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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 17:16

 

L'armée de l'air britannique et la première salle des fêtes

C’est la présence de l’armée de l’air britannique, le Royal flying corps, qui dota Pont-de-l’Arche d’une première salle des fêtes. En effet, durant la Première guerre mondiale l’armée de sa Majesté occupa tout l’espace compris entre la rue des Peupliers, aux Damps, et la rue des Soupirs à Pont-de-l’Arche. Les soldats achevèrent la construction de l’usine de chaussures des Fils de Georges Prieur (avenue de la Forêt de Bord), le gouvernement britannique loua le Vieux manoir, actuel Manoir de Manon, afin d’établir le quartier général des officiers. L’armée construisit de nombreux baraquements provisoires au Camp dont il reste le bar Les Dardanelles. Elle fit aussi bâtir une salle des fêtes, aujourd’hui disparue, au bout de la rue de Montalent, actuelle rue Jean-Prieur. Cette salle était constituée de deux baraquements en bois, longs et accolés. Quelques décorations peintes égayaient ses façades.

Le 7 décembre 1921, la Ville de Pont-de-l’Arche acheta ce baraquement 10 000 francs aux établissements Ponda, dirigés par M. Fabre. Ce bâtiment devait servir de salle des fêtes.  Les élus décidèrent de mette en location cette salle à des particuliers souhaitant y réaliser des animations. L’Industriel de Louviers du 14 octobre 1922 narre l’inauguration du cinéma d’Édmond Béquet et de R. L’Hernaut dans la salle des fêtes. Le 17 mars 1923, le journal annonçait des spectacles : « The great mystery », et « Robertson et sa mystérieuse Compagnie ». Le 30 décembre 1935, les élus confièrent le bail à Maurice Lavoisey, par ailleurs animateur d’une troupe lovérienne de théâtre : « la Revue locale ». Une anagramme lui servait de nom de réalisateur « Maurice de Yésioval ». Le 22 aout 1928, les élus signèrent un bail avec Emile Chary qui réalisa plusieurs spectacles avec Maurice Lavoisey.

 

Eden 1 (3 M 1)

La première salle des fêtes de Pont-de-l'Arche se trouvait dans un baraquement provisoire bâti par l'armée de l'air britannique durant la Première guerre mondiale (photo archives municipales). 

 

Le nouveau pont oblige la création d'une nouvelle salle 

A la Libération, il fut décidé de construire le nouveau pont en amont de la ville, devenue trop étroite pour les moyens de transports. Ainsi, les Ponts et chaussées décidèrent de créer une déviation depuis la limite des Damps jusqu’à l’entrée du pont prévue au bout de la rue Jean-Prieur. Cette nouvelle voie, la future avenue De-Lattre-de-Tassigny, condamna plusieurs espaces et bâtiments dont la salle des fêtes. Le 30 mars 1950, sous la présidence de Charles Morel, le Conseil municipal décida la construction d’une salle des fêtes « en remplacement de celle expropriée pour le passage d’un tronçon de la RN 182 selon l’état descriptif et estimatif sommaire établi par M. Rivier, architecte à Louviers, qui se monte à environ 8 305 000 F ». Le projet suivit son cours et c’est Alix Duchemin qui mena à bien la construction de la salle des fêtes (1954). Elle fut inaugurée en présence de Pierre Mendès France en face du groupe scolaire Maxime-Marchand et près de ce qui sera l'école maternelle et le stade Jacques-Havet. Pour la première fois, la ville avait une salle des fêtes construite pour durer. Elle témoigne des années 1950 par son plan en carré long et son toit à quatre pans recouverts de tuiles mécaniques. 

Salle des fêtes non terminée (oct. 1954)

L'inauguration de la salle des fêtes en 1954 en présence (de gauche à droite) du Préfet, d'Alix Duchemin, maire, de Pierre Mendès France, député, conseiller général de Pont-de-l'Arche et président du Conseil général, et de la veuve Georges Bluet, présidente du cercle radical Edouard-Herriot de la ville. 

 

La salle des fêtes bénéficia d’une restauration achevée en 1987 pendant le mandat de Roger Leroux. C’est depuis lors que l’entrée de cet espace est enrichie d’œuvres du sculpteur Jean Kerbrat qui habita Pont-de-l’Arche quelques années.

Ce bâtiment fut restauré en 2006 pendant le mandat de Dominique Jachimiak. Celui-ci décida de lancer un concours afin de nommer ce lieu. Le nom d’Espace des Arts’chépontains fut retenu suivant le jeu de mots d’Odile Maës. Il repose sur l’identification du mot « Arts » dans la sonorité du nom des habitants : les Archépontains. 

