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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:06

Bonjour !

 

Je lance un appel concernant une famille qui a vécu à Pont-de-l'Arche (Bonport) il y a deux siècles et sur laquelle il me manque quelques éléments de généalogie : les Delafolie.

 

le-chapitre-vu-du-cloitre.jpg

Bonport, le chapitre et quelques restes du cloitre.

 

Ce que j'ai trouvé :

 
Mariage entre Louis Guillaume et Marie Madeleine Devaux, parents de :

-    Adélaïde Henriette Delafollie (née vers 1761 (Rouen)-décédée le 2 octobre 1817 (Pont-de-l’Arche (Bonport)) .
-    Louise Elisabeth (née en 1748 à Rouen (?), mariée à Nicolas Marie Pantin. Elle meurt à Bonport en 1842 au domicile de son fils Pantin Wilder qui a récupéré l’abbaye à son oncle Alexandre Delafolie (ci-dessous).
-    Alexandre Amable Delafolie (né à Rouen (?) vers 1757-décédé après 1817) marié à Criquebeuf-sur-Seine le 26 octobre 1793 à 36 ans avec Agathe Pantin. Parents de  Decius, déclaré à la mairie de Criquebeuf le 9 floréal an 2 (28 avril 1794), et Virginie en 1797. Ces deux derniers seraient morts jeunes (20 et 32 ans, non mariés) et furent enterrés à Bonport à la demande leur père.

Alexandre Delafolie :

A racheté l'abbaye de Bonport avec Delafleurière mais semble avoir conservé seul ce bien. Delafleurière a aussi acheté les deux fermes de la Cramponnière (64 et 25 ha), appartenant autrefois à l’abbaye, pour le compte de Pantin Wilder en avril 1791.

Sous la Révolution Delafleurière est électeur en 1791, Delafolie en 1792 et tous deux en l’an VI. Ils sont commissaires cantonaux, nommé par le pouvoir, Delafleurière à Pont-de-l’Arche du 18 frimaire IV au 28 ventôse VII, Delafolie de Pont-Saint-Pierre du 18 frimaire IV au 12 floréal IV. Mais on les retrouve pas ensuite parmi les notables du Consulat et de l’Empire, Delafleurière étant électeur en 1824, sous la Restauration, avec une contribution déclarée de 2 010 f, dont 1 924 f de foncier, ce qui indique qu’il est un gros propriétaire.
En 1809, ils sont tous les deux parmi les plus riches familles du département, Delafleurière avec 9 000 f de revenu, Delafolie avec 1 500 f.

On connait aussi un Louis-Guillaume de Lafolie né à Rouen le 11 mars 1739 et mort à Rouen le 2 février 1780. Ce physicien et chimiste possède sa notice dans Wikipédia.

 

Ce que je cherche :

- vérifier ces informations.

- faire une petite biographie d'Alexandre Delafolie et ses proches.

- faire le lien éventuellement avec Louis-Guillaume de Lafolie.

 

En un mot : help !

Armand Launay

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:06

 

 Boudan 1696

Profil de l'Abbaye N. Dame DE BONPORT de l'ordre de Cisteaux dans le diocese de Rouen Evreux à un quart de lieüe du pont de larche…, 1696, [Louis Boudan ?], dessin à la plume et encre de Chine, aquarelle, 29,5 x 26,4 cm. Collection de François-Roger de Gaignières (1642-1715).

 

Représentation de l’ancienne abbaye Notre-Dame-de-Bonport (Pont-de-l’Arche) vue du Nord depuis une ile de Seine. Les proportions des bâtiments et leurs positions les uns les autres sont assez fantaisistes. Ce dessin constitue une des rares représentations de l’église abbatiale et des dépendances. Présence d’une besogne remontant le courant de la Seine grâce à deux chevaux sur le chemin de halage.

Outre le titre où le mot de Rouen est barré pour être remplacé par Evreux, on se rend compte que le nom du roi fondateur de l'abbaye est "Henry X" et non Richard Coeur de Lion. D'autres versions de ce dessin ont corrigé cette erreur. 

Armoiries de l’abbaye en haut à gauche (fleurs de lys sur fond azur de la couronne de France et trois léopards de Richard Cœur de Lion, symboles de la couronne d’Angleterre). L’abbaye fut fondée par Richard Cœur de Lion en concertation avec Philippe Auguste. 

Armoiries en haut en haut à droite de la famille des Polignacs (fascé d’argent et de gueules). Melchior de Polignac (1661-1741) fut abbé de Bonport.

 

Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:05

Dans le bas-côté Nord de l’église, on peut admirer cette statue en pierre représentant sainte Anne et qui date de la Renaissance. La Bible fait de Sainte Anne la mère de Marie, elle-même mère de Jésus. C’est pourquoi la statue représente Sainte Anne en train d’éduquer la Vierge Marie à partir du Livre. 

 

P1180248

 

Comme son mari, Joachim, Sainte Anne est célébrée le 26 juillet. Elle est la patronne des ébénistes et des menuisiers. Le travail et le commerce du bois dans l’histoire de Pont-de-l’Arche n’étonnera personne étant donnée la proximité de la forêt royale. Notre ville accueillait même le siège de l’administration des Eaux et forêts (au bailliage). Cependant, rien ne nous dit quand et pourquoi les Archépontains ont choisi sainte Anne pour patronne.

Son culte a un point commun avec celui de Saint Vigor, patron de l’église jusqu’en 1896 : l’enfance. En effet, Sainte Anne est vénérée pour la fécondité et saint Vigor est propice à la « vigueur » des nourrissons.

Quant à la fête sainte Anne, religieuse à son départ elle est devenue municipale depuis le XIXe siècle...  

Armand Launay

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:05

=> Après notre article sur sainte Anne, patronne de la ville de Pont-de-l'Arche, voici une chronologie sur la fête communale... 

