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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:35

Entre le Lotissement de la Forêt et la rue Charles-Michels, quelques rues traversent le Pont-de-l’Arche de 1900. La brique rouge y est reine et rappelle la première construction d’Habitations à loyer modérée (HLM), appelées Habitations à bon marché (HBM) avant 1949. Elles furent instituées par la loi Siegfried du 30 novembre 1894 qui prévoyait des défiscalisations contre la mise à disposition de logements sociaux...

 

P1090753

La rue Docteur-Sorel, 2013 (photo A. Launay)

 

L’initiative revint à Maurice Hervey, sénateur républicain modéré (droite), de fonder et présider la « Société anonyme des habitations à bon marché » (SAHBM), visant à construire des logements pour les ouvriers. A ses côtés, Léon Bataille, maire républicain de gauche de Pont-de-l’Arche (1900-1902), était administrateur. Etienne-Alexandre Sorel, conseiller municipal royaliste, était administrateur délégué. La SAHBM récolta 30 000 francs nécessaires aux constructions de logements dont le nombre nous est inconnu. Parmi eux, Henri Désiré de Subtil de Lanterie, homme d’église, offrit 2 000 francs. Autre bienfaiteur, Emile Lenoble, propriétaire de Bonport, permit à la ville de creuser un puits artésien sur un de ses terrains. 

Sous la présidence d’Anthime Ferrandier, le Conseil municipal du 13 avril 1921 honora Etienne-Alexandre Sorel et Emile Lenoble en donnant leurs noms à des voies. Il en fut de même pour Maurice Hervey le 4 mars 1931 sous la présidence de Charles Morel. Le 21 mars 1934, le nom d’Henri Désiré de Subtil de Lanterie était donné à une voie sans rapport avec les constructions de la SAHBM auxquelles il avait prit part. Léon Bataille, le seul personnage réputé de gauche parmi les bienfaiteurs de la SAHBM, est aussi le seul à n’avoir pas été honoré de son action.

 

Leon-Bataille--1909-.JPG

Léon Bataille, maire de Pont-de-l'Arche de 1900 à 1902,

fut administrateur de la SAHBM. Ici dans sa propriété de la Folie-Vallée en 1909.

 

Henry Prieur, industriel du chausson et de la chaussure avait déjà fait bâtir des logements ouvriers dans une rue qui, depuis, porte son nom. Cependant, c’est bel et bien la SAHBM qui a porté le premier projet « public » de Pont-de-l’Arche.

Si les maisons n’ont pas été construites côte à côte, dans un même espace, la cohérence de leur architecture saute aux yeux et permet de les retrouver dans les différentes rues concernées. Il s’agit de demeures rectangulaires à un étage plus un étage de comble. Elles sont réalisées en brique. Toutefois, le remplissage de certaines constructions des rues Maurice-Hervey et Docteur-Sorel est réalisé de moellon calcaire scié du plus bel effet. Toutes sont couvertes d’ardoises sur toits à deux pans. Nombre de façades sont aujourd’hui couvertes de crépit masquant leur beauté. Certaines maisons sont mitoyennes (rue Emile-Lenoble et rue Olivier-des-Bordeaux si on peut attribuer les maisons de cette voie à la SAHBM) mais toutes ont une cour destinée au potager. C’est ainsi que ces édifices sont construits près de la rue afin de laisser un espace exploitable côté cour. Côté décoration, d’élégantes séries de croix grecques ornent les façades des murs gouttereaux. Souvent, des losanges de brique ornent les allèges du premier étage. Le nom de l’architecte à l’origine de ces réalisations nous est malheureusement inconnu.  

 

P1090751.JPG

Une demeure de la SAHBM restée dans son jus dans la rue Maurice-Hervey, 2013 (photo A. Launay)

 

Sources

Délibérations du Conseil municipal

 

Avec nos remerciements à Daniel Hector Costa 

 

Armand Launay

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 19:09

Né le 22 juillet 1878 et décédé le 3 septembre 1964, Alix Duchemin était lieutenant des sapeurs-pompiers de Pont-de-l’Arche. Très investi dans la vie publique, il fut adhérent de la Ligue des droits de l'Homme, président honoraire de l'association des sapeurs-pompiers et président de l'Association des anciens combattants de Pont-de-l'Arche-Les Damps (UNC). En 1956, il reçut la Croix du mérite du combattant.

 

Alix-Duchemin.JPG

Pierre Mendès France au côté d'Alix Duchemin sortant du bailliage (ancienne mairie). 


Militant puis élu radical-socialiste

Alix Duchemin était adhérent au cercle Edouard-Herriot rassemblant les radicaux-socialistes de Pont-de-l’Arche. Au décès du maire radical Maurice Delamare, il fut élu au conseil municipal en aout 1930 avec une partie de la liste radicale. Cependant, le Conseil municipal était très fragile, le maire de droite, Patrice Girard, n’étant élu qu’avec 7 voix sur 16 conseillers municipaux... Les élus de gauche démissionnèrent, quelques temps avant que le maire ne le fasse aussi. Mais les radicaux perdirent les nouvelles élections, en novembre, qui réussirent à Raoul Sergent, bras droit de Charles Morel.

Alix Duchemin participa à la victoire de Pierre Mendès France aux législatives de 1932. Il compta même parmi les amis de ce leader radical local et bientôt national.

 

Maire de Pont-de-l’Arche (1954-1959)

Ce sont les élections de 1954 qui firent d’Alix Duchemin le premier magistrat de la ville. Les résultats furent très serrés aux deux tours entre la liste de droite de Charles Morel et la liste radicale-socialiste (350 et 346 voix). La liste PCF s’était maintenue (267 voix). La droite eut 7 conseillers. Les radicaux en eurent 7. Le PCF en eut 3. Lors de la désignation du maire par les conseillers, Alix Duchemin et Charles Morel obtinrent chacun 7 voix à trois reprises et c’est Alix Duchemin qui fut déclaré maire au bénéfice de l’âge. Les élus PCF auraient pu voter en sa faveur mais ne le firent pas.

Son mandat est caractérisé par des travaux sur la toiture de l'église ainsi qu’une restauration de l’orgue. Il mena à bien la construction de la salle des fêtes (1954) nécessaire en raison de la démolition de l’ancienne salle des fêtes gênant l’accès au nouveau pont, inauguré durant son mandat (1955). Il fit construire l’école maternelle (1957) et bâtir deux salles de classe au groupe scolaire Maxime-Marchand (1957). En matière de logements publics, il fit ériger les logements d'urgence de l'Anneau des Rosiers (1955) et les HLM des Lupins 1, c'est-à-dire l'immeuble jouxtant la rue Général-de-Gaulle (1958).

C'est Roland Levillain, son adjoint, qui lui succéda aux élections de 1959 où il ne se représenta pas. 

 

Sources

L’Industriel de Louviers

La Dépêche de Louviers

Délibérations du Conseil municipal

Avec nos remerciements à François Fermanel 

 

 

A lire aussi... 

Les maires de Pont-de-l'Arche

 

Armand Launay

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 22:03

Article publié dans Pont-de-l'Arche magazine n° 10 (hiver 2010) avec nos remerciements à Jean-Jacques Morel. 

