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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 17:51

On le répète à l’envi, l’abbaye de Bonport doit son nom à Richard Cœur de Lion, son fondateur.

 

richard0

 

La présence divine a sauvé le duc de Normandie et roi d’Angleterre alors qu’il faillit se noyer dans la Seine durant une partie de chasse. Emporté par le courant, il fit vœu à son dieu de fonder une abbaye à l’endroit où celui-ci lui ferait toucher la berge. Son vœu fut exaucé et Richard Cœur de Lion donna les moyens à des moines cisterciens de créer l’abbaye de bon port. « Arriver à bon port » désigne, en Français courant, arriver en bonne santé au lieu désiré. A notre connaissance, le premier à avoir couché par écrit cette légende est Jacques Le Batelier d'Aviron, avocat, conseiller au bailliage et présidial d'Evreux en 1638. Dans son ouvrage intitulé Le Mémorial historique des évêques, ville et comté d'Évreux... (et publié par Pierre-François Lebeurier en 1866) il écrivit ces quelques lignes, page 64 :


"Les prelats, barons et seigneurs de Normandie luy jurerent aussi fidelité et obeissance a son abord a Calais ; et son adrivée a Roüen ce ne fut que bals, festins et tournois ; la chasse fut le dernier divertissement de sa cour ; mais comme en l'air le plus serain est un presage de tempête, Richard seul courant un cerf fut emporté, soit par la vigueur de son cheval altéré, soit par quelqu'autre accident, si avant dans la Seine, que ce roy courut au hazard de sa vie. Ce Coeur de Lion, emporté au milieu du cours rapide de cette grosse rivière, ne perdit point le jugement ; mais considerant le peril ou il estoit fit voeu a Dieu de faire bastir une abbaye au lieu ou son cheval prendroit pied sur terre ferme : ce lieu fut depuis appelé Bonport, a cause de l'heureux abord du roy Richard.
An 1190. - Et comme il est mal séant de faire des voeux et ne s'en pas acquitter, le duc roy fit bastir l'abbaye Notre Dame de Bonport, et y establit des moines de l'ordre de Cysteaux, au meme lieu ou son cheval avoit pris terre. Il dotta cette riche abbaye de grands biens, revenus en fiefs nobles et baronnies.
Le pape Clement troisieme rendit cette fondation royalle canonique, et institua la dedicasse de son eglise, fondée de Nostre Dame, au quatrieme de mars. »

 

Cette légende est chevaleresque, très chevaleresque… un peu trop même ! La chute du roi dans la Seine n’est pas un moment glorieux de son règne et l’explication du nom de Bonport nous parait un peu légère pour en faire une vérité d’évangile.


Une des armes de l’abbaye montre Jésus Christ dans son étable de naissance (voir ci-dessous). C’est pourquoi nous avançons l’hypothèse que le bon port désigne l’arrivée du Christ parmi les hommes. Ce nom tient plus sûrement son origine dans les sources religieuses que dans les mésaventures supposées de Richard Cœur de Lion… 


Armes-Bonport.JPG

Extrait de "Gisors : Matrologe de la confrérie de l’Assomption (XVe-XVIIIe siècle)".

Ces armes précèdent le nom de Noël Maulduit, abbé de Bonport en 1537.

Archives départementales de l'Eure (G2120)

 

Armand Launay

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 17:50

Il est toujours plaisant d’aborder l’histoire par l’image. Ce type de documents est « parlant », concret… et permet d’ouvrir un véritable album de souvenirs si l’on prend le temps d’approfondir le sujet. C’est pourquoi nous vous proposons une photographie des enfants de l’école publique de Poses, datée de 1932, grâce à laquelle nous allons renouer avec un des loisirs les plus populaires du début du siècle dernier : les fêtes de la jeunesse…


