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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 22:12

Roger Leroux est né le 24 février 1922 à Saint-Victor-d’Epine (Lieuvin) et décédé à Pont-de-l'Arche le 12 aout 1996.

Après l’obtention du Certificat d'études, il devint commis d'épicier à Bernay. A 20 ans il entra dans la clandestinité pour échapper au STO. Il rejoignit le marquis Surcouf créé par Robert Leblanc. A la Libération, il s’engagea au 1er bataillon de Normandie (élément du 1er régiment du 129 RI) qui lui valut la Croix du combattant 1939-1945 et la Croix des combattants volontaires de la Résistance.

Démobilisé en 1946, il travailla dans le monde de l'assurance vie dans la région de Brionne. Il s’installa en 1952 à Léry afin de travailler à Louviers. En 1958, il adhéra au PCF après avoir été longtemps sympathisant. En 1965, il commença sa vie d’élu à Léry en tant qu'adjoint au maire. Il démissionna en 1970 pour s'installer à Pont-de-l'Arche où son épouse était directrice de l'école des filles depuis 1947.

En 1977, il se présenta aux élections municipales de Pont-de-l’Arche et fédéra autour de son équipe PCF les socialistes de Fernand Attal, les radicaux de gauche de René Avril et diverses personnes non encartées comme Paulette Lecureux. Il fut élu face à la droite et devint ainsi le deuxième maire communiste de la ville après André Bénet (1945-1947).

 

1977-1983 : premier mandat

Ce premier mandat est caractérisé par une rupture en matière immobilière avec l'ancien maire Roland Levillain (DVD). Le nouveau maire lança une réflexion globale sur l'utilisation des terrains (avec l'élaboration d'un Plan d'occupation des sols (POS) (1980-1985). Il lança le projet de construction d'une résidence HLM afin de contrecarrer la baisse de population et de garantir une certaine mixité sociale. Roger Leroux et son équipe reprochaient à Roland Levillain sa position ambigüe de maire et, dans le privé, de promoteur immobilier (Groupe maisons individuelles) intéressé par les terrains de La Petite-Nation, aujoud'hui appelée La Pommeraie (Le Trait d'union n° 11, juillet 1979). Il fit mettre fin à un projet de Roland Levillain. 

Ce mandat vit naitre de nombreux équipements publics : la salle de tennis de table (1977), le Mil-club (1979), le vestiaire du terrain de tennis (1980), la couverture d'un court de tennis (1980), les sanitaires au cimetière (1980), l'agandissement de l'école maternelle : trois classes, une salle polyvalente et un restaurant (1982), l'achat des locaux du Centre de loisirs (1980) et sa réhabilitation avec création de piscine... C'est en 1983 que le Conseil municipal demanda aux autorités publiques l'étude d'un contournement de la ville dans un axe Est-ouest mais aussi Nord-sud avec un nouveau pont au niveau du Manoir-sur-Seine.

Du côté de la démocratie locale, ce mandat fut riche en création d'instances participatives :

- l'Association pour les loisirs éducatifs de Pont-de-l'Arche (ALEPA) en 1979 (gérant le Centre de loisirs) ;

- création de l'Office municipal des sports (OMS) en 1979 présidé par Jean-Jacques Lisowski ;

- création du Groupe municipal d'actions culturelles (1981) ;

A noter aussi la naissance des garderies scolaires (1977) et de l'école de danse (octobre 1979). Celle-ci a évolué dans les locaux du Mil-clubs. Devenue intercommunale (1983), elle est l'ancêtre de l'école Erik-Satie (musique, danse et théâtre). 

Ce mandat se traduisit par une hausse des impôts consécutive à l'augmentation des services publics. 

 

1983-1989 : second mandat

Roger Leroux fut réélu aux élections municipales de 1983 face à une liste divers droite de Jackie Lesoive et face à une liste socialiste de Fernand Attal, étrangement ralliée à la droite au second tour et radiée, de fait, du parti socialiste.

Le second mandat de Roger Leroux vit l'émergence des résidences HLM lancées durant le premier mandat : Louis-Aragon (1984), Pierre-Mendès-France (première tranche : 1984, deuxième tranche : 1987). Cette deuxième tranche nécessita l'adoption de nouveaux noms de voies en 1988 : Pierre-Semard, Pierre-Brossolette et Jean-Moulin.

Du côté des équipements publics, la caserne des pompiers fut bâtie (1985) avant que le corps ne fût érigé en Centre de secours (1987), la salle des fêtes fut rénovée (1987), avec le syndicat intercommunal le gymnase du collège fut livré (1986), les terrains de sports furent transférés au chemin de la Procession (1987), la Maison des associations fut créée (1987) dans un local de la rue Roger-Bonnet (acquis en 1988).

C'est aussi durant le mandat de Roger Leroux que de nombreux logements accessibles à la propriété furent créées. Tout d'abord, fut livré le Village Sainte-Anne (1984) avec les rues Jean-Mermoz, Louis-Blériot et Antoine-de-Saint-Exupéry. Puis, fut livrée la résidence Jules-Massenet (1987) avec les rues Georges-Bizet, Hector-Berlioz, Charles-Gounod. Enfin, furent livrés les premiers lots de La Pommeraie à partir de 1986 et, en 1987, le baptême de rues plus ou moins en cours de construction : Antoine-Laurent-de-Lavoisier, Louise-Michel, Louis-Pasteur, Maurice-Ravel, Paul-Langevin, Pierre-et-Marie-Curie. 

Ce second mandat de Roger Leroux connut une légère baisse de la fiscalité.  

 Fete-des-meres-1979.jpg

Roger Leroux, au centre et au fond (regardant vers sa droite), parmi les Archépontaines honorées lors de la fête des mères de 1979 sur le degré de l'hôtel de Ville (Archives municipales). 

 

Aux élections municpales de 1989, Roger Leroux fut battu par Paulette Lecureux, son ancienne adjointe, très investie, qui se présenta sous l'étiquette socialiste. Autour d'elles figuraient de nombreux élus en désaccord sur la gestion de Roger Leroux durant son second mandat.       

