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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:21

Charpillon Louis-E., Caresme Anatole, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys : Delcroix, 1868, 960 p., t. II, p. 398-399.

 

Léry (32)

 

 

LERY    

 

Paroisse des Dioc. d’Évreux  – Doy. de Louviers. – Vic. et Élec. de Pont-de-l’Arche. – Châtellenie du Vaudreuil. – Parl. et Gén. de Rouen.   

Léry, Liriacum, est un village gaulois, qui partagea le sort du Vaudreuil, dont il était une dépendance.   

L’église dédiée à Saint-Ouen est un monument remarquable du XIe ou du XIIe siècle ; conservé dans son intégrité, il offre une belle porte romane très ornée et une tour carrée en pierre avec modillons[1].   

À côté de la paroisse de Saint-Ouen, Léry en possédait une placée sous le vocable de Saint-Patrice. Bien que cette église serve aujourd’hui de grange et d’habitation, elle mérite cependant de fixer l’attention, sa construction accuse les premières années du XIIIe siècle[2].   

La croix du cimetière de Léry est une œuvre du XIVe siècle, d’un dessin et d’une exécution  très estimés ; elle a été restaurée en 1875 et replacée devant l’église.

Vers 1018, le duc Richard II comprit l’église de Léry dans les possessions de l’abbaye de Saint-Ouen de Rouen[3] ; vers la même époque, ce duc donna au prieuré de Montaure, une charretée de foin à prendre à Léry.   

Guillaume le Conquérant donna, vers 1077, aux moines de Saint-Étienne de Caen quatre arpents de demi de vigne à Léry, et trois au religieux de la Trinité, il permit également d’établir deux moulins sur la rivière d’Eure à la condition de laisser librement passer les poissons et les bateaux[4].   

Le 23 juillet 1194, par le traité fait entre Philippe-Auguste et Richard Cœur-de-Lion, Léry fut cédé à la France, mais il redevint Normand deux ans après.   

Philippe-Auguste étant à Gisors, en 1205, donna à Jourdain son balistaire ce qu’il avait à Léry ; mais le donataire n’ayant eu que des filles, son fief revint à la couronne.   

Au XIIe siècle le pavot était rangé à Léry parmi les récoltes décimables, de même qu’au XIVe la gaude figure parmi les cultures de la riche vallée de Léry.   

En 1285, Mgr Jean Le Veneur avait un manoir à Léry ; Nicolas le Lourain, Verdier de Montfort-sur-Risle avait en 1292 le titre de seigneur de Léry en partie.   

En 1303, les pêcheurs des Damps et de Lormais pouvaient pêcher dans toute la garenne de Léry, quand la Seine était débordée.   

Philippe-le-Bel, pour récompenser Philippe de Villepreuse dit le Convers[5] de ses services, lui donna Léry avec toute justice et une partie de la rivière d’Eure.   

Vers 1320, Philippe le Convers étant mort, Léry revint à la couronne de France.   

Le roi de France Philippe le Long mourut en 1322, à l’âge de 22 ans, et Jeanne de Bourgogne, sa veuve, eut en douaire et à titre d’apanage, le château de Léry[6].   

Au mois de juin 1323, Charles le Bel étant à Léry, chez sa belle-sœur, fit une donation aux religieux de Bonport, du tiers et danger (?) de 21 acres de terre au Bois-Guillaume. Les biens que la veuve de Philippe de Valois possédait à Léry passèrent à sa fille, Blanche de France, qui les donna à Blanche du Galcel, à Mabile et à Marguerite d’Issy, sœurs professes de Longchamps.   

Le 13 janvier 1336, le roi ordonna au vicomte de Pont-de-l’Arche de mettre sa cousine, Blanche de France, demeurant à Longchamps, en possession de la forfaiture, héritages et rentes qui furent à Robert de Gasny ; le 22 du même mois, l’ordre du roi fut transmis aux sergents de Vaudreuil, Léry et Vauvray.   

On a des lettres de Philippe de Valois et de Jean son fils aîné, datées de Léry en 1349 et 1351[7].   

En 1424, Henri IV, roi de France et d’Angleterre, confirma les biens des religieuses de Longchamps à Léry, Poses, etc.   

Jean Passemer, esc., était seigneur de Radepont, Noyon-sur-Andelle, Pont-Saint-Pierre, Bellefosse et Léry.   