 

Naguère, on disait que les Archépontains « vendaient jusqu’à leurs draps » pour fêter la Sainte-Anne ». C’est dire la réputation de cette fête dans la région ! Nous retraçons retrace 200 ans de cette fête au cœur de l’identité archépontaine et, vous le verrez, rien ne change : ce rendez-vous demande toujours un grand investissement humain pour attirer les foules et faire rêver les petits comme les grands ! 

 

1808 : premier texte connu sur « l’assemblée Sainte-Anne ». Cette fête traditionnelle avait lieu sur un terrain public situé près de la forêt sur la route de Tostes (l’ancien terrain de rugby). Les danses et musiques populaires attiraient déjà « les gens des autres villages ». La Garde nationale interdisait les jeux de hasard ainsi que la vente de « boissons » après minuit. Dans la journée une messe devait avoir lieu suivie d’une procession dans la ville en hommage à la patronne de Pont-de-l’Arche c’est-à-dire sainte Anne. La procession devait terminer par le « chemin de la Procession » qui aboutit, justement, au champ de la Sainte-Anne... 

1826 : le Conseil municipal décide que la Sainte-Anne se tiendra sur la place « du champ de Mars » (actuelle place Aristide-Briand). Elle est rétablie près de la forêt en 1834.

1861 : témoin de l’évolution des mentalités en matière de loisirs et d’argent, le Conseil municipal décide de « promouvoir les retombées… sur le commerce local » en déplaçant la Sainte-Anne de la route de Tostes à la place des Champs (place Aristide-Briand). La municipalité organisa les premières régates sur la Seine avec le cercle nautique d’Elbeuf. Parmi les festivités : course en sac, feu d’artifice sur la Seine, mât de cocagne, joute sur l’eau. Dans son rapport au Conseil municipal, Prosper Morel, futur maire, fit état de « résultats les plus heureux » pour les festivités de 1861. Il demanda aux élus d’accorder une subvention chaque année à la Sainte-Anne ce qui fut accordé.  

Cette réussite fut rapportée dans le journal national « L’Illustration » sous la plume d’Ernest Bouchet : « Le succès fut si complet qu’il dépassa toutes les espérances. » Il mit en valeur le travail de coordination et d’animation d’Aimé Delaporte. 

1862 : le comité organisateur de la Sainte-Anne était présidé par Amédée Lallemant, maire. La fête était bel et bien « municipalisée »…  

1868 : présence attestée d’un « cirque de chevaux de bois ».  

1900-1910 : c’est la grande période des concours de gymnastique pour enfants animés par les fanfares de la région et notées par des jurys. Celles-ci étaient précédées de défilés dans la ville. 

1926 : la retraite aux flambeaux et le corso-fleuri existent déjà. On élit aussi une « reine de la chaussure ».

 

 Sainte-Anne--vers-1910-

Vers 1910, les défilés de fanfares et d’enfants faisant de la gymnastique attire les foules (ici sur la place Hyacinthe-Langlois et la rue Alphonse-Samain). 

 

Affiche-Sainte-Anne-en-1910--archives-municipales-

Affiche Sainte Anne en 1910 (archives municipales).

 

 

Sources 

- Boucher (Ernest), « Fête de Pont-de-l’Arche », in L’Illustration, journal universel, n° 1019 du samedi 6 septembre 1862, article page 167, illustrations page 169 (lithographie (37,2 x 26,5 cm) réalisée par L. Dumont d’après un dessin de J. Gaillardeau, lui-même réalisé d’après un croquis de E. Lanon). Archives départementales de l’Eure (cote 1 Fi 833) ;

- Launay (Armand), « La fête Sainte-Anne : fête patronale de Pont-de-l’Arche », in La Fouine magazine n° 19, septembre 2007, 24 pages ;

 -

 L’Industriel de Louviers

Armand Launay

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:04

A l'approche des cantonales des 20 et 27 mars 2011, de plus en plus de curieux ou de personnes investies dans la vie publique se replongent dans les résultats des cantonales de 2004. 

Quels étaient les résultats précis ? C'est ce que nous sommes allé voir dans les statistiques du site officiel du ministère de l'Intérieur.  

Après quelques mises en forme, nous publions de légers commentaires et des perspectives, peut-être, pour les prochaines échéances. 

Les conseillers généraux élus en 2011 seront remplacés en mars 2014 par des conseillers territoriaux conformément à la loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales. 

=> description et historique du canton de Pont-de-l'Arche dans Wikipédia

 

Résultats des cantonales de 2011.

 

 

1er tour (inscrits...)

 

Pour grossir les résultats cliquez sur le tableau...

Resultats-1er-tour

 

On constate une bonne participation, supérieure à 66 % des inscrits. Les 3 candidats de gauche totalisent 53,59 % des suffrages exprimés. Les 4 candidats de droite totalisent 46,41 % des suffrages exprimés.

Le canton de Pont-de-l'Arche, réputé acquis à la gauche, est un peu plus nuancé. Le nombre et la qualité des candidats conserve tout son sens dans le calcul des équilibres électoraux.

 

Résultats des trois candidats arrivés en tête au premier 1er tour (et admis au 2nd tour)

1er-tour-canton

Le Conseiller général sortant, Gaëtan Levitre, est plébiscité dans la commune d'Alizay où il est maire, et réalise de bons résultats dans toutes les communes plutôt ouvrières et périurbaines (Igoville, Le Manoir, Montaure, Pîtres et Pont-de-l'Arche). C'est aussi le cas du candidat socialiste, Richard Jacquet, qui réalise un bon score dans toutes ces communes hormis Alizay. Il en était pourtant à sa première candidature et n'assumait aucun mandat public.

Quant au candidat UDF, René Dufour, il est aussi plébiscité aux Damps, où il est premier magistrat, et réalise de bons résultats dans les communes à tendance rurale et peu peuplées (Criquebeuf, Martot, Tostes). Il engrange de nombreuses voix à Pont-de-l'Arche (311) et reçoit des suffrages non négligeables à Montaure et Igoville.


