rue de l’église lors du Conseil municipal du 20 mars 1945. Une plaque commémorative rappelle aussi sa bravoure sur le monument aux Morts des Damps (photo ci-dessous).

 

 

André Antoine (plaque Les Damps)

L'hommage sur le Monument aux morts des Damps (photo A. Launay)

 

 

Détail des faits d’armes d’André Antoine

 

Activités générales

Camouflage des réfractaires en très grand nombre.

Regroupement des patriotes français.

Sauvetage, hébergement et départ des parachutistes alliés.

 Regroupement des indications militaires : passage de troupes, repérage des postes d’émission de DCA et des postes d’écoute allemands.

 

Activité personnelle

Cambriolage de la gendarmerie de Serquigny pour se procurer le pli secret allemand concernant le débarquement allié.

Incendie de meules de lin aux environs de Beaumesnil.

Relevé et dressé des plans des gares de la région en vue de bombardements.

Relevé et dressé des plans d’embuscades en vue du débarquement.

Nomination de Robert I comme chef de ce maquis.

Relevé et dressé les plans concernant les champs d’aviation de Beaumont-le-Roger, Evreux et Conches.

Renseignements sur l’activité de ces champs d’aviation.

Démolition de l’appareil de contrôle des avions allemands en vol (appareil placé sur le terrain même de Beaumont-le-Roger).

Organisation complète de la Résistance dans l’Eure notamment dans les cantons de Brionne, Saint-Georges, Lieurey, Pont-Audemer, Bernay, Beaumont-le-Roger, Beaumesnil, Verneuil-sur-Avre, Breteuil, Conches, Bourtheroulde…

Organisation de la résistance dans le département du Maine-et-Loir notamment Saumur, Fontenay et Roumaison.

Nomination de A 18 comme lieutenant de cette région.

Dépôt chez les grossistes du reliquat des tickets d’alimentation de manière que ces derniers puissent être utilisés normalement par le maquis sans avoir recours à la force.

Relevé et dressé des plans de la Centrale électrique de Distre en vue de son bombardement.

Agent de renseignement pour l’Intelligence service par l’intermédiaire de M. Follope de Bernay fusillé par les Allemands.

Nomination du capitaine Trumelet de Beaumesnil comme chef militaire de Résistance dans l’Eure.

Passé au Comité directeur « Résistance à Paris » sous les ordres directs d’Alger.

Activités dans les départements du Calvados et Seine-Maritime.

 

Tombe-Andre-Antoine.JPG

La tombe d'Antoine Antoine, aux Damps (photo Madeleine Antoine)

 

 

A lire aussi... 

Simone Sauteur

André Goharel

 

 

Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

http://pontdelarche.over-blog.com/

Bando 13x9 (1)

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 22:51

Charles Cacheleux est un résistant français né le 16 décembre 1906 à Saint-Aubin-lès-Elbeuf et mort pour la France le 24 aout 1944 à Martot.

 

Avec nos remerciements à Jocelyne et Jacques Cacheleux  

 

 Charles Cacheleux (portrait)

 

Le combattant exemplaire (Maroc)

Engagé volontaire dans l’armée en 1926, il est affecté au Maroc en 1927 où il devient sergent. Il encadre alors des goums marocains, restés célèbres notamment car ils montaient des chameaux. Il fut gratifié de la Croix de guerre « pour sa belle conduite au feu et son énergie le 18 février 1929, lors de l’occupation du Tarkast-Tighanimine, en servant lui-même une de ses pièces sous le feu ajusté d’un fort groupe dissident qui tentait de s’infiltrer par les pentes de l’Iferghas leur causant des pertes certaines. A réussi à empêcher la progression de l’adversaire… ». En 1931, il fut fait chevalier de l’ordre d’Ouissam Alaouite (le gouvernement chérifien) qui fut homologué par la grande chancèlerie de la Légion d’honneur en 1932.

 

Le garde des Eaux et forêts

De retour dans le civil, Charles Cacheleux devint garde domanial des eaux et forêts et fut affecté dans l’Yonne. Mobilisé en 1939, il fut de retour dans ses foyers en juin 1940. C’est en juillet 1942 que Charles Cacheleux fut affecté à Pont-de-l’Arche, dans l’ancienne maison forestière du Rond-de-France, suite à une promotion en tant que brigadier.

