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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 12:13
L'ancienne salle du conseil municipal (cliché Armand Launay).

L'ancienne salle du conseil municipal (cliché Armand Launay).

 

Commentaire après le premier et unique tour (publié le 27 mars 2020)

 

Sans avancer de résultats fantaisistes ‒ tirés du chapeau ‒ nous avions émis dans notre commentaire du 29 février dernier (ci-dessous), la forte probabilité qu’un seul tour suffise à élire les conseillers municipaux de Pont-de-l’Arche. C’est ce qui s’est produit le dimanche 15 mars où la liste de Questions d’avenir, dirigée par le maire sortant Richard Jacquet, a été élue avec 52,9 % des suffrages exprimés. Ce sont 42 voix qui ont permis à Questions d’avenir de dépasser la majorité absolue (c’est-à-dire plus de 50 %).

La deuxième liste est ‒ sans surprise ‒ celle de Démocratie archépontaine de Patrick Bellamy qui arrive cependant bien après celle du maire sortant avec 20,9 % des voix. Puis, la liste Pont-de-l’Arche ensemble d’Hervé Lour cumule 17,4 % des voix et, enfin, le Rassemblement national autour de William Bertrand obtient 8,7 % des suffrages exprimés. 

 

Résultat du vote réparti par bureaux et en pourcentages.

 

Bureau 1

Bureau 2

Bureau 3

Totaux (nombre)

Totaux %

R. Jacquet

51,5

52,6

54,7

766

52,90 %

H. Lour

21,6

17,3

13,2

252

17,40 %

W. Bertrand

7,3

10,8

8

127

8,77 %

P. Bellamy

19,6

19,3

24,1

303

20,93 %

 

100

100

100

1448

 

 

Une analyse par bureau confirme que le bureau 1, celui du centre-ville, est le plus conservateur de la ville qui a donné à Hervé Lour son meilleur pourcentage. Mais nous sommes loin du temps où ce bureau plaçait en tête des candidats de droite. Il n’est plus spécialement ni bourgeois ni conservateur comme lorsque Pont-de-l’Arche était un centre-bourg commerçant, avec son marché dominical et, qui plus est, siège d’un chef-lieu de canton. C’était encore le cas du temps de Roland Levillain (dans les années 1970). 

Le RN national obtient un résultat relativement plus fort dans le bureau 2, celui du Pont-de-l’Arche du sud-Est (collège, rue Charles-Cacheleux...). Le bureau 3, traditionnellement plus à gauche, offre de meilleurs résultats aux listes plutôt de gauche. Quoi qu’il en soit, il n’y a que 10 % de différence entre le résultat de droite du bureau 1 et du bureau 3, ce qui signifie que le choix des citoyens, lors du scrutin municipal, est avant tout fondé sur les forces citoyennes en présence et non sur une orientation idéologique forte, l’ensemble des listes se revendiquant de valeurs républicaines. Le RN traduit cependant un désaveu quant aux listes et partis traditionnels et un manque de confiance dans les candidats dits de l'"establishment", c'est-à-dire issus d'élites, de groupes établis qui se maintiendraient au pouvoir et confisqueraient le pouvoir démocratique.    

 

Des pourcentages qui masquent une abstention record

Les pourcentages ne sont que des proportions. Ils masquent une abstention forte. Si elle était prévisible, l’abstention a cependant atteint un niveau record dans l’histoire de la commune. En effet, sur 3 024 inscrits sur les listes électorales, 1 529 personnes (50,56 %) ne se sont pas déplacées en 2020. Cela fait donc 550 voix de moins qu’en 2014, le nombre d’inscrits ayant ‒ il est vrai ‒ baissé de 46. Ce sont donc près de 500 électeurs qui ont manqué, soit un électeur sur six.

Les résultats n’engagent donc que 49,44 % des inscrits, ce qui s’explique notamment par la panique et l’appel gouvernemental au confinement afin de limiter la propagation du coronavirus, pandémie venue de Chine. L’abstention est cependant moins forte à Pont-de-l’Arche qu'au niveau national (55,25 %). Cette abstention exprime-t-elle un désaveu local pour l’offre de service politique proposée par les candidats ? C’est possible étant donné le travail des élus “lanceurs d’alertes” depuis 2018 qui s’est soldé par l’éviction de leur propre fer de lance, Angélique Chassy. Nombre d’électeurs auront retenu du travail de Démocratie archépontaine l’idée que Questions d’avenir n’est pas si efficace et honnête qu’elle l’annonce mais que Démocratie archépontaine n’a pas été en mesure d’être plus ouverte et prompte au dialogue que le maire en place. 

Quant aux votes blancs et nuls, la loi les exclut des suffrages exprimés. Les bulletins blancs et nuls étaient 108 en 2014 et 47 en 2020. À croire que la peur du virus a dissuadé des électeurs de se déplacer pour glisser un bulletin non comptabilisé parmi les exprimés.

 

Au-delà des pourcentages : qui a gagné de l’audience ? 

Quant aux suffrages exprimés, ils étaient 1 998 en 2014 (soit 65 % des inscrits) et 1 448 en 2020 (soit 47,9 %). Il y a donc une baisse de 27,5 % entre ces deux élections. Une liste a-t-elle été plus touchée ? 

Oui, il s’agit de cette d’Hervé Lour qui est passé de 561 voix (28,1 %) en 2014 à 252 suffrages en 2020 (17,4 %) soit une baisse de 55,1 %.

Celle de Richard Jacquet est passée de 1 437 électeurs en 2014 (71,9 %) à 766 en 2020 (52,9 %) soit une perte de 46,7 %. 

Ces deux listes ont perdu la moitié , ou presque, de leur électorat, donc de leur représentativité et, quelque part, de leur légitimité. 

 

Quant à la répartition des voix en 2020, on mesure aisément que ces pourcentages sont presque remplacés par ceux des deux nouvelles listes : les 19 % de perte du maire sortant se retrouvent dans les 20,9 % de Démocratie archépontaine. La perte de 10,7 % d’Hervé Lour semble s’expliquer par le résultat du RN et ses 8,8 %. Ce serait caricatural de penser qu’il y a eu un parfait report de voix de chacune de ces listes vers les nouvelles équipes, mais une logique existe puisque le RN incarne une droite contestataire et populaire, ce qui est le profil d’Hervé Lour, et Démocratie archépontaine est un peu plus marquée à gauche que Questions d’avenir. C’est ce dont témoignent les déclarations des listes faites en préfecture où Questions d’avenir n’apparait désormais qu’en tant que “divers” et non plus “divers gauche”, voire “socialiste”. Cela traduit le rapprochement de Richard Jacquet et ses proches avec La République en marche. La déclaration en préfecture classe, cependant, Démocratie archépontaine comme “divers gauche”, bien que certains de ses membres n’aient rien à voir avec les tendances de gauche et bien que l’on ne sache pas pour quelles étiquettes les membres de Démocratie archépontaine eussent appelé leurs coéquipiers grands électeurs (maire et adjoints) à voter aux sénatoriales. 

 

La répartition des sièges

Les calculs offrent la moitié des sièges à la liste majoritaire soit 14 élus pour Questions d’avenir. Les sièges restant, 13 donc, sont répartis proportionnellement entre les quatre listes. Ainsi Questions d’avenir glane 6 sièges en sus, Démocratie archépontaine 3 sièges, 2 sièges pour Pont-de-l’Arche ensemble et, enfin, 1 siège pour le Rassemblement national. 

Questions d’avenir a, conformément à la finalité de la loi, une large majorité de 21 sièges sur 27, soit plus des ¾ des conseillers. Elle perd cependant 3 sièges par rapport à la précédente mandature.

 

Quelle conduite à prévoir au Conseil municipal ? 

Une opposition de trois élus de Démocratie archépontaine, soutenus par une dynamique associative, doit traverser une longue nouvelle période de vaches maigres et exploiter d’éventuelles erreurs du maire et son équipe. Ils devront battre le pavé et faire le tour des boites aux lettres pour espérer maintenir et grossir une dynamique critique et citoyenne face au maire et son équipe. C’est ce qui explique sûrement le renoncement de 7 colistiers (!), annoncé dans La Dépêche de Louviers le 26 mars, qui ont démissionné à la simple annonce de devoir siéger au conseil municipal. 