 

Charles Morel est né à Pont-de-l'Arche le 15 mai 1882 et décédé à son domicile de la Vènerie (rue Charles-Cacheleux) le 15 novembre 1967 à 85 ans. Il repose aux côtés de son épouse et de ses fils dans le caveau familial au cimetière communal.

Fils d'Edouard Désiré Gustave Morel (1848-1896) et de Marie Désirée Lefebvre, il devint orphelin à 14 ans. Il quitta alors Pont-de-l’Arche pour faire un tour de France au cours duquel il apprit le travail de la chaussure de A à Z : ouvrier, contremaitre puis chef de fabrication à Bordeaux puis Paris. Il revint au pays et épousa Léontine Orélie Julienne le 5 novembre 1906 à Saint-Pierre-lès-Elbeuf. De cette union, il eut deux fils : Jacques (1909-1970) et Raymond (1915-2003). 

 

Charles-Morel.JPG

 

L'industriel

Le 15 mai 1911, Charles Morel créa sa première usine (41, rue de Caudebec) à Elbeuf. Il fut activement secondé par son épouse et l’entreprise sut se positionner sur le marché. En 1922, il monta l'usine d'Igoville, (rue de l'Andelle, près de Super U) puis, en 1929, l'usine de Pont-de-l'Arche (rue Charles-Cacheleux, remplacée par la résidence Les Marquises). Il devint l'un des principaux employeurs de la région.

Son fils Jacques dirigea l'usine d'Igoville spécialisée dans la fabrication de chaussures pour homme et son fils, Raymond, dirigea l'usine de Pont-de-l'Arche spécialisée dans la fabrication de chaussures pour dames. En 1964, ces deux usines réunirent leurs activités sur le site de Pont-de-l'Arche qui fut alors agrandi. Cependant, cette usine fut confrontée à la hausse de ses couts de production en 1968. Elle ferma ses portes à la fin de l’année.

A lire : Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure. 

 

Le maire

Charles Morel était un homme de contact. Fort de son relationnel et de son expérience, il s'investit pleinement dans la vie de la commune. Il exerça plusieurs mandats de maire : de 1930 à 1935 et de 1935 à juillet 1936 où il démissionna, laissant le siège à son bras droit Raoul Sergent, par ailleurs Conseiller général. Charles Morel fut aussi maire du 30 octobre 1947 au 8 mai 1953. Puis il fut conseiller municipal du 14 mai 1953 au 20 mars 1959. Durant son premier mandat, il porta l’étiquette de l’Union républicaine démocratique (URD), formation de droite qui le mettait en lien direct avec Maurice Hervey, vice-président du Sénat et élu local. Son premier mandat fut marqué par le déblocage du projet de construction d’un groupe scolaire. Le groupe scolaire (actuellement Maxime-Marchand) fut inauguré le 25 novembre 1934 en présence du ministre de l'Education nationale, André Mallarmé qui remercia Charles Morel de son investissement personnel. En 1950, il ouvrit le dossier de création d'une nouvelle salle des fêtes en raison du percement de la déviation menant au nouveau pont

 

Un homme investi

Charles Morel fut fondateur de l'Union sportive d'Igoville et de la société des Trompes de chasse de Pont-de-l'Arche. Il présida aussi la fanfare municipale. Il entretint de bonnes relations avec Pierre Mendès France.

Il fut l'ami d'Olympe Hériot avec qui il pratiqua longtemps la chasse à courre. Grand bourgeois, Olympe Hériot avait fait bâtir en 1905 un ensemble d'édifices baptisé la Vènerie. Sur la route de Louviers, à l'orée du bois, il vint ainsi souvent à Pont-de-l’Arche pour pratiquer la chasse à courre. Lorsqu'il quitta la ville, il souhaita que la Vènerie soit reprise par son ami Charles Morel, qui accepta. Ce dernier y entretint une écurie de chevaux de courses ; des trotteurs qu'il emmenait lui-même et qu'il faisait courir sur les hippodromes normands. Il existait en forêt de Bord une piste spécialement aménagée où il entrainait ses chevaux. Cette ligne parallèle à la route de Cobourg s'appelle aujourd'hui l'allée des Cavaliers.

 

Charles-Morel-et-Olympe-Heriot.JPG

Charles Morel et Olympe Hériot devant l'église Sainte-Anne de Tostes.

 

Charles et Léontine Morel fêtèrent leurs noces d'or en l'église Notre-Dame-des-arts le 5 novembre 1956. Cette église bénéficia de l’attention de Léontine Morel qui demeure la marraine de la 3e cloche, baptisée Léontine, et fondue dans l’atelier Peeters à Villedieu-les-Poêles. Elle fut apportée à Pont-de-l’Arche par un camion de l'usine Morel et fut inaugurée le 4 avril 1943 en présence du maréchal Philippe Pétain.

Charles Morel fut nommé Chevalier de la Légion d'honneur et Officier de palmes académiques. 

 

Sources

Archives de la famille Morel

Registre des délibérations du Conseil municipal

 

 

A lire aussi... 

Les maires de Pont-de-l'Arche

 

Armand Launay

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 22:50

Donner un nom de personne à une rue démontre l’envie de disputer à l’oubli les mérites d’un individu estimé. Mais la mémoire doit s’entretenir car le nom de « rue Blin », par exemple, n’évoque plus dans les esprits qui fut Julien Blin, ancien maire et bienfaiteur de Pont-de-l’Arche.

 

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La rue Julien-Blin en 2012 (photo Armand Launay)

 

Julien Robert Alexandre Blin naquit le 1er octobre 1738 et mourut le 29 novembre 1826. Nous n’avons pas trouvé de lien généalogique avec la famille Blin d’Elbeuf. Il était ingénieur des ponts et chaussées, Pont-de-l’Arche étant un point stratégique sur la Seine.

 

Nommé maire en période de crise

Avec le retour de la monarchie, l’Etat, par le biais de la Préfecture de l’Eure, nomma Julien Blin à la fonction de premier magistrat de Pont-de-l’Arche, ce qu’il assuma jusqu’à sa mort. Son mandat est caractérisé par un assainissement des comptes de la ville. Déficitaires en 1815, les comptes étaient excédentaires en 1826 notamment grâce aux réclamations systématiques de sommes indument payées par la Ville à la Préfecture ou, tout simplement, dues par la Préfecture.

 

Un bienfaiteur durant son mandat

Julien Blin fit don de nombreux biens immobiliers (et les rentes sur ces biens) qui donnèrent à la ville quelques moyens d’action dans une période noire. En effet, après les guerres, la perte des tribunaux royaux en 1790, la fin du montage des bateaux en 1813… et avant l’arrivée de l’industrie du chausson, Pont-de-l’Arche était très pauvre. Il semble que Julien Blin ait acquis ses biens en les achetant à des particuliers s’étant enrichis durant la Révolution. En effet, ses propriétés sont souvent d’anciens biens religieux réquisitionnées par l’Etat à la Révolution avant d’être revendus comme biens nationaux.

Lorsqu’il fit démolir partiellement les remparts de sa propriété (très certainement l’actuel presbytère), il finança aussi l’abaissement des remparts derrière l’église, une bonne chose en ce temps. Le Conseil municipal lui fit part de ses remerciements.