Répartition des voix de gauche et de droite au 1er tour par commune.

Gauche-droite-1er-tour

 

 

Second tour

 

2nd tour (inscrits...)

 

Le second tour revêtant plus d'enjeu que le 1er, la participation augmente encore et atteint 68,47 %.

 

Resultats-2nd-tour

 

Les résultats sont sans appel, grâce au désistement de Richard Jacquet (PS), le candidat PCF, Gaëtan Levitre, bénéficie d'un très bon report des voix de gauche et passe en tête dans toutes les communes sauf Les Damps, Criquebeuf, Martot et Tostes, les communes les plus rurales. 

 

Résultats 2nd tour (graphique)

 

Total des voix de gauche et de droite au 1er tour et résultats du 2nd tour

Tableau-2e-tour-et-dif.-1er-tour-droite-gauche

 

A la lecture du tableau ci-dessus, on se rend compte que la mobilisation à gauche a été plus forte au second tour malgré un rapport de forces qui s'annonçait déjà favorable au candidat de gauche. A l'inverse, René Dufour n'a pas bénéficié du report des voix du Front national et même des candidats UMP et divers droite.

 

 

Bilan 2004

Ces élections montrent la popularité du conseiller sortant qui parvient à hisser l'étiquette PCF bien au-delà de la moyenne réalisée par son parti dans les différents scrutins. L'extrême gauche, qui pourrait atteindre de bons scores dans les villes les plus ouvrières, ne tire pas son épingle du jeu puisque le PCF ne se replie pas dans notre canton.

La droite n'inquiète pas la gauche locale. Celle-ci est libre de présenter tous ses candidats au premier tour afin de définir lequel représente le mieux les citoyens. C'était le choix du PS en présentant un jeune candidat, Richard Jacquet, qui a réalisé un très bon score pour un premier scrutin. Le poids de l'étiquette n'y est certainement pas pour rien. Le candidat PS rassemble 1 382 suffrages soit 386 voix de moins que le conseiller sortant, fort d'un réseau et d'une notoriété façonnés depuis des années qui totalise, lui, 1 768 voix. Ces 386 voix sont importantes (6,1 % des suffrages exprimés) mais sont elles suffisantes pour mettre à l'abri le candidat PCF en 2011 ?

 

Perpectives 2011

Etant donné le bilan de la majorité départementale, la présence du conseiller général de Pont-de-l'Arche, sa notoriété qui n'a pas faibli et sa campagne qui est d'ores-et-déjà très active, il n'y a pas de raison que son aura baisse significativement en mars prochain.


Inversement, l'élection de Richard Jacquet à la mairie du chef-lieu de canton et avec le soutien du PCF, vient changer la donne. Le candidat PS a beaucoup gagné en expérience et en notoriété intercommunale. Il peut, lui aussi, se revendiquer de la gestion d'une commune et de la majorité départementale présidée par le socialiste Jean-Louis Destans (PS).


Vraisemblablement, le PCF a pris note de ce danger et s'est lancé activement dans la campagne électorale. Il s'est même risqué à faire alliance avec l'opposition de Richard Jacquet au conseil municipal de Pont-de-l'Arche.Quel impact cette stratégie peut-elle avoir ? Isabelle Viguerard-Pouppeville, suppléante de Gaëtan Levitre, était 2e sur la liste de Dominique Jachimiak en 2008. Ceux-ci étaient adversaires du PCF qui appelait à voter pour l'union de la gauche autour de Richard Jacquet. Quels repères ces stratégies très ponctuelles peuvent-elles laisser aux électeurs du PCF sachant qu'en 2001 le PCF appelait à voter pour Dominique Jachimiak aux municipales de Pont-de-l'Arche ? Ces stratégies très personnelles brouillent les cartes et ne nous permettent pas d'envisager, à l'aune des résultats de 2004, quelle sera la réaction de nombreux électeurs archépontains.

 

Une autre donne doit être prise en compte en la candidature de Maryannick Deshayes, maire de Tostes, au nom des Verts-Europe-écologie. Cette candidate risque plus de prendre des voix à la gauche modérée de Richard Jacquet qu'à la gauche plus combative de Gaétan Levitre. Cependant, elle risque aussi de prendre des voix de droite dans son fief de Tostes ainsi que dans la commune de Montaure-La Vallée.

 

Quant à la droite, l'UMP soutient le Nouveau centre de René Dufour. Si une candidature FN doit être prévue, on peut dire que la droite part plus unie qu'en 2004. Ceci lui permettra assurément d'aller au second tour où elle ne pourra bénéficier d'aucun report de voix face au candidat de gauche qui se maintiendra. Le résultat de la droite au 1er tour nous donnera une idée précise du résultat de droite au second tour. Par conséquent, si deux candidats de gauche se détachent nettement de la droite, ils pourront se maintenir sans danger pour leur tendance et ce dans le souci de laisser les électeurs choisir leur nuance politique préférée...    

 

A lire aussi...

Le portail des élections à Pont-de-l'Arche

Armand Launay

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:03

1936 : les congés payés votés par le Front populaire démocratisent le tourisme. A Pont-de-l’Arche, la création d’un camping près de la Seine est abordée en Conseil municipal. 

1960 : au début du mandat de Roland Levillain, l’Union commerciale, industrielle et artisanale (UCIA), présidée par M. Mahé, achète des terrains et inaugure le camping « Eure et Seine ». L’UCIA proposait aux touristes un rallye automobile, une exposition de peinture, des randonnées… Sur place, pêche, boulodrome, jeux pour enfants et la piscine municipale située en face de l’entrée.

 

Camping-1960

Le camping Eure et Seine dans les années 1960 : un espace de verdure bénéficiant de premiers aménagements. 

