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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 16:23

« On a fait une loge aux massons couverte de tuilles. » 

 

1501, début de la construction de l’église Saint-Vigor,

actuelle Notre-Dame-des-arts (registres de fabrique) 

 

 

A Pont-de-l’Arche, Léon de Duranville et Etienne-Alexandre Sorel ont respectivement étudié l’Ancien régime et la Révolution. Conservateurs, ils ont fait le procès de la Révolution. Ils ont ainsi assimilé le mécontentement des Archépontains quant à la fermeture des tribunaux de la ville en 1790 à un rejet global des idées révolutionnaires (1789-1815). Mais la Restauration monarchique en 1815 a-t-elle satisfait tout le monde ? Les partis politiques et les associations n’existant pas, la franc-maçonnerie nous intéresse car elle nous permet d’interroger une partie de l’opinion publique. En effet, cette sociabilité préfigure un peu les associations de loi 1901 dans l’organisation de la vie sociale et démocratique. Qu’est-ce que la franc-maçonnerie ? Comment est-elle arrivée à Pont-de-l’Arche ? Que nous apprend-elle sur le Pont-de-l’Arche révolutionnaire ? C’est ce que nous avons cherché grâce au travail d’Hilaire Pierre de Loucelles et, surtout, d’Eric Saunier. Notre article n’est pas exhaustif car nous n’avons pu consulter les archives maçonniques de la Bibliothèque nationale de France[1].

 

 

Avec nos remerciements à Eric Saunier

 

 

 

La Franc-maçonnerie : une sociabilité libérale

La franc-maçonnerie s’est constituée au XVIIIe siècle en Angleterre. Reposant sur des valeurs humanistes, elle propose à des individus cooptés de travailler selon des rituels précis visant l’émancipation de chacun. Pour ce faire, elle utilise de nombreux symboles issus de différentes traditions culturelles comme autant de supports de réflexion commune et de distanciation individuelle. Universaliste, elle laisse ses membres libres de croyance et les encourage à vivre une fraternité d’abord dans la loge puis, au possible, dans la société en vue de son amélioration. Les francs-maçons, appelés frères, sont regroupés en assemblées, les « loges ». Celles-ci font partie de fédérations nationales appelées « obédiences ». En France, les principales obédiences en 2010 étaient le Grand orient de France (50 000 membres[2]), la Grande loge de France (30 000 membres), le Droit humain (16 000 membres) la Grande loge nationale française (15 000 membres), la Grande loge féminine de France (14 000 membres)... En France, la franc-maçonnerie a joué un rôle dans l’émergence des idées libérales, démocrates, et donc dans l’avènement de la République.

 

 

La franc-maçonnerie et la Révolution française

Au XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie s’est imprégnée de la philosophie des Lumières. Lorsque la Révolution éclata en 1789, une majorité de francs-maçons a apprécié la naissance d’une Assemblée nationale protégeant l’individu du pouvoir, conformément à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Puis, le climat de guerre, notamment civile, et les exécutions de 1793 ont retourné l’opinion publique contre les idées républicaines, alors assimilées à l’état de guerre et à la Terreur. Il en a été de même des francs-maçons. Cependant, certains frères se sont retrouvés dans la minorité défendant la nouvelle nature de l’Etat. Afin de renforcer son pouvoir, Napoléon Bonaparte tenta d’enrégimenter la franc-maçonnerie en en faisant une sorte de relai de son administration. Il nomma son frère ainé Joseph à la tête du Grand orient de France en 1804. Lorsque la monarchie royaliste revint au pouvoir en 1815, la franc-maçonnerie fut accusée de collusion avec la Révolution et l’Empire. Le nouveau pouvoir se méfiait du mode de fonctionnement démocratique des maçons et de certaines loges qui professaient des idées avancées. Elle les surveilla et les intimida.

 

 

L’implantation maçonnique dans l’Eure

Avant la Révolution, trois loges étaient implantées dans ce qui devint le département de l’Eure en 1790 : La persévérante (Pont-Audemer, 1765), La parfaite cordialité (Les Andelys, 1767) et Saint-Jean-de-Dieu (Vernon, 1768). La Révolution modifia la donne. Elle renouvela le personnel militaire de la France en enrôlant de nombreux jeunes hommes qui furent ainsi attachés au nouveau régime et, bientôt, à la Première République (septembre 1792). Le premier bataillon d’infanterie de l’Eure, basé à Evreux, se dota d’une loge affiliée au Grand orient de France en 1793[3]. On retrouvait alors le lieutenant de la garnison de Pont-de-l’Arche, Christophe Dubosq. C’est en 1800 que le chef-lieu de l’Eure se dota d’une loge, La constance éprouvée. Celle-ci joua un rôle politique de premier plan en initiant entre 1809 et 1812 des maçons qui se sont illustrés dans le combat libéral : François Hochon (juge d’instruction), Charles Gazzan et Charles Fouché (fonctionnaires des finances) et Jacques Dupont (président du tribunal criminel, le futur député Dupont de l’Eure actif auprès de La Fayette contre la monarchie). Cependant, la loge d’Evreux disparut avec la Restauration de 1815. En 1805, c’est Louviers qui se dota d’une loge, Les arts et l’amitié, qui participa bientôt à la naissance de la première loge d’Elbeuf, l’Union, en 1810.  

 

 

 

Jeton Louviers aversJeton Louviers revers

Jeton frappé à l’occasion de la naissance des Arts et l’amitié, à l’orient de Louviers, en l’année maçonnique 5806 (1806). A l’avers : divers symboles. Au revers : un maçon prêtant serment lors de son initiation.

 

 

1819-1832 : Les Amis réunis

Comme Evreux, l’atelier d’Elbeuf cessa d’avoir des activités officielles en 1813 et resta silencieux jusqu’en 1822. C’est durant cette semi-clandestinité que neuf frères elbeuviens, tous industriels du drap[4], participèrent à la naissance de la loge de Pont-de-l’Arche, environ la 80e loge de Normandie[5], la 6e loge fixe de l’Eure. Ils étaient 11 frères lors de la réunion constitutive du 1er mars 1819 autour du vénérable maitre Pierre-François d’Hostel. Le 7 mars, ils reçurent l’officialisation de leur atelier les Arts réunis[6] par le Grand orient de France. Les constitutions de la loge archépontaine ont été accordées par le Grand orient le 6 juillet 1819 et celle-ci fut installée le 5 septembre 1819. Conformément aux statuts maçonniques, « Les arts réunis » changea son nom pour devenir les Amis réunis[7], nom que nous conservons. Si malheureusement les comptes rendus des travaux sur lesquels les frères ont réfléchi ont disparu, on sait que l’atelier tint régulièrement ses tenues jusqu’en 1829 et se mit officiellement en sommeil en 1832.