Carte-postale-de-Poses-1-


Description de la photo
« Fêtes de la jeunesse. Pont-de-l’Arche 1932. Elbeuf 1933. Les Matelots de l’école de Poses. »
Filles et garçons, les écoliers de Poses ont participé aux « fêtes de la jeunesse ». Ces fêtes comprenaient des défilés au son des fanfares locales, des exercices et concours de gymnastique réalisés devant un public et un jury.
L’inscription « La laïque » sur les chapeaux marins montre qu’il s’agissait de célébrer précisément l’école publique et non les écoles confessionnelles.
Les habits n’ont rien d’étonnant. Les garçons portent des culottes courtes pour favoriser le mouvement. Une chemise-cravate démontre le souci de plaire au public et au jury. Il s’agit d’être chic ! Les filles, en jupes, portent un joli ruban qui va dans ce même sens. Cependant, elles ne manipulent pas de bâtonnets qui servent à imiter les rames, au moins sur cette photo, et qui doivent servir à des mouvements synchronisés.
Le chapeau marin permet de donner une identité aux jeunes Posiens : Les Matelots. Cela n’étonnera personne, vu l’emplacement de cette commune près d’un pertuis puis d’un barrage-écluse.
Un panneau mobile, derrière les jeunes, démontre que les fêtes de la jeunesse rassemblaient des délégations d’élèves sous le signe de leur commune, Poses en l’occurrence, lors des parades et des défilés.
Enfin, le fait d’éditer cette photographie sous la forme de carte postale démontre que les fêtes de la jeunesse étaient populaires au point que les parents et les familles pouvaient acheter des cartes postales en souvenir. Celles-ci apportaient peut-être même quelque argent pour financer l’organisation de ces manifestations. 

Organisation à Pont-de-l’Arche
Les fêtes de la jeunesse à Pont-de-l’Arche remontent à juillet 1932. Elles se déroulaient sur l’ancien terrain de football, en forêt, sur la route de Louviers mais aussi, au moins en 1938, sur un ancien terrain de sports de la rue Abbé-de-Lanterie.
Elles étaient organisées par MM. Tardy, mari de la directrice de l’école publique (et militant radical-socialiste), Guérin, enseignant (et militant SFIO), et surtout Chary, président de l’Association des Amis de l’école laïque (et militant radical-socialiste). Cet homme est central. Depuis 1926, il louait la salle des fêtes de la commune et offrait un programme d’animations (cinéma, théâtre…) à la population. Rompu à l’organisation de festivités, il s’occupait aussi du Noël des écoles. Il devint donc l’instigateur de la fête de la jeunesse dans la commune avec deux professeurs.
En 1933, le maire Charles Morel, « réprouvait « les agissements de certains qui, sous le couvert  de la fête de la jeunesse, cherchent à faire une propagande de leur politique marxiste. » En effet, les fêtes de la jeunesse, très républicaines, étaient largement soutenues par certaines familles politiques et pas qu’à Pont-de-l’Arche…


Dans la région et en France
Les fêtes de la jeunesse sont nées de la fusion entre les fêtes des écoles et les concours de gymnastique qui, comme les exercices de tir dans les écoles, avaient pour objectif patriotique de former les soldats de demain…
Le terme de « fête de la jeunesse » apparut en 1913 à Déville-lès-Rouen. Au programme, les élèves des différentes écoles suivaient un entraînement au grand air, un défilé en ville, un concours de gymnastique animé par les fanfares locales. Des récompenses étaient remises aux enfants en livrets de caisse d’Epargne en présence de personnalités officielles. Le soir, un bal était donné dans la ville.
Suite à ce succès, les fêtes de la jeunesse furent organisées à Rouen en 1914. Le président de la République était même invité. Le 14 juillet, ce sont 20 000 spectateurs qui s’y rendirent pour voir près de 2 000 élèves des écoles locales. Les organisateurs étaient principalement des membres du Parti républicain radical et radical socialiste qui gagnèrent en notoriété. 
Après la Première Guerre mondiale, les festivités reprirent. En 1920, la fête de la jeunesse fut organisée en même temps que la fête Jeanne-d’Arc (13 juin). Le thème désormais n’était plus le patriotisme mais la laïcité, et ce au grand dam des écoles confessionnelles.
Ce type de festivité gagna toute l’Europe. Cependant, dans un climat de concurrence entre les nations, l’enrôlement de la jeunesse dans des activités aux références quelque peu militaires a largement été repris par l’extrême droite allemande et italienne, tout comme l’idée de jeux olympiques d’ailleurs.
Quant à Rouen, la fête de la jeunesse culmina en 1931 avec le cinquantenaire de l’école laïque et en 1939 où 7 000 jeunes s’exercèrent en public. Elles reprirent en 1947 et s’éteignirent en 1975. Elles subsistent sous des formes différentes dans certains pays tels que le Cameroun.