 

1964 : 7391 entrées dont 4858 Français et 2246 Anglais. 

1967 : des investissements sont réalisés par MM. Mahé et Gastel (bâtiments pour l’hygiène, électricité)…

1980 (années) : durant le mandat de Roger Leroux la gestion du camping revient au Camping club de France. 

1990 : pour redynamiser le camping, Paulette Lecureux, maire, le fait acheter par la commune (500 000 francs) et fait faire d’importants travaux. Le bloc sanitaire est créé en surélévation contre les crues et en briques pour se fondre dans le paysage. La clôture est refaite mais avec des portillons pour créer un accès aux berges où est aménagé un chemin piétonnier (le chemin Claude-Boubet).  

2000 : de grands travaux sont entrepris par la municipalité de Paulette Lecureux pour créer un local d’accueil et mettre en conformité le drainage, l’électricité, les portillons, les jeux d’enfants… ce qui a permis au camping de garder ses deux étoiles.  

2009 : une élue est spécialement nommée par le Maire, Richard Jacquet, pour s’assurer du bon fonctionnement du camping. Il s’agit de Véronique Bertrand. Le camping est rebaptisé « Camp’Eure ». Ce jeu de mots écarte l’équivoque entre Eure et Seine et Seine Eure, l’agglomération…

2010 : création d’une délégation au tourisme au sein du Conseil municipal. Cette fonction est assurée par Véronique Bertrand. Un important travail est réalisé pour accueillir le public dans des conditions optimales.

 

Camping

 Camp'Eure, camping municipal de Pont-de-l'Arche, printemps 2010 : un cadre idéal à deux pas du centre ville et de ses services. 

 

Armand Launay

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:02

Contexte : le combat de Pont-de-l'Arche

 

Extrait du Journal de Rouen du 14 juillet 1940.

 igoville 13

La route d'Igoville en venant de Pont-de-l'Arche.

 

"EURE. Ce qui s’est passé à Igoville.

Nous avons reçu d’une jeune rouennaise qui, je l’espère, voudra bien me donner son nom – je lui promets la discrétion la plus absolue – cette lettre, qui est un vivant reportage de ce qu’elle a su voir. Nous ne changeons rien à ces pages qui révèlent un talent charmant et un don d’observation très rare. Elles renseigneront nos lecteurs qui connaissent ce coin ravissant de notre région. Ces notes précieuses serviront à notre petite histoire. Que notre aimable correspondante daigne trouver ici l'expression de nos remerciements. RD. »

« Vous demandiez, dans le Journal de Rouen du 4 juillet, que des personnes qui avaient vécu des heures tragiques durant la quinzaine si historique, veuillent bien vous les relater. Il me semble que celles vécues par ma famille et moi-même, valent la peine d’être contées.

Le samedi 8 juin, après une dernière journée de travail, je rentrais chez mes parents. L’atmosphère de la ville était fiévreuse ; dans toutes les grandes artères de Rouen circulaient des voitures chargées tant de personnes que de bagages... Je ne voyais passer que des automobiles dont le toit était recouvert d'un matelas. À l’arrière était accrochée la plupart du temps une bicyclette ; des gens à l’air affairé discutaient dans les rues.

Enfin, après bien des hésitations, nous décidions, mes parents, ma sœur, des amis et moi, de passer les ponts et d’aller coucher sur la rive gauche : nous devions partir en automobile et mon père devait nous suivre en moto.

Il était 21 h 10 et nous fûmes arrêtés au pont. Bloqués parmi toutes ces voitures, nous perdîmes mon père. Après un long moment d’arrêt, on nous fit obliquer vers la gauche, pour nous diriger ensuite sur Pont-de-l’Arche.

Un espoir venait de naître : passer le pont à Pont-de-l’Arche ou plus loin, et c’est ainsi que nous suivîmes la file des voitures. Tout alla très bien jusqu’à un petit chemin perpendiculaire à la route nationale, peu avant d’arriver à la côte de Port-Saint-Ouen.

Là, nous fûmes arrêtés – notre voiture se trouvait la première – par un motocycliste militaire ; puis venaient des chenillettes, des tanks, etc... Notre file de voitures se trouvait mélangée aux convois militaires. C’est pourquoi nous entendîmes bientôt la mitrailleuse en action, et c’est seulement à la lueur de celle-ci que nous pûmes nous rendre compte que nous nous trouvions en présence d'une colonne motorisée allemande.

Une fois cette colonne passée, nous continuâmes notre route sans nous douter que la forte émotion que nous venions de ressentir serait suivie de beaucoup d’autres encore.

Et c’est ainsi que nous arrivâmes à Igoville, juste à l’endroit où la route fait un grand tournant, avant d’arriver à la station-essence.

Impossible d’aller plus loin, on ne passait plus le pont de Pont-de-l’Arche, interdit par les Anglais et il y avait plus d’un millier de voitures devant nous jusqu’au pont. Nous passâmes donc toute la nuit sur la route.

Nous fûmes recueillis par une brave femme de 80 ans qui voulut bien nous permettre de nous réfugier dans sa cave avec le plus gros morceau de nos colis. Nous devions hélas ! abandonner le reste. Mais la bataille n’était pas terminée ! C’est sous le sifflement des obus que nous entrâmes chez cette bonne Mme M... Déjà, la maison du débitant et celle de son voisin étaient en partie éventrées.

Durant l’accalmie qui suivit cette première bataille, nous pûmes nous rendre compte des dégâts du vieux petit village : des vitres, des briques, des ardoises jonchaient le sol. Quelques morts étaient étendus aux abords du carrefour. Durant la nuit suivante et les 3 autres jours que nous restâmes à Igoville, la maison du brave curé fut traversée par un obus. Mais Dieu merci, l’église qui se dressait à côté fut épargnée et elle se dresse encore toute droite, semblant jeter toute sa protection sur ses fidèles paroissiens.