 

La résidence Roger-Leroux

Le nom de Roger Leroux fut proposé par Hervé Castel en 2006 pour nommer une rue de la résidence du Chêne-Jaunet en 2006. Son idée fut rejetée car le Conseil municipal ne voulait pas de noms de personnes politiques. Cette idée ressortit néanmoins pour la dernière tranche de la résidence Pierre-Mendès-France inaugurée par le maire, Richard Jacquet en 2008. Programmée par Roger Leroux, cette dernière tranche de la résidence Pierre-Mendès-France prit beaucoup de retard et ce n'est que justice si elle porte son nom.

 

 

Sources

Le Trait d'union, bulletin d'informations municpales

Registres des délibérations du Conseil municipal

 

 

A lire aussi... 

Les maires de Pont-de-l'Arche

 

Armand Launay

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 22:11

A Pont-de-l'Arche, il est difficile de ne pas entendre parler de Maurice Delamare grâce à la rue et à l'impasse qui portent son nom. En effet, l'ancienne « route du Vaudreuil » et ancienne "impasse Salette" ont été rebaptisées ainsi le 4 mars 1937 lors du conseil municipal présidé par Raoul Sergent. Outre l’estime que lui portaient les élus, il semble que l’on ait aussi salué le beau-père de Marcel Ouin, le célèbre patron des chaussures Marco. Mais qui était Maurice Delamare ? 

 

Maurice Delamare

La photo de Maurice Delamare publiée dans

 L'Industriel de Louviers du 14 avril 1928.

 

Né à Veules-les-Roses en 1869 et décédé à Pont-de-l’Arche le 12 juillet 1930, Maurice Delamare acquit une officine de pharmacie à Pont-de-l’Arche. En 1910, il abandonna sa pharmacie pour se consacrer à une fabrique de produits pharmaceutiques fondée en 1897 et transférée en 1912 à Romilly-sur-Andelle.

Maurice Delamare arriva au Conseil municipal grâce aux élections du 24 avril 1900. Il émargeait déjà chez les républicains de gauche, voire radicaux car il fut le seul avec Léon Bataille, maire, à s’opposer à la demande d’ouverture d’une école confessionnelle dans la ville (l'école Saint-Charles). On a aussi compté Maurice Delamare parmi les rangs des républicains radicaux. L’Industriel de Louviers notait, lorsque l’association des républicains de gauche du canton se réunit le 20 avril 1913 pour désigner un candidat pour les élections cantonales : Sur l'insistance de M. Lécaudé, de Léry, qui suppliait M. Delamare de porter le drapeau de la République radicale, le maire de Pont-de-l’Arche a accepté la candidature. Puis par 36 voix contre 24, les membres présents ont décidé de ne pas changer le nom de l'Association républicaine du canton. Ce même journal, devenu conservateur, notait à la mort de l’élu que : D’opinion radicale, M. Delamare ne consentait point à arborer l’étiquette radicale-socialiste et affirmait des idées raisonnables. Un radical modéré mais resté à gauche, en somme. Cette modération traduisait peut-être des soucis électoraux car le canton de Pont-de-l’Arche n’était pas profondément ancré à gauche.

En-tête de lettre de Maurice Delamare, pharmacien, qui fonda une fabrique de produits pharmaceutiques en 1897. Celle-ci fut transférée en 1912 à Romilly-sur-Andelle. Ses locaux sont représentés sur cette illustration (Archives municipales de Pont-de-l'Arche : 5H9).

En-tête de lettre de Maurice Delamare, pharmacien, qui fonda une fabrique de produits pharmaceutiques en 1897. Celle-ci fut transférée en 1912 à Romilly-sur-Andelle. Ses locaux sont représentés sur cette illustration (Archives municipales de Pont-de-l'Arche : 5H9).

Si la popularité se lit au nombre de voix qui se portaient sur notre homme aux différents scrutins communaux, Maurice Delamare séduisait surtout les élus. Le 29 décembre 1909, notre homme talonnait Henri Girard quand il s’était agi de nommer un adjoint au maire, Jules Fromont (républicain de gauche). Le 17 mai 1908, alors qu’il était arrivé en dernière position dans la liste des hommes élus au scrutin municipal, il fut nommé adjoint au maire, Henry Prieur (républicain de gauche). Avec les principaux élus, il avait bataillé pour la construction d’un groupe scolaire mixte, en vain car il fut mis en minorité par ses propres amis conseillers parmi les plus conservateurs qui souhaitaient construire une école neuve pour les seuls garçons.

Ce sont les municipales du 19 mai 1912 qui ont donné le premier mandat de maire à Maurice Delamare où il obtint 10 suffrages sur les 16 conseillers. Ses capacités et sa popularité l’amenèrent à se présenter face à Maurice Hervey (droite) aux élections cantonales. Contre toute attente, il battit ce candidat le 3 aout de la même année. L’Industriel de Louviers publia un article rapportant que 350 personnes se rendirent à un banquet républicain fêtant la victoire de Maurice Delamare dans l’usine du radical Marcel Ouin (MARCO). Il nota que « l’intelligence et la valeur de M. Hervey sont d’une envergure difficile à atteindre par les hommes politiques du département. À la valeur du vaincu se mesure l'importance de la victoire et la joie des vainqueurs ».

Maurice Delamare fut mobilisé dès le début de la Première Guerre mondiale mais fut de retour à la séance du 27 janvier 1915, date à partir de laquelle il put assumer le difficile ravitaillement de la population. Dans un contexte peu favorable à la gauche,

Maurice Delamare ne fut pas réélu lors des cantonales de 1919 face à Alexandre Raoul-Duval (droite) ainsi qu’aux législatives. Notre homme voulut prendre ses distances avec la vie publique et refusa de postuler en tant que maire de la ville le 10 décembre 1919 alors qu’il fut réélu conseiller municipal. Albert Prieur, pourtant nommé maire par 11 voix sur 16, refusa ce poste et ce fut le conservateur Anthime Ferrandier qui fut nommé premier magistrat de la ville.

Cependant on ne refoule pas un penchant aussi facilement, Maurice Delamare fut le président du comité pour l’érection d’un monument aux Morts tombés pour la France durant la Grande guerre, c’est-à-dire un poste clé, au centre de la sociabilité communale.