Armand Launay

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 17:49

Le cimetière de la ville indique des tombes militaires. A notre connaissance il y en a deux : celles de William Rea et John Jameson, morts le 9 juin 1940 face à l'avancée des panzers de Rommel. Ils faisaient partie de la Royal artillery de l'armée britannique.

Ce bref article a pour objectif de renseigner les internautes de la présence de ces éléments de mémoire ici afin qu'on ne les oublie pas.

Elles sont situées dans le second rang, à droite après l'entrée.

DSCF4508

 

Armand Launay

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 17:49

THE COMMON POINTS ONE CAN FIND WHEN COMPARING THE ENGLISH LANGUAGE TO THE NORMAN LANGUAGE

P. 3


WHEN ENGLISH HISTORIANS SET OUT IN QUEST OF THE FIRST CASTLE ERECTED IN LES DAMPS (9TH CENTURY)

P. 11

 

RICHARD THE LION HEART AND PONT-DE-L’ARCHE

P. 13

 

WILLIAM OF PONT-DE-L’ARCHE : A COURTIER IN HENRY 1ST BEAUCLERC AND STEPHEN OF BLOIS’ COURTS

P. 14


PONT-DE-L’ARCHE AND THE HUNDRED YEARS WAR: 31 YEARS OF ENGLISH OCCUPATION

P. 15


THE BRITISH CAMP DURING THE FIRST WORLD WAR: THE ROYAL FLYING CORPS IN LES DAMPS AND PONT-DE-L’ARCHE

P. 21

 

WILLIAM TURNER (1775-1851) AND DAWSON TURNER (1775-1858) IN PONT-DE-L’ARCHE

P. 24

 

 

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 17:48

La ville de Pont-de-l'Arche possède de nombreux atouts mais reste encore trop peu connue des amateurs de belles choses.

C'est pourquoi plusieurs auteurs, la mairie, le syndicat d'initiatives Seine-Eure, des éditeurs, des magazines travaillent à faire mieux connaitre notre ville. 

Joignant l'utile à l'agréable, j'ai signé un petit guide bilingue en juillet dernier. Fruit de plusieurs années de recherches documentaires et de huit mois de rédaction et de travail autour de sa rédaction, sa mise en page et son impression, voici la version numérique de ce document édité par la mairie de Pont-de-l'Arche.

Les versions papier sont disponibles en mairie, au Tremplin et au Point info Seine-Eure.

Entièrement bilingue, il a déjà su trouver son public au terrain de camping et sur les terrasses de la ville...

 

Bonne lecture !

 

Couv.-guide-touristique

Armand Launay

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 17:47

Le magazine du patrimoine des 5 départements normands s’intéresse à notre ville ! Le n° 75 consacre, cet automne, un dossier de 8 pages sur Pont-de-l’Arche. 

Laurent Corbin, directeur de publication m'a laissé carte blanche pour traiter ce sujet que je présente en trois axes : 

- l’histoire avec la naissance de la ville grâce aux Vikings, la naissance de l’infanterie française, l'industrie de la chaussure... ;

- le patrimoine avec les remparts, les maisons à pans de bois, l’abbaye de Bonport, l’église Notre-Dame et son orgue ;

-  le tourisme et la vie économique avec la forêt de Bord, le camping et le centre ville commercial et artisanal et son marché. 

