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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 11:35

Le maire sortant socialiste confirme son implantation

 

23 candidats à élire au panachage.

Paulette Lecureux, maire socialiste sortant, dirige la liste « Ensemble pour Pont-de-l’Arche ». Soutenue aussi par le MRG, elle fait face à deux listes. La plus dangereuse pour elle était la liste emmenée par Michel Lauret « Agir à gauche pour Pont-de-l’Arche ». Elle était issue du PCF local représenté par 10 conseillers municipaux d'opposition entre 1989 et 1995. Cette opposition souhaitait reprendre le flambeau de l’ancien maire communiste, Roger Leroux, battu en 1989 par Paulette Lecureux (13 élus). La deuxième liste, autour d’Éric Pinel, rassemble les forces de droite. 

 

Premier tour

Inscrits : 2200
Votants : 1612
Exprimés 1553 
 

Liste « Pont-de-l’Arche ensemble » de Paulette Lecureux

Michelle Beaudoin (603 voix), André Bimont (602), Paulette Lecureux (602), Alain Petitprez (598), Gilbert Bonnetier (593), Olivier Gérard Molle (589), Bernard Boudet (586), Olivier Balland (584), Isabelle Carpentier (584), Anne-Marie Chéron (581), Eric Castelain (580), Philippe Barabe (579), Henri Rabreau (579), Jacques Calmon (577), Marie-Pierre Bricnet (576), Chantal Calemard-Picard (575), Richard Jacquet (571), Marc Godefroy (567), Michèle Laruelle (567), Francis Willem (566), Alphonse Bricnet (561), Marie-Andrée Tardy (552), Camille Aube-Duchemin (549).

Soit une moyenne de 35,7 % des votants (moyenne des candidats de la liste).
 

Liste « Agir à gauche pour Pont-de-l’Arche » de Michel Lauret

Jacques Havet (521), Hervé Castel (514), Roger Leblond (513), Michel Lauret (510), Daniel Breiner (510), Béatrice Monnier (509), Bruno Bucher (508), Claude Blot (506), Jacques Vasseur (503), Yvonne Didier (502), François Hordel (502), Dominique Jachimiak (501), Patrick Bellamy (500), Catherine Jallan (499), Dominique Lafon-Leroux (498), Jean-Jacques Lisowski (498), Martine Marty (497), Eddy Caillouel (497), Patrick Bréant (496), Christian Poezevara (496), Jacques Hébert (493), Marie Gossent (483).

Soit une moyenne de 31 % des votants (moyenne des candidats de la liste).
 

Liste « Pont-de-l’Arche demain » d’Éric Pinel

Hervé Coyac (475), Éric Pinel (474), Alain Foret (473), Valérie Forfait (468), Claudine Cauret (462), Béatrice Boehler (459), Christian Grau (459), Philippe Detoisien (458), Valery Braem (455), Daniel Lefèvre (455), Mathilde Cornette (453), Olivier Cornette (453), Thierry Fayet (453), Denise Naïdenov (458), Jean-Pierre Bennetot (452), Michel Métayer (451), Natacha Porée (451), Joël Nicolas (449), Clotilde Schmit (449), Denise Debray (448), Yannick Dumon (440), René Duvernay (440), Hugues Servais-Picord (431).

Soit une moyenne de 28,1 % des votants (moyenne des candidats de la liste).
 

Blancs ou nuls : 59 soit 3,66 % des voix.

 

Le premier tour des élections démontre que le maire sortant Paulette Lecureux a conquis la confiance d’une plus large partie des Archépontains depuis 1989. L’opposition quant à elle s’est tassée entre les deux scrutins. 

 


Second tour

 

Inscrits : 2200 

Votants : 1681 

Exprimés : 1642

 

Paulette Lecureux (680), Gérard Molle (646), Alain Petitprez (671), Gilbert Bonnetier (664), Anne-Marie Chéron (646), André Bimont (670), Alphonse Bricnet (625), Camille Aubé-Duchemin (621), Olivier Balland (660), Paul Barabé (648), Michelle Beaudoin (683), Bernard Boudet (661), Marie-Pierre Bricnet (643), Chantal Calemard-Picard (653), Jacques Calmon (645), Isabelle Carpentier (665), Éric Castelain (658), Marc Godefroy (619), Michèle Laruelle (651), Henri Rabreau (645), Marie-Andrée Tardy (631), Francis Willems (631), Richard Jacquet (648). 

 

Le second confirme l’implantation de Paulette Lecureux qui arrive même en tête de tous les candidats. Elle fait élire dans son sillage la totalité de sa liste.

 

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 11:26

Une coalition très hétérogène, alliée à la droite, met en échec le maire socialiste sortant et porte Dominique Jachimiak aux commandes

 

=> 23 candidats à élire au panachage.  

 

Premier tour  

Trois listes de 23 personnes étaient présentes au premier tour des municipales de 2001 : 

- La liste de Paulette Lecureux, maire socialiste sortant, comprenait majoritairement des personnes ancrées à gauche mais pas uniquement. 

- La liste de Claude Blot, était issue de l'association L'Arche expression créée le 12 décembre 1995 afin de constituer une opposition non élue à l'équipe de Paulette Lecureux. Dans Point de vue n° 12 d'octobre 2000, l'association se décrit ainsi : « Face à cette liste de « gauche singulière » [de Paulette Lecureux] « Oui, à L’Arche expression il y a des hommes et des femmes de « gauche », tous respectables. Oui, à L’Arche expressionil y a des hommes et des femmes de « droite », tout aussi respectables. Mais surtout à L’Arche expression, tous les hommes et toutes les femmes veulent sortir de ce combat « gauche-droite ». 

Cette association avait pourtant pris la suite de la liste Michel Lauret de 1995,  elle-même issue de la perte de vitesse du PCF archépontain. En 2001, le PCF du canton appela à voter pour Claude Blot, candidat en 1983 sur la liste socialiste et radicale de Fernand Attal et ce face à Roger Leroux... avant d’intégrer la liste de celui-ci au second tour.