Inauguration du Monument aux morts de Pont-de-l'Arche en 1923. Il semble que l'orateur soit Maurice Delamare, président du Comité pour l'érection du monument aux morts (photographie : collection particulière).

Inauguration du Monument aux morts de Pont-de-l'Arche en 1923. Il semble que l'orateur soit Maurice Delamare, président du Comité pour l'érection du monument aux morts (photographie : collection particulière).

Le 16 décembre 1923, suite au décès d’Anthime Ferrandier, six conseillers municipaux sur douze désignèrent pour maire Maurice Delamare par trois tours de suite. L’élu refusa ce poste et préféra attendre les élections municipales de 1924 où sa liste républicaine de gauche obtint 16 postes de conseillers municipaux, parmi lesquels les industriels de la chaussure Marcel Ouin, Henry Prieur, Emile Duprai et le docteur Louis Hardy. Le 17 février 1924, il fut élu maire avec 15 voix sur 16. Le cartel des gauches était passé dans les mentalités et, désormais, l’on peut aisément lire un clivage gauche-droite qui ne divisait guère les élus archépontains cohabitant jusqu’alors dans une sorte de cénacle de notables.

Maurice Delamare fut réélu le 18 mai 1929 avec 9 voix sur 16 ; Raoul Sergent en obtenant 6. Cependant notre homme dut très vite se faire remplacer par son adjoint, M. Prieur, tant la vieillesse l’exposait à la maladie.

A son décès le 12 juillet 1930, les festivités du 14-Juillet furent annulées, sauf les remises des prix des écoles. L’église Notre-Dame fut trop petite pour accueillir tout le monde lors de la messe funèbre. Sur la scène politique locale, Maurice Delamare laissa à Pierre Mendès France le flambeau de la gauche républicaine et radicale, avec tout le succès qu'on lui connait.

Un dernier honneur – bien involontaire – s’est produit en 1968 quand la mairie fut installée dans la rue… Maurice-Delamare !

 

 

Sources

Délibérations du Conseil municipal : 1D 13-17.

L'Industriel de Louviers : numéros des 14 avril 1928 et 19 juillet 1930.

 

 

A lire aussi...

Les maires de Pont-de-l'Arche

La mystérieuse voute de la rue Maurice-Delamare

Armand Launay

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 22:47

Jacques-Henri Lartigue est un photographe né le 13 juin 1894 et décédé le 12 septembre 1986. Il s’est illustré dans son art par ses clichés, pris sur le vif, qui tentaient de saisir le quotidien par un angle de vue original.

Il dépeignit les loisirs alors accessibles aux riches familles et ce souvent avec le regard de l’enfant.

Ses premiers clichés furent pris dans la maison de ses parents à Pont-de-l’Arche (l’actuel Manoir de Manon, rue Jean-Prieur). Il avait huit ans lorsqu’il prit son premier cliché.

Jacques-Henri Lartigue réalisa des peintures, des albums de famille, des photos de presse, des instantanés, des photos de mode. Il prit la photographie officielle du président Valéry Giscard d'Estaing en 1978. 

Lors du centenaire de sa naissance, le Conseil municipal présidé par Paulette Lecureux donna le nom de Jacques-Henri Lartigue à l'espace situé en face du Manoir de Manon et qui accueille une résidence, des commerces et des cabinets médicaux. L’inauguration de Jacques-Henri-Lartigue eut lieu en 1994 suite au vote du Conseil municipal du 30 mai 1994.

 

Ci-dessous :

Marcelle, Zissou et moi [Jacques-Henri Lartigue]. Eglise de Pont de l'Arche, 1902. Album 1902-1904, p. 5 verso.

Photo : Henry Lartigue/Collection Lartigue. Tirage d'après négatif sur verre 18x24 cm. [Cote : LRT812NNR0]

Source Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b19000017

 

 

Jacques-Henri Lartigue et Notre-Dame-des-arts

Marcelle, Zissou et Jacques-Henri Lartigue dans l'église Notre-Dame-des-arts. A gauche, le banc-d'oeuvre (disparu depuis) et au fond la statue de Notre-Dame-des-arts (aujourd'hui masquée). 

 

 

Armand Launay

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 22:43

 

Né en 1943, le graveur sur pierre professionnel Daniel Niaux s’est fait un nom chez les peintres de Normandie. Résidant au Grand-Quevilly, il fête en 2012 ses 52 ans de peinture ! En octobre, il a exposé sous les voutes de la Salle d’Armes, dans sa ville natale. Présentation !

 

Daniel Niaux

 

« Je suis né dans une petite maison de l’impasse située entre la rue Roger-Bonnet et le Grand-Saint-Eloi. Ma famille comptait beaucoup d’ouvriers en chaussure. D’ailleurs, à ma naissance on m’a pesé dans une boite à chaussures, tellement j’étais petit ! ». Daniel Niaux a découvert la peinture à 14 ans où son frère lui dit : « tu devrais essayer de peindre, Daniel ». Ce dernier a expérimenté la peinture au couteau. Le résultat fut convainquant pour lui mais aussi pour les autres : en 1957, le jeune Daniel obtint le prix d’excellence de peinture et de dessin, pour l’Eure, au Salon de l’Education nationale à Paris.

De là aux premières expositions, il n’y avait qu’un pas et c’est Jean Mahé, bijoutier de Pont-de-l’Arche, qui lui fit faire. « Je voulais tenter l’expérience, précise Daniel Niaux, mais je n’en avais pas les moyens ». C’est donc Jean Mahé qui m’a lancé. Je me souviens bien, c’est même lui qui a offert le Champagne pour le vernissage, c’était en 1960 ».

Les années ont passé, Daniel Niaux a approfondi ses connaissances techniques, notamment grâce à l’école des Beaux-arts de Rouen. Il a élargi la palette des thèmes traités et ce grâce à un regard sans cesse renouvelé sur son environnement. Son œuvre est faite de couleurs vives d’une vie que Daniel Niaux aime à voir belle, surtout à travers les paysages de la Normandie maritime et rurale. Des natures mortes et de nombreuses miniatures (10 x 5 cm et 10 x 7 cm) enrichissent aussi ses expositions faites des touches impressionnistes mais, surtout, pour les toiles les plus récentes, de la précision du réalisme.