Patrimoine normand offre-là son 2e dossier sur notre ville depuis le travail d’Isabelle Audinet en 2000, ce qui nous honore.

 

Extrait de l'article

Article-PA--Patrimoine-normand- 

 

Sommaire du numéro 75

 

La Cavalerie normande au XIe siècle 

Bill Millin est immortel 

Baptême au sein de la famille Dreknor

Robert Capa et le prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre

Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille

Jean Gabin et la Normandie

Bergame s'expose à Caen

L'Angélus de Millet, un tableau de l'école réaliste paré de la dimension du sacré

La Seine romantique

La roue de carrier : quand les charpentiers font la roue

Evreux, place de Sepmanville : découverte d'une partie de l'enceinte médiévale

Le cheval en Normandie : des Normands à Lexington !, la Normandie intéresse les Américains !, attelage européen au Pin...

 

 

 

Une-de-couv.-Patrimoine-normand 
Patrimoine normand, automne 2010,

5.95 € chez votre marchand de journaux ou en cliquant ici.   

Armand Launay

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:43

1814

La ville rétribue un pompier.

1815 (15 mars)

Suite à une directive ministérielle (relayée par arrêté préfectoral le 16 février) le Conseil municipal juge qu’un chef et 7 aides choisis par l’autorité locale suffisent aux besoins de la ville. Pont-de-l’Arche n’a pas besoin d’une compagnie régulière. Les pompiers sont munis de deux pompes dont une portative. Les élus décident de créer une médaille pour distinguer ces pompiers. Le chef est payé 60 francs et les aides 10 francs chacun. 

1831

Ouverture d’un registre des dépenses des pompiers. 

1856 (20 mai)

Les élus regrettent que la compagnie de pompiers ne fonctionne plus et que le matériel soit laissé à l’abandon. Une commission est nommée pour réfléchir au sujet. Doit-on ériger le corps de pompiers au rang de compagnie ou de subdivision de compagnie ? 

1863 (17 juillet)

Profitant de la « réorganisation actuelle du corps de pompiers », les élus proposent de changer les uniformes des pompiers et la garde nationale. Il semble que c’est à cette époque qu’est créée la première compagnie régulière.

1863 

Création de la fanfare des pompiers. 

1864 (aout)

Demande du capitaine des pompiers au Conseil pour faire des réparations aux sceaux et aux pompes. Achat de bouches pour les pompes.   

1864 (9 novembre)

Demande d’Alphonse Isidor Collet, tonnelier de la ville, parvenue en préfecture. Il souhaite obtenir une récompense honorifique pour plusieurs sauvetages. Il fut lieutenant de la compagnie de pompiers de la ville durant de nombreuses années et sauva 9 personnes. Déjà décoré d’une médaille d’argent, le Conseil appuie sa demande et requiert une médaille d’or. 

1868 (30 mai)

Remplacement des armements des pompiers par l’ancien armement de la Garde nationale (fusils à percussion des sabres de troupes à pieds appelés poignards). 

1869 (11 novembre)

Proposition d’achat d’une lampe servant aux répétitions de la fanfare de la compagnie des sapeurs pompiers.

1869

Les 21 musiciens de la fanfare des pompiers ont demandé à la préfecture le droit de créer une fanfare désolidarisée de la compagnie de pompiers afin d’accueillir de nouveaux musiciens. Après accord, la « Société musicale de Pont-de-l'Arche » est créée. 

1870 (29 octobre)

Pétition adressée par les pompiers et gardes nationaux pour obtenir plus de moyens. Cette pétition sera aussi adressée à M. Courcelle, commandant du 1er bataillon cantonal. 

1872 (3 juin)

Remise d’un diplôme par le maire à la compagnie de sapeurs-pompiers de Pont-de-l'Arche pour s’être particulièrement distingué lors des incendies de Paris en mai 1871. M. Romain, déjà capitaine de la compagnie en ce temps, a souhaité que figurent tous les noms des volontaires sur le diplôme, qu’il souhaitait encadrer et attacher au mur de la salle des délibérations du Conseil municipal. Demande acceptée.