 

Maurice Delamare (9)

Vue sur la salle des fêtes peu après sa construction (carte postale). 

 

Sources

Registres des délibérations du Conseil municipal

Archives municipales

 

Armand Launay

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 22:43

 

Né en 1943, le graveur sur pierre professionnel Daniel Niaux s’est fait un nom chez les peintres de Normandie. Résidant au Grand-Quevilly, il fête en 2012 ses 52 ans de peinture ! En octobre, il a exposé sous les voutes de la Salle d’Armes, dans sa ville natale. Présentation !

 

Daniel Niaux

 

« Je suis né dans une petite maison de l’impasse située entre la rue Roger-Bonnet et le Grand-Saint-Eloi. Ma famille comptait beaucoup d’ouvriers en chaussure. D’ailleurs, à ma naissance on m’a pesé dans une boite à chaussures, tellement j’étais petit ! ». Daniel Niaux a découvert la peinture à 14 ans où son frère lui dit : « tu devrais essayer de peindre, Daniel ». Ce dernier a expérimenté la peinture au couteau. Le résultat fut convainquant pour lui mais aussi pour les autres : en 1957, le jeune Daniel obtint le prix d’excellence de peinture et de dessin, pour l’Eure, au Salon de l’Education nationale à Paris.

De là aux premières expositions, il n’y avait qu’un pas et c’est Jean Mahé, bijoutier de Pont-de-l’Arche, qui lui fit faire. « Je voulais tenter l’expérience, précise Daniel Niaux, mais je n’en avais pas les moyens ». C’est donc Jean Mahé qui m’a lancé. Je me souviens bien, c’est même lui qui a offert le Champagne pour le vernissage, c’était en 1960 ».

Les années ont passé, Daniel Niaux a approfondi ses connaissances techniques, notamment grâce à l’école des Beaux-arts de Rouen. Il a élargi la palette des thèmes traités et ce grâce à un regard sans cesse renouvelé sur son environnement. Son œuvre est faite de couleurs vives d’une vie que Daniel Niaux aime à voir belle, surtout à travers les paysages de la Normandie maritime et rurale. Des natures mortes et de nombreuses miniatures (10 x 5 cm et 10 x 7 cm) enrichissent aussi ses expositions faites des touches impressionnistes mais, surtout, pour les toiles les plus récentes, de la précision du réalisme.

En 2000, le maire de Pont-de-l’Arche, Paulette Lecureux, invita Daniel Niaux à fêter dans sa ville natale ses 40 ans de peinture. Une exposition fut offerte au public et une belle brochure rétrospective fut éditée pour l’occasion. Daniel Niaux revint en 2007 et en 2012 où la Salle d’Armes fut comble lors du vernissage du samedi 13 octobre. Ce n’est que justice pour cet homme qui jamais n’oublia sa ville, notamment à travers de belles toiles sur les berges de l’Eure, la rue André-Antoine, la rue du Président-Roosevelt... Bravo l’artiste !  

 

Armand Launay

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 22:50

Jean Kerbrat, né en 1939 à Mayenne et décédé le 15 novembre 2013, fut propriétaire du bailliage de 1969 à 1976. La grandeur des lieux permit à ce sculpteur de renom d’installer son atelier et de préparer l’exposition au musée du Havre (1970), des œuvres comme l'hommage à Fernand Léger (aujourd’hui dans le collège du même nom au Petit-Quevilly), les sculptures monumentales de Creil (1972-1976)... Quant au bailliage, il en assura l’entretien, notamment en remplaçant des clés de pierre, en curant le puits pour l’écoulement des eaux diluviennes. Il conserva les graffitis de la cour intérieure et des murs des prisons. La présence de cet artiste attira à Pont-de-l’Arche le graveur Jacques Ramondot (1928-1999), le peintre Robert Savary (1920-2000)[1], le sculpteur René Leleu (1911-1984), l’universitaire et écrivain René Etiemble (1909-2002). Si, malheureusement, Jean Kerbrat dut quitter notre ville pour des raisons familiales, il laissa trois empreintes dans la ville.

