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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 22:51

Le dernier numéro de Patrimoine normand est sorti avec un article sur les fouilles archéologiques d'Alizay-Igoville ! 

 

patrimoine-normand-84.jpg

 

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:26

Charpillon Louis-E., Caresme Anatole, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys : Delcroix, 1868, 960 p., t. II, p. 635-636.

  

      pitres

 

PÎTRES 

 

 

Paroisse des : Archid. du Vexin normand  – Doy. de Perriers. – Baill., Vic. et Élec. [de Pont-de-l’Arche.] – Parl. et Gén. de Rouen.

 

À la jonction des Vallées de la Seine , de l’Eure et de l’Andelle, existe un village aujourd’hui sans importance, mais qui a joué un rôle dans l’histoire.  


D’abord forteresse sous les Romains, puis résidence royale sous les Mérovingiens, palais et château-fort sous les Carlovingiens, Pîtres, connu par des Ordonnances, par des Conciles et par différents monuments d’histoire, n’a conservé de son ancienne splendeur que son église dédiée à Notre Dame.   

 

Marie de France, dans son Lay des Deux-Amants, parle de la ville de Pîtres et du roi des Pistriens.  

 

On a trouvé à Pîtres des restes de deux amphithéâtres, d’un hypocauste, d’un aqueduc, etc., des tuiles, des vases, des coulans en bronze, qui indiquent une origine romaine. 

 

Plusieurs historiens ont placé vers 525 la fondation du manoir mérovingien de Pîtres, en latin Pistœ[1].  

 

Il est fait mention de Pîtres dans une charte de Clotaire pour l’abbaye de Chelles en 660.  


En 750, Pîtres est indiqué comme se trouvant dans le pays de Telles[2] ; un diplôme de Charlemagne de 775 désigne Pîtres de la même façon.  


Le 1er août 855, la grande flotte des Danois, sous la conduite de Sidroc, s’empare du fleuve de Seine, et vient jusqu’au château-fort de Pîtres[3].  


Charles le Chauve résida souvent à Pîtres, de 861 à 869, et il y tint plusieurs assemblées à l’effet d’aviser aux moyens d’arrêter la marche des hommes du Nord ; pendant son séjour, il y fit construire un palais magnifique.   


Dans une première réunion du Concile, tenu à Pîtres en 862, on avisa aux moyens d’arrêter les pirates normands ; des subsides furent votés et Charles le Chauve s’empressa d’établir des travaux de fortification et de défense, afin d’empêcher de remonter le cours de la Seine. Dans cette même réunion, on s’occupa du différend survenu entre Rothode, évêque de Soissons, et Hincmar, archevêque de Reims.  


Le second Concile tenu à Pîtres en 864, connu sous le nom d’Édit de Pîtres, déclare Pépin le Jeune, roi d’Aquitaine, déchu de ses États ; ordonne une refonte des monnaies, règle les diverses questions relatives aux villes qui auraient le droit d’en frapper, édicte des peines sévères contres les faux-monnayeurs ; apporte de grandes améliorations au sort des esclaves et des colons, et enfin ordonne un recensement des hommes libres obligés au service militaire.  


Dans le 3e Concile qui eut lieu en 868, Hincmar, évêque de Laon, qui avait été condamné par le roi Charles, fut rétabli.  


En 869, le 4e Concile de Pîtres vit la promulgation d’un capitulaire en 13 articles, on confirma le privilège de Saint-Pierre le Vif, à Sens.  


Charles le Simple fit donation, en 905, à son chancelier le diacre Ernaste, de onze serfs attachés au domaine royal de Pîtres, 6 hommes, 4 femmes et un enfant, désignés chacun par leur nom. 


Roger de Beaumont donna, vers 1070, à la Madeleine de Rouen, entre autres biens la terre de Pistres, pour fournir le pain et le vin du Saint-Sacrifice de la Messe[4]. Vers 1090, Guillaume de Breteuil donna aux religieux de Lyre, toute la dîme et la redîme de la vallée de Pîtres. Raoul de Gacel, son héritier, donna à Raoul de Conches, Pont-Saint-Pierre et la vallée de Pîtres.  


En 1206, Phillipe Auguste avait confisqué ce que Marguerite de Tosny, veuve de Raoul de Conches, possédait à Romilly, Pîtres, etc., pour le donner à Raoul de Boulogne. 


Il existait cependant une famille portant le nom de la paroisse ; Roger de Pîtres accompagna le duc Guillaume en 1066, lors de son expédition d’Angleterre.  


En 1184, Roger de Pîtres figure dans les comptes du Sénéchal de Normandie, comme débiteur de 15 s.  


Le pouillé d’Eudes Rigaud, rédigé vers 1250, indique comme patron Jean du Bois, chanoine de Notre-Dame-de-la-Ronde ; la cure valait 30 l., on comptait 120 chefs de famille.  


Parmi les membres de la famille de Pîtres, nous citerons encore Jean de Pîtres, clerc du bailly de Cotentin, Guy de Pîtres, Marie de Pîtres, abbesse de Saint-Amand de Rouen, Roger de Pîtres, Guillaume de Pîtres, écuyer, Jacques et Jean de Pîtres qui fieffèrent, en 1370, une maison à Rouen, Guyot de Pîtres.  