En 2000, le maire de Pont-de-l’Arche, Paulette Lecureux, invita Daniel Niaux à fêter dans sa ville natale ses 40 ans de peinture. Une exposition fut offerte au public et une belle brochure rétrospective fut éditée pour l’occasion. Daniel Niaux revint en 2007 et en 2012 où la Salle d’Armes fut comble lors du vernissage du samedi 13 octobre. Ce n’est que justice pour cet homme qui jamais n’oublia sa ville, notamment à travers de belles toiles sur les berges de l’Eure, la rue André-Antoine, la rue du Président-Roosevelt... Bravo l’artiste !  

 

Armand Launay

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 22:07

Publié dans Pont-de-l'Arche magazine n° 17 en hommage à Simone Sauteur. 

 

Par ailleurs, Au coeur du Vièvre, mémoires de Simone Sauteur sur le maquis Surcouf

 

Simone-Sauteur.JPG

Simone Sauteur en 2009 (photo André Roques)

 

Simone Sauteur est née le 19 juin 1921 à La Vieille Lyre (Eure) et décédée le 26 mai 2012. Elle était amie de Robert Leblanc, futur chef du maquis Surcouf. Elle qui voulait s’engager dans la Résistance suivit les conseils de son ami et demanda une affectation à La Haye-de-Routot en tant qu’institutrice et, en ce temps, secrétaire de mairie. A 19 ans, elle qui venait de sortir de l’école normale d’instituteurs, avait pour mission de fabriquer de faux-papiers et d’envoyer des messages radiotélégraphiés pour renseigner le maquis.

Le réseau Surcouf fut fondé à Saint-Georges-du-Vièvre en 1942 par Robert Leblanc dit « Parrain » (1910-1956), épicier, le Père Meulant, curé, et Robert Sanson, charpentier. Ces hommes commencèrent par cacher des réfractaires au Service du travail obligatoire puis composèrent un maquis. Comme le disait Simone Sauteur : « A 19 ans, on voulait faucher les armes aux Allemands et qu’ils rentrent chez eux. C’était tout simple dans nos jeunes esprits ». À partir de septembre 1943, les résistants de Surcouf réalisèrent leurs premiers sabotages. Ce réseau prit de l’ampleur et devint le plus actif de la Normandie. Il œuvrait dans un triangle entre Pont-Audemer, Bernay et Rouen. Ils abattirent notamment Violette Morris, célèbre collaboratrice de la Gestapo. À l’été 1944, de 80 à 250 hommes composaient ce maquis qui déplora beaucoup de morts dans ses rangs. Surcouf forma le cœur du Premier bataillon de marche de Normandie, le 8 octobre 1944, pour combattre l’ennemi jusqu’au cœur du Reich. Dans un discours le 15 avril 1956, le général de Gaulle salua la mémoire du maquis Surcouf, « fer de lance de la Résistance normande ».

Simone Sauteur joua un rôle dans la fabrication de faux papiers, dans la transcription de textes des messages. Elle effectua de nombreuses liaisons (voir le témoignage ci-dessous) et risqua sa vie longtemps. Alertée par des Gendarmes de Rouen, elle dut notamment quitter La-Haye-de-Routot en 1944 suite à l’arrestation de trois résistants par des miliciens français. Elle se réfugia alors dans la région de Pont-Audemer, la région du maquis Surcouf. Elle servit de secrétaire à Robert Leblanc et parcourut des centaines de kilomètres à vélo en tant qu’agent de liaison. C’est ici qu’elle prit le pseudonyme de « Puce » afin de masquer son identité à l’occupant.

Le témoignage qui suit a été enregistré le 17 avril 2004 lors d’un entretien de Simone Sauteur avec Armand Launay à propos d’André Antoine (1920-1944), figure de la Résistance locale – et martyr – dont le nom a été donné à la rue de l’église en 1945.

 

« C’est le 10 janvier 1944, Parrain [1] m’envoie en mission de liaison à la gare de Rouen avec Robert Catalan [2]. Je dois réceptionner un coli des mains d’un monsieur, je n’imaginais alors pas que c’était André Antoine et je m’en moquais bien car l’anonymat le plus complet était la norme dans la Résistance. Toujours est-il que cet homme venait de Paris pour nous apporter quelque chose. Je me revois sur le quai de la gare, seule – Robert Catalan étant resté en retrait – m’avancer vers cet inconnu qui me remet, à l’arrière du train, un coli très lourd en me disant : « on vous expliquera comment s’en servir ». J’étais morte de trouille.

Puis nous nous sommes rendus avec Robert dans un bar, au boulevard des Belges, tenu par une dame qui était avec nous [3]. C’est là que Robert a déballé le pain de plastic, les fils... Il m’a montré comment on branchait tout cela afin que je l’explique à mon tour aux gars de Pont-Audemer.

Mais il fallait encore je rentre à Pont-Audemer en car. En ce temps, c’était les Allemands qui montaient les premiers dans les cars. Quand je monte dans le car avec mon imposant coli, un soldat allemand me fait signe de m’aider à le mettre dans les porte-bagages. Alors je lui fais signe, plutôt, de m’ouvrir un strapontin. On a fait toute la route côte à côte et je me suis préparée pour sortir très rapidement du car une fois arrivée à Pont-Audemer. De là, j’ai récupéré mon vélo, mis le coli sur le porte-bagages et j’ai rejoint le maquis à Saint-Etienne-l’Allier. »

 

Ce témoignage n’étonnera pas ceux qui ont connu Simone Sauteur, son énergie, sa rigueur et sa haute opinion de la France. Il pourra étonner ceux qui ont retenu de Simone sa douceur et sa générosité. Cependant, malgré les atrocités qu’elle a connues, elle n’a jamais eu de haine pour l’ancien ennemi. Profondément catholique, elle aimait son prochain. De cet amour, il nous reste ses écrits et le souvenir de la silhouette menue de Simone, au bout de l’impasse des Avettes où s’épanouissaient les chats et les fleurs qui comptaient tant pour elle et ceux qui l’aiment... 

 

Réalisé avec l’aide de Pierre Lercier, maire de La Haye-de-Routot,

qui fut élève de Simone Sauteur.

 

Notes

[1] Pseudonyme de Robert Leblanc, chef du réseau Surcouf.