- La liste de Fernand Attal, sans étiquette, il était positionné à droite de l’échiquier depuis 1983 où il avait décidé de fusionner avec la liste de droite contre Roger Leroux ce qui lui valut l’exclusion du PS. 
 

 

Participation

Inscrits : 2452

Votants : 1791 (73,04 %)

Exprimés 1708

 

Résultats

Liste de Paulette Lecureux

Richard Jacquet (770 voix soit 42,99 % des votants), André Bimont (766), William Bertrand (762), Marie-Pierre Biron (754), Paulette Lecureux (754), Michèle Beaudoin (750), Pascal Marie (758), Caroline Andrieu (747), Fabien Gasquet (746), Valérie Plichet (745), Francis Willem (742), Denis Suire (739), Dominique Coquelin (737), Daniel Coudray (736), Florence Mentre (731), Henri Rabreau (731), Jean-Michel Griffoul (729), Jeanne Otero (727), Sébastien Moquereau (726), Michel Vasseur (719), Ludivine Vasseur (716), Régine Saïdi (704), Sarah Saïdi (697 voix soit 38,9 % des votants).

Soit une moyenne de 41 % des votants*. 21 des 23 premiers candidats en nombre de voix. 

 

Liste de Claude Blot

Dominique Jachimiak (715 voix soit 39,9 % des votants), Partick Bellamy (714), Daniel Breiner (711), Bruno Bucher (708), Marie-Claude Lauret (707), Myriam Riberprey (701), Bruno Bimont (700), Patricia Vasseur (698), Hervé Castel (698), Anita Hervieux (697), Hervé Lour (692), Michelle Dubras (691), Gérard Trolong (691), Florence Perrot (687), Martine Garcia (687), Stéphanie Boivin (687), Olivier Corruble (685), Françoise Peschard (681), Jean-Paul Peschard (681), Claude Blot (681), Pierre Duvivier (668), Jacques Vasseur (667), Françoise Roedel (667 voix soit 37,2 % des votants).

 

Liste de Fernand Attal

Fernand Attal (295 voix soit 16,5 % des votants), Josée Tubiana (291), André Spolidor (286), Catherine Cauchard (283), Marcel Gastel (274), Roland Garreau (272), Brigitte Attal (270), Francis Avril (261), Maryline Braun (261), Colette Anquetil (259), Pascal Garreau (259), Paulette Labbé (259), Josette Picard (257), Virgine Legrain (256), Marlène Schneider (256), Stéphane Leclercq (256), Lydie Lecœur (255), Claire Lebas (255), Pierrette Lemarchand (255), Gharib Chhaïmi (254), Lisbeth Schneider (254), Jean-Pierre Bennetot (251), Claude Feray (248 soit 13,8 % des votants*).

Soit une moyenne de 15,6 % des votants.
 

Suffrages blancs ou nuls : 83 soit 4,6 % des votants.  

 

Le maire sortant réunit autour de sa liste et de son nom la plus grande minorité des voix au premier tour. On ne peut donc pas conclure que sa politique fut sanctionnée. 

 

 

Second tour

Conformément aux votes exprimés, Claude Blot cède la tête de sa liste à Dominique Jachimiak, mieux placé pour faire gagner « Pont-de-l’Arche pour tous ». 

 

Fernand Attal retire sa liste. Il n'appelle pas à voter pour la liste de Dominique Jachimiak mais émet le souhait de « sanctionner la gestion de la municipalité sortante et donner à Pont-de-l’Arche l’espoir d’une ambition nouvelle. » 

 
Résultats

Inscrits : 2452

Votants : 1810 (73,81 % de participation)

Exprimés : 1740 

 

Liste de Dominique Jachimiak « Pont-de-l’Arche pour tous »

 Dominique Jachimiak (950 voix soit 52,5 % des votants), Partick Bellamy (945), Daniel Breiner (938), Patricia Vasseur (937), Bruno Bucher (933), Anita Hervieux (933), Marie-Claude Lauret (931), Martine Garcia (928), Hervé Castel (927), Myriam Riberprey (926), Bruno Bimont (924), Florence Perrot (917), Michelle Dubras (915), Hervé Lour (908), Gérard Trolong (908), Stéphanie Boivin (908), Olivier Corruble (902), Jean-Paul Peschard (900), Françoise Peschard (897), Pierre Duvivier (885), Françoise Roedel (881), Claude Blot (875), Jacques Vasseur (866 voix soit 47,8 % des voix). 

 

Liste de Paulette Lecureux

Richard Jacquet (835 voix soit 46,1 % des votants), André Bimont (831), William Bertrand (823), Marie-Pierre Biron (819), Valérie Plichet (818), Paulette Lecureux (812), Michelle Beaudoin (815), Dominique Coquelin (815), Daniel Coudray (815), Fabien Gasquet (809), Pascal Marie (809), Caroline Andrieu (807), Denis Suire (804), Francis Willem (742), Jean-Michel Griffoul (797), Florence Mentré (795), Henri Rabreau (794), Jeanne Otero (792), Sébastien Moquereau (787), Michel Vasseur (783), Ludivine Vasseur (772), Régine Saïdi (751), Sarah Saïdi (747 voix soit 41,3 % des votants).

Soit une moyenne de 43,7 % des votants*. 

 

Suffrages blancs ou nuls : 70 soit 3,9 % des votants.  

 

L’électorat de Fernand Attal était plutôt conservateur. Il s’est reporté sur la liste sans étiquette et qui se déclarait, de plus, « apolitique ». Cet électorat a cautionné la volonté de Fernand Attal de sanctionner la politique du maire sortant.  

 

La liste du maire sortant a plutôt bien résisté. En effet, face à elle, au second tour, se sont rassemblés les votes conservateur, communiste et divers gauche. La liste de Dominique Jachimiak avait aussi été élue sur la promesse – intenable, mais qui a plu – de retirer Pont-de-l’Arche de la naissante Communauté d’agglomération Seine-Eure pour laquelle le maire sortant s’était beaucoup investie avec Franck Martin.