Ce constat est pire encore du côté de Pont-de-l’Arche ensemble qui, hormis Hervé Lour, n’a pas réussi durant le précédent mandat à trouver des personnes suffisamment motivées et pertinentes pour tenir longtemps leur rôle d’élu d’opposition au Conseil municipal. Cela s’est traduit par un certain rapprochement d’Hervé Lour avec l’équipe majoritaire de Questions d’avenir... tant il est difficile de s’opposer intellectuellement et émotionnellement seul face aux idées d’un groupe majoritaire, qu’on ait tort ou raison. 

La nouveauté est l’entrée officielle du RN au conseil municipal. Officielle car durant la précédente mandature avait siégé un temps Doris Perreaux, élue de Pont-de-l’Arche ensemble, et qui était adhérente à titre personnel au RN. Le RN aura donc une voix locale si elle est utilisée. Mais il sera difficile de faire passer un programme national pour une participation pertinente aux questions communales. L’élu RN devra surtout démontrer qu’il est une force de proposition communale pour être crédible à la table des débats. C’est peut-être seulement à ce titre qu’il sera rétrospectivement le gagnant de ce scrutin.

Les élus d’opposition auront la difficulté de se trouver face à un maire expérimenté, qui a construit tout un organigramme autour de lui et rodé sa manière de travailler. Il a conservé un tremplin municipal pour réussir, peut-être enfin, aux élections départementales, régionales voire législatives. Ce sont des horizons qu’il vise depuis près de 20 ans et qui le placent dans le piège des grands projets qui le coupent peu à peu des préoccupations des habitants. 

Richard Jacquet rejoint quoi qu’il en soit Roland Levillain au rang de maire réélus deux fois et réalisant trois mandats. C’est un des deux gagnants, presque par défaut d’opposition et de vitalité citoyenne, de ces élections.

 

Quel positionnement politique et idéologique à venir dans la commune ? 

Le maire s’est bâti un espace politique centriste, se faisant passer pour non partisan, neutre, au-delà des idéologies comme si cela était possible. Il a contribué à la dilution du message de gauche à l’échelle communale. Déjà entre 2008 et 2014 le courant communiste s’est éteint après le départ d’Arnaud Levitre qui contribua à l’élection de Richard Jacquet en 2008, devenant adjoint à la culture avant de démissionner et de devenir, plus tard encore, maire d’Alizay. Qui plus est, depuis 2014, c’est la fin du courant socialiste, qui n’a jamais été ni vindicatif ni formateur de l’opinion publique locale, qui se produit avec la fin du seul et simple affichage de gauche aux élections puis le siphonnage de ses cadres et nombre de ses militants par La République en marche d’Emmanuel Macron, ceci entre la fin de l’année 2016 et le début de 2017. 

Or, à Pont-de-l’Arche, aucune mouvance politique d’extrême-gauche, ni même de gauche gouvernementale n’a perduré. Une mouvance n’est pas qu’une idéologie, un parti national désincarné autant que lointain, mais une sociabilité militante, appelant à la réflexion et à la mobilisation. 

Le vote contestataire est donc réapparu dans la ville du côté du Rassemblement national. La mauvaise gestion budgétaire du maire et sa volonté manifeste de cacher la réalité des finances communales, doublée de la stratégie modérée de Démocratie archépontaine, marchant sur les plates-bandes de Questions d’avenir, ont dégagé localement un petit espace au Rassemblement national. 

 

Enfin le maire, Richard Jacquet, se sort bien de ce mandat calamiteux. Après avoir perdu une grande minorité de ses élus par la scission de 2018 ; à cause d'un lourd déséquilibre, la gestion du budget communal a été déléguée à la demande du maire, pendant quelques mois, par le service financier de la CASE (une première dans l’histoire de la ville, le maire ayant même souhaité donner un chèque-cadeau de 100 € pour chaque agent de la CASE ayant travaillé au budget archépontain, avant une invalidation de ce chèque par la préfecture) ; après la promesse de bâtir un centre culturel surdimensionné et engendrant une hausse, à venir, des impôts locaux ; après tout cela... le maire se faire réélire avec l’apparence d’un assentiment populaire alors que le peuple décroche.

Commentaire du 29 février 2020 avant la tenue du scrutin.

 

Les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars... Tout du moins s’il y a besoin d’un second tour. En effet si, dès le premier tour, une liste obtenait la majorité des suffrages, elle bénéficierait de la moitié des sièges à pourvoir. Dans une commune de la strate de Pont-de-l’Arche, 27 personnes sont à élire. La liste gagnante aurait d’office 14 sièges. Le reste des sièges serait distribué proportionnellement au nombre des suffrages exprimés, du moins pour les listes réalisant plus de 5 % des suffrages exprimés. Ceci est clairement favorable à la liste vainqueuse afin de lui dégager une majorité nette facilitant son exercice du pouvoir. La liste majoritaire se choisira des représentants à l'intercommunalité.

S’il n’y avait pas de liste obtenant plus de 50 % des suffrages au premier tour, un second tour serait organisé. Y participeraient les listes ayant obtenu plus de 10 % des suffrages exprimés au premier tour. Ceci laisserait la possibilité d’un appel au report des voix d’une liste vers une autre. Les listes encore en lice pourraient fusionner si elles le souhaitaient et s’y entendaient. 

 

Pour se rafraichir la mémoire concernant les élections municipales de 2014, cliquez ici.

 

 

La situation politique locale de 2014 à 2020 (pour approfondir ce sujet, cliquez ici)

Il s’agit du second mandat de Richard Jacquet (PS), élu avec 71,92 %, dès le premier tour, en 2014. Il rassembla sur son nom plutôt les suffrages de gauche, étant donné qu’il fut le rassembleur de plusieurs partis et différentes opinions de gauche en 2008. Ceci n’empêcha pas que des personnalités plus conservatrices ou libérales s’allient au maire sortant. Face à Richard Jacquet et sa liste, baptisée Questions d’avenir, dans la lignée de l’équipe élue en 2008, s’est trouvée la liste d’Hervé Lour dénommée Pont-de-l’Arche ensemble. Cette dernière n’obtint en vertu ‒ ou vice ‒ des calculs électoraux, que trois sièges. 

Durant ce mandat, des réalisations ont eu lieu telles que l’agrandissement de la mairie, la rénovation de la rue Général-de-Gaulle ; des réalisations assez cantonnées sur la construction d’édifices et infrastructures neufs, faisant appel à la commande publique. Mais ce mandat laisse une impression mitigée par rapport au mandat précédant. En effet, les services publics municipaux ont plutôt été maintenus que développés, exception faite de la municipalisation de la maison de retraite “Les Pins” dont la gestion par une association avait été jugée défaillante. Ce bilan modéré s’est produit dans une période de fermeture des services publics de l’État qui s’est soldée, dans la ville, par la disparition du Trésor public. De plus, un recrutement à un poste de direction a été effectué en 2015. D’après l’élu d’opposition Hervé Lour, il aurait été réalisé sur la base de réseaux de connaissances au sein du Parti socialiste local et non sur les seules compétences et la seule notion d’intérêt général.

Bien des électeurs ont eu l’impression de perte de vitalité associative au sein de Questions d’avenir et d’institutionnalisation de ses principaux élus. Questions d’avenir a commencé à se scinder en 2017 entre partisans et sympathisants de la République en marche (LREM) ou fidèles aux partis antérieurs, c’est-à-dire de gauche gouvernementale. Des élus de la liste Questions d’avenir n’ont jamais trouvé leur place dans l’analyse de dossiers ou en tant que relais des opinions archépontaines au sein du Conseil municipal. Pis, lors des élections législatives, l’adjointe à l’urbanisme et le Directeur général des services ont fait campagne pour le candidat LREM, Bruno Questel, face au maire Richard Jacquet. Bien loin d’être en rupture, il semble que ce fait ait trahi le positionnement devenu plus ouvert ‒ pour ne pas dire opportuniste ‒ du maire en matière partisane. 