Le 2 mai 1816. Julien Blin donna les bases de la première école de la ville. En 1818, il fit construire de nouveaux locaux au-dessus de la salle d’Armes afin de servir de logements pour l’instituteur et les deux sœurs enseignant aux filles.

Lors du conseil municipal du 5 février 1822, il fit don à la commune de trois maisons, dont l’actuel presbytère, contre la promesse du Conseil de payer le logement du vicaire, en plus de son traitement annuel, mais aussi de célébrer une messe basse mensuelle en son honneur. Le curé devait aussi être logé dans cette demeure.

 

Bienfaiteur à l’origine de l’hôpital local

Le 25 aout 1827, le Conseil municipal rapporta les termes du don testamentaire de Julien Blin. Sans descendance, il donna à la commune des biens immobiliers estimés à 236 450 francs (les recettes de la ville étant de 6 000 francs cette année-là). Ces biens comprenaient l’ancien couvent des pénitents à condition qu’il serve d’hôpital destiné à l’accueil des « indigents malades et inférieurs », de la ville et de bonne moralité.

Julien Blin offrit aussi quatre maisons rue de la Municipalité, où il mourut, et qui porte aujourd’hui son nom ; trois petites maisons rue de Crosne et place de l’église ; diverses terres cultivables aux Damps, Léry, la Haye-Malherbe. Ces dernières terres devant fournir de quoi financer en partie le Bureau de bienfaisance de la commune, en charge du fonctionnement de l’hôpital.

Les élus écrivirent que ce « legs fait honneur aux sentiments généreux de M. Blin pour la ville où il a voulu finir ses jours [et] sera un très grand secours pour cette même ville, à raison de la quantité d’indigents malades et infirmes qui s’y trouvent, et du peu de ressources qu’elle possède pour y subvenir. »

 

DSCF3408.JPG

Une des parties anciennes de l'EHPAD (ex-hôpital local)

fondé grâce aux dons de Julien Blin (photo Armand Launay, 2010). 

 

L’hommage de la Ville

En 1830, les élus votèrent l’érection d’une « pierre tumulaire » sur la tombe de Julien Blin, dans le cimetière communal. En 1865, sous la présidence de Jean-Baptiste Delaporte, les élus décidèrent de donner le nom de « Blin » à la rue de la Municipalité, ancienne rue de la Geôle, ancienne rue Royale). Il entérina en fait l’usage populaire qui nommait la rue du nom du notable qu’était Julien Blin. Dans sa délibération, ce même Conseil ne retint de cet homme que son legs testamentaire, passant sous silence – ou ignorant – l’ensemble des ses actes et surtout son attention pour la Ville. La mémoire doit s’entretenir.

 

Monument Blin 1

La stèle érigée par la Ville dans le cimetière communal en 1830

en hommage à Julien Blin (photo Armand Launay, 2012)

 

Sources

Délibérations du Conseil municipal

 

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 22:12

Roger Leroux est né le 24 février 1922 à Saint-Victor-d’Epine (Lieuvin) et décédé à Pont-de-l'Arche le 12 aout 1996.

Après l’obtention du Certificat d'études, il devint commis d'épicier à Bernay. A 20 ans il entra dans la clandestinité pour échapper au STO. Il rejoignit le marquis Surcouf créé par Robert Leblanc. A la Libération, il s’engagea au 1er bataillon de Normandie (élément du 1er régiment du 129 RI) qui lui valut la Croix du combattant 1939-1945 et la Croix des combattants volontaires de la Résistance.

Démobilisé en 1946, il travailla dans le monde de l'assurance vie dans la région de Brionne. Il s’installa en 1952 à Léry afin de travailler à Louviers. En 1958, il adhéra au PCF après avoir été longtemps sympathisant. En 1965, il commença sa vie d’élu à Léry en tant qu'adjoint au maire. Il démissionna en 1970 pour s'installer à Pont-de-l'Arche où son épouse était directrice de l'école des filles depuis 1947.

En 1977, il se présenta aux élections municipales de Pont-de-l’Arche et fédéra autour de son équipe PCF les socialistes de Fernand Attal, les radicaux de gauche de René Avril et diverses personnes non encartées comme Paulette Lecureux. Il fut élu face à la droite et devint ainsi le deuxième maire communiste de la ville après André Bénet (1945-1947).

 

1977-1983 : premier mandat

Ce premier mandat est caractérisé par une rupture en matière immobilière avec l'ancien maire Roland Levillain (DVD). Le nouveau maire lança une réflexion globale sur l'utilisation des terrains (avec l'élaboration d'un Plan d'occupation des sols (POS) (1980-1985). Il lança le projet de construction d'une résidence HLM afin de contrecarrer la baisse de population et de garantir une certaine mixité sociale. Roger Leroux et son équipe reprochaient à Roland Levillain sa position ambigüe de maire et, dans le privé, de promoteur immobilier (Groupe maisons individuelles) intéressé par les terrains de La Petite-Nation, aujoud'hui appelée La Pommeraie (Le Trait d'union n° 11, juillet 1979). Il fit mettre fin à un projet de Roland Levillain. 

Ce mandat vit naitre de nombreux équipements publics : la salle de tennis de table (1977), le Mil-club (1979), le vestiaire du terrain de tennis (1980), la couverture d'un court de tennis (1980), les sanitaires au cimetière (1980), l'agandissement de l'école maternelle : trois classes, une salle polyvalente et un restaurant (1982), l'achat des locaux du Centre de loisirs (1980) et sa réhabilitation avec création de piscine... C'est en 1983 que le Conseil municipal demanda aux autorités publiques l'étude d'un contournement de la ville dans un axe Est-ouest mais aussi Nord-sud avec un nouveau pont au niveau du Manoir-sur-Seine.

Du côté de la démocratie locale, ce mandat fut riche en création d'instances participatives :

- l'Association pour les loisirs éducatifs de Pont-de-l'Arche (ALEPA) en 1979 (gérant le Centre de loisirs) ;

- création de l'Office municipal des sports (OMS) en 1979 présidé par Jean-Jacques Lisowski ;

- création du Groupe municipal d'actions culturelles (1981) ;

A noter aussi la naissance des garderies scolaires (1977) et de l'école de danse (octobre 1979). Celle-ci a évolué dans les locaux du Mil-clubs. Devenue intercommunale (1983), elle est l'ancêtre de l'école Erik-Satie (musique, danse et théâtre). 

Ce mandat se traduisit par une hausse des impôts consécutive à l'augmentation des services publics. 

 

1983-1989 : second mandat

Roger Leroux fut réélu aux élections municipales de 1983 face à une liste divers droite de Jackie Lesoive et face à une liste socialiste de Fernand Attal, étrangement ralliée à la droite au second tour et radiée, de fait, du parti socialiste.

Le second mandat de Roger Leroux vit l'émergence des résidences HLM lancées durant le premier mandat : Louis-Aragon (1984), Pierre-Mendès-France (première tranche : 1984, deuxième tranche : 1987). Cette deuxième tranche nécessita l'adoption de nouveaux noms de voies en 1988 : Pierre-Semard, Pierre-Brossolette et Jean-Moulin.