 

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Les municipales de 2008

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Dominique Jachimiak

 

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 11:23
L'union de la gauche met en échec le maire sortant et porte Richard Jacquet (PS) aux commandes
 
Premier tour (9 mars)
 
=> 27 candidats à élire à la proportionnelle (première fois dans l’histoire de la ville qui dépasse désormais les 3500 habitants).

 

Quatre listes

Pont-de-l’Arche pour tous emmenée par Dominique Jachimiak, maire sortant (SE, DVG, DVD) :

Domnique Jachimiak (agent comptable du collège), Marie-Claude Lauret attachée statisticienne), Claude Blot (retraité cadre papeterie), Isabelle Viguerard-Pouppeville (professeur), Daniel Breiner chef de service EDF), Anita Hervieux (technicienne assurance), Patrick Bellamy (technicien en téléphonie), Françoise Peschard (conductrice de machines), Bruno Bucher (responsable bureau d’études), Claudine Hanquart (standardiste hôpital des Feugrais), Nicolas Malandain (professeur de faculté), Dominique Lafon-Leroux (professeur), Paul Evain (responsable de laboratoire), Dominique Leroy (employée de maison), Jean-Paul Peschard (chef de garage), Patricia Vasseur (professeur d’électronique), Julien Nicolas (chef de cuisine), Hélène Tollemer (ingénieur en microbiologie), Marc Perdereau (cadre commercial), Agnès Arribet (coiffeuse), Guillaume Gruel (chef de projet mécanique), Martine Garcia (auxiliaire puéricultrice), Olivier Corruble (agent de sécurité), Virginia Bellenger (luthier), Didier Joffres (restaurateur), Sonia Joseph (retraitée), Gérard Trolong (retraité).

 

Pont-de-l'Arche 2008 emmenée par William Bertrand (UMP)

William Bertrand, Christiane Sandret, Hervé Arzul, Sophie Cariou, Rodolphe Cariou, Ida Molinaro, Olivier Bonhomme, Agnès Pina Ritel, Amédée Torello, Delphine Blondel, Guillaume Snauwaert, Malika Allal, Franck Denis, Linda Fournier, Henri Lesueur, Carine de Diego Arranz, Laurent Petit, Armelle de Rouge, Fabien de Joie, Claire Paulmier, Fabrice Richelme, Isabelle Racine, Pascal Husson, Julie Petitprez, Jean-Baptiste Michaud, Anne Sandret, François Macchia.

 

Demain, Pont-de-l'Arche emmenée par Éric Réboli (SE, DVD)

Éric Réboli (médecin urgentiste), Christine  Berrenger (Employée en parfumerie), Stéphanie Bourgeois (chef de projet industrie  pharmaceutique), Delphine Buzon (Intérimaire), Gina Cabrita (Commerçante herboriste, diététique), Séverine Delecques (Mère au foyer), Valérie Forfait (Coordinatrice pédagogique, adjointe de direction au CFA de Val-de-Reuil), Rose Giannini (Mère au foyer), Marie-José  Gonord (Sans emploi), Sandrine Horville (Fonctionnaire de police), Mérile  Pinto Moura Fontes (Enseignante), Maryvonne Raude (Ouvrière en chaussures), Jeannine  Réboli (Restauratrice retraitée (Hôtel d’Elbeuf)), Pascaline Ropital (Maître d’hôtel), Philippe Blondeau (Directeur administratif et financier), Kader Boualem (Gérant auto-école « Renault »), Pascal Bovin (Chef d’entreprise), Hervé Coyac (Ingénieur commercial), Hervé  Dehame (Infirmier CHU Rouen), Nicolas Deshayes (Agent commercial indépendant), Jessy Equille (Restaurateur (Bar de l’Arche)), Roland Garreau (Artisan retraité (Carrosserie de l’Arche)), Raynald Hagues (Ingénieur industrie automobile), Hervé Lour (Officier de Sapeurs Pompiers), Joël Naudin (Hôtelier (Hôtel de la Tour)), Christophe Niaux (Ouvrier polyvalent), Eric Réboli (Médecin urgentiste), Franck Thénard (Sapeur Pompier d’Aéroport). 

 

Questions d'avenir : des réponses actives pour Pont-de-l'Arche emmenée par Richard Jacquet (PS, DVG, PCF, MRC, PRG)

Ludovic Aumont (Directeur d’école), Michelle Beaudoin (Directrice d’école retraitée), Nicolas Bouillon (Directeur de centre social), Marie-Christine Calmon (Cadre territorial), Hervé Castel (Greffier des services judiciaires), Angélique Chassy (Responsable de service jeunesse), Karine Demarest (Opératrice de production), Françoise Dijkman (Commerçante retraitée), Merry Djiba (Étudiante), Fabien Gasquet (Fonctionnaire à la direction du travail), Carole Hervagault (Rédactrice assurances), René Infray (Artisan), Richard Jacquet (Responsable jeunesse), Véronique Klépal (Technicienne gestion production), Armand Launay (Bibliothécaire), Roger Leblond (Retraité), Nicolas Le Carff (Agent de maintenance gaz), Paulette Lecureux (Retraitée de l’enseignement), Arnaud Levitre (Responsable de communication), Marion Lucien (Vendeuse), Pascal Marie (Responsable technique), Chantal Moulin (Employée de La Poste), Guy Murvil (Responsable de production), Albert Naniyoula (Cadre social à la CRAM), Mélissa Pousset (Secrétaire), Fatima Rocher (Manutentionnaire), Cédric Viguerard (Chef d’équipe transport express). 