En 1553, la terre de Léry, avec une partie du péage de la rivière d’Eure, avait été assignée en usufruit à la reine-mère Catherine de Médicis.   

Charles IX céda Léry, avec le Vaudreuil en échange, pour Noyon-sur-Andelle, à Philippe de Boulainvilliers.   

À partir de ce moment, les seigneurs de Léry sont ceux de N.-D. de Vaudreuil, et nous les donnerons sous ce titre.  

On cultivait le tabac à Léry en 1681 et en 1737.   

En 1780, Léry était un plein fief possédé par le  président   Portail, président à mortier au parlement de Paris.  

 

Fiefs

1° BONPORT. Richard Coeur-de-Lion donna aux religieux de Bonport le clos de Léry, c’est là le point de départ du fief de Bonport.  

C’était un plein fief dont les religieux firent hommage au roi en 1499. Il était passé par suite d’échange, en 1748, au président Portail, qui le transmit à Mlle Portail, sa fille, mariée au marquis de Conflans.

 

2° LA HEUSE. Au mois de mai 1339, Jean Roussel dit de La Heuse,. était propriétaire du fief de La Heuze à Léry[8].

On lit dans un aveu rendu par Jean Gougeul : item je tiens un 8e de fief nommé La Heuse assis, ès paroisses de Léry, Vaudreuil, Poses, etc.

La famille de Gougeul dite de Rouville conserva La Heuse jusqu’au commencement du XVIIe siècle, époque à laquelle Charlotte de Rouville la fit passer à Hélie le Doyen son mari, celui-ci en rendit aveu le 3 octobre 1608.

Hélie le Doyen capitaine des chasses du Roi et commissaire de son artillerie[9] rendit aveu pour La Heuse à Léry , en 1621, il fut remplacé par Laurent le Doyen qui lui-même eut pour héritier son fils du même nom.

Laurent le Doyen, 2e du nom, capitaine des plaisirs du Roi, rendit aveu pour la Heuse, en 1649, et fut maintenu de noblesse le 5 septembre 1666. Le doyen : d’or, à trois têtes de More de sable, 2 et s.

En 1685, Louis Baillet, esc., était seigneur de La Heuse, son fils Jean étant mort sans enfants en 1695, Marie Baillet, sœur de ce dernier, fut son héritière.

Marie Baillet vendit La Heuse avant 1735 à Nicolas-Antoine Baillard esc, sieur de Caumont, conseiller au présidial de Rouen.

Baillard : de sable, au griffon d’hermines.

Le 22 septembre 1746, Jacques Baillard, sieur de Hautot, céda La Heuse au président Jean-Louis Portail.

La Heuse est connue maintenant à Léry sous le nom de Rouville.

 

3° MONTPOIGNANT. Ce fief relevait du Mesnil-Jourdain qui relevait du Vaudreuil.

Le fief de St.-Germain-de-Louviers, Alias, le Montpoignant était une extension du fief de ce nom à Léry.

En 1516, Messire Jean de Rouville, seigneur de Montpoignant, figure au nombre des gentilshommes de la châtellenie du Vaudreuil.

Ce fief suivit dès lors le sort de La Heuse et eut les mêmes seigneurs.

 

4° SAINT-OUEN. Nous avons vu que le duc Richard II avait donné, en 1018, l’église de Saint-Ouen de Léry à l’abbaye Saint-Ouen de Rouen, qui  conservé les droits de présentation jusqu’à la Révolution. Les moines avaient 24 parts des dîmes de la paroisse et le curé la 25e.

Il y eut souvent des procès dans la suite…

  


 

[1] Gadebled.

[2] En 1523 l’église avait encore son curé.

[3] Il est probable que Léry appartenait à Saint-Ouen dès sa fondation.

[4] Ces deux moulins sont celui d’Aufrand et le moulin Le Roi.

[5] Philippe le Convers, archidiacre de Meaux, était maître des eaux et forêts de Normandie.

[6] Cette princesse, sœur de la fameuse Marguerite de Bourgogne, fut accusée d’adultère en 1303 et condamnée à finir ses jours dans le château de Dourdan ; un an après, son mari convaincu de son innocence la rappela.

[7]  D’après M. Gadebled, la reine Blanche, veuve de Philippe de Valois, avait à Léry un château de plaisance détruit, par un incendie, en 1814. C’est une erreur car cette dame habitait Neaufles, où elle est morte en 1398.