Liste des volontaires qui ont participé :

-          Félix Eugène Romain, capitaine commandant la compagnie et le détachement,

-          Louis Damoi, maçon, sergent-major,

-          Cléophas Mouchard, sergent-fourrier,

-          Stanislas Albert Bréham, volontaire,

-          Jean François Duchemin, volontaire,

-          Morin, volontaire,

-          Eugène Néjour, dit Coffy, volontaire. 

1875 (7 juillet)

Lettre de la préfecture suite à une demande de subvention de la Société musicale (instruments de musique).

-          Contrebasse : 135 fr.

-          2 brilles : 120.

-          Piston : 82.

-          Alto : 57.

-          Trombone : 66.

= 454 francs.

La commune ne peut pas financer tout en reconnaissant la grande aide de la fanfare des pompiers à chaque festivité et malgré la présence de M. Romain en tant qu’adjoint au maire. 

1876 (29 novembre)

Réorganisation des casernes de pompiers d’après le décret du 29 décembre 1875. La compagnie de sapeurs-pompiers de Pont-de-l’Arche compte 18 hommes. Renouvèlement des uniformes… 1800 francs à trouver.

1877 (17 juin)

Réorganisation de la compagnie. 58 hommes dont un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant, un sergent-major, 5 sergents, 8 caporaux, un tambour ou clairon. 

1879 (9 avril)

Nouvelle demande de subvention de la Société musicale des sapeurs-pompiers. M. Lequeux, maire, est le président de cette société, M. Romain, adjoint, son vice-président. Refus à cause des lourds impôts. 

1880 (22 avril)

Le Conseil prend connaissance d’une note du sous-préfet en date du 5 mars 1880 sur la réorganisation de la compagnie de sapeurs-pompiers de la ville. Le sous-préfet rappelle les résolutions prises suite au décret du 29 décembre 1875 : la compagnie doit compter de 51 à 100 hommes qui doivent recevoir le grand et le petit équipement. L’État doit leur fournir un armement (fusils, sabres…). Avantages offerts aux volontaires : impôts, protection en cas de blessure ou de maladie. L’engagement des hommes est de 5 ans. 55 personnes se sont portées volontaires à Pont-de-l'Arche et leurs tenues ont été achetées grâce à la vente de concessions du cimetière.  

1881

M. Dautresme est capitaine de la compagnie de sapeurs-pompiers. 

1898 (17 novembre)

M. Colbert, lieutenant de la compagnie de sapeurs-pompiers, demande une subvention couvrant partiellement la somme de 987,5 francs afin d'acheter une tenue de feu "absolument indispensable". Cette demande est acceptée à la fin de l’année pour 32 vestes en drap bleu, 32 casques de sapeur, 32 ceintures de sauvetage, 32 pattes d'épaule en cotte de maille. Une échelle se développant sur 9 mètres est aussi achetée.

1900 (8 février)

35 pompiers composent dans la compagnie. 25 répondent toujours à l'appel « qui méritent « une exonération aux contributions personnelles ».

1901 (9 mars)

Le bâtiment de manœuvre des pompiers sera édifié sur la place du marché aux porcs. 

1905 (15 février)

Pont-de-l’Arche compte 29 pompiers. 

1912 (28 mars)

Projet de construire un édicule en métal pour les pompiers en remplacement de celui qui se trouve sur la route d’Elbeuf, vétuste et en bois. 

1914-1918

La compagnie est réduite à néant à cause de la guerre. Le 26 décembre 1919 le lieutenant remet sa démission au Conseil municipal faute de personnel et de matériel. 

1934

Installation de la sirène d’incendie d’occasion chez M. Hédouin, capitaine des pompiers.

1954

Remaniement de la compagnie pendant le mandat d'Alix Duchemin, ancien lieutenant de sapeurs-pompiers.