[2] Résistant envoyé par Londres.

[3] Dans la Résistance. 

 

A lire aussi... 

Charles Cacheleux

André Goharel

En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
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En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
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En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
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En ma douce Eure, ouvrage édité par Simone Sauteur en 1983. Il y est question de résistance dans le Vièvre, de Robert Leblanc et de Madame De-Lattre-de-Tassigny. Document numérisé par Alain Corblin.
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Armand Launay

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 22:56

Toutes les rues du centre-ville de Pont-de-l’Arche et de quartiers des faubourgs sont marquées de plaques bleues datant des années 1960 et 1970. Cependant une d’entre elle est bien plus belle… celle d’André Antoine.

 

Cette attention ne tient pas au fait qu’André Antoine était un résistant. En effet, de nombreuses rues portent les noms de résistants à Pont-de-l’Arche et, malheureusement, tous n’ont pas de belles plaques en leur honneur. En 1994, Madeleine Antoine, veuve d’André Antoine, fit part au maire Paulette Lecureux, de sa déception : la plaque de rue « André Antoine » n’exprime rien. « André Antoine ! Qui est-il pour les générations futures ? » écrivit-elle au maire. Elle demanda alors qu’une nouvelle plaque soit posée, mentionnant : « Lieutenant-colonel André Antoine / Résistant-chef de réseau / 1939-1944 ».

Cette demande tout à fait légitime fut retenue de suite par Paulette Lecureux, premier magistrat sensible à l’histoire. Ainsi une plaque fut commandée, apposée, et inaugurée le 8 mai 1995 à l’occasion du 50e anniversaire du 8-Mai 1945. Les cérémonies coorganisées avec la commune des Damps et les associations d’anciens combattants se déroulèrent en présence de Madeleine Antoine et quelques proches. Madeleine Antoine, dans un courrier en date du 11 mai 1995, s’est dite « reconnaissante du témoignage (…) cette journée du 8 mai 1995 restera gravée dans ma mémoire… »

 

André Antoine (plaque Pont-de-l'Arche)

L'hommage rendu par la Ville de Pont-de-l'Arche en 1945

et renforcé en 1995 par Paulette Lecureux, maire (photo A. Launay)


 

 

André Antoine, éléments de biographie

 

André Louis Antoine est un résistant français né le 29 mars 1920 à Saint-Dizier (Haute-Marne) et mort pour la France le 27 février 1944.

Marié et sans enfant, cet artisan radioélectricien, diplômé de l’école centrale de TSF de Paris, fut mobilisé le 9 juin 1940. Il rejoignit le 8e Régiment du génie à Versailles et partit dans l’Ain. Rentré aux Damps, où il résidait, il entra aussitôt dans la résistance en construisant et réparant des postes d’émission et de réception de TSF. Quand l’occupant l’obligea à se rendre à Cherbourg pour y travailler, le 15 avril 1943, il devint clandestin en s’arrêtant à Brionne où il passa de suite à l’action. Sous le pseudonyme d’ « Allais », il s’engagea dans un réseau appelé Front national, sans rapport avec le parti d’extrême droite de nos jours. Il en devint rapidement un des cadres départementaux les plus influents sous le grade de Lieutenant-colonel. Par la suite, il adhéra au réseau appelé Résistance, en juillet 1943, avec un autre chef de secteur du Front national, Armand Tarissan, et en devint le chef régional. André Antoine a été nommé Lieutenant-colonel, grade homologué au Journal officiel de la République française au titre de la résistance intérieure française. 

Après de très riches faits d’armes (voir ci-dessous), André Antoine fut grièvement blessé le 16 janvier 1944, à 15 h, par des tirs de mitraillettes allemands chez Monsieur Lerouge (charpentier à Beaumesnil). Il était venu en ce lieu s’informer et s’assurer de l’inviolabilité des ordres et papiers secrets ainsi que du poste d’émission détenus par le capitaine Trumelet arrêté cinq jours auparavant par les Allemands. Il fut aussitôt transporté à Rouen par la Gestapo où il subit son premier interrogatoire vers 23h. Il fut placé en traitement à l’hôtel-Dieu où il subit une opération révélant sept perforations des intestins et une blessure par balle au-dessus de la cheville gauche. Descendu dans les locaux disciplinaires de l’hôpital de Rouen pour un nouvel interrogatoire, il dut subir une nouvelle intervention chirurgicale. Interrogé plusieurs fois sur son lit de souffrances, n’a pas jamais voulu répondre. Il décéda le 27 février 1944 à 14h05. Il fut inhumé au cimetière des Damps le 2 mars 1944. 

 Les élus de Pont-de-l’Arche décidèrent d’honorer la mémoire de ce martyr en donnant son nom à la rue de l’église lors du Conseil municipal du 20 mars 1945. Une plaque commémorative rappelle aussi sa bravoure sur le monument aux Morts des Damps (photo ci-dessous).

 

 

André Antoine (plaque Les Damps)

L'hommage sur le Monument aux morts des Damps (photo A. Launay)

 

 

Détail des faits d’armes d’André Antoine

 

Activités générales

Camouflage des réfractaires en très grand nombre.

Regroupement des patriotes français.

Sauvetage, hébergement et départ des parachutistes alliés.

 Regroupement des indications militaires : passage de troupes, repérage des postes d’émission de DCA et des postes d’écoute allemands.

 

Activité personnelle

Cambriolage de la gendarmerie de Serquigny pour se procurer le pli secret allemand concernant le débarquement allié.

Incendie de meules de lin aux environs de Beaumesnil.

Relevé et dressé des plans des gares de la région en vue de bombardements.

Relevé et dressé des plans d’embuscades en vue du débarquement.

Nomination de Robert I comme chef de ce maquis.

Relevé et dressé les plans concernant les champs d’aviation de Beaumont-le-Roger, Evreux et Conches.

Renseignements sur l’activité de ces champs d’aviation.

Démolition de l’appareil de contrôle des avions allemands en vol (appareil placé sur le terrain même de Beaumont-le-Roger).