 

 

Composition des Amis réunis

Entre 1822 et 1824, les 16 frères actifs en 1820 initièrent de nombreux hommes nés pendant la Révolution. Avec 58 frères[8], la loge de Pont-de-l’Arche fut une des loges éphémères les plus fréquentées de Normandie entre 1815 et 1830. Le recrutement se fit à 20 % dans les fratries. Parmi les professions de ceux-ci, on note que le recrutement des Amis réunis a été élitiste avec une prédominance de serviteurs de l’Etat (16 frères), des industriels (16), des banquiers (16) et enfin des négociants (7). Autre particularité, seuls 19 % des frères étaient nés à Pont-de-l’Arche et 48 % d’entre eux y résidaient. Nettement, l’atelier archépontain rassemblait des frères des communes alentours. Ceci démontre l’aura des instigateurs de cette loge et dénote, peut-être, d’une habitude de l’Ancien régime où Pont-de-l’Arche était, avec ses quatre tribunaux, le centre administratif de la région d’Elbeuf et de Louviers. La ville n’obtint qu’un statut de chef-lieu de canton en 1790. Les opinions politiques ont-elles compté parmi les affinités ayant conduit à l’initiation de nouveaux frères ?

 

 

Compas & équerre

 

 

Un atelier à dominante libérale et révolutionnaire ?

Sans dogme, la franc-maçonnerie a accueilli des conservateurs et des progressistes. On sait que les Amis réunis ont été partagés ce qui a mis à mal leur atelier. Les tenues archépontaines ont cessé en 1829 avant l’officialisation de la fermeture de la loge en 1832. L’Union d’Elbeuf, comme le note Eric Saunier, a pris le même chemin. L’atelier mit fin à ses travaux en précisant que « la révolution a entamé une crise irréversible au sein de l’atelier. » Qui étaient les libéraux et quelle était leur place à Pont-de-l’Arche ? C’est encore Elbeuf qui nous éclaire. L’Union a compté dans ses rangs des frères républicains. En 1830, une délégation des frères s’est rendue le 6 aout à une Grande fête patriotique et maçonnique en l’honneur de La Fayette, chef de file de l’opposition constitutionnelle. Parmi ces frères, se trouvaient Victor Grandin, député de gauche, et Victor Ménage, aussi membres des Amis réunis… Ils faisaient partie des neufs frères elbeuviens venus fonder les Amis réunis en 1819. Parmi les frères déjà implantés à Pont-de-l’Arche avant 1819, on retrouve des personnages politiques (maires, adjoints…) à la manœuvre durant la Révolution ou l’Empire et pour lesquels la Restauration a été synonyme de mise en retrait. On retrouvera leurs biographies dans le tableau ci-dessous. De plus, certains d’entre eux ont acquis des terres appartenant auparavant à des ordres religieux. La Restauration pouvait leur faire craindre de les perdre. A noter, l’absence des édiles de Pont-de-l’Arche autour des maires nommés par le pouvoir après 1815, à savoir Julien Blin (maire de 1815 à 1826) et Jean-Charles Ducôté (maire de 1827 à 1845). Ceux-ci sont toujours restés fidèles au pouvoir en place.

 

 

Eléments biographiques de quelques frères

 

Nom

Activités

Jacques Isaac Alexandre de la Fleurière (1772-1837)

Jacques Isaac Alexandre Delafleurière est le fils d’un des plus grands notables de la ville : Jacques Joseph, ancien maire jacobin de 1792 à 1796 et coacquéreur de Bonport avec Alexandre de la Folie (voir ci-dessous). En 1793, Jacques Isaac était dragon de la Manche puis lieutenant du 16e régiment de chasseurs à cheval. En 1802, il était de retour à Pont-de-l’Arche après un bel état de services : armée du Nord (an II), armée de l'Océan (an III), Sambre et Meuse (ans IV et V), guerre des révoltés belges et l’ile de Walaheren (an VII), armée du Rhin (an VIII) où il reçut un coup de sabre, fut fait prisonnier de guerre à Altenkirschen. Il fut conseiller général en 1830.

Alexandre de la Folie (1757-après 1817)

Propriétaire de l’ancienne abbaye de Bonport. Acquéreur des territoires de l’ancienne abbaye de Bonport adjugés pour la somme de 161 000 livres le 2 avril 1791 (sauf les meubles[9]) avec l’aide d’Alexandre de la Fleurière. Maire de Criquebeuf en 1792.

A la tête de la Société des amis de la constitution (les jacobins) avec Fouet, maire des Damps. Cette société est la première association politique de l’histoire de la ville. Il présenta des piques au Conseil municipal de Pont-de-l’Arche le 19 mars 1792 au nom de cette société pour armer les soldats de la ville et ce en rappel de la prise de la Bastille. Frappé par la réaction thermidorienne. Membre du collège d’arrondissement, électeur.

Victor Pierre Michel Grandin (1797-1849)

Membre de l’Union d'Elbeuf (1828-1830) et des Amis réunis (1824-1828). Député de 1824 à 1828 et de 1839 à 1848, il siégea dans les rangs de l'opposition constitutionnelle.

 

Louis-Casimir Brown

Inspecteur des manufactures. Franc-maçon à Caen (parmi les maçons normands fréquentant les loges parisiennes à la fin du XVIIIe siècle). Témoin du décès de la femme d’Alexandre de la Folie.

Charles Carbonnier

Juge de paix. Collège d’arrondissement, liste des 600 plus imposés du département, électeur, adjoint au maire durant les 100 jours. Remplacé par M. Thierry le 14 juillet 1815 après la chute de Napoléon Bonaparte.

 

Pierre Fouet (1757-18..)

Maire des Damps, membre du collège d’arrondissement. Fut frappé par la réaction thermidorienne en 1795.

 

Jacques Gaudelet

Commissaire du consulat durant l’an XI. Maire de Léry.