Dans la maison de cette chère Mme M..., nous eûmes des émotions violentes. En une seule nuit, nous fûmes entourés de quatre obus, dont un 75 qui tomba à 4 mètres de la porte de la cave où nous couchions et un 155 à une dizaine de mètres. Les deux autres allèrent éclater derrière nous, un peu plus loin. La maison était dans un triste état : plus de carreaux aux fenêtres, les ronds du foyer de la cuisinière se promenaient au milieu de la salle, les cadres étaient décrochés des murs, la suspension avait été projetée de l’autre côté de la pièce... et quand, au matin, nous fîmes un tour dans le village, nous pûmes nous rendre compte que plusieurs autres maisons avaient été touchées, des vaches avaient été tuées dans les marais, la maison du débitant, si fortement endommagée le dimanche, avait reçu un obus qui était passé par le premier étage et avait fait une brèche énorme. Par un miracle, nous étions tous vivants et le vendredi matin, nous reprenions à pied le chemin de Rouen.

Nous passâmes par Saint-Aubin-Celloville et nous nous arrêtâmes chez de braves gens près de la maison desquels un obus avait éclaté : deux soldats allemands étaient enterrés dans leur jardin, à l’endroit même où ils avaient été tués. Dans toutes les petites communes que nous traversâmes, il y avait quelques dégâts, mais peu importants.

Puis ce fut le passage à Boos. Que de maisons abîmées, éventrées... Enfin, après Mesnil-Esnard et Bonsecours, nous arrivâmes aux abords de Rouen : dans le bas de la côte gisaient les pierres qui formaient auparavant de solides constructions ; un peu plus loin, à notre gauche, le Pont aux Anglais était très mutilé ; les Français avaient dû le faire sauter... Puis nous aperçûmes la cathédrale de Rouen, notre si chère cathédrale de Rouen, dressant fièrement sa belle et superbe flèche. Mais autour d’elle, que de ruines... Quoi, c’était tout ce qui restait de notre cher vieux Rouen, si pittoresque pour les visiteurs, toutes ces ruelles étroites et qui faisaient tout le charme du vieux quartier, gisaient au milieu de ces pierres, de tous ces amoncellements de plâtras encore fumants.

Le quai de Paris, la " Petite Provence ", lieu tant aimé des rouennais en été, semblaient tristes, perdus dans ces ruines... Adieu beaux magasins que nous aimions tant regarder le dimanche, lorsque nous flânions en attendant l’heure de l’apéritif et du concert au Café Victor... Adieu joli théâtre où cet hiver encore vous receviez tant de spectateurs pour écouter Carmen, Faust, Manon et autres opéras célèbres. 

Nous nous retrouvions dans une pauvre ville mutilée, mais toujours fière et digne ! Où était-il notre Pont Transbordeur dont un seul pylône se dresse maintenant au bord de la Seine et dont on s’explique mal la destruction ?... Mais nous étions tout de même de retour chez nous. Que d’heures tragiques nous avions vécues et quelle anxiété nous empoignait lorsque nous nous demandions où pouvait être mon père !

Maintenant, tous ces vilains moments sont passés. Nous sommes de nouveau tous réunis mais pendant bien longtemps encore nous ne pourrons penser, sans un serrement de cœur, à toutes ces émotions vécues et à cette vision de Rouen dont tout un quartier était encore fumant après une semaine.

DL. Une jeune rouennaise de 23 ans.  

 

Note de la rédaction : on dit que M. le curé d’Igoville, auquel notre correspondante rend un juste hommage, possède une liste de victimes civiles dont plusieurs sont de la région. Nous serions heureux qu’il voulût bien nous la communiquer et nous l’en remercions vivement à l’avance. "

 

 

Armand Launay

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:01

 

    Chateau-d-Igoville--1910-.JPG

Un magnifique château de la moitié du XVIIIe siècle...

Chat.-Igoville 

... tranformé en mairie peu après 1990. 

 

D’après le Dictionnaire historique de toutes les communes de l’Eure de Louis-Etienne Charpillon et Anatole Caresme, la paroisse d’Igoville fut créée suite au démembrement de celle de Pîtres. L’église fut placée sous le patronage de saint Pierre et le trésorier de la cathédrale de Rouen présentait à la cure. Malheureusement les auteurs ne précisent pas le siècle de création de la paroisse. 

Outre l’église paroissiale, il existe un fief dont nous retrouvons la trace assez tôt et qui fut une assise financière non négligeable pour quelques familles nobles et quelques religieux : le fief aux malades, lieu dit qui porte encore ce nom de nos jours. Cette portion de territoire est partagée entre les communes de Sotteville-sous-le-Val et Igoville et consiste en une frange de terre sablonneuse qui longe la Seine. 

Vers 1260, on retrouve un certain Jean de Poissy en tant que seigneur de Gouy, des Authieux, de Sotteville, d’Igoville… 

En 1289, le prieuré du Mont-aux-malades donna en échange à Laurent le Chambellan le fief de haubert  de Sotteville et Igoville dit le fief aux malades. Ce nom est assurément issu d’une appellation populaire locale. Laurent le Chambellan mourut en 1304 et fut inhumé dans l’église du Mont-aux-malades, montrant ainsi que des liens plus profonds qu’un contrat d’échange l’unissait au prieuré de la banlieue rouennaise. La fille unique de Laurent le Chambellan, Lucie, avait épousé un dénommé Pierre de Poissy, lui apportant le fief aux malades qu’elle hérita de son père. Nous ne pouvons pas attester qu’il existe un lien direct entre Jean de Poissy et Pierre de Poissy bien que nous soupçonnons évidemment une filiation. 

Le fils de Pierre de Poissy, prénommé Jean, était propriétaire du fief aux malades en 1323. Nous perdons ensuite trace des propriétaires jusqu’au XVIIe siècle.