Du côté des équipements publics, la caserne des pompiers fut bâtie (1985) avant que le corps ne fût érigé en Centre de secours (1987), la salle des fêtes fut rénovée (1987), avec le syndicat intercommunal le gymnase du collège fut livré (1986), les terrains de sports furent transférés au chemin de la Procession (1987), la Maison des associations fut créée (1987) dans un local de la rue Roger-Bonnet (acquis en 1988).

C'est aussi durant le mandat de Roger Leroux que de nombreux logements accessibles à la propriété furent créées. Tout d'abord, fut livré le Village Sainte-Anne (1984) avec les rues Jean-Mermoz, Louis-Blériot et Antoine-de-Saint-Exupéry. Puis, fut livrée la résidence Jules-Massenet (1987) avec les rues Georges-Bizet, Hector-Berlioz, Charles-Gounod. Enfin, furent livrés les premiers lots de La Pommeraie à partir de 1986 et, en 1987, le baptême de rues plus ou moins en cours de construction : Antoine-Laurent-de-Lavoisier, Louise-Michel, Louis-Pasteur, Maurice-Ravel, Paul-Langevin, Pierre-et-Marie-Curie. 

Ce second mandat de Roger Leroux connut une légère baisse de la fiscalité.  

 Fete-des-meres-1979.jpg

Roger Leroux, au centre et au fond (regardant vers sa droite), parmi les Archépontaines honorées lors de la fête des mères de 1979 sur le degré de l'hôtel de Ville (Archives municipales). 

 

Aux élections municpales de 1989, Roger Leroux fut battu par Paulette Lecureux, son ancienne adjointe, très investie, qui se présenta sous l'étiquette socialiste. Autour d'elles figuraient de nombreux élus en désaccord sur la gestion de Roger Leroux durant son second mandat.       

 

La résidence Roger-Leroux

Le nom de Roger Leroux fut proposé par Hervé Castel en 2006 pour nommer une rue de la résidence du Chêne-Jaunet en 2006. Son idée fut rejetée car le Conseil municipal ne voulait pas de noms de personnes politiques. Cette idée ressortit néanmoins pour la dernière tranche de la résidence Pierre-Mendès-France inaugurée par le maire, Richard Jacquet en 2008. Programmée par Roger Leroux, cette dernière tranche de la résidence Pierre-Mendès-France prit beaucoup de retard et ce n'est que justice si elle porte son nom.

 

 

Sources

Le Trait d'union, bulletin d'informations municpales

Registres des délibérations du Conseil municipal

 

 

A lire aussi... 

Les maires de Pont-de-l'Arche

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 22:11

A Pont-de-l'Arche, il est difficile de ne pas entendre parler de Maurice Delamare grâce à la rue et à l'impasse qui portent son nom. En effet, l'ancienne « route du Vaudreuil » et ancienne "impasse Salette" ont été rebaptisées ainsi le 4 mars 1937 lors du conseil municipal présidé par Raoul Sergent. Outre l’estime que lui portaient les élus, il semble que l’on ait aussi salué le beau-père de Marcel Ouin, le célèbre patron des chaussures Marco. Mais qui était Maurice Delamare ? 

 

Maurice Delamare

La photo de Maurice Delamare publiée dans

 L'Industriel de Louviers du 14 avril 1928.

 

Né à Veules-les-Roses en 1869 et décédé à Pont-de-l’Arche le 12 juillet 1930, Maurice Delamare acquit une officine de pharmacie à Pont-de-l’Arche. En 1910, il abandonna sa pharmacie pour se consacrer à une fabrique de produits pharmaceutiques fondée en 1897 et transférée en 1912 à Romilly-sur-Andelle.

Maurice Delamare arriva au Conseil municipal grâce aux élections du 24 avril 1900. Il émargeait déjà chez les républicains de gauche, voire radicaux car il fut le seul avec Léon Bataille, maire, à s’opposer à la demande d’ouverture d’une école confessionnelle dans la ville (l'école Saint-Charles). On a aussi compté Maurice Delamare parmi les rangs des républicains radicaux. L’Industriel de Louviers notait, lorsque l’association des républicains de gauche du canton se réunit le 20 avril 1913 pour désigner un candidat pour les élections cantonales : Sur l'insistance de M. Lécaudé, de Léry, qui suppliait M. Delamare de porter le drapeau de la République radicale, le maire de Pont-de-l’Arche a accepté la candidature. Puis par 36 voix contre 24, les membres présents ont décidé de ne pas changer le nom de l'Association républicaine du canton. Ce même journal, devenu conservateur, notait à la mort de l’élu que : D’opinion radicale, M. Delamare ne consentait point à arborer l’étiquette radicale-socialiste et affirmait des idées raisonnables. Un radical modéré mais resté à gauche, en somme. Cette modération traduisait peut-être des soucis électoraux car le canton de Pont-de-l’Arche n’était pas profondément ancré à gauche.

En-tête de lettre de Maurice Delamare, pharmacien, qui fonda une fabrique de produits pharmaceutiques en 1897. Celle-ci fut transférée en 1912 à Romilly-sur-Andelle. Ses locaux sont représentés sur cette illustration (Archives municipales de Pont-de-l'Arche : 5H9).

En-tête de lettre de Maurice Delamare, pharmacien, qui fonda une fabrique de produits pharmaceutiques en 1897. Celle-ci fut transférée en 1912 à Romilly-sur-Andelle. Ses locaux sont représentés sur cette illustration (Archives municipales de Pont-de-l'Arche : 5H9).

Si la popularité se lit au nombre de voix qui se portaient sur notre homme aux différents scrutins communaux, Maurice Delamare séduisait surtout les élus. Le 29 décembre 1909, notre homme talonnait Henri Girard quand il s’était agi de nommer un adjoint au maire, Jules Fromont (républicain de gauche). Le 17 mai 1908, alors qu’il était arrivé en dernière position dans la liste des hommes élus au scrutin municipal, il fut nommé adjoint au maire, Henry Prieur (républicain de gauche). Avec les principaux élus, il avait bataillé pour la construction d’un groupe scolaire mixte, en vain car il fut mis en minorité par ses propres amis conseillers parmi les plus conservateurs qui souhaitaient construire une école neuve pour les seuls garçons.

Ce sont les municipales du 19 mai 1912 qui ont donné le premier mandat de maire à Maurice Delamare où il obtint 10 suffrages sur les 16 conseillers. Ses capacités et sa popularité l’amenèrent à se présenter face à Maurice Hervey (droite) aux élections cantonales. Contre toute attente, il battit ce candidat le 3 aout de la même année. L’Industriel de Louviers publia un article rapportant que 350 personnes se rendirent à un banquet républicain fêtant la victoire de Maurice Delamare dans l’usine du radical Marcel Ouin (MARCO). Il nota que « l’intelligence et la valeur de M. Hervey sont d’une envergure difficile à atteindre par les hommes politiques du département. À la valeur du vaincu se mesure l'importance de la victoire et la joie des vainqueurs ».