[8] Hist. du Vaudreuil, par M. Goujon, p. 73.

[9] M. Le Prévost le nomme Sellin, qui est évidemment une altération. 

 

Armand Launay

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:10

Charpillon Louis-Etienne, Caresme Anatole, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys : Delcroix, 1868, 960 p., t. II, p. 352-354.

 

  la-haye3

 

 

LA HAYE-MALHERBE

 

 

Paroisse des : Dioc. d’Évreux. –  Le Neubourg. – Bail., Vic. et Élec. de Pont-de-l’Arche. – Parl. et Gén. de Rouen.

La Haye-Malherbe occupe l’emplacement d’un bois qui se trouvait sur la lisière de la forêt de Bord et qui avait appartenu à un premier concessionnaire nommé Malherbe[1]. La paroisse ne remonte pas au-delà du XIIe siècle, époque de la diffusion du culte de Saint-Nicolas.

On a découvert, en 1848, à la Haye-Malherbe, un trésor renfermant des bijoux romains d’une grande valeur ; on y a trouvé des médailles antiques, des tuiles à rebords et des haches gauloises.

Le 23 juillet 1194, les délégués des rois de France et d’Angleterre, réunis entre Verneuil et Tillières, convinrent que la Haye-Malherbe resterait au roi d’Angleterre[2]

 

En 1206, Ranulfe Malherbe fut témoin d’une charte de Guillaume d’Ennebout[3]

Le roi Louis VIII donna, en 1225, à Martin Andoile, son sergent, ce qu’il avait à la Haye-Malherbe en échange du moulin que Philippe-Auguste lui avait donné au Vaudreuil. 

Au mois d’octobre 1246, saint Louis étant à Pacy, donne à l’abbaye de Royaumont tout ce que Martin Andoile, mort sans postérité, avait possédé à la Haye-Malherbe.

Un arbitrage de Raoul de Grosparmi, évêque d’Évreux de, de 1261, entre les abbayes de Saint- Vandrille (sic) et de Royaumont, est daté de la Haye-Malherbe.

En 1281, l’évêque d’Évreux disposa de la dîme des novales de la Haye-Malherbe.

Lorsque saint Louis avait donné le domaine de la Haye-Malherbe à Royaumont, il avait retenu le patronage car en 1382 le roi de France est dit patron[4].

Les religieux de Royaumont convinrent en 1391, avec leurs hommes de la Haye-Malherbe, que la mesure à laquelle ils paieraient leurs rentes, seraient la rasière ou double boisseau contenant 3 boisseaux ¼, mesure de Paris.

Louis IX, en mourant le 30 août 1483, légua le patronage de la Haye-Malherbe au chapitre de Cléry où il avait choisi sa sépulture. Dès le XVe siècle, les tuileries de la Haye-Malherbe sont mentionnées dans les comptes du domaine de Louviers. 

En 1523, N.H. Louis de Montfreville, de la Haye-Malherbe, produisit sa généalogie, il portait : d’argent, à 3 mouchetures d’hermine de sable.

Le procès-verbal de la réformation de coutume de Normandie de 1583 constate comme seul usage local de la vicomté de Pont-de-l’Arche, la disposition suivante :

« Aux acquisitions qui se font constant le mariage, des héritages dépendant de la haute justice des abbés et religieux de Royaumont, au village de la Haye-Malherbe, les femmes y ont moitié en propriété. »

« Le droit de bourgage existait sur tous les biens à la Haye-Malherbe[5].

De 1611 à 1638, un orage ayant causé de graves dommages à la Haye-Malherbe, les habitants furent déchargés de la taille.

Le 9 mars 1649 pendant la Fronde, le comte d’Harcourt, commandant les troupes du roi, partit de la Haye-Malherbe pour aller au Troncq et attaquer ensuite le duc de Longueville. Chemin faisant, il s’empara du Neubourg.

À la fin du XVIIe siècle, Henri Martin était avocat et bailli de la Haye-Malherbe, Jean de Béthencourt était tabellion juré, et Nicolas Caresme était sergent de sergenterie de la Haye-Malherbe.

Royaumont conserva la seigneurie de la Haye-Malherbe jusqu’à la Révolution.

 

Fiefs.

Argeronne était un plein fief de haubert, qui appartenait en 1645 à messire dom Berryer, comte de la Ferrière, près Domfront, secrétaire au Conseil, conseiller d’État.