L'institutionnalisation des principaux élus s’est manifestée aussi dans des actions : le passage en force sur la création d’une bande cyclable dans le cadre de la réhabilitation de la rue Roger-Bonnet, par la CASE, et sans prendre en compte l’avis des riverains ; des choix d’économies assez révélatrices comme la réduction des décorations de Noël, la fermeture de la piscine de l’Accueil de loisirs un été, la limitation du Banquet des anciens en reportant l’âge des convives de 60 à 67 ans et l’âge des récipiendaires du colis des anciens de 60 à 80 ans, le projet de fusionner avec Montaure et Tostes sans autre finalité que de prétendues économies ; la fermeture de l’accueil du public en mairie le matin...

Enfin, un autre point de rupture s’est dessiné autour de ce qui peut apparaitre comme un reniement. Nous traitons de la construction projetée de la crèche intercommunale sur un terrain municipal proche de l’entrée de l’ancienne abbaye de Bonport. C’est pourtant en partie sur l’opposition au projet de lotir ce terrain que Richard Jacquet et ses colistiers ont été élus en 2008 face à Dominique Jachimiak, maire qui avait prévu ‒ un temps ‒ d’y faire construire un supermarché. De plus, après avoir promis la valorisation du centre ville comme lieu de sociabilité, la logique consumériste domine désormais chez les élus majoritaires autour de la construction d’édifices neufs, accessibles aux voitures, et de la consommation d’espaces non bâtis. On peut adjoindre ici l’acceptation par les élus du projet ‒ privé ‒ de déplacer le centre médical des Tilleuls en haut de la rue Charles-Michels, près de la maison forestière.  

L’élément le plus sombre de ce mandat se situe au niveau des finances et de la transparence du maire envers ses concitoyens et ses propres élus. En 2018, un contrôle de la Chambre régionale des comptes a révélé quelques irrégularités (des subventions non versées comme celle allant au CDIS, c’est-à-dire à la caserne des sapeurs-pompiers). Celles-ci ont permis à certains élus de la majorité d’apprendre que le budget communal était déficitaire, en cessation de paiement, avec des factures non déclarées et en retard de plusieurs années. Il faut adjoindre à cela quelques dépenses semble-t-il indues. Ceci a été révélé par des agents et des élus entre le départ de l’ancien directeur général des services et le nouveau. Le maire a reproché aux élus lanceurs d’alertes d’avoir révélé ces informations à la population. Il leur a demandé de signer une charte de bonne conduite stipulant qu’ils devaient se taire après débats internes. Neuf élus ont été exclus du groupe Questions d’avenir ou l’ont quitté. C’est ainsi que 6 élus ont fondé une association d’opposition : Démocratie archépontaine. 

Jusqu’en 2018, la politique locale se lisait, sans les conversations et sous la plume des journalistes locaux, principalement Thomas Guilbert pour La Dépêche de Louviers, à travers l’action du maire Richard Jacquet. Depuis lors, c’est plutôt à travers les questions des membres de Démocratie archépontaine que le débat politique local s’est tenu.  

 

Affichage suivant les élections de mars 2014 (cliché Armand Launay).

Affichage suivant les élections de mars 2014 (cliché Armand Launay).

 

Les listes en lice...

 

Démocratie archépontaine…

Cette liste est née de ces deux oppositions décrites ci-dessus : celle des six élus Lanceurs d’alertes à partir de 2018 et celle d’une partie de la population qui ne se retrouve pas ‒ ou plus ‒ dans l’action du maire sortant Richard Jacquet. 

Cette liste est née d’une dynamique associative, avec une consultation citoyenne large réalisée en 2019 et ayant obtenu la réponse de 300 Archépontains. Elle représente plutôt un gage de renouvellement du personnel politique et de ses relations, ses accointances. Cependant elle comporte en elle une partie de l’équipe municipale élue entre 2001 et 2008 autour de Patrick Bellamy, qui fut adjoint au maire Dominique Jachimiak. Renouveau, expérience et/ou ancien temps. 

Cette liste se revendique du bon sens, notamment en limitant les dépenses de la commune, principalement le couteux ‒ et peut-être illusoire ‒ projet de centre culturel prévu sur la place Aristide-Briand. Elle se revendique aussi de la transparence en matière de décision et de finances. 

Mais cette liste s’est sabordée en janvier 2020. Quelques membres du bureau de Démocratie archépontaine ont reproché à leur tête de liste Angélique Chassy, première adjointe aux finances jusqu’en 2018, d’être à la fois non-malléable mais aussi fragile. À 8 semaines du premier scrutin, ce choix peut laisser perplexe : si la tête de liste ne satisfaisait pas tous les membres du bureau, pourquoi ne pas l’avoir écartée et, surtout, rétrogradée dans la liste auparavant et ce avec concertation ? Si elle était fragile, pourquoi était-elle le fer de lance de cette association ? Si elle n’était pas malléable, pourquoi s’était-elle entourée de personnes issus d’horizons divers : actuels élus, citoyens désireux de se présenter pour la première fois, anciens élus d’avant 2008 ? Deux chefs d’accusation antinomiques qui ‒ qu’on nous pardonne cette analogie ‒ comme pour Socrate, accusé d’être athée et de créer de nouveau dieux, semblent être des prétextes plus que des raisons. L’exclusion d’Angélique Chassy n’a, à ce propos, fait l’objet d’aucun vote, d’aucun débat argumentatif au sein de l’association Démocratie archépontaine et de ses colistiers. Il semble que des ambitions individuelles se soient déclarées ‒ certes tardivement ‒ bien qu’Angélique Chassy ait diplomatiquement annoncé à la population qu’elle se retirait pour une raison professionnelle. Des membres de cette association ont aussi perdu confiance envers Angélique Chassy qui aurait menacé, en décembre, de se démettre de la tête de la liste. Le manque de confiance réciproque s'est donc installé entre les colistiers. Démocratie archépontaine a d’ores-et-déjà montré une limite entre ses prétentions démocratiques et sa capacité d’écoute et de décider selon des critères de raison et non de rapports arbitraires et individualistes. Cela rappelle un étrange procédé qui eut lieu aux élections de 2001 où, entre les deux tours, la tête de liste Claude Blot fut remplacée par Dominique Jachimiak, mieux placé dans les résultats alors par tête et non par liste, et ce malgré l'avis du premier intéressé et malgré la surprise de l'électorat.   

Quid de ce sabordage donc ? Les membres du bureau de Démocratie archépontaine se surestiment-ils quand ils croient pouvoir être élus sans Angélique Chassy qui a regroupé autour d’elle de nombreux membres de Démocratie archépontaine et des sympathisants appréciant à la fois son investissement depuis 2008 et son relationnel sincère et dynamique ? Angélique Chassy est une figure qui incarnait une opposition au maire par son expérience et son absence de calcul partisan. Depuis lors, le débat public semble être de nouveau issu des initiatives du maire sortant, bien relayé par La Dépêche de Louviers.  

Si elle possède une vitalité citoyenne, Démocratie archépontaine ne se distingue pas, en apparence et sur les documents à l’attention du public, par une philosophie politique différente de celle de Questions d’avenir. Elle risque d’en payer les frais d’autant plus que de nombreux habitants préfèrent la certitude d’avoir un maire connaisseur, même s’il a failli sur des points cruciaux et qu’il s’est institutionnalisé, que des moins-connus, voire méconnus, qui tiennent un discours proche du maire, mais avec des promesses de meilleure moralité et de sobriété budgétaire. 

 

 

Bandeau de la page Facebook de la liste Démocratie archépontaine au 29 février 2020.

Bandeau de la page Facebook de la liste Démocratie archépontaine au 29 février 2020.

 

“Pont-de-l’Arche ensemble” avec le maire sortant ? 

Cette liste existait déjà en 2014 autour d’Hervé Lour, un ancien sapeur-pompier de la Ville ayant évolué depuis en grade en dehors de Pont-de-l’Arche. Pont-de-l’Arche ensemble a obtenu trois élus suite aux élections de 2014. Démissions officielles et démobilisation officieuse caractérisent ses élus sauf Hervé Lour qui est demeuré fidèle à son siège. De sensibilité de droite, ce groupe n’a pas eu de vie associative réelle durant le mandat. La vigilance et la force de proposition des élus de Pont-de-l’Arche ensemble ont été rares et faibles durant les conseils municipaux de la mandature. Plus étonnant, les votes d’Hervé Lour, ces derniers mois, ont été en accord avec ceux de Questions d’avenir. Ce comportement est d’autant plus déroutant qu’Hervé Lour a préféré rejeter les élus qui ont fait scission de Questions d’avenir à cause de la gestion défaillante et de la communication insincère du maire sortant. Il lui était pourtant possible de brandir-là la preuve du manque de rigueur et d’efficacité du maire sortant sur ces points. Au lieu d’exploiter la faille, il a préféré la minimiser et viser plutôt le challenger que le leader, à croire qu’il n’espère qu’une deuxième place. 