 

Participation

Inscrits : 2899 (soit 447 inscrits de plus qu’en 2001)

Votants : 1988 (68,58 % contre 73,04 % en 2001)

Exprimés : 1932 (56 blancs ou nuls)

 

 

Les résultats par bureau de vote

 

Bureau de vote 1

Bureau de vote 2

Bureau de vote 3

Total

Pourcentage

Pont-de-l’Arche pour tous, liste conduite par

Dominique Jachimiak

226

238

213

677

35.04 %

Pont-de-l’Arche 2008, liste conduite par

William Bertrand

64

63

39

166

8.59 %

Demain, Pont-de-l’Arche, liste conduite par

Éric Réboli

110

83

81

274

14.18 %

Questions d’avenir, liste conduite par 

Richard Jacquet

205

285

325

815

42.18 %

 

L’abstention, plus forte qu’en 2001, est peut-être due au fait que de nombreux électeurs habitent depuis peu dans la commune et ne se retrouvent pas parmi les nombreuses listes. 

 

La moyenne des candidats de la liste de Paulette Lecureux au premier tour en 2001 était de 41 %. En 2008 Richard Jacquet en obtient 42,18 %. On observe une légère progression du nombre de voix : de 733 (moyenne des candidats en 2001) à 815 en 2008. On peut donc parler de nette continuité de l’implantation de Richard Jacquet, successeur de Paulette Lecureux depuis 2001.

 

La prime au maire sortant, Dominique Jachimiak, n’a pas compensé la perte de popularité de celui-ci. Son électorat s’érode : de 691 voix (moyenne des candidats en 2001) à 677 en 2008. Notons qu’en 2001 Dominique Jachimiak avait totalisé 715 voix sur son nom et que cela faisait de lui le plus populaire des candidats de la liste de Claude Blot.

 

La droite progresse malgré sa division : de 271 voix (en moyenne pour les candidats en 2001) à 440 voix (total des listes Éric Réboli et William Bertrand). La liste de Fernand Attal en 2001 avait, certes, fait une campagne peu active. La droite se rapproche des résultats de la liste d’Éric Legrand (DVD) qui obtint 490 voix au premier tour des élections de 1989. 2008 est donc une bonne année pour la droite mais pas une pleine réussite contrairement à ce que les élections présidentielles l’auraient suggéré en 2007 avec le passage en tête de Nicolas Sarkozy (52 % des voix). 

 

Comment établir une comparaison efficace entre les résultats de 2001 et 2008 ? Nous nous sommes amusés avec des calculs… Entre 2001 et 2008 le nombre de votants a augmenté de 111 %. Nous avons donc pris les résultats de 2001 (1791 votants) en les multipliant par cette augmentation de 111 %. Ce qui fait que la liste Dominique Jachimiak (715 voix sur son nom) aurait dû faire 794 voix. La liste de Paulette Lecureux : Richard Jacquet (770 voix en son nom) aurait dû faire 855 voix. En 2008, Dominique Jachimiak perdrait ainsi, selon ces calculs de proportion, 117 voix. Quant à la liste Richard Jacquet, dans la lignée de celle de Paulette Lecureux, elle perdrait 40 voix.

L’érosion des voix de ces deux listes est due à une hausse de 4,5 % de l’abstention ainsi qu’au plus grand nombre de listes en lice. L’abstention traduit certainement un désaveu de l’électorat de gauche qui ne souhaite ni du maire sortant ni du retour de l’ancien maire Paulette Lecureux (ce qui constitue une erreur puisque la tête de liste de gauche est Richard Jacquet). Toutefois cette érosion touche bien plus le maire sortant. Si le bilan de Dominique Jachimiak ne semble pas sanctionné (pas d’effondrement de l’électorat), on peut supposer que son électorat de 2001 s’est, lui, effondré mais a laissé place à de nouveaux habitants qui ne lui reprochent rien ou peu. On peut penser que la campagne démagogique (sortir Pont-de-l’Arche de la CASE) et anti-Lecureux de 2001 a laissé place à 7 années de bilan et que celui-ci a réussi à s’implanter dans la durée sans qu’on lui reproche nécessairement son passé.

 

Mais ce qui a fait l’élection de la liste Dominique Jachimiak en 2001 c’était le report des voix de droite au second tour. La participation fut un peu plus forte au second tour (73,81 %) qu’au premier tour (73,04 %). Dominique Jachimiak passa de 715 à 950 voix (+ 235). Richard Jacquet, lui, passa de 770 à 835 (+ 65). Rappelons de Fernand Attal avait réuni 295 voix au permier tour (235 + 65 = 300)… C'est donc bien le report de ces voix qui a fait le résultat.

 

 

Second tour (16 mars 2008)

 
Les trois listes qui ont obtenu plus de 10 % des voix exprimées au premier tour se sont maintenues. La liste UMP de William Bertrand a appelé à faire barrage aux « socialistes et aux communistes » et donc à voter pour le maire sortant Dominique Jachimiak (qui n’a pas dit s’il y avait des socialistes ou des communistes sur sa liste). Ceci a confirmé le glissement stratégique (?) vers le centre du maire sortant. La composition des listes n’a pas changé.  

 

Participation

Inscrits : 2898

Votants : 2014 (69,49 %)

Exprimés : 1968 (46 blancs ou nuls)

 

Second tour : résultat par bureau de vote  

 

Bureau de vote 1

Bureau de vote 2

Bureau de vote 3

Total

Pourcentage

Pont-de-l’Arche pour tous, liste conduite par

Dominique Jachimiak

297

268

229

794

40.35%

Demain, Pont-de-l’Arche, liste conduite par 

Éric Réboli

87

81

71

239

12.14%

Questions d’avenir, liste conduite par 

Richard Jacquet

227

328

380

935

47.51%

 

La participation à ce second tour a été légèrement plus forte qu’au premier tour (69,49 % contre  68,58 %). On est loin cependant des 73,81 % du second tour de 2001.