Organisation complète de la Résistance dans l’Eure notamment dans les cantons de Brionne, Saint-Georges, Lieurey, Pont-Audemer, Bernay, Beaumont-le-Roger, Beaumesnil, Verneuil-sur-Avre, Breteuil, Conches, Bourtheroulde…

Organisation de la résistance dans le département du Maine-et-Loir notamment Saumur, Fontenay et Roumaison.

Nomination de A 18 comme lieutenant de cette région.

Dépôt chez les grossistes du reliquat des tickets d’alimentation de manière que ces derniers puissent être utilisés normalement par le maquis sans avoir recours à la force.

Relevé et dressé des plans de la Centrale électrique de Distre en vue de son bombardement.

Agent de renseignement pour l’Intelligence service par l’intermédiaire de M. Follope de Bernay fusillé par les Allemands.

Nomination du capitaine Trumelet de Beaumesnil comme chef militaire de Résistance dans l’Eure.

Passé au Comité directeur « Résistance à Paris » sous les ordres directs d’Alger.

Activités dans les départements du Calvados et Seine-Maritime.

 

Tombe-Andre-Antoine.JPG

La tombe d'Antoine Antoine, aux Damps (photo Madeleine Antoine)

 

 

A lire aussi... 

Simone Sauteur

André Goharel

 

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 22:51

Charles Cacheleux est un résistant français né le 16 décembre 1906 à Saint-Aubin-lès-Elbeuf et mort pour la France le 24 aout 1944 à Martot.

 

Avec nos remerciements à Jocelyne et Jacques Cacheleux  

 

 Charles Cacheleux (portrait)

 

Le combattant exemplaire (Maroc)

Engagé volontaire dans l’armée en 1926, il est affecté au Maroc en 1927 où il devient sergent. Il encadre alors des goums marocains, restés célèbres notamment car ils montaient des chameaux. Il fut gratifié de la Croix de guerre « pour sa belle conduite au feu et son énergie le 18 février 1929, lors de l’occupation du Tarkast-Tighanimine, en servant lui-même une de ses pièces sous le feu ajusté d’un fort groupe dissident qui tentait de s’infiltrer par les pentes de l’Iferghas leur causant des pertes certaines. A réussi à empêcher la progression de l’adversaire… ». En 1931, il fut fait chevalier de l’ordre d’Ouissam Alaouite (le gouvernement chérifien) qui fut homologué par la grande chancèlerie de la Légion d’honneur en 1932.

 

Le garde des Eaux et forêts

De retour dans le civil, Charles Cacheleux devint garde domanial des eaux et forêts et fut affecté dans l’Yonne. Mobilisé en 1939, il fut de retour dans ses foyers en juin 1940. C’est en juillet 1942 que Charles Cacheleux fut affecté à Pont-de-l’Arche, dans l’ancienne maison forestière du Rond-de-France, suite à une promotion en tant que brigadier.

 

Le Résistant

Charles Cacheleux mit son dynamisme et son patriotisme au service de la Résistance, plus précisément parmi les Francs tireurs partisans (d'obédience communiste) d’Elbeuf. Les autorités nazies le soupçonnèrent. Elles l’incarcérèrent et le torturèrent au donjon, à Rouen, avant de le libérer le 8 mars 1944.

 

Mort au combat

Le 24 aout 1944, alors que les troupes allemandes fuyaient l’avancée de l’armée canadienne, un groupe de résistants des Forces françaises de l’intérieur (FFI), qui surveillait les mouvements de troupes, fut démasqué en tentant de voler une arme dans un camion à Pont-de-l'Arche. Un échange de tirs blessa René Hublet et tua Alphonse Samain. En représailles, les Allemands prirent des otages sur la place Aristide-Briand et notamment Charles Cacheleux. L'armée canadienne ayant certainement été prévenue, une rafale d'obus tomba sur la place. Elle tua un homme et blessa Mme Lapeyre. Les Allemands s'enfuirent, libérant tous les otages. C’est alors que Charles Cacheleux et des amis furent chargés par le chef cantonal FFI, Maurice Loze, d’amener d’urgence Mme Lapeyre à l’hôpital d’Elbeuf[1]. Cependant leur voiture fut mitraillée à Martot. Charles Cacheleux fut tué ainsi que Jean Prieur et Gabriel Briavoine. MM. Guilbert et Grajewski survécurent.

 

Un nom de rue

C’est lors du conseil municipal du 22 janvier 1945 que les élus archépontains décidèrent d’honorer la mémoire de Charles Cacheleux, en même temps que celle d’Alphonse Samain. L’inauguration de la rue qui menait à la maison forestière eut lieu à l’occasion du 11-Novembre 1945. Une cité porte son nom dans sa ville natale de Saint-Aubin-lès-Elbeuf où se trouve aussi sa tombe.

Charles Cacheleux (carte d'identité)

Cette carte d’identité, partiellement brulée, témoigne du courage dont fit preuve

Charles Cacheleux le 24 aout 1944 où il fut mitraillé par des troupes allemandes

alors qu’il accompagnait une blessée à l’hôpital d’Elbeuf.    

 

 

 

A lire aussi...

Le combat de Pont-de-l'Arche en 1940...

 

 

Sources

- Archives départementales de l’Eure, fonds FFI 78 ;

- Archives de la famille Cacheleux.

 

Armand Launay

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 22:50

Jean Kerbrat, né en 1939 à Mayenne et décédé le 15 novembre 2013, fut propriétaire du bailliage de 1969 à 1976. La grandeur des lieux permit à ce sculpteur de renom d’installer son atelier et de préparer l’exposition au musée du Havre (1970), des œuvres comme l'hommage à Fernand Léger (aujourd’hui dans le collège du même nom au Petit-Quevilly), les sculptures monumentales de Creil (1972-1976)... Quant au bailliage, il en assura l’entretien, notamment en remplaçant des clés de pierre, en curant le puits pour l’écoulement des eaux diluviennes. Il conserva les graffitis de la cour intérieure et des murs des prisons. La présence de cet artiste attira à Pont-de-l’Arche le graveur Jacques Ramondot (1928-1999), le peintre Robert Savary (1920-2000)[1], le sculpteur René Leleu (1911-1984), l’universitaire et écrivain René Etiemble (1909-2002). Si, malheureusement, Jean Kerbrat dut quitter notre ville pour des raisons familiales, il laissa trois empreintes dans la ville.