1965

Le Corps de 1re intervention comprend 14 hommes. Les locaux se trouvent en face de l’église, dans l'école de filles désaffectée en 1934 après l'inauguration du groupe scolaire Maxime-Marchand

 

Caserne-1965

1985

Durant le mandat de Roger Leroux, inauguration des nouveaux locaux de Pont-de-l’Arche dans la rue Général-de-Gaulle. Architectes : MM. Gestin et Lefrançois.

 

Caserne-1990

1985

Le lieutenant Boulaye, chef de corps, lance les démarches qui permettent d’élever le Corps de 1re intervention de Pont-de-l’Arche au rang de Centre de secours.

1987 (15 juin)

Le corps de sapeurs pompiers de Pont-de-l’Arche devient le 22e Centre de secours départemental.  

1988 : acquisition d’une maison pour agrandir la caserne des pompiers.

Liste des commandants de 1863 à 2013

Capitaine Félix Romain, lieutenant Touzanne, capitaine Dautresme, capitaine Milliard, capitaine Colbert, lieutenant Alix Duchemin, sous-lieutenant Jules Ambroise, sous-lieutenant Taillefesse, sous-lieutenant Hédouin, sous-lieutenant Lacaille, sous-lieutenant Marcel Ambroise, lieutenant Duchesne, lieutenant Jabiol, capitaine Boulay, adjudant-chef Hervé Lour, adjudant-chef Philippe Sement, adjudant-chef Didier Neveu Didier et adjudant-chef Eric Milcent.

L'ancien maire de Pont-de-l'Arche, Alix Duchemin, président d'honneur des pompiers, posant avec eux devant l'église Notre-Dame-des-arts, en face de la caserne (février 1955).

L'ancien maire de Pont-de-l'Arche, Alix Duchemin, président d'honneur des pompiers, posant avec eux devant l'église Notre-Dame-des-arts, en face de la caserne (février 1955).

Les sapeurs-pompiers de Pont-de-l'Arche en 1981 devant le château de l'Accueil de loisirs, nouvelle propriété communale.

Les sapeurs-pompiers de Pont-de-l'Arche en 1981 devant le château de l'Accueil de loisirs, nouvelle propriété communale.

Les sapeurs-pompiers de Pont-de-l'Arche en 1986 devant les peupliers des berges de l'Eure.

Les sapeurs-pompiers de Pont-de-l'Arche en 1986 devant les peupliers des berges de l'Eure.

Sources :

- Cahiers de délibérations du conseil municipal de Pont-de-l’Arche

- Le Trait d’union : bulletin d’information municipal

- Pont-de-l’Arche ma ville n° 4, mars 1990, « Le centre de secours de Pont-de-l’Arche », pages 16 et 17.

- Revue cantonale : revue d’information municipale, économique et touristique, n° 1, 1965, « Nos sapeurs-pompiers », page 13.

 

Armand Launay

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:43

En septembre 1892, Camille Pissarro séjourna près de deux semaines chez le critique d'art Octave Mirbeau, aux Damps, dans la rue Morel-Billet. Le « père » de l’impressionnisme réalisa quatre peintures du jardin de Mirbeau, écrivain anarchiste qui œuvra pour les ouvriers chaussonniers de Pont-de-l’Arche durant une grave épidémie... Le tableau qui nous intéresse est une huile sur toile intitulée « La vallée de la Seine aux Damps, jardin d'Octave Mirbeau ». On peut y admirer les coteaux qui surplombent Alizay et Igoville mais aussi la vapeur du train Paris-Le Havre. Dans une atmosphère très lumineuse, la Seine apparait en contrebas du jardin. Ici se fait déjà sentir le pointillisme cher aux néoimpressionnistes.

 

PISSARO--1-

Collection de la famille Laufer. Exposée au musée de Brooklyn.

 

Remerciements à Benoït Hinet.