 

Jean-Baptiste Milliard 

Maire d’Amfreville-sous-les-Monts

 

Henri Bilcoq

Juge de paix. Membre du collège d’arrondissement

 

Jean Augustin 

Eligible. Membre du collège d’arrondissement

 

Paul Lodieu

Chirurgien / figure sur les listes des Arts réunis de Rouen et de Pont-de-l'Arche. A fréquenté dès 1819 la loge de Darnétal

Antoine-Emmanuel Blanche (1787-18..)

Compte parmi les membres des Sociétés de médecine et de pharmacie de Rouen.

 

Antoine Blanche

Médecin-chef de l’hôpital général de Rouen

Joseph Vornier

Maire de Saint-Paul

Pierre-François Dhostel

(6 octobre 1770-31 décembre 1860)

Vénérable maitre. Ingénieur des Ponts-et-chaussées[10]. Promotion de 1794[11].  

 

 

Un temple introuvable…

Où se trouvait le temple des Amis réunis ? Il serait romantique d’imaginer les tenues dans la salle du chapitre de l’ancienne abbaye de Bonport, propriété du frère Alexandre de la Folie. Cependant, aucun élément ne nous renseigne sur cette localisation. Le frère Jacques Isaac Alexandre de la Fleurière aurait, lui aussi, aisément pu accueillir le temple dans sa demeure de la route du Neubourg, aujourd’hui remplacée par le Château accueillant le Centre de loisirs. Léon de Duranville[12] semble indiquer que, naturellement, les frères se rassemblaient dans Pont-de-l’Arche : « Et pour dire quelque chose de la période de la Restauration, nous rappellerons une loge maçonnique, qui existait au Pont-de-l’Arche, et à laquelle on se rendait d’une certaine distance et même des environs du Neubourg. Elle n’eut que peu d’années de durée ; son mobilier, y compris les figures symboliques, fut vendu à l’encan ; plusieurs de ces emblèmes servirent de jouets aux enfants du Pont-de-l’Arche. Ce petit épisode n’est pas à dédaigner. » Le mystère perdure.

 

 

 Stèle Les Damps (face et Est)Stèle Les Damps (ouest) 

Stèle funéraire de l’ancien cimetière jouxtant la chapelle Saint-Pierre des Damps. Première photo : de front, un cartouche sculpté au contenu effacé ; sur la face Est, un compas couronnant deux ciseaux. Sur la Seconde photo : sur la face ouest, un marteau couronnant une équerre et accompagné d’une pince et d’un dernier outil indéterminé. Cette stèle présente des outils de compagnons qui servent de symboles à la franc-maçonnerie. 

 

 

En guise de conclusion

La loge les Amis réunis fut fondée à Pont-de-l’Arche 4 ans après la fin du Premier empire. La Restauration monarchique se méfiait alors de la franc-maçonnerie, utilisée par Napoléon, où siégeaient des démocrates. En ces temps, certaines loges de grandes villes se mirent en sommeil ou continuèrent leurs activités dans la clandestinité. La loge de Pont-de-l’Arche naquit de l’union entre des frères elbeuviens, acquis aux idées démocratiques, et des notables locaux ayant participé à la Révolution et ayant scellé leurs intérêts à celle-ci. En seulement 10 années de travaux, les Amis réunis initièrent de nombreux jeunes hommes peu avant 1830 et la deuxième révolution. Ils attirèrent des frères du triangle Rouen-Elbeuf-Louviers. Ainsi à Pont-de-l’Arche, ville parfois rangée parmi les cités conservatrices car nostalgiques des privilèges de l’Ancien régime, on voit s’organiser une société rassemblant des libéraux. C’est ce qu’atteste l’existence des Amis réunis qui ont tenu leurs assemblées malgré la méfiance du pouvoir royal. Pont-de-l’Arche, siège de 4 tribunaux d’Ancien régime fermés par la Révolution, n’était donc pas une terre entièrement acquise à la cause de la monarchie. Le maintien des réformes administratives de 1790 par la monarchie n’a pas fait revenir ici le personnel royal. Au contraire, les agents d’Etat installés par les réformes révolutionnaires puis napoléoniennes ont, semble-t-il, apporté des forces au courant démocrate archépontain qui s’est exprimé dans la composition des « Amis réunis ». L’installation d’une loge à aura régionale a d’ailleurs été une sorte de survivance de l’importance passée de Pont-de-l’Arche qui avait autorité, avant 1790, sur la région d’Elbeuf et Louviers.

 

 

 

Sources 

- Becchia Alain, La Draperied’Elbeuf (des origines à 1870), Rouen : Publications de l’Université de Rouen, 2000, 869 p.

- Duranville Léon Levaillant de, Essai archéologique et historique sur la ville du Pont-de-l’Arche et sur l’abbaye Notre-Dame-de-Bonport, auto produit, 1856, 231 p.

- Loucelles Hilaire Pierre de, Histoire générale de la franc-maçonnerie en Normandie (1739 à 1875), Dieppe, Delevoye, 1875, 189 pages.

- Saunier Éric, Révolution et sociabilité en Normandie au tournant des XVIIIe et XIXe siècles : 6000 francs-maçons normands de 1740 à 1830, Mont-Saint-Aignan : Publications des universités de Rouen et du Havre, 1999, 555 p.

- Saunier Éric, « La franc-maçonnerie et le libéralisme (1810-1827) », p. 399-406, in Le Bozec, C., Wauters, Éric (dir.), Pour la révolution française, Rouen : Publications de l’université de Rouen, 1998, 584 p.

- Saunier Éric, « Une loge maçonnique à Elbeuf », in Bulletin de la Société de l’histoire d’Elbeuf n° 22, décembre 1994, p. 47-52.

 

 

 

[1]Bibliothèque nationale de France : FM1 108, FM2 356 : correspondance et tableau des « amis réunis ».

[2] Selon Wikipédia.

[3]Archives nationales (FM1 108). Membres : Pierre Conard, capitaine, vénérable, Jacques Lacour, capitaine, Verneuil, Jean-Baptiste Moullin, capitaine, Les Andelys, Louis Ancel, capitaine, Louviers, Michel Masse, capitaine, Evreux, Jean-Louis Oury, lieutenant, Verneuil, Charlemagne Buzot, chef de bataillon, Evreux, Pierre Delorme, lieutenant, Condé, Louis Armand, tailleur, Sarrelouis, Dominique Leroux, lieutenant, Les Andelys, Roch Gauclin, sous-lieutenant, Evreux, Esprit Duval, chirurgien, Pont-Audemer, Gervais Dubuisson, sous-lieutenant, Hacqueville, Jean-Christophe Louvel, capitaine, Domfront, Jean-Louis Martigny, sous-lieutenant, Louviers, Christophe Dubosq, lieutenant, Pont-de-l’Arche, Jean Gosse, adjudant, Les Andelys.