 

 

Au bailliage : l’hommage à Antoine Bourdelle

 

Autour de l’entrée du prétoire, se trouve une sculpture qui s’étend sur tout le premier niveau du mur pignon. Sur une forme de grillage céramique, Jean Kerbrat sculpta dans du plâtre quatre allégories marchant sur le soubassement en pierre de taille et épousant admirablement les rares espaces entre la porte et deux ouvertures : architecture, danse, musique et sculpture. Il s’agit d’un hommage à Antoine Bourdelle (1861-1929), incontournable sculpteur versé dans les œuvres monumentales. L’œuvre de Jean Kerbrat au bailliage démontre qu’il souhaitait y vivre longtemps, si ce n’est toute sa vie.

Bailliage

 

 

A l’école maternelle Les Lutins : 14 ardoises sculptées

 

Les 14 ardoises qui décorent l’agrandissement de l’école maternelle sont de Jean Kerbrat. Cet agrandissement date de 1984 où Roger Leroux, maire, inaugura la troisième classe et la salle d’activités. Si l’on retrouve l’univers des personnages, souvent graves et robustes, de l’œuvre de Jean Kerbrat de cette époque, les thèmes traités y sont plus légers qu’ailleurs.  Comme l’écrit l’artiste lui-même, dans une commande « l’œuvre doit impliquer tous les publics ». Jean Kerbrat s’est donc conformé aux attentes de l’Atelier des deux anges, cabinet d’architectes de Val-de-Reuil qui avait la maitrise d’œuvre des travaux pour le compte de la Ville de Pont-de-l’Arche. Parmi les thèmes, l’on retrouve la musique « chanson dolente de l’accordéoniste », la danse « la noce à Gonesse », la poésie « Elégie aux grands arbres du Morvan », la fantaisie « La grenouille bleu » (sic), le cheminement « puisqu’il faut partir toujours »…

 

Les Lutins

 

Ardoise

 

A la salle des fêtes : ciment et éclats d’ardoises

La salle des fêtes de Pont-de-l’Arche a été inaugurée en 1954 par le maire Alix Duchemin. Lors de sa réhabilitation en 1987, le maitre d’œuvre l’Atelier des deux anges (Val-de-Reuil) a fait poser une décoration toute contemporaine pour le compte de la Ville de Pont-de-l’Arche représentée par son maire Roger Leroux. Ainsi, l’entrée située dans la rue Maurice-Delamare est ornée de quatre rectangles de ciment encadrant la porte principale et ses deux ouvertures de part et d’autre. Ces rectangles présentent des couches de ciment sur lesquelles ont été projetées des gouttes de ciment et un demi carré d’ardoise. Quelque part, on peut voir dans les projections de ciment une expression de la créativité. Quant aux ardoises cassées en deux, elles peuvent symboliser ce qui est séparé, à l’extérieur de la salle des fêtes qui est le lieu de réunion par excellence.

 

Salle des fêtes

 

Détail salle des fêtes


Plus d’infos sur www.kerbratjean.fr 

 

 

 

[1]Qui réalisa en 1976 une lithographie de l’église vue du pont dont on trouve une copie à l’accueil de la mairie. 

Armand Launay

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 15:24

Une exposition consacrée à Pierre Mendès France par la Ville de Louviers nous offre l’occasion d’évoquer la profonde attache archépontaine de celui qui fut Conseiller général et député de notre ville.

 

Article publié dans Pont-de-l'Arche magazine n° 17 (automne 2012). 

 

Un représentant de la République…

L’avocat Pierre Mendès France (1907-1982) est un des plus grands hommes d’Etat français du XXe siècle.

Elu député radical-socialiste de notre circonscription en 1932, il s’illustra dans le gouvernement de Front populaire en introduisant en France les thèses de l’économiste John Keynes sur l’importance des investissements publics dans la relance économique.

Lieutenant réserviste, Pierre Mendès France réclama en 1939 une affectation au front malgré ses mandats politiques. En 1940, le gouvernement vichyste nouvellement installé chercha à écraser Pierre Mendès France, homme de gauche, juif et franc-maçon, et le fit emprisonner. Celui-ci s’évada et rejoignit la Résistance auprès du général de Gaulle, à Londres. Il combattit dans l’aviation.

A la Libération, le général de Gaulle le nomma au commissariat aux finances du Gouvernement provisoire. Ensuite, il occupa des postes de premier plan à la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), au Fonds Monétaire International et au Conseil économique et social de l’ONU.

A l’Assemblée nationale, il présida la commission des finances en 1953 et devint président du Conseil des ministres en juin 1954, la plus haute fonction de la IVe République. En un peu plus de 7 mois, il donna l’indépendance à l’Indochine, remit sur de bons rails la question de la Tunisie, de la Sarre et des comptoirs français de l’Inde. Puis il s’opposa à la Ve République taillée pour Charles de Gaulle et écrasant le pouvoir législatif.

Ancré à gauche, il rejoignit le Parti socialiste et soutint François Mitterrand dont il vit l’élection avant de s’éteindre, en plein travail dans son bureau de Louviers, le 18 octobre 1982.

… très attaché à Pont-de-l’Arche

Pierre Mendès France installa son cabinet d’avocat à Louviers en 1929. En 1932, il devint député de notre circonscription et fut réélu en 1936, 1947 et 1952.

Chose moins connue, il battit Raoul Sergent (URD) aux élections cantonales de 1937. Il retrouva ce siège de conseiller général de Pont-de-l’Arche en 1951 et 1958, siège qui lui permit de devenir président du Conseil général de l’Eure (1951-1958).

Suite au décès du radical Maurice Delamare, deux fois maire de Pont-de-l'Arche, la gauche locale était sans meneur. Pierre Mendès France vint combler durablement cette lacune et il devint le représentant, notamment, des ouvriers de la chaussure.

Lorsqu’il venait (de Louviers), il est arrivé qu’il soit accueilli à l’orée de la forêt, près du calvaire de la Procession, et porté sur les épaules jusqu’au centre ville ! Cet honneur était un retour de l’implication du de cet élu qui travailla, avec les réseaux radicaux-socialistes, au reclassement des ouvriers mis au chômage par certains patrons de la chaussure après la grande grève de 1932. Pierre Mendès France appuya la création de la cité d'urgence Charles-Michels (1947), de la nouvelle salle des fêtes (1954), du nouveau pont (1955), de la cité d'urgence L'Anneau des Rosiers (1955), de l'école maternelle (1957)... 