 

Article publié dans Pont-de-l'Arche magazine n° 9

Armand Launay

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:41

Né en 1886, l’artiste rouennais Robert-Antoine Pinchon suivit des cours de peinture à l'Ecole des Beaux-arts dès 1901. Remarqué par le grand amateur F. Depeaux, il eut plusieurs fois l’occasion de converser avec Pissarro et C. Monet. Il exposa à Paris des toiles qui le classèrent parmi les artistes fauves. En 1909, quatre de ses toiles entrèrent au Musée de Rouen (grâce au don de F. Depeaux) alors que, dans le même temps, il participa à la création de sociétés artistiques où il côtoya les plus grands peintres tels que Braque, Matisse, Dufy, Friesz... Entre 1924, il commença à exposer dans la Galerie Reitlinger, à Paris. Il eut les faveurs de la critique grâce à sa maitrise de la lumière et, plus précisément, la délicatesse de ses tons. Il sut peindre à merveille les brumes de la vallée de la Seine ce dont témoigne l’œuvre que nous reproduisons. Intitulée « Pont-de-l’Arche, le bateau-lavoir », cette huile sur toile mesure 44,5 x 73 cm. Elle représente le clocher de Notre-Dame-des-arts et le pont de la ville vus depuis l’aval de la Seine (vers Elbeuf). Admirez le travail sur les fumées qui s’échappent de la barge et de la berge ainsi que l’éclaircie dans le ciel. 

Nous nous étonnons juste de la présence d’un « bateau-lavoir ». A notre connaissance il n’y avait dans notre ville que le bateau de la famille Poupardin qui louait des barques aux pêcheurs et il était situé en amont du pont. Quant au lavoir communal, il était situé dans le parc en face de la tour de Crosne et ne dura que des années 1930 aux années 1950. Peut-être y eut-il un bateau-lavoir durant un temps limité. Robert-Antoine Pinchon s’éteignit à Bois-Guillaume le 3 janvier 1943.

 

Robert-Antoine-Pinchon

Collection particulière, années 1930. 

 

Article publié dans Pont-de-l'Arche magazine n° 9

Armand Launay

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:07

Foncet--besogne-

 

Illustration d'une besogne (collection du musée de la Batellerie, Poses)

 

"Ce genre de bateaux à fond plat et au faible tirant d’eau, tiré de la rive par des chevaux grâce à son mât de halage, pouvait transporter de lourdes cargaisons. L’ingénieur Lescaille dans un mémoire signale qu’une centaine de bateaux de différents types naviguaient avant la Révolution entre Paris et Rouen ; les plus importants atteignaient 56 mètres de longueur, avec un gouvernail de 9,40 mètres de longueur et ils pouvaient transporter 600 tonnes ; six d’entre eux étaient capables de porter 750 tonnes (1). L’imposant safran du gouvernail était adapté aux remous du fleuve et à la faible vitesse de l’embarcation. Des allèges permettaient de charger ou décharger les cargaisons lorsque le tirant d’eau était insuffisant." 

 

 

(1) M. de Lescaille, « Mémoire sur un canal de dérivation de trois mille huit cent quatre-vingt-sept mètres de longueur à construire dans la plaine de Poses […] afin d’éviter les difficultés et faire cesser les dangers qu’éprouve la navigation de la Seine au pertuis de Poses, présenté en 1812 ». Texte repris dans le Bulletin de la société d’agriculture, sciences et arts de l’Eure, t. 1, Evreux, Ancelle fils, 1822, p. 331-366.

 

 

=> extrait du n° spécial des Cahiers vernonnais n° 33, 2011, page 19 : Vernon pendant la Révolution, d'André Goudeau. 

 

Remerciements à Jean Baboux, André Goudeau et Hubert Labrouche. 

 

Armand Launay

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  • : Pont de l'Arche histoire, patrimoine et tourisme
  • : Bienvenue sur ce blog perso consacré à Pont-de-l'Arche et sa région (Normandie, Eure). Contactez-moi afin d'étudier ensemble, plus avant, l'histoire et donc de progresser vers la connaissance. Bonne lecture ! armand.launay@gmail.com
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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au cœur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

- Mieux connaitre Pont-de-l'Arche à travers 150 noms de rues et de lieux ! (Autoédité, 2019, 64 pages). 

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte.

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