[4] Pierre Bourdon, Louis Delaunay, Parfait Delaunay, Pierre Faupoint, Gustave Garoye, Victor Grandin, Charles Houllier, Jules Ménage, Antoine Sallambier, Louis Vidal.  

[5] Notons que c’est durant cette même période que l’on a commencé à fabriquer des chaussons de lisière, c’est-à-dire confectionnés dans des chutes de draps, qui ont donné à Pont-de-l’Arche les bases d’une industrie florissante.

[6] Par ailleurs, nom d’une loge fondée à Rouen en 1807.

[7] Par ailleurs, nom d’une loge fondée à Granville en 1808.

[8] Pierre Achille Petit, Jacques Isaac Alexandre de la Fleurière, Pierre Constant Asse, Benjamin Aube, Charles Marie Belleville, Pierre Jean Baptiste Bernard, Henri François Bilcoq, Antoine Emmanuel Blanche, Louis Casimir Brown, Georges Brown, Charles Carbonnier, Charles Antoine Couture, Alexandre de la Folie, Louis François Delaunai, Parfait Delaunai, Bernard Gustave Desilles, Frédéric Firmin Desrues, Pierre Gaston Dhostel, Victor Dubreuil, Alexandre François Dupias, Pierre Théodore Faupoint, François Marie Favier, Ferdinand Ferey, Pierre Fouet, Gustave Gardye, Jacques Robert Gaudelet, Hippolyte Grillon, Marie Antoine Grulé, Augustin Thomas Jean, Albert Jean, Pierre Adrien Laisné, Hippolyte Adrien Laisné, Jean Baptiste Le Carpentier, ? Lefebvre, Jean Philippe Lefort, Jean Baptiste Milliard, Marie Louis Montlouis, Auguste Bruno Monton, Auguste Mustel Duquesnoy, Frédéric Mustel Duquesnoy, Benjamin Prévost, Pierre Antoine Sallambier, Guillaume Frédéric Seminel, Gabriel Simon, Aimé Alexandre Thinon, Toussaint Tournache, Sébastien Vedre, Michel Augustin Verdières, Louis Vidal, Jean François Bérel, Pierre Mathieu Bourdon, ? Boullier, Louis Camille Cuvelier, Jean Vincent Delaune, Michel Pierre V. Grandin, Charles Louis Houillier, Jules Victor Ménage, Gabriel Vanesbeq.

[9] Les grilles et l’orgue partirent à l’église de Louviers. Le reste fut partagé par les églises des environs dont celle de Pont-de-l’Arche qui récupéra la plupart des stalles et le chapier de la sacristie.

[10]Dossiers individuels des ingénieurs des Ponts-et-Chaussées ayant cessé leurs fonctions avant 1932, dressé par Marthe Felletin et complété par Martine Illaire en 1993. Archives nationales. Pierre Dhostel : F/14/2213/1.

[11]Fourcy A., Histoire de l'école polytechnique, page 393.

[12] Duranville Léon Levaillant de, Essai archéologique…, page 146.

 

Armand Launay

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 12:18

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 16:25

Inscrits : 2998

Votants : 1693

Blancs et nuls : 29

Exprimés : 1664

Participation : 56 %

 

Candidats

Voix

Pourcentages

Anne Terlez (Mouvement démocrate)

32

1,9

Arnaud Levitre (Front de gauche)

251

15

Christophe Solal (Lutte ouvrière)

8

0,4

François-Xavier Priollaud (Nouveau centre-Union pour un mouvement populaire)

429

25,8

Marie-Josée Danelli (Debout la république)

9

0,5

Laëtitia Sanchez (Europe écologie, Les Verts)

51

3

François Loncle (Parti socialiste-Parti radical de gauche)

633

38

Sophie Ozanne (Nouveau parti anticapitaliste)

9

0,5

Julie Barbier (Front national)

242

14,5

Total

1664

100

 

Participation

Sur 2998 inscrits, seuls 1693 votes ont été enregistrés dont 1664 exprimés.Cela porte la participation à 56 % contre 61,7 % au premier tour des législatives de 2007. Pour une fois, Pont-de-l’Arche se trouve en dessous de la moyenne nationale (57,2 %).


Une gauche forte, surtout socialiste

Avec 961 voix, les candidats de gauche totalisent 57,7 % des suffrages exprimés contre 819 en 2007 (47,5 %). Si l’arrivée en tête de François Loncle, député PS sortant, n’est pas une surprise, c’est l’augmentation de son score archépontain qui peut surprendre : 358 voix en 2007 et 633 en 2012 soit 275 voix de plus ! Le candidat bénéficie de la poussée de la gauche, dans la foulée des présidentielles, mais aussi d’un nombre de candidats moins important qu’en 2007 (9 contre 15). Il fait figure de candidat légitime de la gauche avec 38 % des voix. Toutefois, le résultat du candidat socialiste peut paraitre moins fort que dans d’autres villes de la circonscription. Ceci est dû à la présence d’un candidat Front de gauche local.


Loin derrière les 38 % de François Loncle, le deuxième candidat de gauche, Arnaud Levitre, rassemble 251 voix, soit 15 % des exprimés. Malgré l’appui de « Pont-de-l’Arche pour tous » et de l’ancien maire, malgré son nom et malgré le fait qu’il semble avoir séduit les électeurs d’extrême gauche (qui perd 34 voix), Arnaud Levitre fait 36 voix de moins que son père en 2007. Cependant, il perd moins de terrain à Pont-de-l’Arche qu’à Alizay, chez lui, où il perd 89 voix par rapport à son père en 2007. Il réalise néanmoins 7,4 % des voix dans la circonscription où son père en totalisait 4,9 % en 2007. Cette situation n’aura pas échappé à ceux qui attendaient ces élections en vue des municipales de mars 2014.