Barthélemy Selles vendit son fief le 27 mai 1621 à Jean Le Cornu, seigneur de Bihorel, conseiller au Parlement de Rouen et commissaire aux requêtes du Palais. Son fils, Laurent Le Cornu, seigneur d’Igoville, trésorier de France au bureau des finances de Rouen, fit de très nombreux dons à l’Hôtel-dieu et à d’autres maisons pieuses de Rouen (plus de 100000 écus). Il était ainsi considéré comme le père des pauvres de la ville. Il vendit le fief aux malades à Barthélemy Boivin de Bonnetot, maître des comptes, avant 1689. 

La haute justice d’Igoville fut aliénée en fief en 1706 et passa successivement entre les mains de François Baudouin, Louis Baudouin puis de M. Esmangard. 

 

Vers 1747, un château émerge...

C’est du XVIIIe siècle que proviennent les plus lointains documents concernant ce que l’on appelle le château d’Igoville de nos jours, château qui n’englobait qu’une petite partie de l’ensemble des possessions dudit fief. Nous apprenons qu’en 1747 la chapelle du manoir de Claude-François Esmangard, fut bénite par M. Esmangard, vicaire général de l’archevêque. Outre la continuité de la présence d’une noblesse et d’un haut clergé rouennais, nous pensons que la chapelle fut bénite après l’emménagement du propriétaire dans son manoir nouvellement bâti, ainsi que ce bâtiment religieux. 

Cette bénédiction marque les premières années d’un nouveau manoir qu’attestent des éléments architecturaux notés par les connaisseurs qui ont récemment évalué le patrimoine de cette demeure. Ceux-ci ont fait référence au plan symétrique du manoir et au grand escalier d’honneur, orné d’une rampe en fer forgé de style Louis XV. Ce sont-là des indicatifs de la première moitié du XVIIIe siècle. Le manoir était alors accompagné d’une chapelle carrée, d’un colombier, de bâtiments annexes ainsi qu’un jardin, perdus depuis lors. Nous estimons donc que le château d’Igoville tel que nous le voyons actuellement fut bâti dans les années mil sept cent quarante. 

Cependant, est-ce à dire que cette nouvelle construction est le premier manoir bâti en ce lieu ? Rien ne nous permet ni de l’affirmer ni de l’infirmer. Y eut-il de précédentes demeures ? de précédentes granges ? C’est tout à fait probable, d’autant plus que le fief aux malades a été un fief de haubert : un château exista assurément mais pas nécessairement en cet endroit. Ce qui semble acquis, c’est qu’il ne reste aucun vestige de précédents bâtiments dans les matériaux de l’actuelle gentilhommière. 

On retrouve ensuite un propriétaire nommé Louis-Jacques des Marets, seigneur de Saint-Aubin, Corneville, Tennemare, La Barre… et conseiller au Parlement de Rouen de 1742 à 1775. Marié à Marie-Madeleine Duval de Morgny, il eut pour héritière, Marie-Louise des Marets, sa fille. Celle-ci eut pour dot son hôtel rouennais et le château d’Igoville lors de son mariage, en 1777, avec Alexandre de Moncel, marquis de Torcy, président à mortier au Parlement de Rouen. Celui-ci mourut en 1781. La veuve épousa en secondes noces Jean-Pierre Fermin, comte de Vieux, en 1790. Jean-Pierre Fermin, d’origine bretonne, était un ancien capitaine de dragons au régiment du Dauphin. Il fuit la Révolution avant de commander la Garde nationale de Rouen en 1814. Il divorça en 1794 afin de conserver les biens que sa femme conserva avant de l’épouser à nouveau, quelques années plus tard. Ce couple faisait partie, sous l’Empire, des trente plus grandes fortunes de Seine-Inférieure. Les héritiers Fermin vendirent leurs biens le 26 septembre 1872 à Louise Adélaïde de Clisson, fondatrice de l’orphelinat de Saint-François-Xavier. Il semble qu’à partir de cette période le château servit aux sœurs de cet orphelinat à tel point qu’on ait affublé ces bâtiments du nom de couvent  … Dans son testament, Mme de Clisson dût céder sa propriété igovillaise aux sœurs car, lors de la dissolution des congrégations enseignantes, le château d’Igoville se retrouva sans propriétaire et fut acheté en mars 1903 par Henriette Avon, mariée au général Avon (décédé en 1918). En 1922, Henriette Avon et sa fille, la comtesse René de Maulde, étaient propriétaires du château. Cette famille vendit ses biens à MM. Jacques et Raymond Morel en 1949 ; Raymond Morel étant un célèbre directeur d’usine de chaussure à Pont-de-l’Arche et Igoville.

Cette propriété manqua d'entretien. C’est pourquoi la commune d'Igoville commença par racheter le parc et les dépendances, en 1982, avant de devenir propriétaire du château en 1990. 

D’importantes rénovations ont rendu à ce château sa beauté et lui ont assuré de passer encore quelques décennies à l’abri de la ruine. Peut-être n’a-t-on jamais mis autant en valeur les droites lignes de ce bâtiment. Enfin, la réutilisation des lieux en mairie, bibliothèque, treize logements, salle d’exposition… assurent mieux encore la pérennité des lieux tout en offrant à la commune un magnifique souvenir de son histoire et un important outil à l’administration et à la vie sociale.

 

Sources

- ANONYME, " 3. – Le château rénové d’Igoville ", in, COLLECTIF, Les échos de Seine-Bord n° 4, avril 2003, 8 p., cf. p. 8. 

- BEAUMONT, Franck, SEYDOUX, Philippe, Gentilhommières des pays de l’Eure, Paris : La Morande, 1999, 465 p., ISBN 2-902091-31-2. 

- CHARPILLON, Louis-Etienne, CARESME, Anatole, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys : Delcroix, 1868, 960 p.