Maurice Delamare fut mobilisé dès le début de la Première Guerre mondiale mais fut de retour à la séance du 27 janvier 1915, date à partir de laquelle il put assumer le difficile ravitaillement de la population. Dans un contexte peu favorable à la gauche,

Maurice Delamare ne fut pas réélu lors des cantonales de 1919 face à Alexandre Raoul-Duval (droite) ainsi qu’aux législatives. Notre homme voulut prendre ses distances avec la vie publique et refusa de postuler en tant que maire de la ville le 10 décembre 1919 alors qu’il fut réélu conseiller municipal. Albert Prieur, pourtant nommé maire par 11 voix sur 16, refusa ce poste et ce fut le conservateur Anthime Ferrandier qui fut nommé premier magistrat de la ville.

Cependant on ne refoule pas un penchant aussi facilement, Maurice Delamare fut le président du comité pour l’érection d’un monument aux Morts tombés pour la France durant la Grande guerre, c’est-à-dire un poste clé, au centre de la sociabilité communale.

Inauguration du Monument aux morts de Pont-de-l'Arche en 1923. Il semble que l'orateur soit Maurice Delamare, président du Comité pour l'érection du monument aux morts (photographie : collection particulière).

Inauguration du Monument aux morts de Pont-de-l'Arche en 1923. Il semble que l'orateur soit Maurice Delamare, président du Comité pour l'érection du monument aux morts (photographie : collection particulière).

Le 16 décembre 1923, suite au décès d’Anthime Ferrandier, six conseillers municipaux sur douze désignèrent pour maire Maurice Delamare par trois tours de suite. L’élu refusa ce poste et préféra attendre les élections municipales de 1924 où sa liste républicaine de gauche obtint 16 postes de conseillers municipaux, parmi lesquels les industriels de la chaussure Marcel Ouin, Henry Prieur, Emile Duprai et le docteur Louis Hardy. Le 17 février 1924, il fut élu maire avec 15 voix sur 16. Le cartel des gauches était passé dans les mentalités et, désormais, l’on peut aisément lire un clivage gauche-droite qui ne divisait guère les élus archépontains cohabitant jusqu’alors dans une sorte de cénacle de notables.

Maurice Delamare fut réélu le 18 mai 1929 avec 9 voix sur 16 ; Raoul Sergent en obtenant 6. Cependant notre homme dut très vite se faire remplacer par son adjoint, M. Prieur, tant la vieillesse l’exposait à la maladie.

A son décès le 12 juillet 1930, les festivités du 14-Juillet furent annulées, sauf les remises des prix des écoles. L’église Notre-Dame fut trop petite pour accueillir tout le monde lors de la messe funèbre. Sur la scène politique locale, Maurice Delamare laissa à Pierre Mendès France le flambeau de la gauche républicaine et radicale, avec tout le succès qu'on lui connait.

Un dernier honneur – bien involontaire – s’est produit en 1968 quand la mairie fut installée dans la rue… Maurice-Delamare !

 

 

Sources

Délibérations du Conseil municipal : 1D 13-17.

L'Industriel de Louviers : numéros des 14 avril 1928 et 19 juillet 1930.

 

 

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Armand Launay

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 16:11

Après le couvent des pénitents (1789-1792) et le bailliage, l’hôtel de ville de Pont-de-l’Arche prit place en 1968 dans une maison bourgeoise des faubourgs bâtie vers 1877 par Joseph Charles Désiré Alexandre Delafleurière. Nous revenons sur l’architecture et l’historique de cet édifice que nous appelons « hôtel Alexandre Delafleurière ».  

 

 

Avec mes remerciements à Jérôme Croyet

pour les pistes ouvertes sur Jacques Isaac Alexandre.

 

Mairie de Pont-de-l'Arche 1

L'hôtel de Ville en 2012 (cliché Armand Launay).

 

Un nouveau lieu pour l’hôtel de ville

Au XIXe siècle, la ville se développa le long de la route de Paris, vers Les Damps. Vers 1877, Joseph Charles Désiré Alexandre Delafleurière fit construire près de la route du Vaudreuil, actuelle rue Maurice-Delamare, la belle demeure qui nous intéresse ici. Entre celle-ci et la ville, après 1833, le cordonnier Antoine Ouin agrandit les locaux de ce qui deviendra une vaste entreprise de chaussons puis de chaussures : Marco. 

Au XXe siècle, la ville déborde de ses remparts médiévaux. Le groupe scolaire est inauguré en 1934 par Charles Morel, la nouvelle salle des fêtes ouvre en 1954, le nouveau pont est inauguré en 1955, l’école maternelle ouvre en 1957, le stade en 1964, le collège en 1967… 

L’urbanisme est à repenser et le 22 octobre 1964 le maire, Roland Levillain, proposa au Conseil municipal l’achat d’une maison entourée d’une propriété de 6 030 m² à vendre au n° 19 de la rue Maurice-Delamare. Il rappela que « les municipalités d'avant 1939 avaient envisagé son acquisition pour y établir la mairie » afin de faire face à l’accroissement de la population. Pour le maire, il s’agit aussi de prévoir l’avenir avec l’ouverture du lotissement de la Forêt, d’une piscine, d’un camping, d’un collège... 

Le choix fut pris et, après rénovation, l’hôtel de ville accueillit le public au début de l’année 1968. Ce bâtiment ne connut pas de modification notable avant 2016 où un édifice lui fut adjoint en rez-de-jardin afin de proposer une salle des mariages et des réunions conforme aux normes de sécurité mais aussi au bienêtre des usagers, des agents et des élus.  

Mairie de Pont-de-l'Arche 2

Ce détail d’une vue aérienne des années 1960 montre l’hôtel Alexandre Delafleurière avant qu’il n’accueille la mairie. On y voit des dépendances et un mur en pierre disparus depuis.       

 

1. Une maison de maitre à l’architecture classique

L’hôtel Alexandre Delafleurière est une des nombreuses maisons de maitre bâties au XVIIIe siècle mais surtout au XIXe siècle. Conçues pour des familles aisées, elles disposent de vastes terrains souvent aménagés en parc, de dépendances et bénéficient d’une architecture soignée.

L’hôtel Alexandre Delafleurière est une maison bourgeoise bâtie sur sous-sol selon un plan rectangulaire. Son chainage est en brique et le remplissage est en moellon en silex. Elle possède un étage et des combles aménagés. Son toit à quatre pans, couvert d’ardoises, est ajouré de fenêtres de toit dissymétriques de la fin du XXe siècle. Les ouvertures, plus hautes que larges, sont vastes, nombreuses, et très régulières à raison de 5 par niveau sur le mur gouttereau et de 3 sur le mur pignon dont certaines sont murées. La porte d’entrée principale et les deux fenêtres de part et d’autre sont voutées en plein cintre. De même pour l’entrée côté cour dont la rampe d’accès aux personnes à mobilité réduite masque, depuis quelques années, un degré ouvragé encore visible au pied de la façade principale. Une autre porte se trouve face à la rue des Soupirs. Elle devait être destinée aux domestiques et donnait accès à la cuisine ce que semble indiquer la présence de cheminées de ce côté-ci du bâtiment.