Messire Louis Berryer fit bâtir le château d’Argeronne de 1650 à 1655, et il mourut en 1686, laissant Jean-Baptiste et Nicolas-René Berryer.

Ce dernier eut le fief d’Argeronne ; il devint Procureur Général du grand conseil et laissa pour héritier Nicolas-René, IIe du nom, qui mourut garde des sceaux le 15 août 1762, laissant trois filles, dont l’aînée épousa le président Lamoignon.

Jean-Louis Berryer, comte de la Ferrière[6] hérita de la seigneurie d’Argeronne, mais il mangea toute sa fortune, et le 13 septembre 1774 les fief-terre et seigneurie d’Argeronne furent adjugés par la règle des créanciers devant les notaires du Châtelet de Paris, à messire Jean-Jacques-Pierre de Guenet, baron de Saint-Just, chevalier, conseiller en la grande chambre du parlement de Normandie, seigneur des Jonquerets, d’Aubricot et de la Pille, décédé en 1795.

Louis-Alexandre-Clovis, marquis de Guenet, capitaine au régiment de la Reine-Dragons, chevalier de saint Louis, servit dans l’armée des princes et rentra en France en 1800 ; il fut alors remis en possession de la terre d’Argeronne, qu’il conserva jusqu’à sa mort en 1848.

Aujourd’hui, cette terre appartient à M. le marquis Arthur de Guenet, fils du précédent, qui habite le château.

De Guenet porte : d’azur au chevron d’or, accompagné de 3 dauphins d’argent.

 

Les Hoguettes. Vers 1570, Jean Le Tellier, sieur des Hoguettes, vendit la sergenterie d’Huedebouville à Guillaume Le Chartier[7] ; il était remplacé en 1608 par Louis Le Tellier, sieur des Hoguettes.

Jean Le Tellier, IIe du nom, sieur des Hoguettes, conseiller du roi était, en 1613, maître des eaux et forêts de Pont-de-l’Arche. Le sieur Le Tellier, maître particulier des eaux et forêts, mort en 1659, devait être son fils.

Le Tellier : d’azur, à une tour d’argent maçonné de sable.

Jean Baudry, esc., demeurant à la Haye-Malherbe en prenait le titre. Le 1er décembre 1669, un jugement le déclara usurpateur de noblesse ; il y eut un appel par Catherine Le Tellier sa femme, séparée quant aux biens.

Baudry : d’azur à 3 besants d’argent entre 2 bandes d’or, accostées de 2 mollettes du même.

Messire Louis Berryer, comte de la Ferrière, seigneur d’Argeronne, acheta les Hoguettes en 1672. Nicolas-René et Jean-Louis Berryer furent ensuite seigneurs des Hoguettes.

Le domaine des Hoguettes appartient aujourd’hui à M. Fortier, de Louviers.

 

Les Loups, Rouville ou Saint-Saire. Guillaume de Rouville dit Taupin, vendit en 1391 le fief Aux-Danois, qu’il possédait à Thuit-Signol. C’est lui qui a probablement laissé son nom au fief de Rouville ou Saint-Saire.

N. H. Jacob ou Jacques Prudon, esc., conseiller du roi, vendit le 7 mai 1619, le fief Saint-Saire ou Rouville, à messire Nicolas Le Roux, baron de Bourgtheroulde[8].

Vers 1620, le président Nicolas Le Roux, baron de Bourgtheroulde, mourut laissant deux fils : Claude, baron après lui, et Louis Le Roux, seigneur d’Imfreville, qui eut Saint-Saire dans son lot.

Louis Le Roux, estimé de Richelieu et de Mazarin, devin intendant de la Marine du Levant et du Ponant ; il épousa Marguerite d’Anviray, qui lui donna Louis, ci-après.

Louis Le Roux, IIe du nom, sieur d’Imfreville, chevalier de Malte, capitaine des vaisseaux de guerre de Sa Majesté, devint commissaire général de la Marine de France ; il tenait, en 1683, Saint-Saire dit Fief-aux-Loups ou Rouville, 8e de haubert, relevant de Saint-Aubin-d’Écrosville ; il mourut en 1708, laissant pour héritier David-François Jubert, chevalier, seigneur de Chailly, à Gamaches, son petit-neveu, qui vendit la même année le fief de Saint-Saire à Nicolas-François Le Métayer, esc., sieur Des Champs, qui fit hommage.