 

Une droite mal en point

En 2007, la droite avait deux représentants : Françoise Miquel (UMP) et Bernard Leroy. Ils avaient totalisé 724 voix à Pont-de-l’Arche. En 2012, François-Xavier Priollaud rassemble 429 voix soit 295 de moins. Le grand bénéficiaire de cette chute est Julie Barbier : avec 242 voix, elle augmente le score du Front national de 174 voix, rassemblant ainsi 14,5 % des exprimés (3,95 % en 2007). Le vote Front national n’est pas marginal dans notre ville et semble traduire une véritable adhésion.

 

 

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 17:37

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 17:33

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 16:40

Biotropica ? C’est une serre tropicale de 6 000 m² qui ouvre ses portes le 1er septembre sur la butte de la Capoulade à Val-de-Reuil, au milieu des lacs et des falaises normandes. C’est un espace dédié à la préservation des espèces et à l’écologie.

 

Biotropica


A l'origine du projet, on retrouve Anne et Thierry Jardin, les propriétaires du zoo de Cerza (près de Lisieux). La Communuauté d'agglomération Seine Eure (CASE) a proposé un endroit qui a pleinement convenu à Biotropica qui s'est concrétisée après un an de travaux. 

Sur plus de 100 000 m² le public peut se balader dans un vaste parc avec étang où les petits peuvent approcher des pélicans, des chèvres et des cochons nains, des poules autour de la ferme et des kangourous (si si !).

 En haut de la butte de la Capoulade, se trouve la serre et son climat humide et chaud. L’intérieur est composé d’impressionnants dont une cascade de 12 mètres de haut, des aquariums, des terrariums… 

Le public fait deux fois le tour de la serre grâce à une passerelle en hauteur. Ainsi, il observe pleinement les 2 500 animaux de Biotropica parmi lesquels des loriquets de Swainson, des ibis rouges, des pigeons couronnés, des escargots géants, des dendrobates, des tortues géantes, des alligators, des anacondas, des phasmes-feuilles ou encore des poissons aveugles. 

Pour assurer le bon fonctionnement de Biotropica, la direction a été confiée à Alain Le Héritte, qui fut directeur associé du parc zoologique de Pont-Scorff (Morbihan). Celui-ci croit au potentiel de Biotropica : « les Normands peuvent être fiers de leur région tant elle regorge de beautés et d’atouts à partager ». 

Parions que Biotropica saura dynamiser le tourisme local notamment grâce aux millions de parisiens qui vont régulièrement sur la côte normande. C’est ce qu’espèrent la région Haute-Normandie et le Conseil général de l’Eure qui subventionnent 8 % des 4,5 millions d’euros investis pour créer la serre ; le cout total du parc s’élevant à 7 millions d’euros.


Ouverture et tarifs

9h30-18h d’octobre à avril. 9h30-19h de mai à septembre. Le parking de Biotropica est celui de la base de loisirs Léry-Poses : 4 € par véhicule. Biotropica amortit ce cout par des tarifs d’entrée revus à la baisse.

Individuels : 3-11 ans : 7,5 €. Au-delà : 11 €.

Groupes (15 personnes et plus) : 2-11 ans : 5,5 €. Au-delà : 9 €.

Abonnement (offre d'ouverture limitée aux 3 premiers mois). Adultes : 22 €. Enfants : 15 €. Valable de date à date.

 


Contact et accès

  Logo Biotropica


Biotropica – www.biotropica.fr / Butte de la Capoulade, CD 110 / 27 100 VAL-DE-REUIL

 

 

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La forêt de Bord-Louviers

Aperçu de l'histoire de Pont-de-l'Arche


Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 14:50

Dimanche 22 avril 2012 – Premier tour

 

En italique, les résultats de 2007

 

 

Nombre

%

Inscrits

3 003             2 825

100

Abstentions

  558                476

18,58       16,84

Votants

2 445             2 351

81,42       83,16

 

 

Nombre

%

Blancs ou nuls

48                  34

1,96        1,45

Exprimés

2 397             2 317

98,04      98,5

 

 

En rouge, les candidats classés à gauche.


Candidats en 2012

Voix

% des exprimés

% des exprimés au niveau national

Nicolas Sarkozy (UMP)

595   728

24,82     31,42

27,18     31,18

François Hollande (PS)

689   560 (S. Royal)

28,74     24,17

28,63     28,63

François Bayrou (Modem)

200   357

8,34       15,41

9,13      18,57

Marine Le Pen (FN)

466   255

(J.-M. Le Pen)

19,44     11,01

17,9      10,44

Philippe Poutou (NPA)

57     148

(O. Besancenot-LCR)

2,38       6,39

1,15       4,08

Jean-Luc Mélenchon (FG)

298  79

(M.-G. Buffet-PCF)

12,43     3,41

11,11    1,93

Nathalie Arthaud (LO)

12    51 (A. Laguiller)

0,5        2,2

0,56     1,33

Nicolas Dupont-Aignan  (DR)

46

1,92

1,79

Eva Joly

(Europe écologie-Les Verts)

31    39 (D. Voynet)

1,29      1,68

2,31     1,57

Jacques Cheminade (RS)

3

0,13

0,25

 

Avec 81,42 %, la participation à Pont-de-l’Arche est un peu supérieure à la moyenne nationale (79,47 %) et en léger recul par rapport à 2007 où elle était de 83,16 % (83,97 % au niveau national).

 

 

+ 8 % pour la gauche par rapport à 2007 

Le candidat PS-PRG François Hollande arrive en tête avec un score légèrement supérieur à la moyenne nationale. Il améliore de plus de 4,5 % le score de la candidate socialiste Ségolène Royal en 2007. 

Le quatrième homme de ces élections, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), recueille 12,43 % des voix à Pont-de-l’Arche. Ce score est impressionnant comparé au résultat de la candidate communiste en 2007, Marie-Georges Buffet (3,41 % des exprimés). Il confirme un ancrage communiste dans la région bien que le pourcentage soit assez peu supérieur à la moyenne nationale du Front de gauche (11,3 %). A noter les 69 voix qui ont préféré les autres candidats communistes du NPA et de Lutte ouvrière. 

Le total des voix de gauche est de 1 090 soit 47,04 % des exprimés. Ceci représente 183 voix de mieux qu’en 2007 où le total des voix de gauche était de 907 soit 39,15 % des exprimés.