La modénature, autrement dit le style architectural dans lequel s’inscrivent les éléments de décoration de façade, est à la fois sobre et soignée. La quasi-totalité des décorations repose sur les moulures permises par un enduit peint en blanc qui couvre toutes les façades. Une corniche assez prononcée couronne l’ensemble des façades. Une seconde corniche, plus discrète, sépare le rez-de-chaussée du premier étage. Les corniches couronnent des frises, le plus souvent nues. Deux éléments ressortent des façades : 

-    un avant-corps central en très légère saillie sur la façade principale et son équivalent, plus prononcé, côté cour. La frise sur l’avant-corps présente une série de piécettes. Les clés des trois fenêtres du rez-de-jardin sont ornées de clés ouvragées ; 

-     les chainages d’angles en saillie et décorés avec des bandeaux et des tables.

Enfin les encadrements de fenêtres sont aussi soignés avec de belles moulures. L’ensemble de ces décorations inscrivent l’hôtel Alexandre Delafleurière dans le style classique.

Mairie de Pont-de-l'Arche 3

Les chainages d’angles, en saillie, présentent de riches décorations :

corniches, tables et bandeaux.

 

Parc et dépendances

Le parc autour de l’édifice est boisé depuis toujours. Le plan cadastral de 1834 démontre que des dépendances existaient avant la construction de l’hôtel. Elles sont visibles sur la vue aérienne reproduite ci-dessus mais ont été rasées avec la clôture afin d’ouvrir l’hôtel sur la rue ; la mairie sur la ville. Quelques pans de bois sont visibles aujourd’hui dans le mur mitoyen avec Marco.

Une des dépendances a été rasée suite au bombardement du pont le 8 aout 1944. A ce sujet, quelques éclats d’obus sont visibles sur les murs en moellon calcaire scié de l’autre côté de la rue des Soupirs. A noter aussi, le petit bâtiment rural appartenant aux Chaussures Marco qui jouxte le parc de la mairie. 

Mentionnons enfin l’intéressant portail d’une ancienne propriété de l’autre côté de la rue Maurice-Delamare qui était visible dans l’atlas de Trudaine (vers 1759). Datant du XVIIIe siècle, ses grandes pierres de taille composent une remarquable voute en plein cintre, avec clé et sommiers, qui renforce le cachet patrimonial de ce faubourg.  

 

Mairie de Pont-de-l'Arche 4

Le parc de la mairie vu de la salle du Conseil municipal :

un espace agréable et reposant, vestige du parc de  l'hôtel Alexandre Delafleurière.  

 

Décoration intérieure 

L’accueil présente une somptueuse mosaïque polychrome couvrant la totalité de la pièce. Une élégante croix grecque mêlée à des décors végétaux orne le centre de la mosaïque tandis qu’une frise à motifs floraux longe les murs. Elle présente notamment des fleurs rouges à quatre pétales. Trois salamandres crachant du feu se trouvent aux extrémités non occupées par le départ de l’escalier. En bas de l’escalier, quelques boiseries encadrent un miroir et une peinture sur bois présentant un sujet champêtre. L’escalier, à la française jusqu'au 1er étage et à moitié tournante jusqu’aux combles, est essentiellement réalisé en bois. Il offre notamment une belle rampe à balustrade. Enfin, depuis 1968 les cadres des couloirs et de l’escalier contiennent des photographies du chantier du pont de bois ayant existé entre 1940 et 1944 ainsi que quelques reproductions du plan du bailliage.

Mairie de Pont-de-l'Arche 5

Une des trois salamandres de la mosaïque de l’accueil (détail).

 

Mairie de Pont-de-l'Arche 7

Détail de la mosaïque de l’accueil.

 

Mairie de Pont-de-l'Arche 6

Elément central de la décoration de la mosaïque de l’accueil. 

 

Le décorum républicain

Les mots « hôtel de ville » ont été ajoutés au-dessus de l’entrée en 1967 et renforcent, par leur police de caractères, la dimension classique du bâtiment. Le porche a été couvert en 2001 et porte,  depuis 2010, la devise républicaine « Liberté, égalité, fraternité » – une première dans l’histoire de Pont-de-l’Arche – et le logotype de la ville. Les ouvertures de la façade d’entrée soutiennent trois écus aux couleurs de la France et frappés des lettres « RF » pour République française. Celui du centre est surmonté de drapeaux français. Un buste de Marianne en plâtre est situé dans la salle du Conseil municipal. Commandé en 1879, il présente une Marianne sans bonnet phrygien, symbole d’une république conservatrice ; une Minerve plus qu’une révolutionnaire. Un portrait officiel du président de la République fait face à Marianne. 

Mairie de Pont-de-l'Arche 8

Ce n’est qu'entre 2010 et 2016 que la façade de l’hôtel de ville de Pont-de-l’Arche

a porté la devise républicaine « Liberté, égalité, fraternité ». 

 

2. Historique de l’hôtel 

1877, date de construction ?

Il semble que ce soit Joseph Charles Désiré qui ait fait bâtir la demeure qui nous intéresse. En effet, la matrice cadastrale de 1877 mentionne une nouvelle maison sur la parcelle B 458. Celle-ci est imposée à hauteur de 500 francs alors que les autres constructions de 1877 le sont à hauteur de 20, 25 et 60 francs. 

Charles Désiré Alexandre Delafleurière (Pont-de-l’Arche le 14 mai 1826 – Rouen le 3 juillet 1878) était marié à Marie Blanche Grimoult. Ils eurent pour fille Victorine Jenny Alexandre Delafleurière (1857-1944), mariée à Charles Emile Anneau (1844-1893) le 1er avril 1880. Selon la matrice cadastrale, ils héritèrent des biens de Joseph Charles Désiré en 1889. Robert Anneau hérita de son père, Charles Emile, et vendit l’hôtel Alexandre Delafleurière à la Ville de Pont-de-l’Arche.

 

Les frères Joseph et Henri Alexandre Delafleurière

Joseph Charles Désiré, à l’origine de l’hôtel Alexandre Delafleurière, était domicilié à Rouen à la fin de sa vie. Une entente familiale a dû intervenir entre 1850 et 1851 où les biens de sa mère et des « héritiers » lui revinrent. 

Cependant, il semble que son frère, Henri Jacques Constant, ait été le principal occupant de l’hôtel familial car son acte de décès mentionne qu’il était « propriétaire » et « domicilié route du Vaudreuil ». Né à Pont-de-l’Arche le 30 janvier 1818 et décédé au même lieu le 4 décembre 1906, Henri Jacques Constant fut maire de la ville du 5 juillet 1891 au 26 juillet 1891 et conseiller municipal depuis au moins 1870 jusqu’à son décès. Il faisait partie de la Société des amis de l’école au côté d’Eugène Ferrand, maire, Jules Fromont (conseiller), Anthime Ferrandier (adjoint), Théodore Chambert (instituteur en retraite), Maurice Delamare (pharmacien), Legrand (percepteur), Etienne Sorel (docteur en médecine), Henry Prieur (conseiller), Léon Revert (instituteur)… 

Henri Jacques Constant n’était pas le premier Alexandre Delafleurière à être dévoué à la chose publique…

 

Jacques Isaac, lieutenant de la République

Mairie de Pont-de-l'Arche 9

Jacques Isaac Alexandre Delafleurière, père du constructeur de l’hôtel qui nous intéresse, a été lieutenant dans la 4e division du 16e régiment de chasseurs à cheval de l’armée révolutionnaire (photo SEHRI).