- Base " Mérimée " du patrimoine architectural français : www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr

 

Armand Launay

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:00

 

Mairie

 

A lire aussi, sur ce blog

cantonales 2004

municipales 2008 (2e tour), 2001...

 

1. Résultats du premier tour

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 1.-Resultats-1er-tour-2011

 

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2.-Resultats-1er-tour-2011-2

 

 2. Résultats du premier tour

 

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3.-Resultats-2e-tour-2011

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4.-Resultats-2e-tour-2011-2

 

 

 

3. Abstention et démobilisation de l’électorat de droite

Nous notons tout d’abord la forte hausse de l’abstention malgré 837 nouvelles inscriptions sur les listes électorales (+ 8,5 %) entre 2004 et 2011.

Abstentions en 2004 : 3294 personnes sur 9 818 inscrits en 2004 (33,5 %). 

Abstentions en 2011 : 5 230 personnes sur 10 655 inscrits (49,08 %).

Seule la commune d’Alizay a vu son abstention baisser (42 voix).

 

Abstention et vote à droite entre 2004 et 2011

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 5.-Abstention-droite

 

A la lecture de ce tableau, on mesure combien l’abstention a surtout frappé la droite qui, entre 2004 et 2011, perd 1 101 voix au 1er tour et 802 voix au 2nd tour. La gauche gagne 126 voix au 1er tour et en perd 681 au 2nd tour. Le désaveu de la politique de Nicolas Sarkozy a fortement joué sur notre canton. 

 

4. Le poids des individualités dans le scrutin cantonal

Ce scrutin confirme le poids des individus. Les candidats font de très bons résultats dans les communes où ils sont maires : 

- Gaëtan Levitre : 605 voix soit 80,2 % des suffrages exprimés d’Alizay ;

- Richard Jacquet : 458 voix soit 33,3 % des suffrages exprimés de Pont-de-l’Arche ;

- René Dufour : 262 voix soit 51,88 % des suffrages exprimés des Damps ; 

- Jacqueline Pons (suppléante de Richard Jacquet) : 150 voix soit 36,5 % des suffrages exprimés du Manoir ;

- Maryannick Deshayes : 60 voix soit 38,2 % des suffrages exprimés de Tostes.  

 

Les maires donnant des consignes de vote sont aussi bien suivis :

- Jean Carré : 380 voix soit 52 % des suffrages exprimés de Pîtres ;

- Jacky Fleith : 129 voix soit 36,7 % des suffrages exprimés de Montaure ;

- Thierry Delamare : 124 voix soit 35,12 % des suffrages exprimés de Criquebeuf ;

- Daniel Laffillé : 65 voix soit 37,57 % des suffrages exprimés de Martot. 

 

Seul Igoville échappe à ce cas de figure ; le maire est un ancien conseiller général étiqueté divers droite et c’est son adjointe, Sylvie Blandin, qui était suppléante du candidat Nouveau centre-UMP. Au 1er tour, 299 voix se sont portées sur les candidats de gauche contre 209 voix pour la droite dont seulement 137 voix pour le Nouveau centre-UMP.  

 

5. Gaëtan Levitre perçu comme le candidat légitime à gauche

 

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6.-Voix-de-gauche

 

En analysant les votes à gauche (tableau ci-dessus), on voit que le candidat sortant a accru son score de 2004 au 1er tour alors que le candidat socialiste a perdu des voix. Cela peut tenir à l’étiquette des autres candidats de gauche : en 2004 le PCF avait un adversaire de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) qui a réuni 224 voix. En 2011, le PCF n’a pas connu de concurrence à sa gauche. En revanche la candidature des Verts a directement concurrencé le socialiste. Dans plusieurs communes, on peut additionner les voix PS et Verts et l’on retrouve peu ou prou le score du candidat PS en 2004. 

Le candidat PCF est resté dans les esprits comme le principal représentant de la gauche locale bien que la majorité des électeurs ne soient pas communistes. Il a, semble-t-il, bénéficié du travail des militants et sympathisants dans de plus nombreuses communes que le candidat PS (voir surtout Pîtres et Montaure). Ceci ne signifie pas que le PS n’a pas travaillé ; au contraire deux des communes où la gauche s’est davantage mobilisée en 2011 sont des fiefs socialistes : Le Manoir (+ 39 voix) et Pont-de-l’Arche (+ 113 voix). 

La poussée de la gauche s’explique aussi par la candidature écologiste qui rassemble 7,5 % des suffrages pour une première candidature et notamment dans des zones où la droite est traditionnellement majoritaire. Cette candidature devrait apparaitre comme l’arrivée de l’écologie dans notre canton avec ses premiers militants et leurs premiers résultats.



6. Analyse de la situation à Pont-de-l’Arche

 

Richard Jacquet conforté dans sa ville contre son opposition

A Pont-de-l’Arche plus qu’ailleurs c’est la démobilisation de la droite qui explique l’abstention. La gauche progresse en nombre de voix (de 861 à 974 voix entre 2004 et 2011 au 1er tour). Comme aux régionales, le maire Richard Jacquet est conforté car il passe en tête de tous les candidats locaux. Candidat sur la liste PS-PRG, il obtint 42,5% des voix aux régionales de 2010 et 458 voix en 2011 soit 33,3% des inscrits.

Richard Jacquet progresse ainsi de 49 voix entre 2004 et 2011.

Le candidat PCF progresse de 31 voix dans un contexte qui lui était favorable et alors que la LCR n’est plus présente (49 voix en 2004). 

Alors que, le plus souvent, un maire en exercice tend à perdre des voix, Richard Jacquet renforce sa position vis-à-vis du PCF. C'est d'autant plus significatif qu'il avait en face de lui l’ancien maire, Dominique Jachimiak, qui a fait campagne pour le candidat PCF avec son association « Pont de l’Arche pour tous ». La suppléante du candidat PCF, Isabelle Viguerard-Pouppeville, est issue de cette association qui compte 4 élus au Conseil municipal.