Il n’y a pas eu de formation de nouveaux citoyens à la politique locale durant le mandat mais l’inclusion de personnes durant les mois précédant les élections afin de dresser la liste des candidats. 

Ayant réalisé 28 % des voix en 2014 avec pour colistier un ancien maire de la ville, Dominique Jachimiak, peut-on envisager un meilleur résultat en 2020 étant donné les déçus du maire sortant ? C’est peu probable car il risque d’y avoir une dispersion des voix entre les trois listes d’opposition ainsi qu’une hausse de l’abstention. 

 

Bandeau de la page Facebook de la liste Pont-de-l'Arche ensemble au 29 février 2020.

Bandeau de la page Facebook de la liste Pont-de-l'Arche ensemble au 29 février 2020.

 

Le “Rassemblement national” peut-il être un Rassemblement local ? 

William Bertrand est un entrepreneur à la retraite, habitant Pont-de-l’Arche depuis plus de 25 ans. Son étiquette partisane ne doit pas tromper : le Rassemblement national fait sa promotion durant des scrutins locaux en vue des scrutins nationaux où ce parti glane bien plus de suffrages. Il est difficile pour ce parti, brocardé de tous côtés et ayant souvent des élus avérés malhonnêtes, de recruter pour ses listes des citoyens crédibles dans un rôle représentatif. Ne voulant pas être incisif, nous nous contentons de mesurer que la majeure partie des candidats locaux du RN prêtent leurs noms et apportent leur caution à un ensemble de revendications nationales bien plus qu’ils ne veulent ‒ et peuvent, souvent ‒ s’investir pour l’intérêt général. Le Rassemblement national pourra-t-il réunir 27 Archépontains, surtout des personnes crédibles dans cette mission ? C’est une première interrogation. Si tel était le cas, combien de suffrages pourrait-il rassembler sur son étiquette ? Un scrutin national permet au RN d’espérer de nombreuses voix à Pont-de-l’Arche, comme dans tant de communes. Marine Le Pen fit 29,33 % des suffrages exprimés au premier tour en 2017, la plaçant en tête de tous les candidats. Mais le scrutin local se décide surtout sur les noms des candidats, leur crédibilité, leur investissement dans la vie locale. Cela ne s’improvise pas et le fait que la tête de liste soit habituée aux scrutins locaux ne lui donne pas meilleure publicité qu’un investissement ‒ plein et entier ‒ dans le tissu associatif ou la vie culturelle et politique locale. 

 

William Bertrand, en haut et à l'extrême-droite du cliché, et des représentants locaux et régionaux du Rassemblement national, dans sa propriété (capture d'écran en date du 29 février 2020 de la page Facebook du RN en Normandie).

William Bertrand, en haut et à l'extrême-droite du cliché, et des représentants locaux et régionaux du Rassemblement national, dans sa propriété (capture d'écran en date du 29 février 2020 de la page Facebook du RN en Normandie).

 

La campagne de Questions d’avenir

La campagne de Questions d’avenir repose sur une expérience datant de 25 ans. Richard Jacquet fut élu avec Paulette Lecureux (PS) entre 1995 et 2001, puis opposant associatif entre 2001 et 2008, et maire depuis. Dans le privé ‒ si l’on ose dire ainsi ‒ il est “chargé de mission” à la mairie PS de Grand-Quevilly. La communication de Questions d’avenir est donc rodée et réfléchie. Les supports de communication de cette liste et de la mairie sont travaillés par le même graphiste professionnel et se situent ‒ à défaut d’être identiques ‒ dans une esthétique semblable. Ils confèrent donc un caractère officiel et professionnel à la liste de Questions d’avenir. La communication de Questions d’avenir est d’autant plus efficace que les équipes concurrentes se sont cantonnées à des documents amateurs, bricolés, ne mettant pas en lumière le contenu, voire le desservant. 

Le discours de Questions d’avenir repose sur l’argument ex-cathedra, c’’est-à-dire celui du maire qui parle depuis son siège. C’est lui qui a choisi ses colistiers et non un groupe de citoyens actifs réunis en association. La vie associative de Questions d’avenir a été quasi-inexistante durant le mandat. La vitalité de l’équipe majoritaire, nous l’avons montré, a surtout résidé dans les heurts nés de la division du groupe entre partisans de LREM et de la gauche gouvernementale et entre ceux qui admettaient de se taire sur le déficit budgétaire de la commune et la volonté du maire de la cacher aux administrés. Le maire a commencé à réanimer le groupe de Questions d’avenir durant l’été 2019 autour d’élus minoritaires ‒ étant donné les défections, les abandons et les exclusions ‒ qui ont continué à le suivre. Puis, il s’est adjoint des personnes motivées et impliquées dans la vie publique, notamment un transfuge de Démocratie archépontaine ayant repris l’idée de Conseil consultatif de citoyens, sous un autre nom. Ce sont donc des personnes nouvelles mais ayant déjà admis de siéger autour d’un chef et d’un débat encadré. 

Le programme est bien travaillé et relayé, au moins dans la forme, par les personnes pressenties pour être adjointes : nature, sérieux budgétaire, intercommunalité, emploi, bienêtre des habitants, écoute des citoyens. Ce sont les promesses attendues de citoyens bienveillants et positifs ; des promesses attendues chez toutes les listes si bien qu’il est difficile de les départager à l’aune des promesses. Le programme de Questions d’avenir comporte toujours le projet de centre culturel. Pourtant c’est un dossier qui parait irréaliste tant les finances de la Ville sont faibles ‒ quoique tout juste équilibrées en 2020 ‒ le maire répétant à l’envi que l’État se désengage des dotations aux collectivités territoriales. Ce dernier propos étant juste, on imagine mal comment la Ville trouverait un budget de fonctionnement permettant d’ouvrir et animer un centre culturel (budget évalué à 200 000 € supplémentaires par an). Une intercommunalisation de services et la vente de bâtiments communaux ne parait pas équilibrer financièrement ce projet. Une hausse des impôts locaux, plus forte que celle votée en 2015 par l’équipe de Questions d’avenir, parait donc nécessaire à ce projet, même si elle n’est pas mise en évidence dans les programmes. Quand bien même, puisque la baisse des dotations d’État grève de plus en plus le budget archépontain, entre autres, aucune équipe d'élus ne pourra se permettre de maintenir les taux d’impositions.

Bandeau de la page Facebook de la liste Questions d'avenir au 29 février 2020.

Bandeau de la page Facebook de la liste Questions d'avenir au 29 février 2020.

Y aura-t-il un second tour ? 

C’est probable, mais pas certain. Qu’il y ait une érosion de la liste de Questions d’avenir et de son meneur Richard Jacquet est une évidence. Malgré la prime au maire sortant et les voix des familles et proches des nouveaux candidats, il y aura une perte de voix par rapport à 2014 et ses 71,92 %. Mais la liste de Démocratie archépontaine s’est sabordée 8 semaines avant le scrutin et a perdu une partie de sa crédibilité et des soutiens d’Angélique Chassy. La liste d’Hervé Lour a-t-elle apporté une vitalité ou un débat éclairant sur la vie politique municipale ces dernières années ? Le RN saura-t-il monter une liste crédible et, quand bien même, un scrutin municipal n’est pas le lieu ou le moment de l’expression de ce type de votes protestant contre des actions politiques nationales et internationales (souverainisme, immigration, antiparlementarisme...). 

Chance est donnée au maire sortant et sa liste d’être en tête devant deux listes récupérant les voix des déçus. Il ne serait pas étonnant que 50 %, et plus, des suffrages exprimés se portent sur Questions d’avenir, dans quel cas le second tour n’aurait pas lieu. Démocratie archépontaine et Pont-de-l’Arche ensemble auraient donc leurs groupes d’élus. 

L’abstention augmentera traduisant, d’une part, le désaveu national du peuple dans des élites déconnectées de ce qui fait l’intérêt général et, d’autre part, le fait que des électeurs attendaient la candidature d’Angélique Chassy ou ne voient pas de liste convaincante. 