Lors de l’invasion anglaise du XVe siècle, Guy de Pîtres était resté fidèle à son pays ; le roi d’Angleterre confisqua ses biens en 1420, et donna les immeubles à Guillaume Sébire et les meubles à Henri Noon.  


Pîtres blasonnait : de gueules à 3 pals d’or, au chef d’azur chargé de 2 étoiles d’argent.   


Les familles Damiens, Mallé et Le Prévost possédèrent ensuite la seigneurie de Pîtres.   


Fiefs. 1° Les Essarts. Le 3 juillet 1649, Louis Le Roy, sieur des Essarts, vendit une partie de rente à la veuve de Louis Halley ; Charles Le Roy, esc, sieur des Essarts, fut maintenu en 1667 ; il portait : des gueules à l’écu d’argent chargé d’une fleur de lys de sinople accompagné de 6 besants d’or, posés en orle, 3, 2 et 1.   


En 1708, Adjutor-Nicolas Le Monnier des Essarts était maire alternatif des Andelys. En 1745, il était élu en la même ville ;   


La Poterie. En 1668, MM. de Tirémois et Le Bègue de Germiny étaient seigneurs de la Poterie ; ils avaient le droit en cette qualité de présenter à la Chapelle Saint-Nicolas de l’église de Pîtres ;  


Tiremois : d’azur, au sautoir d’argent chargé de cinq huchets de gueules liés du même.   


Le Bègue de Germiny : d’azur, à l’ombre d’argent posé en fasce ;  


La Vallée-Galantine  : Pierre de Galantine, sieur de la Vallée , fut reçu au Parlement en 1616 ; son fils du même nom fut, en 1665, reçu conseiller  aux Aides.  


Dominique de Galantine, seigneur de la Vallée , laissa une fille mariée à Jean-Baptiste Alexandre Boniface, chevalier, baron de Bosc-le-Hard.  

 

Galantine : écartelé au 1 et 4, contre écartelé au 1 et 4, d’azur, à la croix d’argent, au 2 et 3, de gueules, à trois annelets d’or, au chef d’argent, chargé de trois têtes de lion arrachées d’or, et au 2 et 3 d’azur au chevron d’or, accompagné de trois têtes de licorne d’or. 


Boniface : d’argent, à 3 fasces de sinople.  

 


PÎTRES, canton de Pont-de-l’Arche, sur la Seine et l’Andelle, à 15 m. d’alt. – Sol : alluvions contemporaines, diluvium, craie blanche – St. du ch. de fer de Gisors à Pont-de-l’Arche. – Ch. d’int. com. n° 58 d’Écouis à Alizay – 4 cont. 9,566 fr. en ppal. – Rec. ord. budget 4,957 fr. – Surf. terr. 1,347 hect. – Pop. 916 hab., – *, Percep. et Rec. cont. ind. de Pont-de-l’Arche. – Paroisse. – Presbyt. – Écoles spéc. de 97 garç. et de 73 filles. – 3 déb. de boissons. – 10 perm. de chasse. – Dist. en kil. au ch.-l. de départ. 37, d’arr. 16, de cant. 7.  

 

Dépendances : Les Essarts, L’Île-Sainte-Hélène, Le Port-de-Pîtres, La Vallée Galantine.  

 

Agriculture : Céréales, lins, bois.  

 

Industrie : 3 tuileries. – 1 usine à tourner.  

 

Patentés : 43.  

 



[1] Hist. du Vaudreuil.  


[2] Chartes de l’abbaye de Saint-Denis.  


[3] Chronique de Fontenelle.  


[4] Farin 33.  

Armand Launay

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:24

Charpillon Louis-E., Caresme Anatole, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys : Delcroix, 1868, 960 p., t. II, p. 496-497.  


      112340438445-1

 

LE MANOIR  

 

 

Paroisse des : Doy. de Perriers  – Vic. et Élec. de Pont-de-l’Arche. – Parl. et Gén. de Rouen. 

On a dit que le palais de Pîtres étaît situé sur le territoire du Manoir, sans en apporter de preuves concluantes. 

C’est un village ancien, comme l’indique le patronage de Saint-Martin ; en  1011. Le comte Raoul d’Ivry donna le Manoir à l’abbaye de Saint-Ouen.  

Les Tuileries du Manoir sont citées en 1361.  

De 1432 à 1494, la cure valait 100 s. plus tard sous Charles XIII, elle valait 20 l. on comptait 14 paroissiens.  

En 1587, Robert de la Faye, sieur du Manoir, épousa  Marguerite Alorge ; il blasonnait : de gueules à la fasce d’or, à la croix d’or en chef et à la tour du même en pointe. 

Vers 1588, Charles Guéroult était seigneur du Manoir et de l’Essart, il épousa Marguerite Baudry dont [il eut] Noel, marié vers 1619, à Louise Lallier.  