La liste du maire sortant fait 117 voix supplémentaires au second tour [1]. Celle d’Éric Réboli doit faire les frais d’un vote "utile" [2] en perdant 35 électeurs et celle de Richard Jacquet, déjà en tête au premier tour, fait le plein avec 120 voix supplémentaires [3]. Ce n’est guère plus que les 117 voix qui se sont ajoutées aux électeurs de Dominique Jachimiak mais c’est un résultat important car il accroit l’avance de 7 % entre ces deux listes au premier tour et obtient plus de 47 % des suffrages dans une triangulaire.

La lecture du second tableau, ci-dessous, démontre que les voix qui s’étaient portées sur la liste UMP de William Bertrand au premier tour n’ont pas toutes suivi sa consigne de vote en faveur de Dominique Jachimiak. Seul le bureau 1 a préféré la liste de Dominique Jachimiak, se disant plus conservatrice. La liste de gauche de Richard Jacquet a néanmoins su convaincre au-delà des horizons idéologiques. Elle a certainement aussi fédéré des électeurs voulant sanctionner l'ancien maire.  

Cependant, les reports des voix des bureaux 2 et 3, traditionnellement les plus à gauche, ont été bénéfiques à la liste de Richard Jacquet. Celui-ci a aussi dû convaincre des personnes qui n’avaient pas voté au premier tour. On peut certainement lire ici la volonté de changement d’un nombre important d’électeurs. 

       

Écarts entre le premier et le second tour

 

Bureau de vote 1

Bureau de vote 2

Bureau de vote 3

Total

En %

Pont-de-l’Arche pour tous, liste conduite par

Dominique Jachimiak

297 (+ 71)

268 (+ 30)

229 (+ 16)

794 (+ 117)

40.35

(+ 5,31)

Demain, Pont-de-l’Arche, liste conduite par 

Éric Réboli

87 (- 23)

81 (- 2)

71 (- 10)

239 (- 35)

12.14

(- 2,04)

Questions d’avenir, liste conduite par

Richard Jacquet

227 (+ 22)

328 (+ 52)

380 (+ 55)

935 (+ 120)

47.51

(+ 5.33)

Total par bureau au 1ertour (évolution du nombre de voix au 2ndtour)

605 (+ 6)

669 (+ 8)

658 (+ 22)

1932 (+ 36)

 

 

Composition du Conseil municipal : 21 personnes de la liste de Richard Jacquet, 5 de la liste de Dominique Jachimiak et un de la liste Éric Réboli.

 

Notes

[1] Ce qui fait 156 voix de moins que celles qui se sont reportées sur le candidat Dominique Jachimiak au second tour des élections de 2001.
[2] C’est-à-dire un vote pour une des listes qui peut l’emporter tout simplement.
[3] Ce qui augmente de 100 voix son résultat individuel au second tour des élections de 2001.
 
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Armand Launay

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 11:11

Article paru dans l'Humanité, avec tous mes remerciements à Pierre Largesse et la rédaction.

1788540-2432884

 

Idées - Tribune libre - Histoire - Article paru
le 18 janvier 2010

tribunes & idées MEMOIRE

Pont-de-l’Arche, cité industrielle normande

Pont-de-l’Arche, cité de la chaussure, étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle, d’Armand Launay. Édité par la mairie de Pont-de-l’Arche, 2009. 52 pages en couleurs, 12 euros (*).

 

Grâce à la municipalité de Pont-de-l’Arche, l’historien et sociologue Armand Launay vient d’éditer une étude sur le patrimoine industriel de cette cité de la chaussure. C’est un bel ouvrage, à la riche iconographie, artistiquement mis en pages. L’auteur a commencé les recherches il y a sept ans, rencontré de nombreuses familles qui lui ont ouvert souvenirs et albums de photographies. Débordant sans complexe la frontière départementale, nous le signalons à l’attention de nos lecteurs de la Seine-Maritime puisque aussi bien la cité au pont célèbre en est proche et que le bassin d’emploi de deux mille personnes attirait des habitants de notre territoire. Mais de plus, c’est la démarche de l’historien qui nous agrée. Expliquons-nous. Armand Launay rappelle la tradition artisanale de la ville avec ses cordonniers fabricants de chaussons. Puis il décrit l’évolution de l’industrie dont les usines sont équipées de machines à transformer le cuir, grâce aux moteurs mus par la vapeur puis par l’électricité. Il décrit la technologie de la fabrication des chaussons à lisière et des chaussures. Un portrait des patrons des grandes familles (Ouin, Prieur, Morel, Nion, Labelle, et autres) est tracé. L’auteur souligne par des faits, par des dates, l’importance de la commercialisation et de la distribution face aux concurrences nationales et étrangères. Enfin, près de la moitié de l’ouvrage est consacrée à la vie quotidienne des ouvriers et des ouvrières. L’auteur souligne la lente et difficile législation du travail  ; le travail des enfants, le travail des femmes doublé des tâches familiales en rentrant à la maison. Armand Launay traite sur plusieurs pages (34 à 39) des grèves, de la répression subie par les militants de la CGT et livre (brièvement dans le cadre de cet ouvrage) la biographie d’un André Benet, d’un Robert Redon ou d’un Charles Michels (qui sera fusillé à Châteaubriant le même jour que Guy Môquet). Les dernières pages du livre sont consacrées au patrimoine industriel et architectural, avec un parallèle qui se passe de commentaires (grâce à une mise en pages éclairante) sur les demeures patronales et les logements ouvriers. Bref, partant de l’économie et des techniques, l’auteur a toujours en mémoire les hommes qui les ont faites, leurs différences de revenu et leurs rapports sociaux. Michel Croguennec, à propos des chantiers de Normandie, avait adopté la même démarche. Elle est trop rare chez certains historiens de l’industrie pour ne pas la signaler et l’apprécier.


Par Pierre Largesse, historien

 

(*) Dont 3 euros reversés au Centre communal d’action sociale de la ville. 

 

 

Armand Launay

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 18:06

Tableau tiré de Wikipédia, largement renseigné par mes soins...

 

 

A lire aussi...