 

Enfin, notre tableau est peu réjouissant et peut démotiver au vote. Ce n’en est pas l’objectif mais il nous a semblé intolérable de cacher la réalité. L’écueil politique local se trouve, à notre sens, dans le fait que c’est essentiellement tous les 6 ans que les habitants sont sollicités et, pour certains, s’intéressent à la vie municipale et locale. lls n’en connaissent que le relief et laissent le champ libre aux élus. Il conviendrait que chacun s’investisse régulièrement, ne serait-ce qu’en se tenant au courant et en sollicitant ses élus, afin que la démocratie représentative ne soit pas que la représentation d’une partie des citoyens et d’un clientélisme de ceux-ci auprès des autres. 

 

 

 

 

 

Ajout du 12 mars 2020 :

 

Liste des candidats de Démocratie archépontaine :

Patrick Bellamy, Myriam Rasse, Laurent Montlaurd, Marion Steer, Christophe Otero, Anita Hervieux, Guy Cottrez, Mélanie Hamon, Sébastien Da Costa, Sandrine Dolla, Olivier Molho, Karine Demarest, François Hagen, Charlotte Ricouard, Michel Lacombe, Sandrine Vandensteen, Éric Barillé, Sophie Rabl, Stéphane Bréham, Géraldine Sublet, Fabrice Fuzeau, Marlène Schneider, Romain Boitelle, Estelle Duriez, Geoffroy Bosquillon de Jenlis, Nicole Cliville, Gérard Demarest.

 

Liste des candidats de Pont-de-l’Arche ensemble :

Sébastien Berrenger, François Biquillon, Rodolphe Cariou, Mélanie Carré, Midried Charpentier, Marie-José Gonord, Hervé Dehame, Marc-Antoine Deloire, Sigrid Demon, Angélique Duhamel, Véronique Fort, Béatrice Galliot, Roland Garreau, Adrien Henry, Chantal Infray, René Infray, Jérémy Jacob, Déborah Lair, Marc Lévy, François Loison, Valérie Louchel, Hervé Lour, Maria Mendes de Brito, Reynald Mentré, Julie Morisse, Françoise Picard, Jean-François Roussel.

Liste des candidats du Rassemblement national

William Bertrand, Sylviane Defresne, Sylvain Forfait, Claudine Lefevre, Patrick Leroy, Jeanne Leroy, Yannick Leroy, Mylène Lémery, Philippe Devillers, Laëtitia Flambard, Pascal Renard, Muriel Brunet, Jérôme Libercé, Danièle Launay, Sylvain Flambart, Katia Boucher, Pierre Calle, Evelyne Damesne, Jacky Desmonts, Reine Guérin, Jean-Pierre Lendormy, Jocelyne Deshais, Pierre Dffacis, Hélène Girard, Louis Boulnois, Adrienne Lesueur, Patrice Jacquot.

 

Liste des candidats de Questions d’avenir : 

Mourad Afif-Hassani, Danielle Bertre, Karine Botté, Daniel Breiner, Arnaud Damien, Maryvonne Davot, Anne-sophie de Besses, Nadine Deschamps, Manuella Ferreira, Pascal Ferreira, Ludovic Guiot, Carole Hervagault, Monique Infray, Richard Jacquet, Marie-Claude Lauret, Anthony Le Pennec, Corentin Lecomte, Hélène Lepresle, Majo Maire, Pascal Marie, Philippe Mauger, Albert Naniyoula, Aurélie Philippe, Mikaël Polard, Jessica Pousset, Léon Taisne, Cédric Viguerard.

 

 

Armand Launay

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:54
L'écharpe du maire sur le dos d'une des chaises des mariés (salle du Conseil municipal) (cliché Armand Launay, 2013).

L'écharpe du maire sur le dos d'une des chaises des mariés (salle du Conseil municipal) (cliché Armand Launay, 2013).

Un vote d’adhésion aux bilan et programme du maire sortant Richard Jacquet

 

23 mars – tour unique

Participation

Inscrits : 3070

Votants : 2106 (68,6 %)

Nuls ou blancs : 108

Exprimés : 1998

 

Répartition des suffrages exprimés par bureaux

 

 

Bureau de vote 1

(centre-ville)

Bureau de vote 2

(Kennedy-Jaunet)

Bureau de vote 3

(Bon-air)

Totaux

Questions d’avenir

392

(67,58 %)

492

(71,61 %)

553

(75,64 %)

1437

(71,92 %)

Pont-de-l’Arche ensemble

188

(34,41 %)

195

(28,38 %)

178

(24,35 %)

561

(28,08 %)

Totaux

 

580

(100 %)

687

(100 %)

731

(100 %)

1998

(100 %)

 

 

Les élus

24 colistiers de Questions d’avenir (dont les 4 conseillers communautaires de Pont-de-l’Arche)

Richard Jacquet, Chassy Angélique, Albert Naniyoula, Marie-Christine Calmon, Daniel Breiner, Carole Hervagault, Nicolas Bouillon, Chantal Moulin, Cédric Viguerard, Marie-Claude Lauret, Pascal Marie, Véronique Bertrand, Hervé Castel, Myriam Rasse, Nicolas Le Carff, Caroline Videment, Corentin Lecomte, Marie-Paule Forêt, Patrick Bellamy, Florence Coudoux, Cédric Niaudeau, Michelle Langlois, Christophe Otero, Maryvonne Davot.

3 colistiers de Pont-de-l’Arche ensemble

Hervé Lour, Anita Hervieux, Dominique Jachimiak.

 

Un électorat mobilisé

Le taux de participation archépontain, 68,6 %, est supérieur à la moyenne nationale (61,4 %). Il est très légèrement supérieur au taux de participation de Pont-de-l’Arche au premier tour de 2008 : 68,58 %, (66,54 % au niveau national). Le scrutin de 2008 fut très disputé avec quatre listes en présence. Ceci démontre que le scrutin de 2014 n’a pas moins intéressé l’électorat. La participation archépontaine est contraire à la tendance nationale. Les deux listes archépontaines ont su sensibiliser les électeurs et les élus n’en ont que plus de légitimité.  

 

Richard Jacquet : un bilan reconnu

L’équipe de Richard Jacquet rassembla 815 voix en 2008. Avec 66 suffrages exprimés de plus en 2014, son équipe en rassemble 1437 six ans plus tard. Ces 622 voix supplémentaires montrent que le bilan de Richard Jacquet est accepté et que son équipe est reconnue à sa place et fondée à poursuivre ses projets selon le même mode d’action.

 

Une opposition faible

« Pont-de-l’Arche ensemble » a rassemblé des personnes plutôt marquées à droite, à commencer par sa tête de liste Hervé Lour, et réalise son meilleur résultat (34,41 %) dans le bureau traditionnellement plus conservateur de la ville : le bureau 1. Toutefois, en 2014 ce bureau ne donne que 188 voix à « Pont-de-l’Arche ensemble » quand il en donnait 174 aux deux listes de droite présentes au premier tour de 2008 et 226 à la liste « Pont-de-l’Arche pour tous » de Dominique Jachimiak. Ceci démontre que la stratégie d’union entre l’ancien maire et Hervé Lour n’a pas fonctionné. Elle a dû dissuader une partie de l’électorat de droite de se reporter sur ce curieux attelage entre une tête de liste UDI et un ancien maire qui souhaitait présenter une liste amie du Front de gauche jusqu’en septembre 2013 et qui a écrit qu’il se retirait de la vie publique. Cette stratégie a dû fédérer quelques électeurs restés fidèles à l’ancien maire mais pas en nombre suffisant pour garantir le résultat habituel de la droite aux municipales archépontaines. Dominique Jachimiak a perdu tout poids électoral, du moins positif.

Qui plus est, la liste d’Hervé Lour est arrivée très tard dans la mandature et même dans la campagne. Elle a repris les grandes lignes du programme de Questions d’avenir en modifiant, toutefois, la localisation des grands projets structurants et en engendrant, de ce fait, des dépenses irréalistes. Un programme qui traduit le manque de temps de réflexion et une trop récente implication dans la vie locale. Notons aussi que la démobilisation de l’électorat socialiste au niveau national ne s’est pas faite sentir à Pont-de-l’Arche où le scrutin semble avoir gardé sa portée locale en focalisant sur les individus et les projets.