L’attachement de Pont-de-l’Arche pour Pierre Mendès France ne se démentit pas. Le 19 novembre 1982, suite à son récent décès, le Conseil municipal présidé par Roger Leroux donna son nom à la résidence que nous connaissons de nos jours et qui allait bientôt sortir de terre.

  Pierre Mendès France

Devant le bailliage (alors mairie) et de gauche à droite, Roland Levillain, adjoint au maire, le préfet Pierre Damelon, Pierre Mendès France et son épouse Lily Cicurel, et Alix Duchemin (1878-1964). Ce dernier fut maire radical-socialiste de Pont-de-l’Arche de 1954 à 1959.  

 

 

A lire aussi...

Pierre Mendès France et la commune des Damps


Armand Launay

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 15:14

Biographie de cet homme qui fut directeur du groupe scolaire de Pont-de-l'Arche, qui porte aujourd'hui son nom

Né le 16 février 1911 à Montaure et mort le 15 mars 1962 près d’Alger, Maxime Marchand est un humaniste, pédagogue et martyr du fascisme français.

 

Portrait Max Marchand

 

Le 10 mars 1987, le conseiller municipal Robert Redon proposa au Conseil de la ville présidé par Roger Leroux, de donner le nom de Maxime Marchand au groupe scolaire de Pont-de-l'Arche

Les élus acceptèrent d'honorer celui qui avait été directeur d'école à la Libération et qui fut assassiné durant la guerre d'Algérie.

La première marque d’attention publique, à Pont-de-l'Arche, à l’égard de Maxime Marchand revint à Marceau Lavallée. Ce directeur d’école et conseiller municipal proposa au Conseil municipal du 2 décembre 1964, alors présidé par Roland Levillain, de baptiser la salle du 1er étage du préau et d'apposer une plaque commémorative en hommage à Maxime Marchand.

Mais qui était cet homme ? 

Celui qui l’on appelle le plus souvent Max Marchand est né dans une famille modeste, à Montaure, le 16 février 1911. Élève boursier du fait de son mérite, il devint instituteur en 1930. Malgré son service militaire en Algérie en 1931-1932, puis une mobilisation en tant que lieutenant en 1939 et un emprisonnement en Allemagne (1939-1945), Maxime Marchand gravit rapidement les échelons de l'Education nationale.

Il devint directeur d’école à Pont-de-l’Arche (1er octobre 1945-2 mai 1946), puis professeur à l’école normale de Rouen et inspecteur de l’école primaire (1948).

Il reçut sa mutation en Algérie française où, grâce à ses qualités relationnelles, humanistes, il forma les instituteurs afin d’améliorer les pratiques pédagogiques. Il devint inspecteur de l’Académie de Bône, puis d’Alger (1961) avant d’assumer les fonctions de directeur des centres sociaux éducatifs d’Algérie (1962). Ces centres avaient pour fonction de former des cadres spécialisés dans la formation des adultes que ce soit dans l'alphabétisation ou le partage de connaissances pratiques, notamment agricoles.

L’humanisme de Maxime Marchand se traduisit aussi par son militantisme : républicain, laïque, socialiste, franc-maçon et syndicaliste, il lutta contre les extrémistes et chercha à sauvegarder la paix dans une Algérie de plus en plus en proie à la violence. Il militait pour l’accès à la pleine citoyenneté des Français de souche algérienne afin qu’ils soient égaux aux métropolitains. Il dénonçait une « caricature de démocratie et de suffrage universel » où les Droits de l’Homme étaient bafoués.

Avec ses proches, il devint un symbole à abattre pour les ligues d’extrême-droite. Bien qu’il reçût des menaces de mort et que sa maison fût dynamitée, le ministère tarda à lui accorder une mutation en métropole. Des activistes de l’Organisation de l’armée secrète (OAS) le fusillèrent avec ses collègues lors d’une réunion des professionnels des Centres sociaux éducatifs.

Ainsi, moururent avec lui le 15 mars 1962 : Mouloud Feraoun (chef du service des Centres sociaux d’Algérie), Robert Aymard, Marcel Basset, Ali Hamoutène, Salah Ould Aoudia  (inspecteur des Centres sociaux).

Comme beaucoup d’autres, ces hommes ont payé du prix de leur vie leur volonté de vivre fraternellement, au sein d'une même république, vers le progrès.

Le nom de Maxime Marchand a été donné à divers établissements scolaires (Pont-de-l’Arche, Évreux, Louviers, Vernon, Le Loroux-Bottereau (44), Alger, Bône, Oran, Souk-Ahras, Theniet-el-Had…), rues (Montaure, Alger), salles (au ministère de l’Éducation nationale), diverses plaques commémoratives...

 

Sources

Jouin Serge, Le Destin tragique de Maxime Marchand et l’Algérie, Saint-Nazaire : chez l'auteur, 1986, 138 pages ; 

Le site Internet des Amis de Max Marchand, Mouloud Feraoun et leurs compagnons

Plaque apposée sur la maison natale de Maxime Marchand au n° 5 de la rue Abbé-Toussaint, à Montaure (cliché Armand Launay, juillet 2013).

Plaque apposée sur la maison natale de Maxime Marchand au n° 5 de la rue Abbé-Toussaint, à Montaure (cliché Armand Launay, juillet 2013).

Maison natale de Maxime Marchand (cliché Armand Launay, mai 2013).

Maison natale de Maxime Marchand (cliché Armand Launay, mai 2013).

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  • : Pont de l'Arche histoire, patrimoine et tourisme
  • : Bienvenue sur ce blog perso consacré à Pont-de-l'Arche et sa région (Normandie, Eure). Contactez-moi afin d'étudier ensemble, plus avant, l'histoire et donc de progresser vers la connaissance. Bonne lecture ! armand.launay@gmail.com
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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au cœur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

- Mieux connaitre Pont-de-l'Arche à travers 150 noms de rues et de lieux ! (Autoédité, 2019, 64 pages). 

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte.

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