 

Le Résistant

Charles Cacheleux mit son dynamisme et son patriotisme au service de la Résistance, plus précisément parmi les Francs tireurs partisans (d'obédience communiste) d’Elbeuf. Les autorités nazies le soupçonnèrent. Elles l’incarcérèrent et le torturèrent au donjon, à Rouen, avant de le libérer le 8 mars 1944.

 

Mort au combat

Le 24 aout 1944, alors que les troupes allemandes fuyaient l’avancée de l’armée canadienne, un groupe de résistants des Forces françaises de l’intérieur (FFI), qui surveillait les mouvements de troupes, fut démasqué en tentant de voler une arme dans un camion à Pont-de-l'Arche. Un échange de tirs blessa René Hublet et tua Alphonse Samain. En représailles, les Allemands prirent des otages sur la place Aristide-Briand et notamment Charles Cacheleux. L'armée canadienne ayant certainement été prévenue, une rafale d'obus tomba sur la place. Elle tua un homme et blessa Mme Lapeyre. Les Allemands s'enfuirent, libérant tous les otages. C’est alors que Charles Cacheleux et des amis furent chargés par le chef cantonal FFI, Maurice Loze, d’amener d’urgence Mme Lapeyre à l’hôpital d’Elbeuf[1]. Cependant leur voiture fut mitraillée à Martot. Charles Cacheleux fut tué ainsi que Jean Prieur et Gabriel Briavoine. MM. Guilbert et Grajewski survécurent.

 

Un nom de rue

C’est lors du conseil municipal du 22 janvier 1945 que les élus archépontains décidèrent d’honorer la mémoire de Charles Cacheleux, en même temps que celle d’Alphonse Samain. L’inauguration de la rue qui menait à la maison forestière eut lieu à l’occasion du 11-Novembre 1945. Une cité porte son nom dans sa ville natale de Saint-Aubin-lès-Elbeuf où se trouve aussi sa tombe.

Charles Cacheleux (carte d'identité)

Cette carte d’identité, partiellement brulée, témoigne du courage dont fit preuve

Charles Cacheleux le 24 aout 1944 où il fut mitraillé par des troupes allemandes

alors qu’il accompagnait une blessée à l’hôpital d’Elbeuf.    

 

 

 

A lire aussi...

Le combat de Pont-de-l'Arche en 1940...

 

 

Sources

- Archives départementales de l’Eure, fonds FFI 78 ;

- Archives de la famille Cacheleux.

 

Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

http://pontdelarche.over-blog.com/

Bando 13x9 (1)

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 22:40

Cet article fait suite à :

 

L’invasion prussienne de 1870-1871 aux Damps

"Les Prussiens au Pont-de-l’Arche", texte du maire Prosper Morel-Dubosc

L'occupation de Pont-de-l'Arche par l'armée prussienne en 1870-1871

 

 

Les documents que nous avons abordés ont mis en valeur le fait que Les Damps, Pont-de-l’Arche, mais aussi les villages les plus proches, ont particulièrement subi l’occupation de 1870-1871. Ceci à cause du pont de Pont-de-l’Arche qui attira le passage et le stationnement de nombreuses troupes prussiennes. Les réquisitions furent plus importantes qu’ailleurs.

En revanche, malgré la hauteur de l’humiliation et du montant des richesses pillées, Pont-de-l’Arche ne figure pas au nombre des villes martyres de cette guerre : le nombre de victimes fut minime et les dégâts matériels négligeables. Le fait que l’armée française n’ait pas opposé un front de résistance a évité des bombardements mais aussi l’explosion du pont. Et c’est là que se manifeste bel et bien la débandade de l’armée française : les mines du pont, tout comme la défense du lieu (pourtant aidé par la frontière naturelle qu’est la Seine), furent abandonnées. Quant au pont du Manoir, il ne fut pas prévu de le miner mais d’y établir une redoute tournée vers Léry… alors que les troupes allemandes vinrent du Manoir…