 

Une opposition essentielle

« Pont-de-l’Arche ensemble » a vivifié le débat démocratique de ces élections et accru la participation. Cette liste a fait réélire en beauté Richard Jacquet à un score jamais égalé. Il lui est donné, comme 3 de ses 4 prédécesseurs directs, de faire au moins un second mandat. Il ne rejoint donc pas Dominique Jachimiak au banc des désavoués. L’intérêt de la Ville, qui a su trouver son équipe, est désormais d’avoir une opposition constructive, rappelant l’équipe majoritaire à la meilleure vigilance qui soit et offrant à la population un autre axe de lecture de l’action publique locale. 

Au matin du 24 mars 2014, rue Maurice-Delamare (cliché Armand Launay).

Au matin du 24 mars 2014, rue Maurice-Delamare (cliché Armand Launay).

Commentaire rédigé avant les élections :

Une opposition hétéroclite contre le maire sortant Richard Jacquet.

 

=> scrutin de liste respectant la parité et offrant à élire, pour la première fois, les conseillers intercommunaux, fixés à 4 pour Pont-de-l’Arche. Un seul tour possible, le 23 mars, en raison de la candidature de deux seules listes.

 

Avant janvier 2014, une liste unique...

Si les élections municipales de 2008 ont vu quatre listes s’opposer, celles de 2014 semblaient bien moins disputées avant la mi-janvier 2014. En effet, seule la liste de Richard Jacquet, issue de l’association Questions d’avenir, était entrée en campagne. Cette situation traduisait l’affaiblissement de l’opposition « Pont-de-l’Arche pour tous », menée par l’ancien maire Dominique Jachimiak. Cette perte de vitesse est due au départ de certains des membres – et élus – de l’opposition ayant rejoint Richard Jacquet à l’automne 2013 notamment à cause de divergences sur les stratégies d’alliance de leur mentor.

Le résultat connu d’avance semblait propre à démobiliser l’électorat, en plus de l’abstention prévisible des personnes désirant sanctionner l’équipe sortante. Cette abstention, prévue à la hausse par rapport aux précédentes élections municipales, aurait pu laisser à la future équipe et à ses contempteurs l’impression d’être « mal élue ».

 

L'arrivée de "Pont-de-l'Arche ensemble"

L’annonce dans La Dépêche de Louviers du 17 janvier 2014 de la candidature de la liste « Pont-de-l’Arche ensemble » modifie la donne. Hervé Lour, épaulé par Dominique Jachimiak, rend le résultat de ces élections sinon incertain du moins plus intéressant. Ceci dans la mesure, entre autres, où un débat contradictoire aura lieu et des candidats d’opposition pourront être élus (mais combien ? Avec deux listes, un seul tour suffira à désigner les élus. Lire le mode de calcul sur elunet.org). Qui plus est, un duel entre une tête de liste de gauche et une tête de liste de droite clarifiera le débat dans la ville, chose nouvelle depuis l'effacement de la droite archépontaine au Conseil municipal après le départ de Roland Levillain.

Les précédentes élections analysées sur ce blog ont montré deux facteurs expliquant l’élection d’une liste : sa capacité à rassembler et la qualité de l’opposition.

 

La popularité de "Questions d'avenir" en question

En six ans, l’équipe de Questions d’avenir (dans laquelle nous avons été élu) n’a pas soulevé de protestation groupée et organisée sur un de ses projets, sur sa manière de consulter les citoyens ou sur un évènement extérieur (intercommunalité, projet routier ou industriel…). Ceci la différencie du mandat de Dominique Jachimiak contesté sur plusieurs points (dont Le Mutant) et du dernier mandat de Paulette Lecureux perturbé par la question de l’intercommunalité. L’équipe de Richard Jacquet n’a pas connu de scission, de perte d’élus en nombre. Elle en a même gagné deux en fin de mandat. Avec la neutralité du Front de gauche cantonal, Questions d'avenir représente bel et bien l'union de la gauche sans toutefois arborer d'étiquette partisane. Elle compte néanmoins quelques citoyens qui ne se revendiquent pas de gauche. Cette liste laisse l’image, que les gens soient ses partisans ou non, d’une équipe impliquée. Ce travail s’est traduit par une amélioration des services publics (création du Tremplin, constitution d’une police municipale, organisation de l’Espace jeunes…), des réalisations immobilières et urbaines et ce sans augmentation d’impôts. Pour autant, cette liste n’a pas suscité l’adhésion unanime des citoyens comme en témoigne la constitution d’une autre liste.

 

Quid de la pertinence de "Pont-de-l'Arche ensemble" ?

La qualité de l’opposition détermine elle aussi l’issue d’un scrutin. « Pont-de-l’Arche ensemble » est une organisation qui apparait dans le sprint final des élections. Des citoyens peineront à parier sur un coureur demeuré inconnu durant six années de mandat où les candidats doivent alimenter la vie publique pour être connus, reconnus et prétendre être (ré)élus. Un des meneurs de cette liste, Dominique Jachimiak, s’est fait connaitre dans l’opposition au sein du Conseil municipal mais plutôt comme soutien ponctuel du Front de gauche (aux cantonales de 2011 et lors d’une tentative avortée de constitution de liste en septembre 2013 en vue des élections municipales). Celui-ci, dont l’association a perdu du souffle en fin de mandat, se retrouve donc au côté d’Hervé Lour qui a déjà affiché dans La Dépêche de Louviers déjà citée son appartenance à l’Union des démocrates et indépendants (UDI), une formation politique classée à droite. Il fut conseiller municipal dans l'équipe de Dominique Jachimiak de 2001 à 2008 avant de marquer une divergence en 2008 où il fut candidat sur la liste « Demain, Pont-de-l’Arche » conduite par Eric Réboli et majoritairement composée de citoyens marqués à droite.

 

L'électorat potentiel et disparate de l'opposition

Les parcours des deux instigateurs de la liste « Pont-de-l’Arche ensemble » étonneront donc certains électeurs qui pourront être tentés de penser qu’il y a là plus une alliance contre Richard Jacquet qu’un réel partage de vues politiques. C'est ce que confirme la venue de Ludovic Aumont, adjoint de Richard Jacquet, dans cette liste (La Dépêche de Louviers du 30 janvier 2014). Cette nouvelle liste s’agrègera néanmoins les voix des électeurs restés fidèles à Dominique Jachimiak et ceux opinant à droite car c'est bien ici que se trouvent rassemblés le plus de citoyens archépontains de cette tendance. Ceci peut-être pondéré par le fait qu’aux élections municipales les électeurs ne votent pas nécessairement pour leur couleur politique mais bien plus pour la pertinence d’une équipe. Ainsi on retrouve difficilement aux municipales les voix allant à droite aux présidentielles. Au premier tour des municipales de 2008, la droite réunissait 23 % des voix alors qu’elle totalisait 63 % des voix au premier tour des présidentielles de 2007 et encore 53 % en 2012. La dernière catégorie d’électeurs potentiels de « Pont-de-l’Arche ensemble » rassemblera les personnes désirant sanctionner l’équipe de Richard Jacquet. Le résultat de la liste d’Hervé Lour ne permettra pas de distinguer les motivations des électeurs de l’opposition mais le nombre de voix sera un indicatif de la popularité du premier magistrat actuel, de son bilan, et de sa nouvelle équipe.

 

 

Annexes

Composition de la liste "Pont-de-l'Arche ensemble"

Ludovic Aumont (directeur d'école primaire), Virginia Bellenger (ATSEM), Olivier Bonhomme (cadre commercial), Odile Bréant (assistante qualité), Johann Bréant (sollier moquettiste), Rodolphe Cariou (responsable déploiement), Sébastien Danel (ingénieur travaux neufs), Hervé Dehame (infirmier), Sigrid Demon (technicienne qualité), Nicolas Deshayes (commercial indépendant), Sophie Elisalt (assistante commerciale), Valérie Forfait (enseignante), Roland Garreau (retraité artisan carrossier), Sandra Henrio (assistante de direction), Anita Hervieux (retraitée des assurances), Dominique Jachimiak (cadre de l'éducation nationale), Hervé Lour (chef de centre de sapeurs-pompiers), Vincent Loyauté (responsable régional), Jonathan Macé (ouvrier), Ida Molinaro (graphiste), Doris Perreaux (gérante de société), Joël Pétrel (responsable achat approvisionnement), Alicia Tedbirth (intérimaire), Dominique Tinel (retraitée de l'administration territoriale), Magdalena Van Duffel (assistante de vie scolaire), Liliane Vigie (retraitée), Mike Vlerick (technicien en bureau d'études).