 

 

Jacques Isaac Alexandre Delafleurière, père de Joseph et Henri, est né à Pont-de-l’Arche le 10 octobre 1770 et décédé au même lieu le 15 janvier 1837. Il se maria le 1er septembre 1818 à Louise Sophie Guesnier des Bordeaux (décédée à Pont-de-l’Arche le 31 mars 1867). C’est avec elle qu’il eut ses deux fils : Henri Jacques Constant (1818-1906) et Joseph Charles Désiré (1826-1878). Jacques Isaac est un enfant de la Révolution. 

Fils d’un des plus grands nobles de la ville, sur lequel nous revenons ci-dessous, il s’engagea dans l’armée révolutionnaire. C’est ce que nous apprend une émouvante déclaration de naissance du 12 mai 1793 signée par Nicolas Poupardin, journalier, et Madelaine Baron. Domiciliés dans la rue Huault, ils vinrent en mairie déclarer la naissance, 2 jours plus tôt, de leur fils Jacques Isaac Poupardin. Ils lui donnèrent le prénom de Jacques Isaac Alexandre, témoin cité dans l’acte. A 22 ans, celui-ci est décrit comme dragon de la Manche et domicilié sur la route du Neubourg. Le fils de noble – dont le titre a disparu – est l’égal du journalier en citoyenneté et en amitié. 

Les archives militaires nous informent qu’il devint sous-lieutenant dans la 4e division du 16e régiment de chasseurs à cheval (le 12 septembre 1793) puis lieutenant (le 29 germinal de l’an V). Il quitta l’armée en juillet 1802 pour s’occuper de ses affaires familiales. Son autorisation de départ, signée à Saint-Mihiel le 21 messidor de l’an X, est intéressante. L’armée ne note pas la bonne date de naissance : elle donne le 12 octobre 1772 au lieu du 10 octobre 1770 (l’acte de baptême étant le 12). Quant au prénom, Jacques Isaac a été remplacé par Jean Jacques ; la lumière de Rousseau devant dissiper les origines nobiliaires. 

Par ailleurs, son autorisation de départ de l'armée fait état des services du lieutenant Jean Jacques Alexandre : armée du Nord (an II), armée de l'Océan (an III), Sambre et Meuse (ans IV et V), guerre des révoltés belges et l’ile de Walaheren (an VII), armée du Rhin (an VIII) où il reçut un coup de sabre, fut fait prisonnier de guerre à Altenkirschen et où son cheval fut tué à Fribourg. La hiérarchie militaire signala que « Ce citoyen s’ (…) est toujours comporté avec honneur et probité et a rempli ses services militaires avec la plus scrupuleuse exactitude et le dévouement le plus entier à la chose publique… » 

De retour dans sa patrie, Jacques Isaac a, semble-t-il, repris le flambeau politique de son père, décédé en 1825, qui fut maire de la ville de 1792 à 1795 et conseiller général entre 1800 et 1815. En effet, on retrouve un Alexandre Delafleurière conseiller général en 1830, date qui coïncide avec une nouvelle révolution. Dans la même période, on retrouve Jacques Isaac dans l’éphémère loge « Les amis réunis », affiliée au Grand orient de France, où l’on retrouve, notamment, Victor Grandin, député libéral. Nous concluons, à l’aune de ces éléments, que Jacques Isaac faisait partie des libéraux, c’est-à-dire la gauche de l’époque, tout comme son père.

 

Jacques Joseph, garde-marteau du roi, puis jacobin

Jacques Joseph Alexandre Delafleurière est né à Valmont (Seine-Maritime) en 1747 et décédé à Pont-de-l’Arche le 15 juillet 1825. Ce conseiller du roi, garde-marteau des eaux et forêts de la maitrise de Pont-de-l’Arche, joua un rôle de premier rang dans le Pont-de-l’Arche de la Révolution. 

Le 20 février 1789, Jacques Joseph Alexandre, sieur de la Fleurière, figurait sur la liste des échevins de la ville. Il fit partie des rédacteurs des cahiers de doléances de Pont-de-l’Arche. Certains ont fait de lui un opportuniste, révolutionnaire par calcul, qui démantela Notre-Dame de Bonport pour de l’or. Cependant, sous le nom d’Alexandre, cultivateur, on le retrouve parmi les premiers citoyens « avancés » quand se constitua la société jacobine : « Les Amis de la constitution ». 

Quand la révolution se radicalisa, il devint maire de Pont-de-l’Arche, le 1er octobre 1792, et assuma cette fonction jusqu’en 1796. Il fut nommé commissaire du canton de Pont-de-l’Arche du 18 frimaire IV au 28 ventôse VII. Il reprit une fonction politique de 1800 à 1815 en tant que conseiller général. 

Figurant parmi les plus riches notables de la ville avant 1789, il acquit des terres lors de ventes de biens nationaux au premier rang desquelles celles de Bonport, qui lui furent adjugés le 2 avril 1791 pour 161 000 livres (sauf les meubles) en partenariat avec Alexandre de la Folie (maire de Criquebeuf vers avril 1792). Il acquit aussi des terres le long de la route du Vaudreuil, au triège du Val, le long de la route du Neubourg, dans le faubourg de Limaie, à la Cavée, la Maladrie (sic), la ferme de Bon air, au Chêne Jeannet (sic), dans la forêt de Bord, dans l’ile de Bonport, à la Sente à Cagnon... 

Jacques Joseph bénéficia du vaste transfert de biens opéré durant la Révolution et scella ainsi son sort avec elle. Désormais, le statut et les intérêts de sa famille et de ses descendants étaient plus assurés avec le camp révolutionnaire puis napoléonien qu’avec le camp royaliste. L’ancien noble était donc compromis, aux yeux des royalistes, avec la Révolution et indésirable, par là même. 

Le parcours de la famille Alexandre Delafleurière démontre par son engagement qu’elle n’était pas libérale par calcul mais par conviction et que sa richesse était issue, à la base, des privilèges de l’Ancien Régime.   

 

En guise de conclusion…

Bâti par une des toutes premières familles républicaines de Pont-de-l’Arche, l’hôtel Alexandre Delafleurière accueille aujourd’hui le symbole républicain par excellence dans une commune : la mairie. Ce hasard, ce clin d’œil de l’histoire, valait la peine d’être conté !   

 

 

Sources

- Archives municipales de Pont-de-l’Arche :

-       registres de délibérations du Conseil municipal ;

-       cadastre ;

-       matrice cadastrale. 

- Archives de la Société d'études historiques révolutionnaire et impériale (SEHRI), avec nos remerciements à Jérôme Croyet.

Archives départementales de l’Eure : 4 M art. 200

Archives départementales de Seine-Maritime : J 472 (1 et 2).

Sorel Etienne-Alexandre, Pont-de-l’Arche pendant la Révolution d’après les registres municipaux : 1789-1804, Rouen : Lestringant, 1918, 147 pages.

 

 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 17:51

Didier Simon (19 juillet 1881-3 mars 1954) fut maire de Pont-de-l’Arche entre 1953 et 1954. Son manda s'arrêta brutalement suite à un accident de voiture mortel, par temps de neige, à Heudebouville.