Noel Guéroult, obtint vers 1618, des lettres d’anoblissement, il laissa Charles IIe du nom, qui eut de son mariage avec Marguerite de la Vache, Charles IIIe du nom, déclaré usurpateur en 1668 et condamné à 2000 l. d’amende, mais il fut confirmé en sa qualité de noble, par arrêt du Conseil d’État du 11 février 1673 et déchargé de l’amende.  

Il existait ce semble deux fiefs de Manoir, l’un appartenant à la famille Guéroult et l’autre à la famille Hallé.  

Guéroult : d’azur, au chevron d’or accompagné de 3 aiglettes à 2 têtes du même, au chef d’or, chargé de 3 têtes d’ours de sable.  

En 1698, Jean-Gilles Hallé, reçu conseiller au Parlement, était seigneur du Manoir-sur-Seine, il avait en outre les titres de seigneur d’Orgeville-Saint-Vaast, Rouville, Imouville et Bercelou. Le 9 janvier 1710, la haute justice du Manoir lui fut adjugée ; il était président à Mortier en 1729, et il mourut en 1758, laissant de son mariage avec Marguerite-Barbe Puchot du Plessis, Gilles-Louis Hallé, dit le président de Rouville, qui fut ensaisiné le 11 décembre 1760, et qui mourut en 1777.  

En 1750, on comptait au Manoir, 54 feux et 184 habitants.  

Gilles-Charles-Marie Hallé et Louis Guillaume Hallé, frères, furent successivement seigneurs du Manoir.  

Pendant le XVIIe siècle, une famille Pilotte, paraît avoir possédé un des deux fiefs du Manoir.  

M. Maillé, curé du Manoir, exilé en Allemagne au moment de la Révolution, a laissé un certain nombre d’ouvrages, restés manuscrits, conservés dans sa famille.  

 

Fiefs, 1° L’Essart. Charles de Guéroult était seigneur de l’Essart en 1670, M. Jean-Gilles Hallé l’avait remplacé en 1707. Le président de Rouville, Gilles-Charles-Marie Hallé et Louis-Guillaume Hallé, possédèrent ensuite ce fief.    

Les Hautes Loges. Girard Le Mercier, sieur des Hautes Loges et son frère Antoine furent renvoyés au conseil en 1667, comme étant de noblesse suspecte, mais ils furent rétablis et déclarés de noble et ancienne lignée.  

Pierre Le Mercier et Louis-Nicolas Le Mercier, furent successivement seigneur des Hautes Loges.  

Le Mercier : d’azur, au chevron d’argent, accompagné de trois bourses d’or. On voyait encore naguères dans l’église de Pont-de-l’Arche, les pierres tombales de Thomas, d’Angelot et d’Henri Le Mercier, sur lesquelles étaient gravées ces armoiries.  

 

LE MANOIR. – Cant, de Pont-de-l’Arche, sur la Seine, sol ; alluvions contemporaines. – Surf. terr. 239, hect. – Pop. 346. – 4contrib. 2,686 fr. en ppal. – Rec. ord. budg  1,290 fr. – *. – Percep  et cont. ind. de. Pont-de-l’Arche. – Paroisse. – École à Pîtres. – 3 déb. de boissons. – 2 perm. de ch. – Dist. en kil. aux ch.-l. de dép. 4, d’arr.15, de cant. 37.  

 

Dépendances. – Les Hautes Loges, L’Essart.  

Agriculture. – Céréales, plantes sarclées.  

Industrie. – Néant. – 4 patentés.  

Armand Launay

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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Compte LinkedIn.

Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au coeur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte. Gege wanazioni wangu !

Réflexion

Le temps n'est pas. Il n'y a qu'une règle graduée portant les marques "hier, aujourd'hui et demain" ; c'est-à-dire quelques traits issus de la faculté des Hommes à compter le passage des astres ; beautés et mesures à la fois, par Odin !

C'est avec cette règle que les Hommes tentent de mesurer les phénomènes les plus apparents. Ils se donnent des repères parmi l'érosion, véritable mère de la prise de conscience : "ce qui est rare à du prix" écrivait Chateaubriand. 

Il s'agit alors de prendre conscience de l'interdépendance entre tous les phénomènes, leur âme, et leur manière de s'attacher à notre âme. Pont-de-l'Arche où la terre natale... 

Ces phénomènes alimentent notre bonheur : sens du savoir, comment se crée notre notion du bienêtre, d'où vient notre conscience de ce qui est bon, quelles en sont les limites ? 

Bonheur, sens et quête du savoir ; horizon qui donne une orientation à notre cheminement ; orientation vers la naissance de la lumière quelle que soit la saison ; sève de notre arbre généalogique ; doute qui permet de poser peut-être les bonnes questions...

Rabelais quoi qu'il en soit... entre vins, livres et mets sapides : conscience du savoir s'il sait sucrer le faste palais du quotidien et donc là où se rassemblent les gens... érudition en entrée, curiosité en plat principal et conscience en dessert... et inversement, même si c'est moins agréable, pour un étudiant. 

Enfin, n'oubliez pas de poursuivre l'observation dans un verre à dégustation rempli de Calvados du bon bocage normand ! Au-delà des ténèbres de la Genèse, vous y verrez luire les étoiles de l'esprit et des plaisirs...