 

Composition de la liste "Questions d'avenir" :

Richard Jacquet (chargé de mission en développement durable), Chassy Angélique (attachée de l'enseignement et de la recherche), Albert Naniyoula (directeur d'établissement médicosocial), Marie-Christine Calmon (conseillère en ingénierie sociale), Daniel Breiner (retraité EDF), Carole Hervagault (rédactrice d'assurances), Nicolas Bouillon (directeur d'établissement social), Chantal Moulin (employée de La Poste), Cédric Viguerard (chef d'équipe en transport express régional), Marie-Claude Lauret (retraitée de l'INSEE), Pascal Marie (technicien de photocopieurs), Véronique Bertrand (technicienne en gestion de production), Hervé Castel (greffier des services judiciaires), Myriam Rasse (retraitée de l'éducation nationale), Nicolas Le Carff (agent de maintenance SNCF), Caroline Videment (ingénieure), Corentin Lecomte (étudiant), Marie-Paule Forêt (technicienne de gestion), Patrick Bellamy (technicien en téléphonie), Florence Coudoux (agent de recouvrement), Cédric Niaudeau (coordinateur enfance-jeunesse), Michelle Langlois (retraitée), Christophe Otero (informaticien), Maryvonne Davot (demandeuse d'emploi), Mickaël Polard (responsable adjoint de préparation), Yveline Barbette (secrétaire), Xavier Charlet (technicien de maintenance).

 

A lire aussi...

Le portail des élections à Pont-de-l'Arche

 

 

Détail de façade et végétation de printemps (cliché Armand Launay, mars 2014).

Détail de façade et végétation de printemps (cliché Armand Launay, mars 2014).

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 17:45

Liste d’articles consacrés aux élections à Pont-de-l’Arche, résultats et commentaires.

 

Marianne-2.JPG

La Marianne de Pont-de-l'Arche n'a pas de bonnet phrygien. Avec une couronne végétale, elle fait d'avantage penser à une Minerve qu'à une Marianne révolutionnaire. Elle traduit la sensibilité bien plus modérée des élus qui ont commandé ce buste en 1879 quand Alfred Houzard de la Potterie était maire.  

 

Elections municipales

1944

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1947

1953

1954

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1989

1995

2001

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Les maires de Pont-de-l’Arche depuis 1735

 

Cantonales

2004

2011

 

Législatives

2012

 

Présidentielles

2007

2012

 

A lire aussi...

La mairie de Pont-de-l'Arche ou l'historique de l'hôtel Alexandre Delafleurière   

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 11:47

Extrait du registre des délibérations du Conseil municipal : 

 

"Journée du 25 août 1944

 

Prise de la ville de Pont-de-l'Arche

 

Le Vendredi 25 août 1944 à 13h45 les Forces Françaises de l'Intérieur se sont emparées de la ville de Pont-de-l'Arche sans rencontrer de résistance de la part de l'ennemi. A 19 heures le Conseil d'Administration de la ville a pris possession de la Mairie de Pont-de-l'Arche.

Le magnifique résultat a été obtenu sans pertes inutiles, grâce à l'étroite collaboration entre les forces de Police et les Forces Françaises de l'Intérieur. Je signale la brillante conduite du chef de la Brigade de Gendarmerie de Pont-de-l'Arche, l'Adjudant Fourdachon, qui a pris bien des initiatives heureuses. Toute la Police, Gendarmes et GMR, a eu une conduite exemplaire. La Population a retrouvé sa liberté avec enthousiasme et dignité.

Dans la nuit du 25 au 26 les patrouilles des Forces Françaises de l'Intérieur ont poussé leurs reconnaissances jusqu'au Vaudreuil et dans les forêts de Louviers et de Bord et ont pu constater qu'il ne restait aucun noyau de résistance dans un secteur de 6 kilomètres.

Le lendemain 26, entre 10 et 12 heures les troupes canadiennes entrent dans la Ville libérée et reçoivent l'accueil enthousiaste de la population.

 

Pont-de-l'Arche le 26 Août 1944

Le chef des Forces Françaises de l'Intérieur

signé : Loze Maurice

 

Le président du Conseil d'Administration de la ville de Pont-de-l'Arche

signé : Tardy

 

 

 FFI

 

A 19 heures, prise de possession de la Mairie. Réunion du Conseil d'Administration de la ville de Pont-de-l'Arche, désigné par la Résistance. 

 

Ordre du jour à la Population

adopté par le Conseil d'administration

 

République Française

         _______       

Ville de Pont-de-l'Arche

         _______

Avis à la Population

         _______

 

 

Pour remplacer le Conseil Municipal, qui a démontré sa carence, et dont certains membres ont affiché une collusion notoire avec l'ennemi ; 

A dater de ce jour, un Conseil d'Administration désigné par la Résistance, gèrera, provisoirement, la Ville de Pont-de-l'Arche, en attendant que les élections municipales aient lieu. 

Le Conseil d'Administration a pour première tâche de maintenir une discipline rigoureuse et éviter toute anarchie. 

Les collaborateurs seront placés sous sa protection en attendant leur jugement. 

Tout marché noir est interdit est sera réprimé rigoureusement et sans pitié. 

Le Conseil d'Administration assurera le ravitaillement régulier du pays. 

Il fait appel à la bonne volonté de tous pour la bonne marche et la reprise normale de la vie économique du pays. 

Tout le monde au travail ! Pour la liberté, pour une vie meilleure. 

Le cauchemar est passé. L'avenir est à nous. Il sera comme nous le ferons. 

Pour la France libre ! Pour la République. En avant ! Honneur aux Libérateurs. 

Vive la République. Vive de Gaulle." 

 

Président : Roger Tardy (radical-socialiste)

Vices-présidents : Joseph Bunel (rad.-soc.), Raymond Rohée (socialiste indépendant)

Membres : Roland Daniel, André Hublet (rad.-soc.), Robert Hédouin (rad.-soc), Marceau Duretz, Maurice Jean, Robert Gautreau, Robert Stref, Emile Paton, Jules Anfray. Puis : Pierre Samain à partir du 9 septembre.

 

 

La délégation municipale temporaire de décembre 1944

 

16 conseillers municipaux à élire au panachage. Scrutin de novembre.

 

Listes  

Liste du Rassemblement des gauches républicaines de Mme Georges Bluet 

Robert Hédouin, Roger Hottot, Joseph Bunel, Paul Nion fils, Paul Delamare, Maurice Mouchard, Auguste Héricher, Georges Vard, Eugène Carpentier, André Hublet.

Liste de droite de Charles Morel

Liste communiste d'André Benet

Liste de socialistes indépendants dEdmond Rohée

 

Les radicaux-socialistes ont été battus : « n’ont réuni autour d’eux que des voix radicales » (L'Eure libérée). 

 

Liste de Conseillers municipaux validée par la préfecture le 13 novembre 1944 :

Raymond Rohée (maire), Jules Anfray (adjoint), Emile Paton (adjoint), André Poupardin, Robert Gautreau, Marceau Duretz, Roland Daniel, Robert Stref, Maurice Jean, Mmes Azuara et Lechâles, Emile Lelièvre, Henri Delamare, André Benet (comm.), André Hublet (rad.-soc.), Robert Hédouin (rad.-soc.).

 

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 11:45

Retour de la droite aux commandes avec les radicaux-socialistes.

 

Premier tour  : 19 octobre

Liste du Rassemblement des gauches républicaines (radicale-socialiste) :

Mme Georges Bluet, Robert Hédouin, Roger Hottot, André Hublet, Auguste Héricher, Maurice Mouchard, Louis Lossignol, Joseph Bunel, Edmond Vallet, Jean Perrin, Paul Delamare, Georges Vard, Paul Nion fils, Mme Bernard Leclerc, Eugène Carpentier, Léopold Degaugue, Raymond Niaux.