Le portail des élections à Pont-de-l'Arche

 

 

Période Identité Étiquette Qualité
2008 En cours Richard Jacquet PS Responsable de service jeunesse-animation
2001 2008 (M.) Dominique Jachimiak DV Agent comptable
1995 2001 Paulette Lecureux PS Enseignante
1989 1995 Paulette Lecureux PS Enseignante
1983 1989 Roger Leroux PCF Agent d'assurances
1977 1983 Roger Leroux PCF Agent d'assurances
1959 1977 Rolland Levillain DVD Exploitant de scierie et carrière
1954 1959 Alix Duchemin Parti républicain, radical et radical-socialiste Lieutenant sapeur-pompier
1953 1954 Didier Simon DVD Assureur
1947 1953 Charles Morel DVD Industriel de la chaussure
1945 1947 André Benet PCF Ouvrier en chaussures
1944 1945 Raymond Rohée Socialiste indépendant Ingénieur des ponts des chaussées
août 1944 décembre 1944 Roger Tardy [président du Conseil d’administration Parti républicain, radical et radical-socialiste Ingénieur des ponts des chaussées
1936 1944 Raoul Sergent URD (droite) Clerc de notaire
1930 1936 Charles Morel URD (droite) Industriel de la chaussure
août1930 octobre 1930 Patrice Girard républicain modéré - droite Serrurier
1924 1930 Maurice Delamare républicain de gauche, voire radical Industriel en produits pharmaceutiques
1919 1923 Anthime Ferrandier républicain modéré - droite Directeur de la Caisse d'épargne de Louviers
1912 1919 Maurice Delamare républicain de gauche, voire radical Industriel en produits pharmaceutiques
1908 1912 Henry Prieur républicain de gauche Industriel du chausson
1902 1908 Jules Fromont républicain de gauche  
1900 1902 Léon Bataille républicain de gauche  
1894 1900 Eugène Ferrand républicain de gauche Notaire
1892 1894 Adolphe Thomas    
1891 1892 Henry Prieur républicain de gauche Industriel du chausson
1891 1891 Henri Alexandre Delafleurière    
1890 1891 Achille Fumierre    
1885 1890 Jules Lequeux républicain de gauche Pharmacien
1882 1885 Félix Romain   Capitaine sapeur-pompier
1871 1882 Alfred Houzard de la Potterie nommé par la Préfecture Rentier
1869 1871 Prosper Morel-Dubosc nommé par la Préfecture  
1864 1869 Jean-Baptiste Delaporte nommé par la Préfecture   
1864 1864 Alfred Houzard de la Potterie nommé par la Préfecture Rentier
1862 1864 Amédée Lallemand nommé par la Préfecture   
1857 1861 Camille Thorel nommé par la Préfecture   
1852 1857 Léopold Bizet nommé par la Préfecture   
1848 1852 Jean-Baptiste Olivier nommé par la Préfecture  Médecin
1845 1848 François Houzard de la Potterie nommé par la Préfecture   
1827 1845 Jean-Charles Ducôté nommé par la Préfecture   
1815 1826 Julien Blin nommé par la Préfecture  Ingénieur des ponts et chaussées
1800 1815 Jean François Toussaint Thierry nommé par la Préfecture   
1799 1800 Michel Henri Vacher nommé par la Préfecture   
1796 1799 Louis Robert Quesney nommé par la Préfecture   
1796 1796 Charles Lafosse nommé par la Préfecture   
1792 1796 Jacques Joseph Alexandre [Delafleurière] nommé par la Préfecture rentier
1790 1792 Nicolas Joseph de la Roche nommé par le roi  
1790 1790 Dominique Ducrocq [de Biville] nommé par le roi   
1790 1790 Marie Emmanuel Gruchet nommé par le roi   
1774 1790 Robert Mathieu Cavellet de Beaumont nommé par le roi   
1743 1771 Jean Nicolas Le Cordier de Boisenval nommé par le roi   
1737 1743 Pierre Le Massif nommé par le roi   
1735 1736 Jean Nicolas Le Cordier de Boisenval nommé par le roi 

1634                                            Le sieur Dubosc

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 18:04
Au grand Saint-Éloi en 2013 avant les travaux de la place Aristide-Briand (cliché Armand Launay).

Au grand Saint-Éloi en 2013 avant les travaux de la place Aristide-Briand (cliché Armand Launay).

Carte postale éditée par le tenancier du Grand-Saint-Éloi dans les années 1970.

Carte postale éditée par le tenancier du Grand-Saint-Éloi dans les années 1970.


« Au Grand Saint-Éloi » était le nom d’une enseigne bien connue à Pont-de-l’Arche avant sa fermeture en 2012. Son histoire recèle quelques surprises bien moins connues.

 

Les façades de cet ancien restaurant de qualité ont été bâties en brique dans la seconde moitié du XIXe siècle. L'intérieur présente encore une structure à pans de bois d'au moins deux petites maisons accolées. L’une des particularités de cet édifice, sa surélévation par rapport à la place Aristide-Briand, a été notée dans le langage populaire où l’on nommait le Grand Saint-Éloi « les marches » ou bien encore « les deux marches ». Une marche désignait alors un escalier dans son entier.


La première destination commerciale que nous connaissons à ces lieux est le café d’Achille Niaux. Celui-ci proposait aussi des chambres aux gens de passage. En tant qu’hôtelier il n’y a aucun doute sur le fait qu’il cuisinait déjà un peu. Nous notons que l’établissement était alors appelé « Au Grand Saint-Éloi » alors que par la suite il fut plutôt appelé « Le Grand Saint-Éloi ».


Ce n’est qu’entre 1910 et 1920, avec un changement de propriétaire, que le Grand Saint-Éloi connut des changements qui lui ont donné l’aspect que nous lui connaissions il y a peu (façade ravalée et peinte). 

La petite boutique « L’omnium électrique de Rouen », qui se trouvait dans la partie gauche du bâtiment quand nous sommes face à lui, fut rattachée au Grand Saint-Éloi. Cet établissement, repris par M. Fouray, se tourna alors principalement vers la bonne cuisine tout en poursuivant ses services de bar et d’hôtellerie comme l’indiquait son nom : « Hostellerie du Grand Saint-Eloi ». 