 

Une droite archépontaine sauvée par le FN

Le candidat UMP Nicolas Sarkozy perd près de 6,5 % des voix dans notre ville par rapport à 2007. Il est le grand perdant de ce 1er tour à Pont-de-l’Arche avec François Bayrou (Modem) qui perd près de 7,5 % des voix par rapport à 2007. 

Le seul parti de droite à améliorer son résultat est le FN où Marine Le Pen améliore de près de 7,5 % le score de son père Jean-Marie Le Pen en 2007. Plus précisément, la candidate FN dépasse le candidat UMP dans le 3e bureau (188 contre 183 voix) qui est le plus marqué à gauche à Pont-de-l’Arche. Ceci semble montrer que l’imposant score FN repose en partie sur le vote populaire, plutôt ancré à gauche. 

En effet, le candidat UMP résiste plutôt bien dans le bureau 1 qui est traditionnellement le plus conservateur. Nicolas Sarkozy y obtient 217 voix contre 123 à Marine Le Pen ; François Hollande y recueillant 195 voix. 

Le report des voix du FN serait plus assuré à gauche qu’à droite dans notre ville. 

 

Un second tour bien parti pour la gauche 

Même avec un faible report des voix de François Bayrou (Modem) et du FN, François Hollande est bien parti pour battre Nicolas Sarkozy dans notre ville.

A l’image de Louviers, si notre ville reste représentative de la France, comme en 2007 où elle fut à 0,02 % près identique au score national du 2nd tour, l’élection de François Hollande serait plutôt bien engagée. 

 

Un enseignement pour notre ville ? 

Aux cantonales de 2011, le candidat PCF Gaëtan Levitre avait obtenu 438 voix et le candidat socialiste Richard Jacquet 458 voix. 

Certains avaient voulu y voir un désaveu pour le maire en place. Doivent-ils voir aujourd’hui un désaveu pour le Front de gauche qui perdrait 140 voix et une confirmation pour le maire dont le parti gagnerait 131 voix ? 

Nous ne le pensons pas car chaque élection est unique. Nombreux sont les électeurs à préférer le candidat à son étiquette.  

 

 

 

Dimanche 6 mai 2012 - second tour

Inscrits : 3003

Exprimés : 2279

Blancs et nuls : 149 

Participation : 80,85 % 

 

 

Bureau 1

Bureau 2

Bureau 3

Total

%

François Hollande

  353

(50,9 %)

  427

(56,2 %)

  470

(56,8 %)

  1250

  54,85 %

Nicolas Sarkozy

  340

(49,1 %)

  332

(43,8 %)

  357

(43,2 %)

  1029

  45,15 %

 

  

Participation

Avec 2279 votants, la participation s’élève à 80,85 % à Pont-de-l’Arche, c’est qui est un peu mieux que la moyenne nationale (80,35 %) mais en net recul par rapport à 2007 où la participation dans notre ville a été de 85,17 %. Avec 149 votes blancs ou nuls, ce sont 6,53 % des votants qui ne se sont prononcés pour aucun des deux candidats, ce qui est plus important que la moyenne nationale, s’élevant à 5,82 % de blancs ou nuls. C’est bien plus important qu’au second tour de 2007 où 102 personnes avaient voté blanc ou nul à Pont-de-l’Arche, soit 4,24 % des votants.


Pont-de-l’Arche, un bastion de gauche ?

La ville de Pont-de-l’Arche est vue comme un bastion de gauche. Ceci est dû à son passé industriel principalement tourné vers la fabrication de chaussure puis diversifié dans différents secteurs industriels dépassant les limites de la commune et du canton. Si la gauche a fourni – et continue de fournir – des militants et des personnes investies dans la vie publique, la droite n’en est pas moins présente dans la ville. En 2007, c’est le candidat de droite, Nicolas Sarkozy, qui avait fait la course en tête aux deux tours de la présidentielle où l’ensemble des candidats de droite avaient totalisé 60,85 % des voix au premier tour. Cette année encore, les candidats de droite ont totalisé près de 53 % des voix au premier tour, notamment grâce à un fort score du Front national qui semble séduire une partie de l’électorat populaire (voir les résultats du premier tour).


Sursaut à gauche en 2012

Le sursaut à gauche est lisible dans le résultat du candidat de gauche, François Hollande, au second tour : 54,85 % des exprimés (contre 51,64 % au niveau national). Celui-ci améliore de près de 8 % le pourcentage des bulletins exprimés à gauche entre le premier et le second tour. L’amélioration est surtout forte dans les bureaux 2 et 3, votant traditionnellement à gauche, où la droite recule de près de 10 % entre les deux tours. Ceci semble montrer qu’une partie des électeurs du Front national, très nombreux dans ces bureaux au premier tour, s’est reportée sur le candidat de gauche. Qui plus est, l’érosion du vote à droite semble expliquer la hausse de l’abstention et la hausse des votes nuls et blancs. Quoi qu’il en soit, ceci montre qu’en plus du vote d’adhésion au projet de François Hollande (+ 4,5 % de voix au premier tour par rapport à Ségolène Royal en 2007), le candidat socialiste a bénéficié de la difficulté de Nicolas Sarkozy de convaincre toutes les composantes de l’électorat de droite dont certains électeurs ont préféré se reporter sur le candidat de la gauche. C’est ce que montre le bureau n° 1, bastion de droite dans la ville, qui a basculé de peu (50,9 %) à gauche au second tour de ces élections présidentielles.  

Répartition des votes entre la gauche et la droite au premier tour et par bureau (%)

 

Bureau 1

Bureau 2

Bureau 3

Total

%

Gauche

 317

(43,5 %)

 362

(46,3 %)

411

(46,3 %)

 1090

  47 %

Droite

 411

(54,5 %)

 420

(53,7 %)

476

(53,7 %)

 1307

  53 %

Totaux

728

782

887

2397

 

 

 

A lire aussi...

Le portail des élections à Pont-de-l'Arche


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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 13:20

Dans un peu moins d'une semaine se tiendra le premier tour des élections présidentielles. Avant publication des résultats de Pont-de-l'Arche et leur commentaire, nous publions pour mémoire les résultats de 2007. Ceux-ci étaient étonnants car Nicolas Sarkozy (UMP) était arrivé en tête dans notre ville sociologiquement de gauche.  


Sources : Ministère de l'intérieur.       