Liste d'Union républicaine d'action sociale et de défense des intérets de la Ville de Pont-de-l'Arche : Charles Morel (industriel), Armand Ferrandier (ancien commerçant), Auguste Prunier (éleveur), Germaine Lechale (receveuse des postes), Henri Leduc (docteur), Emile Paton (commerçant), Didier Simon (ingénieur retraité), Berthe Samain (veuve de guerre), Robert Stref (exploitant de carrières), Yvonne Dartois (commerçante), Albert Mouchard (ouvrier d'usine), Paul Andrieu (comptable), Auguste Dubouchet (coiffeur), Louis Letourneur (contremaitre d'usine), Fernand Delamare (chef-cuisinier), Henri Morel fils (ouvrier d'usine).

Liste communiste : André Benet  

 

Second tour - 26 octobre
La liste radicale-socialiste, selon La Dépêche de Louviersa "perdu au deuxième tour où elle a refusé l’apport de voix de listes concurrentes" (8 novembre). Quant à la liste communiste : "André Benet n’a plus beaucoup la faveur du PCF local". M. Brunel son premier adjoint est pressenti.



Elus

Charles Morel, maire.

Joseph Bunel (rad.-soc.), premier adjoint.

Georges Vard (rad.-soc.), 2e adjoint.

Auguste Prunier, 3e adjoint.

Armand Ferrandier (rad.-soc), 4e adjoint.

 

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 11:45

Victoire de la Résistance : le PCF en tête à Pont-de-l’Arche avec les socialistes indépendants et les radicaux-socialistes.

  

Premier tour - 29 avril

 

Quatre listes : communistes, socialistes indépendants, radicaux-socialistes, droite.

 

Mme Georges Bluet (rad.-soc.) en tête de tous les candidats.

 

Second tour 

Inscrits : 1335

Exprimés : 932

 

André Benet (communiste), maire.

1er adjoint : Joseph Brunel

Raymond Rohée  (soc. ind.) (564 voix).

G. Boinet (soc. ind.) (551)

M. Lambard (soc. ind.) (506)

Cotonéa (comm.) (487)

Mme Georges Bluet (rad.-soc.) (464)

Mme Lavisse (rad.-soc.) (391).

 

 

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 11:44

Victoire de la droite et de quelques radicaux

 

Premier tour : 25 avril

Liste d’intérêt communal de Charles Morel, maire sortant : Paul Andrieu, Joseph Bunel (rad.-soc), Eugène Carpentier (rad.-soc.), Adrien Coquais (rad.-soc.), Fernand Delamare, Auguste Héricher (rad.-soc.), Armand Ferrandier (rad.-soc.), Henri Leduc, Charles Morel, Auguste Prunier, Didier Simon, Georges Vard (rad.-soc.).

Liste n’ayant aucune étiquette (mais de droite) :

Roland Levillain, Jacques Serre, Maurice Duvéré, Maurice Julienne, Simone Pecqueur, Denise Tessier, Joseph Dubuisson.

 

Second tour : 9 mai

Inscrits : 1307

Votants : 1018

Exprimés : 973

 

Elus

Liste Roland Levillain : Denise Tessier (487), Espérance Pohyer (435), Jacques Serre (427), Alix Duchemin (404), Maurice Duvéré (404), Simone Pecqueur (403), Roland Levillain (363).

 

Liste Charles Morel : Didier Simon (477), Georges Vard (399), Adrien Coquais (377), Eugène Carpentier (371), Paul Delamare (369).

 

Liste communiste : Robert Redon (430), André Benet (406), André Huet (381).

 

Didier Simon élu maire.

 

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 11:43

Les radicaux-socialistes battent la droite d’un fil malgré la bataille livrée par le PCF.

 

Elections tenues suite au décès de Didier Simon, maire, dans un accident de voiture.

 

Premier tour (2 mai)

 

1347 : inscrits

904 : votants

871 : exprimés

 

Liste de Mme Georges Bluet (radicale-socialiste) : 313

Liste de Charles Morel (DVD) : 282

Liste de Mme Pilidef (communiste) : 276

Suffrages blancs ou nuls : 33

 

Second tour (9 mai)

 

Inscrits : 1347

Votants : 992

Exprimés : 963

 

Charles Morel (DVD) : 350

Mme Georges Bluet (radicale-socialiste) : 346

Mme Pilidef (communiste) : 267

Suffrages blancs ou nuls : 29

 

Elus

Droite : Roland Levillain, Jacques Serre, Espérance Pohyer, Simone Pecqueur, Charles Morel, Maurice Duvéré, Denise Tessier

Radicaux-socialistes : Armand Ferrandier, Georges Vard, Adrien Coquais, Eugène Carpentier, Alix DucheminFernand Delamare, Henri Leduc

Communistes : Robert Redon, André Benet, André Huet

 

Conseil municipal réuni le 14 mai pour l’élection du maire :

1er tour :

Charles Morel : 7. Alix Duchemin : 7. Robert Redon : 3.

2e tour :

Charles Morel : 7. Alix Duchemin : 7. Robert Redon : 3.

3e tour :

Charles Morel : 7. Alix Duchemin : 7. Robert Redon : 3.

 

Alix Duchemin (radical-socialiste) fut déclaré maire au bénéfice de l’âge.

Roland Levillain, Jacques Serre, Armand Ferrandier, adjoints.

 

 

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 11:42
Face à une gauche divisée, la droite passe en tête d'un fil.

 

 

Premier tour : 15 mars


11 candidats à élire au panachage.
 

Inscrits : 1432 

Votants : 1170 

Exprimés : 1130

 

 

Liste radicale-socialiste de défense républicaine 

Alice Niaux, Marcel Grillié, Claude Chassy, Marius Bimont, Joseph Letourneur, Raymond Faucampré, Marcel Poupardin.      

 

Liste républicaine d’union et d’administration municipale

 

Guy Lassarat, Denise Tessier, Jacques Serre, Roland Levillain, Eugène Carpentier, Georges Vard, Adrien Coquais, Simone Pecqueur, Lucien Siva, Jean Hacot.


Liste d’union ouvrière et démocratique 

Roger Bussier, André Huet, Robert Redon, André Brunel, Lucien Lefay, Pilides Boqueho. 

 

Liste de gauche et d’action républicaine

Marceau Lavallée.

 

 

Second tour

 

Elus

6 élus de droite : Guy Lassarat (553), Denise Tessier (543), Jacques Serre (529), Roland Levillain (517), Eugène Carpentier (517), Georges Vard (497).

3 élus communistes : Roger Bussier (519), Lucien Lefay (490), André Huet (489).

1 élu radical-socialiste : Marius Bimont (503)

1 élu de gauche républicaine : Marceau Lavallée (516).

 

Roland Levillain, maire. Jacques Serre, adjoint.

 

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 11:41

La droite et quelques élus de gauche républicaine passent nettement face à la liste communiste.

 

Premier tour

Inscrits : 1518

Votants : 1482

Exprimés : 1224

 

Liste républicaine d’union et d’administration municipale (« apolitique ») :

Roland Levillain (758), Jacques Serre (752), Adrien Coquais (787), Jean Hacot (789), Marceau Lavallée (722), Simone Pecqueur (793), Lucien Siva (780), Georges Vard (651), Michel Dehapiot (806), Claude Dehuy (716), René Hazard (764), Marius Herbaut (722), Guy Lachartre (687), Raymonde Lefer (688), Bernard Legendre (747), Alain Millet (709), Jacques Thuillier (720).

 

Liste communiste : Robert Redon (549), Emile Marlier (459), Roger Bussier (493), André Huet (472), Lucien Lefay (515), André Benet (441), Mariette Forfait (410), Jacqueline Nalet (452), Paul Andrieu (431), Francis Bayeux (388), Marcel Glanclaude (424), René Julien (375), Maurice Lefrançais (380), Jules Lessade (371), Alphonse Thomas (416).

 

 

Second tour

Inscrits : 1518.


Tous les candidats de la liste de Roland Levillain, maire sortant, sont élus.

 

 

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  • : Pont de l'Arche histoire, patrimoine et tourisme
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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au cœur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

- Mieux connaitre Pont-de-l'Arche à travers 150 noms de rues et de lieux ! (Autoédité, 2019, 64 pages). 

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte.

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