La façade fut alors ravalée avec un enduit sur lequel furent peints des pans de bois en trompe-l’œil. L’écriture de l’enseigne, gothique, achève de démontrer que le nouveau propriétaire voulait mettre en avant le prestige de son établissement en jouant sur la tradition normande et en se revendiquant de l’authenticité.


Pendant la Seconde Guerre mondiale l’on sait que le tenancier, M. Fouache, faisait partie du réseau local de Résistance sous le commandement de M. Tardy. Ils cachèrent et aidèrent à s’évader des pilotes alliés, des évadés, des réfractaires au Service du travail obligatoire.

Ce n’est donc pas tout à fait étonnant si le général de Gaulle gravit les marches de ce restaurant le 8 octobre 1944 lors de son passage éclair à Pont-de-l’Arche. Pas étonnant non plus que le PCF établit un temps son quartier général au Grand Saint-Éloi vu son implication dans la Résistance.

 

 

3.jpg

 

L'intérieur d'une des salles du premier étage montre des pans de bois qui rattachent la bâtiment du Au grand Saint-Eloi aux faubourgs du Pont-de-l'Arche médiéval (cliché Armand Launay, mars 2014).

L'intérieur d'une des salles du premier étage montre des pans de bois qui rattachent la bâtiment du Au grand Saint-Eloi aux faubourgs du Pont-de-l'Arche médiéval (cliché Armand Launay, mars 2014).

Photographies des années 1930 où l'on aperçoit la pompe à essence proposée par les propriétaires dont les noms figurent sur l'enseigne.
Photographies des années 1930 où l'on aperçoit la pompe à essence proposée par les propriétaires dont les noms figurent sur l'enseigne.

Photographies des années 1930 où l'on aperçoit la pompe à essence proposée par les propriétaires dont les noms figurent sur l'enseigne.

Armand Launay

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 18:04
On connait tous dans la région, les lithographies, les peintures qui nous montrent le vieux pont aux moulins de l'Ancien Régime.
Ce pont est tombé en 1856. Il n'est pas tombé tout seul puisque les ponts et chaussées le réaménageaient afin de faciliter la circulation fluviale.
En 1857 un nouveau pont fut construit, uniquement en pierres. Il fut réaménagé dans les années 1930 afin, encore une fois, de l'adapter à la navigation fluviale qui allait croissant. Ainsi il ne resta plus que deux arches au-dessus de la Seine.
Cependant ce pont fut dynamité en juin 1940 par les armées française et britannique afin de retarder l'avancée des panzers de Rommel.
Une fois installées, les autorités nazies firent reconstruire un pont de bois par une entreprise française juste à côté de l'ancien pont dont on peut encore voir des vestiges de piles dans le court métrage accessible dans Daily motion (voir ci-dessous).

 

Armand Launay

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 18:01

Carte-postale-des-Damps-6-

 

Qui a fait bâtir la chapelle et quand ?

La chapelle Saint-Pierre des Damps fut inauguré en 1856 grâce aux deniers réunis par les fidèles catholiques de la commune et ce après plusieurs années de souscription. La dernière famille noble ayant résidé aux Damps, les De Lux, joua un rôle moteur en apportant une somme importante qui a financé la fonte de la cloche, en 1854, qui en porte la mémoire. Les De Lux habitaient la ferme de la Côte. Les sommes réunies ont permis la construction de la modeste chapelle que l’on voit aujourd’hui.

Après 1856, le curé de Pont-de-l’Arche et son vicaire venaient régulièrement célébrer la messe dans la chapelle, moyennant une contribution de la commune. Des grillages furent apposés en 1888 pour protéger les vitraux côté nord. La chapelle est devenue une propriété de la commune des Damps en 1905 dans le cadre de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat. C’est donc la commune qui assure depuis toutes les réparations et notamment celles causées en aout 1944 lors de la débâcle allemande et, plus récemment, l’entretien de la croix du cimetière et de la cloche.

 

Chapelle Saint-Pierre

 

Quel est son intérêt patrimonial ?

La chapelle Saint-Pierre ne comprend qu’un seul vaisseau couvert d’un toit à longs pans en ardoises et surmonté d’un clocheton carré en forme de flèche. Les murs latéraux sont percés d’ouvertures en plein cintre (3 au nord, côté Eure, et deux au sud). De petits moellons calcaires ont été utilisés en remplissage et des briquettes rouges en chainage. Un presbytère fut accolé à la chapelle dès l’origine puis fut agrandi côté sud avec de la briquette rouge. Le retable de l'ancienne église des Damps fut récupéré par la fabrique de Pont-de-l'Arche et se trouve aujourd'hui dans le bas-côté sud de Notre-Dame-des-arts. Une croix en calcaire taillé et sculpté au XVIe siècle est situé dans la cour. Il est un des rares vestiges des pierres de l’ancien cimetière avec une pierre compagnonnique qui nous sert d'illustration à notre article sur Les amis réunis.

 

P1090712.JPG

 

Une église et une paroisse médiévales disparues…

Le plus ancien document qui atteste l’existence d’une église aux Damps date de 1020. Cette église devait exister auparavant. Ce premier document nous apprend que l’église des Damps était déjà placée sous le patronage de Saint-Pierre et qu’elle constituait une paroisse à part entière. Les revenus et l’entretien de celle-ci avaient été remis à l’abbaye de Jumièges par le duc de Normandie. Quelle était l’architecture de cette église disparue ? Selon toute vraisemblance, c’était une église romane. Quant à ses dimensions, il semble qu’elles n’aient pas dépassé de beaucoup celles de la chapelle actuelle.