 

 

Au bailliage : l’hommage à Antoine Bourdelle

 

Autour de l’entrée du prétoire, se trouve une sculpture qui s’étend sur tout le premier niveau du mur pignon. Sur une forme de grillage céramique, Jean Kerbrat sculpta dans du plâtre quatre allégories marchant sur le soubassement en pierre de taille et épousant admirablement les rares espaces entre la porte et deux ouvertures : architecture, danse, musique et sculpture. Il s’agit d’un hommage à Antoine Bourdelle (1861-1929), incontournable sculpteur versé dans les œuvres monumentales. L’œuvre de Jean Kerbrat au bailliage démontre qu’il souhaitait y vivre longtemps, si ce n’est toute sa vie.

Bailliage

 

 

A l’école maternelle Les Lutins : 14 ardoises sculptées

 

Les 14 ardoises qui décorent l’agrandissement de l’école maternelle sont de Jean Kerbrat. Cet agrandissement date de 1984 où Roger Leroux, maire, inaugura la troisième classe et la salle d’activités. Si l’on retrouve l’univers des personnages, souvent graves et robustes, de l’œuvre de Jean Kerbrat de cette époque, les thèmes traités y sont plus légers qu’ailleurs.  Comme l’écrit l’artiste lui-même, dans une commande « l’œuvre doit impliquer tous les publics ». Jean Kerbrat s’est donc conformé aux attentes de l’Atelier des deux anges, cabinet d’architectes de Val-de-Reuil qui avait la maitrise d’œuvre des travaux pour le compte de la Ville de Pont-de-l’Arche. Parmi les thèmes, l’on retrouve la musique « chanson dolente de l’accordéoniste », la danse « la noce à Gonesse », la poésie « Elégie aux grands arbres du Morvan », la fantaisie « La grenouille bleu » (sic), le cheminement « puisqu’il faut partir toujours »…

 

Les Lutins

 

Ardoise

 

A la salle des fêtes : ciment et éclats d’ardoises

La salle des fêtes de Pont-de-l’Arche a été inaugurée en 1954 par le maire Alix Duchemin. Lors de sa réhabilitation en 1987, le maitre d’œuvre l’Atelier des deux anges (Val-de-Reuil) a fait poser une décoration toute contemporaine pour le compte de la Ville de Pont-de-l’Arche représentée par son maire Roger Leroux. Ainsi, l’entrée située dans la rue Maurice-Delamare est ornée de quatre rectangles de ciment encadrant la porte principale et ses deux ouvertures de part et d’autre. Ces rectangles présentent des couches de ciment sur lesquelles ont été projetées des gouttes de ciment et un demi carré d’ardoise. Quelque part, on peut voir dans les projections de ciment une expression de la créativité. Quant aux ardoises cassées en deux, elles peuvent symboliser ce qui est séparé, à l’extérieur de la salle des fêtes qui est le lieu de réunion par excellence.

 

Salle des fêtes

 

Détail salle des fêtes


Plus d’infos sur www.kerbratjean.fr 

 

 

 

[1]Qui réalisa en 1976 une lithographie de l’église vue du pont dont on trouve une copie à l’accueil de la mairie. 

Armand Launay

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 17:49

THE COMMON POINTS ONE CAN FIND WHEN COMPARING THE ENGLISH LANGUAGE TO THE NORMAN LANGUAGE

P. 3


WHEN ENGLISH HISTORIANS SET OUT IN QUEST OF THE FIRST CASTLE ERECTED IN LES DAMPS (9TH CENTURY)

P. 11

 

RICHARD THE LION HEART AND PONT-DE-L’ARCHE

P. 13

 

WILLIAM OF PONT-DE-L’ARCHE : A COURTIER IN HENRY 1ST BEAUCLERC AND STEPHEN OF BLOIS’ COURTS

P. 14


PONT-DE-L’ARCHE AND THE HUNDRED YEARS WAR: 31 YEARS OF ENGLISH OCCUPATION

P. 15


THE BRITISH CAMP DURING THE FIRST WORLD WAR: THE ROYAL FLYING CORPS IN LES DAMPS AND PONT-DE-L’ARCHE

P. 21

 

WILLIAM TURNER (1775-1851) AND DAWSON TURNER (1775-1858) IN PONT-DE-L’ARCHE

P. 24

 

 

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Armand Launay

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:43

En septembre 1892, Camille Pissarro séjourna près de deux semaines chez le critique d'art Octave Mirbeau, aux Damps, dans la rue Morel-Billet. Le « père » de l’impressionnisme réalisa quatre peintures du jardin de Mirbeau, écrivain anarchiste qui œuvra pour les ouvriers chaussonniers de Pont-de-l’Arche durant une grave épidémie... Le tableau qui nous intéresse est une huile sur toile intitulée « La vallée de la Seine aux Damps, jardin d'Octave Mirbeau ». On peut y admirer les coteaux qui surplombent Alizay et Igoville mais aussi la vapeur du train Paris-Le Havre. Dans une atmosphère très lumineuse, la Seine apparait en contrebas du jardin. Ici se fait déjà sentir le pointillisme cher aux néoimpressionnistes.