Le 29 mars 1719, ce 8e de fief avait colombier à pied, droit de tor et vert, avec des droits d’usage en la forêt de Bord.

En 1734, M. Midi de Saint-Saire fut reçu conseiller auditeur aux Comptes à Rouen ; il avait acheté, la même année, le fief de Saint-Saire, il vivait encore en 1787.

Midi : d’azur, au chevron d’or accompagné en chef de 2 étoiles du même et en pointe d’un croissant d’argent supportant une palme d’or brochant sur le tout ;

 

Le Défends est une ferme où l’on voit les vestiges d’un petit fort qui dominait un vallon boisé ;

 

Saint-Blaise doit son nom à une ancienne chapelle qui était certainement la léproserie du pays.

 

LA HAYE-MALHERBE. Cant. de Louviers, 140 m. d’alt. – Sol : alluvium ancien, diluvium. – Ch. de gr. com. n° 17 de Montfort à Louviers, n° 4 de Pont-de-l’Arche au Neubourg. – Surf. terr. 990 hect. – Pop. 1291 hab. – 4 cont. 10,009 fr. en ppal. – Rec. ord. du budg., 6269 fr. – * de Louviers. – Percep. de Surville. – Rec., cont. ind. de Pont-de-l’Arche. – Paroisse. – Presbyt. – École spéc. de 62 garç. et de 57 filles. – 1 maison d’école. – Bur. de bienfaisance. – 9 déb. de boissons. – 16 perm. de chasse. – Dist. en kil. aux ch.-l. de dép., 28 d’arr. et de cant. 9.

 

Dépendances : Argeronne, Les Bertins, Le Camp-des-Ventes, Le Deffant, La Haye, Les Hoguettes, Le Mont-Hoguet, La Vallée.

Agriculture : Céréales, bois.

Industrie : 31 tuileries, briqueteries, 1 moulin à vent. – 1 poterie. – Marché le dimanche. – 87 patentes.

 


[1] On veut que ce Malherbe ait été un des compagnons de Rollon, mais rien ne justifie cette prétention de même que Payen de Malherbe est un personnage purement imaginaire.  

[2] Cart. de Louviers, p. 57. C’est la première mention dans l’histoire de la Haye-Malherbe.  

[3] Sauf Ranulfe les autres Malherbe ne peuvent être attribués au village qui nous occupe.  

[4] Cart. de Louviers.  

[5] Notes Le Prévost. T. 2, p. 235.  

[6] M. le comte de Guenet, auquel nous devons une grande partie de nos notes sur la Haye-Malherbe le dit fils de Nicolas-René IIe. Nous pensons qu’il descendit de Jean-Baptiste qui avait eu le comté de La Ferrière ; La Chesnay-des-Bois n’en parle pas.  

[7] Archives de la Seine-Inférieure.  

[8] Id. 

 

Armand Launay

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:09

Charpillon Louis-E., Caresme Anatole, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys : Delcroix, 1868, 960 p., t. II, p. 925-926.

 

 

TOURNEDOS-SUR-SEINE

 

 

Paroisse des Doy. de Louviers. – Dioc. d’Évreux. Vic. et Élec. de Pont-de-l’Arche. – Parl. et Gén. de Rouen.  

La paroisse fondée sous la protection de St Saturnin, était à la présentation de l’abbé de Fécamp.  

On a trouvé quelques sépultures mérovingiennes au lieudit le Beau Soleil, dépendant de Tournedos[1].

Cette paroisse est désignée sous le nom de Novavilla dans une charte de 1126, confirmant une précédente de 1006, par laquelle Richard II avait donné l’église de St-Saturnin à l’abbaye de Fécamp[2].

La chronique de Jean Nagerel raconte que ce village fut appelé Tournedos parce que « la première nuit que la duchesse Gonnor y coucha avec le duc, son seigneur, pres qu’il l’eust espousée, elle luy tourna dos ».

La Métairie de Tournedos est mentionnée au XIIe siècle, elle appartenait en 1026, à Guillaume de Bosc-Normand.

En 1228, Guillebert fils de Guillaume, demeurait à Tournedos.

Bernard l’Enfant de Tournedos, vendit aux religieux de Bonport le Gord-Morel, sis à Tournedos, en présence de Richard Barre, curé de la paroisse.

La haute justice de Tournedos fut donnée en 1313, à Philippe Convers.

Robert Brizelet rendit hommage en 1540, pour la prévôté de Tournedos ; il fut parrain à Louviers en 1559.