 

 

Dimanche 22 avril - premier tour

 

 

 

Nombre

%

Inscrits

2 825

100

Abstentions

476

16,84

Votants

2351

83,16

 

 

 

Nombre

%

Blancs ou nuls

34

1,45

Exprimés

2317

98,55

 

 

 

Voix

% des exprimés

% des exprimés au niveau national

Nicolas Sarkozy (UMP)

728

31,42

31,18

Ségolène Royal (PS)

560

24,17

25,87

François Bayrou (Modem)

357

15,41

18,57

Jean-Marie Le Pen (FN)

255

11,01

10,44

Olivier Besancenot (LCR)

148

6,39

4,08

Marie-Georges Buffet (PCF)

79

3,41

1,93

Arlette Laguiller (LO)

51

2,2

1,33

Philippe de Villiers (MPF)

50

2,16

2,23

Dominique Voynet (Les Verts)

39

1,68

1,57

José Bové (SE)

24

1,04

1,32

Frédéric Nihous (CPNT)

20

0,86

1,15

Gérard Schivardi (PT)

6

0,26

0,34

 

 

 

 

 

 

Dimanche 6 mai 2007 - second tour

 

 

 

Nombre

%

Inscrits

2 825

100

Abstentions

419

14,83

Votants

2406

85,17

 

 

 

Nombre

%

Blancs ou nuls

102

4,24

Exprimés

2304

95,76

 

 

 

Voix

% des exprimés

% des exprimés au niveau national

Nicolas Sarkozy (UMP)

1222

53,04

53,06

Ségolène Royal (PS)

1082

46,96

46,94

 

 

A lire aussi...

Le portail des élections à Pont-de-l'Arche

 

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 20:20

Dans le cadre de la 7e édition du Mois de l’architecture contemporaine en Normandie, le Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnementde l’Eure (CAUE 27) et la Maison de l'architecture de Haute-Normandie ont proposé hier, 15 mars, une journée d'échanges sur le thème du patrimoine et de l'architecture. Une première dans l’histoire de Pont-de-l’Arche.

 

Le débat du matin a été très instructif pour les 75 personnes présentes. Michel Rousset, président du CAUE 27, a distribué la parole qui est revenue à Pascal Victor, président de la maison de l’architecture de Haute-Normandie et Marie-Christine Calmon, adjointe en charge de l’urbanisme et du patrimoine de la ville de Pont-de-l’Arche, partenaire de la manifestation. Michel Rousset a aussi souligné la collaboration du CAUE avec les Amis des monuments et sites de l’Eure (AMSE), association présidée par Pierre Roussel, présent dans la salle, et qui permet de « concilier la vieille pierre et l’urbanisme actuel ».

 

 

Philippe Baffert : pour un urbanisme de projet


Le premier intervenant a été Philippe Baffert, consultant et ancien chef de bureau du droit de l’urbanisme au ministère de l'Écologie, du développement durable, des transports et du logement. Celui-ci a commenté les lois relatives à l’urbanisme en France depuis 1945. Il a mis l’accent sur les motivations ayant mené à la création de la loi relative à la Solidarité et au renouvèlement urbains (SRU) : impulser un urbanisme de projet limitant au mieux l’étalement urbain. L’intervenant, à l’origine de l’écriture de la loi datant de 2000, a démontré que l’arsenal législatif français repose sur une notion figée de l’urbanisme. Au lieu de classer des zones, il convient de réfléchir à l’équilibre des milieux destinés à accueillir de nouvelles constructions. Ainsi l’exemple fut donné d’une zone de passage entre deux bois. Au lieu de classer les deux bois en oubliant cette zone, il conviendrait de garantir le maintien de la circulation des espaces animales entre les bois. Il s’agit de respecter les équilibres, non d’édicter des limitations architecturales par principe. Dans la même logique, il a montré du doigt l’aberration de documents d’urbanisme imposant la construction de pavillon au milieu des parcelles constructibles alors que les propriétaires gagneraient à bâtir leur maison dans un coin de leur terrain. Philippe Baffert a aussi visé le manque de réflexion dans l’élaboration de documents d’urbanisme tels que les PADD et les PLU. Ces documents doivent exprimer les objectifs des élus. Comment ceux-ci voient le développement de leur commune ? Comment comptent-ils l’attendre, concrètement ? C’est ainsi qu’ils pourront justifier quelles limites ils entendent appliquer aux projets d’urbanisme et ce au nom de l’intérêt général. Une attitude aux antipodes de nombreux PLU se contentant d’un rappel des textes en vigueur.


France Poulain : une méthode pour savoir que protéger ?


France Poulain, architecte des bâtiments de France de l’Eure a présenté ses missions : gérer 500 monuments historiques et 250 sites protégés par l’Etat, soit 5 à 6 % du département. La première protection a été enregistrée en 1862. Aujourd’hui, le panorama des protections est très inégal : 180 églises concernées sur 600. Jusqu’alors, le classement du patrimoine s’est fait au coup par coup. Il conviendrait de réaliser aujourd’hui une étude plus poussée et de définir une méthode de classement ? Privilégie-t-on l’âge d’un bâtiment, l’histoire qui y est attachée, un paysage, une architecture ? Par exemple, si l’on compte 5 églises du XIe siècle, il y a-t-il une encore dans son « jus » d’époque ? Classe-t-on alors les 5 églises ? Ces choix ont un impact fort car ils président à l’attribution de subventions de l’Etat et du Conseil général. Qui plus est, il peut être tentant de faire classer de nombreux monuments ou objets historiques mais encore faut-il être en mesure de bien entretenir les biens déjà inscrits.

 

Marie-Claude Cortial, Danila Niel, Pierre Durand, Xavier Derbanne : l’inventaire patrimonial de Chaise-Dieu-du-Theil en exemple


Deux élues, un délégué de l’AMSE et un architecte-conseil du CAUE ont présenté le bel exemple d’inventaire du patrimoine de Chaise-Dieu-du-Theil, commune du sud de l’Eure. Afin de protéger ce qui fait la valeur de leur commune, ces acteurs du patrimoine ont défini une méthode avant de recenser près de 180 lieux ou monuments.

L’intérêt architectural : adéquation entre la forme et la fonction du bâtiment ; logique esthétique des façades ; détails ornementaux.      

L’intérêt urbain : bâtiments de premier rôle (mairie, église…), bâtiments de second rôle (maison ancienne), rôle figuratif.

L’intérêt historique : ancienneté, témoignage évènementiel (four à pain).