Les notables de Pont-de-l’Arche ne s’y trompèrent pas : faire sauter le pont de la ville eût causé plus de pertes, notamment en représailles, que d’avantages pour la ville. En attendant, il est intéressant de constater le besoin de nos deux témoins de justifier leur choix, comme si leur acte fût une lâcheté qui eût enfoncé le clou de la défaite. De plus, ces hésitations participaient bien de la réticence des conservateurs locaux vis-à-vis de la politique du Gouvernement de Défense Républicaine. Pour eux, la défense à tout prix était la dernière des aberrations, eux qui fustigeaient les républicains radicaux. Ces derniers désiraient donner à la France tous les moyens de repousser l’armée de Prusse (et d’Allemagne, en définitive) afin d’éviter de nouvelles humiliations de l’occupation car, en effet, à l’époque, le patriotisme était une valeur de gauche.

Quoi qu’il en soit, la défense française, si impressionnante fut-elle pour les généraux allemands, ne pouvait pas repousser les troupes ennemies. La grande majorité des Français appelait à la paix et ne cautionnait pas le gouvernement républicain. Alors, comme le souhaitait Bismarck, on procéda à l’élection d’une nouvelle Assemblée nationale dont les représentants ratifieraient l’armistice avec l’Allemagne. Le 8 février, les élections placèrent au pouvoir une grande majorité de conservateurs favorables à la paix. Le 17 février, Adolphe Thiers fut élu chef de l’exécutif provisoire et, dès le 21 et jusqu’au 26, il négocia la paix avec Bismarck à Versailles. La France devait verser 5 milliards de Francs d’indemnité de guerre à l’Allemagne, nouveau pays qui naquit en mars 1871.

Bismarck avait donc réussi à fédérer les Allemands en faisant défiler leurs troupes sur les Champs-Elysées. Quant à l’Alsace et la Lorraine, elles devinrent allemandes (hormis le territoire de Belfort, seule partie alsacienne restée française, et le département de la Meurthe-et-Moselle, ce qui explique sa forme étirée comme une frontière) ce qui eut pour conséquence d’exacerber plus encore le nationalisme français et l’esprit de revanche qui mena à la Première guerre mondiale.

Pour l’heure, en France, tout le monde n’était pas d’accord à propos de la cessation des combats : les milieux ouvriers, républicains radicaux ou socialistes, souhaitaient encore la guerre à outrance et l’établissement définitif d’un gouvernement républicain et populaire. C’est pourquoi, le 21 mars, la Commune insurrectionnelle de Paris fut proclamée… Ses instigateurs, appelés les Communards, ne reconnaissaient pas l’autorité de Thiers et du gouvernement de Versailles, récemment élu et traître, selon eux. La Commune fut réprimée avec barbarie, laissant derrière elle 35000 victimes et un idéal jamais éteint, parmi les révolutionnaires.

 

 

Sources 

- Géfrotin A., L’Arrondissement de Louviers pendant la Guerre de 1870–1871, Louviers, 2e édition, 1875, 268 pages. Disponible à la médiathèque de Louviers sous la cote : H.L. in /8 155 SEXT.

- Les Prussiens au Pont-de-l’Arche, anonyme, manuscrit de 1872. Disponible aux Archives Municipales de Louviers sous la cote : 4 H 13 (classement non définitif).

- Roth F., La Guerre de 1870, Hachette, Collection Pluriel, Paris, 1993, 778 pages.

 

Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

http://pontdelarche.over-blog.com/

Bando 13x9 (1)

Partager cet article
Repost0

  • : Pont de l'Arche et sa région histoire, patrimoine et tourisme
  • : Bienvenue sur ce blog perso consacré à Pont-de-l'Arche et sa région (Normandie, Eure). Contactez-moi afin d'étudier ensemble, plus avant, l'histoire et donc de progresser vers la connaissance. Bonne lecture ! armand.launay@gmail.com
  • Contact

Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages) ;

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages) ;

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages) ;

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au cœur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages) ;

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages) ;

- Mieux connaitre Pont-de-l'Arche à travers 150 noms de rues et de lieux ! (Autoédité avec Frédéric Ménissier, 2019, 64 pages) ; 

- Les Trésors de Terres-de-Bord : promenade à Tostes, ses hameaux, Écrosville, La Vallée et Montaure (édité par la mairie de Terres-de-Bord, à paraitre en 2022).

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis enseignant à Mayotte.

Accédez aux articles par Google maps