En 1626, le roi donna au sieur de Menilles les 13es du domaine de Tournedos, vendu à David de Beaulieu, bourgeois de Rouen. 

Pierre Costé, seigneur de St-Supplix, conseiller au Parlement, tenait, en 1674, la prévôté de Tournedos.

En 1674, Hubert Costé, sieur du Mesnil et de Tournedos fut reçu au Parlement, il portait : d’azur, au chevron d’argent accompagné de trois coquilles d’or, 2 et 1.

Le 3 août 1689, Marguerite Godard, veuve de M. du Mesnil Costé, conseiller au Parlement, demeurant au Manoir de Tournedos, fait un échange avec Charles Druel, doyen d’Écouis.

En 1709, Toussaint Morel ayant été condamné à mort pour homicide commis sur Pierre Delbergue, garde-chasse, sa maison située à Tournedos fut confisquée au profit du seigneur du Vaudreuil.

Pierre-Gilles-François Costé du Mesnil de Triquerville, seigneur de Tournedos, fut reçu au Parlement en 1765.

La paroisse de Tournedos fut cruellement frappée par une épidémie qui y régna de 1770 à 1773.

En 1783, Charles Dannequin, garde du président Portail, demeurant à Tournedos, qui avait tué un braconnier, fut sauvé en levant la fierte.

M. Turquet, curé de Tournedos, fut député à l’assemblée paroissiale de 1788.

La famille Costé de Triquerville a conservé le domaine de Tournedos jusqu’à nos jours.

Fiefs.

Pampou. Gueffin du Bosc, fils de Gueffin, seigneur de Brétigny est l’auteur de la branche de Pampou qui a formé 6 degrés et qui s’est éteinte dans les enfants que Roger du Bosc, seigneur de Pampou eut d’Élisabeth Loche son épouse.

Vassouy. En 1707, les tenants de ce fief de Tournedos, payaient une rente seigneuriale de 121. 10 s.

 

TOURNEDOS-SUR-SEINE, cant. du Pont-de-l’Arche, sur la Seine. – Sol : alluvions contemporaines et craie blanche. – Surf. terr. 564 hect. – Pop. 150 hab. – 4 cont. 1,273 fr. en ppal. – Rec. ord., budg. 1,206 fr. – * de St-Pierre-du-Vaudreuil (sic). – Percep. de St-Cyr-du-Vaudreuil. – Rec., cont. ind. de Pont-de-l’Arche. – Réunion pour le culte et l’instruction à Poses. – 1 déb. de boissons. – 9 perm. de chasse. – Dist. en kil. aux ch.-l. de dép., 32 ; d’arr., 10 ; de cant. 9.

 

Dépendances : La Ferme-aux-Embarras, Pampou.

Agriculture : Céréales, légumes.

Industrie : Néant.

Patenté : 1.

 


[1] Notes M. Goujeon. 

[2] Idem.

 

 

A lire aussi...

Légende autour de Tournedos (Eure)

 

Armand Launay

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:08

Charpillon Louis-E., Caresme Anatole, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys : Delcroix, 1868, 960 p., t. II, p. 677-678.

 

 

PORTEJOIE

 

 

Paroisse des Dioc. d’Évreux. – Doy., Baill. Vic. et Élec. de Pont-de-l’Arche. – Parl. et Gén. de Rouen. L’église primitive dédiée à Ste Cécile, fut donnée à l’abbaye de Fécamp par le duc Richard II. 

Portejoie avait, au XIIe siècle, un pont qui servait de communication entre le Vexin et la vallée du Vaudreuil.  

En 1196, Richard Cœur-de-Lion fit construire une forteresse dans l’île qui se trouve au milieu de la Seine, et un pont pour y communiquer.

   Le receveur royal paya, en 1198, à Robert fils d’Alard, 100 l. pour la construction du pont de Portejoie. On voit par les comptes de Nicolas de Villiers, de Gilbert Le Changeur, et de Gilbert Belot, qu’il a été payé à la même date, aux trois serviteurs qui gardaient le bac de Portejoie, 61 s. ; à six balistaires qui gardaient l’habitation royale de Portejoie, 108 s. ; pour l réparation des bateaux du roi, 72 s. 8 d. ; pour la construction du pont tournant, 26 l. ; aux gardiens et conducteurs de quatre bateaux avant la construction du pont, 66 l. 42 s. 4 d.