L’enjeu paysager

L’enjeu écologique

L’enjeu hydrographique

La protection contre le vent : haies

La protection des sols : arbres, haies

Cette démarche de protection a tout d’abord suscité des craintes dans la population avant que celle-ci ne comprenne l’intérêt de ce projet validé en Conseil municipal. Cette démarche sera renforcée en incluant le recensement dans le PLU intercommunal en cours d’élaboration.


Yvette Petit-Decroix et Delphine Butelet : la Fondation du patrimoine au secours de monuments non protégés


Créée en 1996, la Fondation du patrimoine aider principalement les particuliers, mais aussi les collectivités territoriales, à restaurer des biens non protégés par l’Etat. Grâce à des défiscalisations, des subventions, de souscriptions publiques et du mécénat, la Fondation aide les propriétaires de biens qui ont obtenu un label validé par l’architecte des bâtiments de France.

Plus d’informations sur : www.fondation-patrimoine.org/fr/haute-normandie-11

 

L’après-midi : visite du centre ville médiéval de Pont-de-l’Arche et audition d’orgue


Les Amis des monuments et sites de l’Eure ont animé l’après-midi par une visite du centre ville médiéval de Pont-de-l’Arche commentée par Armand Launay. Sous le soleil, les participants ont découvert les bijoux architecturaux de la ville avant de prendre place dans les stalles de Notre-Dame-des-Arts et de savourer l’audition d’orgue offerte par Michel Lepont, conservateur de l’orgue pour la Ville de Pont-de-l’Arche.

 

Urbanisme-15-mars-2012--2-.JPG

 

Cette première participation de Pont-de-l’Arche au mois de l’architecture contemporaine aura été réussie. La Ville remercie l’ensemble des organisateurs et des intervenants qui ont œuvré à ce moment aussi instructif que plaisant.

Armand Launay

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 16:05

Avec nos remerciements à Jean Baboux pour la reproduction des illustrations.

 

En 1790, l’érudit et touche-à-tout Aubin-Louis Millin  de Grandmaison présenta à l’Assemblée constituante une œuvre recensant le patrimoine national. Dans le chapitre 43 de ses désormais célèbres Antiquités nationales l’auteur accorde quelques belles pages à Pont-de-l’Arche. Il aborde notamment « … le château de Pont-de-l’Arche, actuellement démoli, et que j’ai fait dessiner au moment de la destruction… ». 

Il s’agit d’une vue sur le château de Limaie, alors en plein démantèlement, qui occupait l’espace situé entre l’auberge du Pressoir et l’entrée du pont par la rive droite de la Seine. Reproduite ci-dessous, elle fut dessinée par Garneray et sculptée par Desmaisons.

Le fort de Limaie durant son démantèlement dessiné par Garneray et sculpté par Desmaisons pour le compte d'Aubin-Louis Millin (vers 1790).

Le fort de Limaie durant son démantèlement dessiné par Garneray et sculpté par Desmaisons pour le compte d'Aubin-Louis Millin (vers 1790).

Au centre, l'hôtel-Dieu de Pont-de-l’Arche à la veille de la Révolution (détail de la vue ci-dessus).

Au centre, l'hôtel-Dieu de Pont-de-l’Arche à la veille de la Révolution (détail de la vue ci-dessus).

Un détail de cette vue nous a particulièrement intéressé, au centre du dessin : il s’agit de la seule image connue, à notre connaissance, de l’hôtel-Dieu de Pont-de-l’Arche. A la veille de la Révolution, il tombait en ruine. Il fut remplacé en 1818 par une maison d’habitation, l’actuelle salle Ambroise-Croizat, pour le compte de Julien Blin (1738-1826). Sur le dessin, l’hôtel-Dieu se trouve à droite de la tour et à gauche de l’église Saint-Vigor, actuellement Notre-Dame-des-arts. On y voit un bâtiment constitué d’une nef avec des ouvertures surmontés d’arcs en tiers-point caractéristiques de l’architecture religieuse gothique. Un toit à deux pans apparait aussi surmonté d’un clocheton.

Si la représentation de Garneray est fidèle, l’hôtel-Dieu aurait pris la forme d’un bâtiment gothique. Le seul élément de l’hôtel-Dieu encore debout de nos jours est la cave, c’est-à-dire la Salle d’Armes à laquelle nous avons déjà consacré un petit articleLa partie haute du mur extérieur de la cave est visible. Ainsi apparaissent depuis la rue une petite ouverture dans un mur fait de belles pierres de taille dont les plus hautes, les pierres cornières, atteignent le rez-de-chaussée. Sans conteste, le plus beau vestige est la porte de l’escalier à vis menant à la cave. Elle se trouve sur la façade côté cour. Son linteau est orné d’une épaisse nervure reliant deux chapiteaux sculptés à décors végétaux de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle.

Ces quelques éléments de patrimoine confirment plutôt la représentation gothique donnée par Garneray à l’hôtel-Dieu.

 

A voir, notre historique sur l'hôpital local jusqu'à l'EHPAD

Détail de la porte de l'escalier à vis de l'hôtel-Dieu, actuelle Salle d'Armes (cliché Armand Launay, 2012).

Détail de la porte de l'escalier à vis de l'hôtel-Dieu, actuelle Salle d'Armes (cliché Armand Launay, 2012).

Source

Millin Aubin-Louis, Antiquités Nationales ou recueil de monuments, pour servir à l’Histoire générale et particulière de l’Empire François, tels que tombeaux, inscriptions, statues, vitraux, fresques, etc. ; tirés des abbaïes, monastères, châteaux et autres lieux devenus domaines nationaux. Présenté à l’Assemblée Nationale et accueilli favorablement par Elle, le 9 décembre 1790, tome 4, Paris, M. Drouhin éditeur, an IV de la Liberté (1792).

Armand Launay

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  • : Pont de l'Arche et sa région histoire, patrimoine et tourisme
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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages) ;

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages) ;

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages) ;

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au cœur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages) ;

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages) ;

- Mieux connaitre Pont-de-l'Arche à travers 150 noms de rues et de lieux ! (Autoédité avec Frédéric Ménissier, 2019, 64 pages) ; 

- Les Trésors de Terres-de-Bord : promenade à Tostes, ses hameaux, Écrosville, La Vallée et Montaure (édité par la mairie de Terres-de-Bord, à paraitre en 2022).

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis enseignant à Mayotte.

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