La paroisse des Damps, qui existait au moins depuis 1020, a toujours souffert de la proximité de Pont-de-l’Arche, ville née bien après le village des Damps. Elle fut englobée dans la paroisse de Pont-de-l’Arche quelques années avant la Révolution française. C’est ainsi qu’en 1789, les habitants des Damps et de Pont-de-l’Arche ont présenté leurs remontrances au roi dans les mêmes cahiers de doléances. L’ancienne église Saint-Pierre fut démolie à la toute fin du XVIIIe siècle par décision de la paroisse de Pont-de-l’Arche…

 

Litiges avec Pont-de-l’Arche sur le cimetière…

La paroisse des Damps mourut quelques temps avant la Révolution française. L’église, comme le reste des Damps, devint donc une propriété de la paroisse de Pont-de-l’Arche. Cependant la Révolution française créa la commune des Damps en 1790 et celle-ci était, bien évidemment, indépendante de Pont-de-l’Arche. La même année, tous les biens du Vatican devinrent des propriétés de l’Etat. L’église des Damps fut donc gérée par la commune des Damps pour le compte de l’Etat. Mais, en 1801, Napoléon signa le concordat avec le Vatican et l’église des Damps redevint une propriété de la paroisse de Pont-de-l’Arche… Cette paroisse vendit les pierres de l’église Saint-Pierre à la toute fin du XVIIIe siècle afin de financer son nouveau presbytère…Les habitants des Damps y étaient tout à fait opposés, d’autant plus que, désormais, il n’y avait plus de culte possible et donc plus de cérémonie funèbre... Car la paroisse de Pont-de-l’Arche avait aussi des vues sur le cimetière, qu’elle considérait comme sa propriété. Elle ne voulait plus qu’on enterre les morts des Damps (et ce pour pouvoir revendre les pierres des tombes et des murets)… Après un imbroglio administratif, le préfet de l’Eure trancha en la faveur des Dampsois. La commune des Damps retrouva tous ses droits sur le terrain de l’ancienne église en 1848. La construction d’un nouveau lieu de culte était de nouveau possible. Une souscription des Dampsois permit de bâtir une chapelle en 1856 entourée de son cimetière, de nouveau utilisé et ce jusqu’en 1925.

 

Pourquoi « Saint-Pierre » ?

L'église des Damps était placée sous le vocable de saint Pierre l'apôtre fêté le 29 juin. Saint Pierre était le patron des pêcheurs et des agriculteurs. Plus précisément, il était le patron de l’orge car cette céréale monte en épi durant la dernière semaine du mois de juin (entre la Saint-Jean et la Saint-Pierre.). Cette hypothèse correspond plutôt bien à notre village dont la majorité des habitants vivaient de la pêche et de l’agriculture. Qui plus est, l’ancienne église était située entre les eaux et les terres agricoles, en contrebas du plus ancien site d’habitation des Damps, c'est-à-dire Les Vauges. Or, bien souvent, le culte chrétien rendu à saint Pierre a remplacé un lieu de culte païen offert à un dieu de la fertilité.

 

La « confrérie Saint-Pierre »…

Des groupes de chrétiens laïcs se constituèrent durant les épidémies de peste afin d’aider les familles à enterrer les nombreuses victimes. Elles apportaient à la fois une aide physique et morale. Ces groupes portent le nom de « confréries de charité » c’est-à-dire étymologiquement un « groupe de frères qui apportent leur charité ».

La paroisse des Damps a elle aussi eut sa confrérie qui exista jusqu’aux alentours de la Révolution. Celle-ci, pour financer un peu ses activités, percevait une partie des taxes payées par les passagers du bac qui relait Les Damps à Alizay en passant par le confluent de l’Eure et de la Seine.

 

 

Sources

L’Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l’Arche, éditions Charles-Corlet, 2007, Armand Launay

- Fonds Mérimée du ministère de la Culture

- Fonds patrimoniaux du Conseil général de l’Eure

 

A lire aussi... 

Pont-de-l'Arche, Les Damps et le paganisme

L'église de Pont-de-l'Arche

L'église de Tostes

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 18:01

Extrait du Livre d’or de la commune.

 

"Le 21 octobre 2000 :

            Nous accueillons ce jour le lieutenant Greaves, pilote de la 9e Air Force, qui est venu spécialement de l’Amérique de l’Ouest, province du Montana, pour revoir une région de France qui lui rappelle beaucoup de souvenirs.

            Durant les jours qui précédèrent la Libération de notre région, de nombreux raids aériens furent menés par les alliés pour anéantir les voies de communications et couper la retraite des troupes allemandes, les empêcher de franchir la Seine, dans la mesure du possible.

            Le 23 août 1944, une escadrille américaine de la 9e Air Force s’envola de l’aérodrome de Saint-Lambert, établi en Normandie, pour bombarder le pont de barges établi à Poses, le pont d’Oissel, en cours de réparation, le pont de fer du Manoir, et mitrailler les convois militaires allemands qui cherchaient à emprunter ces ouvrages.

            En fin d’après-midi, les Lockheed P38 (ou célèbres doubles fuselages) attaquèrent des convois allemands qui s’engouffraient sur la route de Léry à Poses. Vers 16 h 30, un avion fut touché par la D.C.A. Son pilote, le lieutenant Greaves, s’éjecta et se posa dans une prairie à flanc de coteau, au dessus d’une route bondée d’Allemands qui s’empressèrent de la capturer. Son avion s’écrasa à la verticale dans la forêt des Damps.

            Prisonnier, il fut emmené de l’autre côté de la Seine mais, reprenant ses esprits, il s’échappa dans la nuit et fut recueilli par de sympathiques bûcherons qui le menèrent vers de bons Français, ici présents.

            56 ans après, M. Greaves est revenu parmi nous, désirant se remémorer ces événements qui furent une étape importante de sa vie." 

 

Lockheed-p-38.jpg

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 18:00
Chardon-L-ry

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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au cœur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

- Mieux connaitre Pont-de-l'Arche à travers 150 noms de rues et de lieux ! (Autoédité, 2019, 64 pages). 

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte.

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