 

Né à Nancy, Didier Simon devint ingénieur suite à une formation à l'Institut chimique de Nancy.  Mobilisé en 1914 en tant que sergent au 26e Régiment d’infanterie, son mérite lui valut plusieurs blessures mais aussi le grade de capitaine, la Croix de guerre et le grade de Chevalier de la Légion d'honneur. 

En 1918, il entama une carrière d’assureur en tant que directeur de la société d'assurances Winterthur à Paris.

 

Didier Simon

Le portrait de Didier Simon peu avant sa mort (La Dépêche de Louviers).

 

Vers la fin de sa carrière, en 1938, il acquit une résidence secondaire à Pont-de-l'Arche. Elu conseiller municipal en 1947, il fut élu maire en 1953. Il continua à faire avancer les dossiers de construction de l’actuelle salle des fêtes et de l’école maternelle. Il lança un programme de construction de logements d’urgence pour reloger des habitants de la rue Huault. 

Lors du conseil municipal extraordinaire du 4 mars 1954, le premier adjoint Roland Levillain déclara que « Les services rendus à Pont-de-l'Arche par M. Simon, tant comme conseiller municipal que comme maire laisseront dans la mémoire de tous nos concitoyens un très grand souvenir et une reconnaissance inoubliable. » 

Le cercueil du défunt fut ouvert dans la salle du Conseil municipal un soir afin que la population lui rende un dernier hommage. 

Un deuil d’un mois fut décidé et « Sur la demande du Dr Leduc et après discussion le Conseil, à l’unanimité, décide d’appeler le square situé derrière le groupe scolaire : square Didier Simon en mémoire de M. Simon Maire décédé le 3 mars 1954 à la suite d’un accident d’auto. Les plaques nécessaires seront commandées ainsi que les plaques pour l’avenue Delattre de Tassigny. » 

Un bac à sable et des bancs furent installés. Cependant l’hommage fut de brève durée car ce square tomba en désuétude à cause de l’avenue De-Lattre-de-Tassigny percée en ce lieu pour l’ouverture du nouveau pont inauguré en janvier 1955. 

Aujourd’hui, peu de personnes connaissent ce square et personne ne le nomme sous ce nom. Il est même appelé à disparaitre partiellement en 2013 avec la construction de la résidence Lucie-et-Raymond-Aubrac…Il restera un quart de cercle de pelouse de l'autre côté de l'avenue, au sud de la rue Morel-Billet

 

Square Didier-SimonLe square Didier-Simon (janvier 2012) avant la construction de la résidence Lucie-et-Raymond-Aubrac (2013-2014).  

 

Sources

La Dépêche de Louviers

Registre des délibérations du Conseil municipal 

 

 

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Armand Launay

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 18:06

Tableau tiré de Wikipédia, largement renseigné par mes soins...

 

 

A lire aussi...

Le portail des élections à Pont-de-l'Arche

 

 

Période Identité Étiquette Qualité
2008 En cours Richard Jacquet PS Responsable de service jeunesse-animation
2001 2008 (M.) Dominique Jachimiak DV Agent comptable
1995 2001 Paulette Lecureux PS Enseignante
1989 1995 Paulette Lecureux PS Enseignante
1983 1989 Roger Leroux PCF Agent d'assurances
1977 1983 Roger Leroux PCF Agent d'assurances
1959 1977 Rolland Levillain DVD Exploitant de scierie et carrière
1954 1959 Alix Duchemin Parti républicain, radical et radical-socialiste Lieutenant sapeur-pompier
1953 1954 Didier Simon DVD Assureur
1947 1953 Charles Morel DVD Industriel de la chaussure
1945 1947 André Benet PCF Ouvrier en chaussures
1944 1945 Raymond Rohée Socialiste indépendant Ingénieur des ponts des chaussées
août 1944 décembre 1944 Roger Tardy [président du Conseil d’administration Parti républicain, radical et radical-socialiste Ingénieur des ponts des chaussées
1936 1944 Raoul Sergent URD (droite) Clerc de notaire
1930 1936 Charles Morel URD (droite) Industriel de la chaussure
août1930 octobre 1930 Patrice Girard républicain modéré - droite Serrurier
1924 1930 Maurice Delamare républicain de gauche, voire radical Industriel en produits pharmaceutiques
1919 1923 Anthime Ferrandier républicain modéré - droite Directeur de la Caisse d'épargne de Louviers
1912 1919 Maurice Delamare républicain de gauche, voire radical Industriel en produits pharmaceutiques
1908 1912 Henry Prieur républicain de gauche Industriel du chausson
1902 1908 Jules Fromont républicain de gauche  
1900 1902 Léon Bataille républicain de gauche  
1894 1900 Eugène Ferrand républicain de gauche Notaire
1892 1894 Adolphe Thomas    
1891 1892 Henry Prieur républicain de gauche Industriel du chausson
1891 1891 Henri Alexandre Delafleurière    
1890 1891 Achille Fumierre    
1885 1890 Jules Lequeux républicain de gauche Pharmacien
1882 1885 Félix Romain   Capitaine sapeur-pompier
1871 1882 Alfred Houzard de la Potterie nommé par la Préfecture Rentier
1869 1871 Prosper Morel-Dubosc nommé par la Préfecture  
1864 1869 Jean-Baptiste Delaporte nommé par la Préfecture   
1864 1864 Alfred Houzard de la Potterie nommé par la Préfecture Rentier
1862 1864 Amédée Lallemand nommé par la Préfecture   
1857 1861 Camille Thorel nommé par la Préfecture   
1852 1857 Léopold Bizet nommé par la Préfecture   
1848 1852 Jean-Baptiste Olivier nommé par la Préfecture  Médecin
1845 1848 François Houzard de la Potterie nommé par la Préfecture   
1827 1845 Jean-Charles Ducôté nommé par la Préfecture   
1815 1826 Julien Blin nommé par la Préfecture  Ingénieur des ponts et chaussées
1800 1815 Jean François Toussaint Thierry nommé par la Préfecture   
1799 1800 Michel Henri Vacher nommé par la Préfecture   
1796 1799 Louis Robert Quesney nommé par la Préfecture   
1796 1796 Charles Lafosse nommé par la Préfecture   
1792 1796 Jacques Joseph Alexandre [Delafleurière] nommé par la Préfecture rentier
1790 1792 Nicolas Joseph de la Roche nommé par le roi  
1790 1790 Dominique Ducrocq [de Biville] nommé par le roi   
1790 1790 Marie Emmanuel Gruchet nommé par le roi   
1774 1790 Robert Mathieu Cavellet de Beaumont nommé par le roi   
1743 1771 Jean Nicolas Le Cordier de Boisenval nommé par le roi   
1737 1743 Pierre Le Massif nommé par le roi   
1735 1736 Jean Nicolas Le Cordier de Boisenval nommé par le roi 

1634                                            Le sieur Dubosc

Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

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  • : Pont de l'Arche histoire, patrimoine et tourisme
  • : Bienvenue sur ce blog perso consacré à Pont-de-l'Arche et sa région (Normandie, Eure). Contactez-moi afin d'étudier ensemble, plus avant, l'histoire et donc de progresser vers la connaissance. Bonne lecture ! armand.launay@gmail.com
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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au cœur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

- Mieux connaitre Pont-de-l'Arche à travers 150 noms de rues et de lieux ! (Autoédité, 2019, 64 pages). 

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte.

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