  Jean sans Terre manda, en 1203, à Guillaume de Préaux, de livrer à Lupillon la maison de Portejoie qui lui avait été confiée par l’intermédiaire d’Étienne de Longchamps.

 En 1209, Raoul Recuchon donna au Bec un tènement à Portejoie avec un pré dans la prairie du Vaudreuil.

La haute justice de Portejoie fut donnée en 1313, à Philippe Convers ; quelques années après, en 1327, le roi Charles le Bel donnait à Bonport 6 s. de rente à prendre sur un gord dans la paroisse de Portejoie. 

Au XVe siècle, les religieuses de Longchamps avaient des biens à Portejoie.

En 1546, Guillaume Druel, lieutenant général du vicomté de Rouen, était seigneur de Portejoie.

François Druel, esc., sieur de Portejoie, maintenu de noblesse en 1667 ; portait : d’azur au chevron d’argent accompagné en chef de 2 molettes d’éperon d’or et en point d’une coquille de même.

Le bac et le passage de Portejoie faisaient partie, en 1760, des domaines du roi, qui étaient engagés.

 

 Fiefs.

Portpinché. Au XIIIe siècle, il existait une famille de ce nom. Guillaume de Portpinché était, en 1287, doyen d’Évreux. 

En 1391, Guillaume Le Chambellan, esc., était seigneur de Portpinché ; son fils du même nom fut condamné à mort pour avoir tué un paysan à coups de bâton ; il fut exécuté et pendu à Rouen, et ses biens furent confisqués par le roi et donnés à Guillaume Martel et à Sauvage de Jeucourt.

Il y avait contestation à l’Échiquier de 1394, entre l’archevêque de Rouen et les deux concessionnaires des biens du supplicié. Pierre de Jeucourt, chevalier, rendit aveu en 1419, pour ce fief de Portpinché[1] ; Jean, son fils, lui avait succédé en 1435.

Portpinché était un plein fief qui passa par alliance à Mgr de Matignon, qui l’échangea, en 1585, avec Pierre de Roncherolles, seigneur de Pont-St-Pierre ; le fils (sic) de ce dernier vendit Portpinché, en 1764, à M. de Montesquiou, qui lui-même le vendit en 1780, à M. de Coquéromont, président en la Chambre des comptes de Normandie. 

L’église de Portejoie, qui était en ruine, fut reconstruite au XVIe siècle.  

 

 PORTEJOIE, cant. de Pont-de-l’Arche, sur la Seine. – Sol ; alluvions contemporaines. – Ch. de g. comm. n° 41 de Louviers à Menesqueville. – Ch. d’int. comm. n° 47, de Pont-St-Pierre à Andé. – 4 cont. 3,176 fr. en ppal – Rec. ord. budg. 1872 fr. – Surf. terr. 406 hect. – Pop. 205 hab. – * de Saint-Pierre-du-Vaudreuil (sic). – Percep. de St-Cyr-du-Vaudreuil. – Rec. cont. ind. de Pont-de-l’Arche. – Paroisse. – Presbyt. – École mix. de 30 enfants. – 1 maison d’école. – Bur. de bienf. – 3 perm. de chasse. – 2 déb. de boissons. – Dist. en kil. aux ch.-l. de dép. 31, d’arr. 9, de cant. 10.

 

Dépendances : Le Beau-Soleil, Port-Pinché. 

Agriculture : Céréales.

Industrie : Néant.

Patentés : 5.

 

 

[1] Cauchon, p. 522.

 

 

Armand Launay

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:07

Charpillon Louis-E., Caresme Anatole, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys : Delcroix, 1868, 960 p., t. II, p. 982-983. 

 

      poses

 

POSES  

 

Paroisse des : Dioc. d’Évreux. – Vic. et Élec. de Pont-de-l’Arche. – Parl. et Gén. de Rouen.   

Pauses est le nom sous lequel Poses est désigné dans la chronique de Fontenelle, qui nous apprend qu’en l’an 700, un certain Lutbrand donna aux moines de cette abbaye, une certne portion du village de Poses, dans l’Évrecin.  

Charles le Chauve, en 876, donna aux moines de St-Ouen de Rouen le village de Poses, qu’il perdirent probablement lorsque Philippe Auguste, par une charte de 1198, échangea Poses contre Limaye. 