Soit le PCF a perdu du terrain dans le chef-lieu de canton et « Pont de l’Arche pour tous » l’a partiellement comblé, soit « Pont de l’Arche pour tous » n’a pas pesé dans ce scrutin. Ceci ne serait pas un désaveu car une association municipale n’a pas nécessairement une grande aura dans des élections cantonales. 

Notons enfin les 78 voix écologistes qui ont peut-être privé le candidat socialiste de quelques voix supplémentaires sur Pont-de-l’Arche. 

 

Un PCF en perte de vitesse au second tour : 160 voix de moins qu’en 2004

Au 1er tour de 2011 l’électorat de gauche à Pont-de-l’Arche a progressé de 113 voix par rapport à 2004 (de 861 voix en 2004 à 974 voix en 2011) et ce malgré une forte hausse de l'abstention. Contre toute attente, il a régressé de 160 voix au second tour (959 voix en 2004 et 799 voix en 2011).

L’ « éclatante victoire » du conseiller sortant souffre quelque peu dans le chef-lieu de canton. Vraisemblablement, beaucoup d’électeurs ne se sont pas retrouvés dans le candidat de gauche même si celui de droite a plus souffert encore de l'abstention (- 241 voix entre 2004 et 2011). La surprise est de taille pour le candidat de gauche qui ne fait pas le plein des voix à Igoville (- 167 voix) et Montaure (- 96 voix soit près de la moitié des bulletins !). 

En conclusion, les résultats démontrent que le personnage qui rassemble le plus sur Pont-de-l’Arche est bel et bien Richard Jacquet qui est le seul (hormis la candidate des Verts) à ne pas souffrir de la hausse de l’abstention. 

 

7. Perspectives politiques locales

L’avenir des cantonales dépend des élections présidentielles : si la gauche est élue en 2012, elle devrait remettre en cause la réforme territoriale. Des cantonales auraient donc lieu en 2017 et la maturité de Richard Jacquet ferait de lui un très sérieux candidat pour Gaëtan Levitre ou, très certainement, son successeur pour qui la victoire serait loin d’être acquise.

Mais ces cantonales dépendraient largement des élections municipales tant on a vu le poids des maires dans ce scrutin. Richard Jacquet ne sera influent que s’il développe l’action des militants socialistes dans de nombreuses communes, à l’image du PCF aujourd’hui, et notamment aux prochaines municipales.

A Pont-de-l’Arche, la donne est changée. Le PCF a pris le pas sur l’association « Pont de l’Arche pour tous » qui s’est liée à ce parti alors que son meneur, Dominique Jachimiak, n’avait jamais affiché d’étiquette politique depuis son élection au poste de maire en 2001. Isabelle Viguerard-Pouppeville, bras droit de Dominique Jachimiak, est désormais suppléante du conseiller général PCF. « Pont de l’Arche pour tous » ne pourra plus se prévaloir comme en 2008 d’être « apolitique » et le PCF ne pourra plus retourner ses alliances aussi simplement qu’il l’a fait ces dernières années. Désormais, avec le PCF, "Pont de l'Arche pour tous" devra compter sur une base électorale plus restreinte, située à la gauche du PS et du MRC.

 

A lire aussi...

Le portail des élections à Pont-de-l'Arche


Armand Launay

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 11:54

Pont-de-l’Arche est une charmante bourgade de province dans l’une des plus belles régions de France : la Normandie. A deux pas de Rouen, elle allie le plaisir de la nature, avec les berges de l’Eure et de la Seine, aux plaisirs des balades urbaines à travers les ruelles médiévales, les pavés lissés, les gargouilles gothiques, les remparts endormis…

 

Nombreuses sont les personnes qui passent à côté de ce qui fait tout l’attrait de Pont-de-l’Arche, d’où ce blog et différentes publications.

D’autres personnes veulent aller plus loin et sentir par elles-mêmes l’atmosphère de la ville et situer concrètement les joyaux archépontains, d’où mes visites commentées pour les associations et les groupes.

Je ne suis pas professionnel mais amateur (du latin amator, « celui qui aime ») depuis quelques années. Les personnes désireuses de visites guidées, c’est-à-dire assurées par un guide professionnel, gagneront à contacter l’Office de tourisme Seine Eure afin d’en connaitre le programme et le tarif.

Pour les autres, vous pouvez me contacter afin de mettre en place la visite qui vous convient (public averti ou non, jeune, visites à thème : religion, vikings, remparts…).

Mes visites se basent sur les caractéristiques des tyles architecturaux, les petits trésors du     patrimoine caché, les grandes phases de l’histoire de la ville qui expliquent le paysage de la ville et la raison de sa construction...

Je ne fais pas de visite érudite à partir de nombreuses dates d’histoire. En somme, pas besoin d’être calé en histoire pour apprécier la balade ! 

 

 

Je ne serai plus en mesure de faire des visites à partir de fin juin 2014 en raison d'un déménagement.   

 

Visite Pont-de-l'Arche

Visite "Pont-de-l'Arche et les invasions vikings" : mon groupe descendant l'escalier en hélice menant à l'ile Saint-Pierre, en face de la ville (Fête viking, mai 2011). 

 

Armand Launay

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  • : Pont de l'Arche histoire, patrimoine et tourisme
  • : Bienvenue sur ce blog perso consacré à Pont-de-l'Arche et sa région (Normandie, Eure). Contactez-moi afin d'étudier ensemble, plus avant, l'histoire et donc de progresser vers la connaissance. Bonne lecture ! armand.launay@gmail.com
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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au cœur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

- Mieux connaitre Pont-de-l'Arche à travers 150 noms de rues et de lieux ! (Autoédité, 2019, 64 pages). 

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte.

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