 

PISSARO--1-

Collection de la famille Laufer. Exposée au musée de Brooklyn.

 

Remerciements à Benoït Hinet.

 

Article publié dans Pont-de-l'Arche magazine n° 9

Armand Launay

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:41

Né en 1886, l’artiste rouennais Robert-Antoine Pinchon suivit des cours de peinture à l'Ecole des Beaux-arts dès 1901. Remarqué par le grand amateur F. Depeaux, il eut plusieurs fois l’occasion de converser avec Pissarro et C. Monet. Il exposa à Paris des toiles qui le classèrent parmi les artistes fauves. En 1909, quatre de ses toiles entrèrent au Musée de Rouen (grâce au don de F. Depeaux) alors que, dans le même temps, il participa à la création de sociétés artistiques où il côtoya les plus grands peintres tels que Braque, Matisse, Dufy, Friesz... Entre 1924, il commença à exposer dans la Galerie Reitlinger, à Paris. Il eut les faveurs de la critique grâce à sa maitrise de la lumière et, plus précisément, la délicatesse de ses tons. Il sut peindre à merveille les brumes de la vallée de la Seine ce dont témoigne l’œuvre que nous reproduisons. Intitulée « Pont-de-l’Arche, le bateau-lavoir », cette huile sur toile mesure 44,5 x 73 cm. Elle représente le clocher de Notre-Dame-des-arts et le pont de la ville vus depuis l’aval de la Seine (vers Elbeuf). Admirez le travail sur les fumées qui s’échappent de la barge et de la berge ainsi que l’éclaircie dans le ciel. 

Nous nous étonnons juste de la présence d’un « bateau-lavoir ». A notre connaissance il n’y avait dans notre ville que le bateau de la famille Poupardin qui louait des barques aux pêcheurs et il était situé en amont du pont. Quant au lavoir communal, il était situé dans le parc en face de la tour de Crosne et ne dura que des années 1930 aux années 1950. Peut-être y eut-il un bateau-lavoir durant un temps limité. Robert-Antoine Pinchon s’éteignit à Bois-Guillaume le 3 janvier 1943.

 

Robert-Antoine-Pinchon

Collection particulière, années 1930. 

 

Article publié dans Pont-de-l'Arche magazine n° 9

Armand Launay

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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Compte LinkedIn.

Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au coeur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte. Gege wanazioni wangu !

Réflexion

Le temps n'est pas. Il n'y a qu'une règle graduée portant les marques "hier, aujourd'hui et demain" ; c'est-à-dire quelques traits issus de la faculté des Hommes à compter le passage des astres ; beautés et mesures à la fois, par Odin !

C'est avec cette règle que les Hommes tentent de mesurer les phénomènes les plus apparents. Ils se donnent des repères parmi l'érosion, véritable mère de la prise de conscience : "ce qui est rare à du prix" écrivait Chateaubriand. 

Il s'agit alors de prendre conscience de l'interdépendance entre tous les phénomènes, leur âme, et leur manière de s'attacher à notre âme. Pont-de-l'Arche où la terre natale... 

Ces phénomènes alimentent notre bonheur : sens du savoir, comment se crée notre notion du bienêtre, d'où vient notre conscience de ce qui est bon, quelles en sont les limites ? 

Bonheur, sens et quête du savoir ; horizon qui donne une orientation à notre cheminement ; orientation vers la naissance de la lumière quelle que soit la saison ; sève de notre arbre généalogique ; doute qui permet de poser peut-être les bonnes questions...

Rabelais quoi qu'il en soit... entre vins, livres et mets sapides : conscience du savoir s'il sait sucrer le faste palais du quotidien et donc là où se rassemblent les gens... érudition en entrée, curiosité en plat principal et conscience en dessert... et inversement, même si c'est moins agréable, pour un étudiant. 

Enfin, n'oubliez pas de poursuivre l'observation dans un verre à dégustation rempli de Calvados du bon bocage normand ! Au-delà des ténèbres de la Genèse, vous y verrez luire les étoiles de l'esprit et des plaisirs...