Par une charte du commencement du XIe siècle, le duc Richard donna aux religieux de Fécamp l’église St-Quentin de Poses ; mais, vers 1198, cette église appartenait à l’abbaye de St-Ouen à laquelle Richd-Cœur-de-Lion l’avait donnée.  

Il existait, au commencement du XIIIe siècle, une famille de Poses : nous citerons seulement, en 1216 ; Hugues de Poses ; en 1226, Raoul son fils, et en 1248, Gaultier de Poses, chevalier.  

Guillaume Routier, de Poses, et Geoffroy du Val, de Poses, figurent dans une charte de 1340.  

En 1343, les religieuses de Lonchamps, avaient des biens à Poses ; Henri VI, roi d’Angleterre, prenant le titre de roi de France, confirma leurs propriétés, le 20 février 1434.  

Claude Duval, receveur du prieuré des Deux-Amants, donna à bail pour 5 ans, en 1627, moyennant 30 l. t. à Nicolas Hallé, le droit de nommer à la maîtrise du pertuis de Poses.   

 

Fiefs

1° Fief-de-l’Eau. En 1198, Richard-Cœur-de-Lion donna aux religieux de Bonport un moulin à Poses, avec toutes ses dépendances. Richard Anfrie de Poses vendit aux mêmes religieux tout ce qu’il avait sur le gord dit Angouland. En 1730, le Fief-de-l’Eau, situé à Poses, appartenait à l’abbaye de Bonport ;  

Le Fief de st Ouen. L’abbaye de St-Ouen de Rouen avait reçu, de Charles le Chauve, une partie de Poses que l’on appelait le fief de St-Ouen. Richard de Malpalu fut témoin à la confirmation faite par Gaultier le Magnifique, archevêque de Rouen, de l’échange fait par les religieux de St-Ouen avec Richard-Cœur-de-Lion, pour la terre de Poses et la dîme des moulins[1]. L’état des propriétés et des rentes que l’abbaye de St-Ouen possédait à Poses a été dressé très exactement, en 1291, dans le livre des jurés de St-Ouen[2]Les religieux conservèrent leur fief de St-Ouen, jusqu’à la Révolution.    

Le Mesnil. Nicolas, fils de Honfroy du Mesnil, vend, en 1234, une rente sur un tènement à Léry. En 1681, le Mesnil de Poses appartenait aux héritiers de Georges Le Grand, sieur du Mesnil, lieutenant général au bailliage de Pont-de-l’Arche. Le 9 janvier 1700, Nicolas, Jean et Morin Caresme, frères héritiers de Nicolas Caresme, leur aïeul de Surville, vendent à Jeanne Langlois, veuve de Georges Le Grand, esc., sieur du Mesnil, ½ acre de Surville. 

Le Pavillon, plein fief de haubert, à Poses, appartenait à l’évêque de Lisieux. On a différents aveux, en 1382 et 1659, du fief du Pavillon. En 1650, le Pavillon était affermé 150 l. ; il produisait 200 l. l’année suivante et 450 l. en 1754. L’évêque de Lisieux prenait le titre de seigneur du fief, terre et seigneurie du Pavillon ; en 1766, Henri le Daim, bailli d’Igoville, était sénéchal du fief.  

 

POSES, cant. du Pont-de-l’Arche sur la Seine, à 18 m. d’alt. – Sol ; alluvions contemporaines et craie blanche. – 4 cont. 6,472 fr. – Rec. ord. budg. 4,915 fr. – Surf. terr. 670 hect. – 1206 hab. – * de N.-D.-du-Vaudreuil. – Percep. de St-Cyr-du-Vaudreuil. – Rec. cont. ind. de Pont-de-l’Arche. – Paroisse. – Presbyt. – École spéc. de 95 garçons et de 82 filles. – 2 maisons d’école. – [un blanc] déb. de boissons. – 7 perm. de chasse. – Dist. en kil. aux ch.-l. de dép. 34, d’arrond. 12, de cant. 8.  

  

Dépendances : Le Mesnil-de-Poses, Le Moulin-à-Vent, La Vigne.   

Agriculture : Céréales, prairies, légumes.   

Industrie : Marine.  

Patentés : 21. 


 

[1] Dom Pommeraye.   

[2] Notes Le Prévost, p. 616, t. 2. 

 

Armand Launay

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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au cœur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

- Mieux connaitre Pont-de-l'Arche à travers 150 noms de rues et de lieux ! (Autoédité, 2019, 64 pages). 

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte.

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