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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 12:46

Débordant d’imagination, le couple Léonard et Camille Tassel a lancé une nouvelle marque de chaussures : Léonamille.

Le catalogue automne-hiver 2012-2013 est présenté sur le site www.leonamille.com où 23 modèles de toute beauté, pour dames et messieurs, sont photographiés avec talent dans l’intérieur raffiné d’un appartement bourgeois.

Un régal pour les yeux ! Un plaisir pour les Archépontains car tous ces modèles sont réalisés dans l’usine Marco.   

 

Accédez au site en cliquant sur l'image ci-dessous : 

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Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

http://pontdelarche.over-blog.com/

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 18:38

A lire aussi : MARCO dévoile sa collection printemps-été 2013

 

Septembre est une date qui compte pour Mauricette Le Bras et Léonard Tassel, nouveaux dirigeants de Marco depuis 2010 : le catalogue de 2012 est fin prêt à être présenté aux revendeurs et laisse la part belle aux nouveautés. Ce ne sont pas moins de 42 modèles et 6 évolutions proposées en plus de 109 chaussures plus classiques. La place donnée aux nouveautés témoigne de l’esprit d’initiative de la nouvelle direction qui ne baisse pas les bras. Elle témoigne aussi du savoir-faire de l’ensemble de l’équipe, capable de s’adapter aux nouvelles exigences du marché.

 

Clarisse 4641


« 9e largeur »

Pour la première fois Marco a créé des modèles « 9e largeur » pour des sandales et des chaussures. Ce modèle, plus large, est pus confortable et s’adapte à l’évolution morphologique de la clientèle. La population grandit comme en témoigne Léonard Tassel : « Avant, ma valise de commercial proposait des modèles de pointure 37. Aujourd’hui, la pointure moyenne pour femme c’est plutôt du 38 ».

Des collections plus jeunes

Quant à l’esthétique, Marco rajeunit encore son catalogue cette année. Gracieux et élancés, les modèles sont déclinés dans un maximum de couleurs selon les peaux. Ils sont aussi plus légers grâce aux semelles en liège – à la légèreté inimaginable – reconduites après leur création en 2010. En somme, la collection 2012 élargit la « gamme des modèles de sports au détriment des trotteurs, plus classiques, qui séduisent de moins en moins la clientèle » précise Léonard Tassel.

 

Melaze-4371.JPG


Modèles 1er prix

2012 verra aussi le lancement des « modèles 1er prix » (à partir de 90 €) : de qualité Marco, la coupe et la piqure du cuir sont simplifiées et l’intérieur n’est pas doublé en tissu ou en peau.  

Vers une exportation ?

Léonard Tassel est heureux d’expliquer les grandes lignes du contrat signé avec une école de commerce des Pays-Bas. En 2012, 5 étudiants en markéting international feront une étude de marché afin de mettre en place l’importation des produits Marco. En décembre 2011, Marco exporte pour la première fois des chaussures en Russie. 

Chausser ces messieurs ?

Une révolution a eu lieu dès cette année : Marco a produit quelques modèles pour homme… Une grande première pour Marco, le spécialiste de la chaussure pour femme ! Les modèles masculins sont présentés durant les magasins d’entreprise. Si la tentative est concluante, ces modèles pourraient bien être commercialisés à plus grande échelle en 2012.

 

Pont-de-l’Arche, dernière cité normande de la chaussure, n’a plus qu’à espérer que toutes ces initiatives soient récompensées. Si 2011 a marqué la fin de l’hémorragie des ventes, espérons que 2012 sera une année fructueuse pour Marco et ses 60 salariés.

 

Contact

Société nouvelle Chaussures Marco 
17, rue Maurice-Delamare

02 32 98 70 20 / « www.chaussures-marco.com ».

Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 17:41

Naissance de la ville : raisons militaires 

Fort-en-869--Haywood- 

La ville de Pont-de-l’Arche est née après la construction de fortifications militaires bâties sur le territoire du village des Damps. Un pont de bois fut jeté sur la Seine, à partir de 862, et protégé par deux forts, de part et d'autre du fleuve. Le chantier de ces défenses, qui marqua le règne de Charles II, dit le Chauve, fut décidé et officialisé lors des plaids de Pîtres. Vers 873, le pont et les deux forts semblent avoir été achevés. Ils servirent notamment en 885 lors d'une offensive générale des "hommes du Nord", ayant pour but le siège de Paris. Le pont "de l'Arche" (c'est-à-dire "de la forteresse") servit à retarder l'avancée des Normands. Ceux-ci mirent quatre mois à gagner Paris depuis l'embouchure de la Seine. Cependant, les rois des Francs peinaient à mobiliser pleinement les troupes de leurs vassaux. Ainsi le fort de Pont-de-l'Arche a très certainement manqué d'hommes de garnison : Guillaume Caillou, moine qui tint les chroniques de Jumièges, se rappela un siècle et demi plus tard, et ce malgré de nombreuses imprécisions, que des renforts francs vinrent aux Damps pour renforcer la garnison du pont de l'Arche. En vain, donc.

On perd ensuite le fil de l'histoire durant le laps temps où s'articula le basculement de pouvoir des rois francs aux ducs de Normandie. Que devinrent le pont et la ville après 911, date de naissance de la Normandie ?

Toujours est-il que la paroisse de Pont-de-l'Arche apparaît dans une charte de Richard II, en 1020, qui accorde à l'abbaye de Jumièges de nombreux droits spirituels mais surtout financiers (notamment sur le trafic fluvial).

La ville semble s'être développée autour du pont, ouvrage nécessitant le montage des bateaux et offrant la possibilité de percevoir des droits de passage. Développement d’une place forte : l’enjeu de la lutte entre les rois d’Angleterre et de France.

 

Pont-de-l'Arche apparait ensuite bien plus clairement dans les archives lors des luttes entre Richard Coeur de Lion, duc de Normandie et roi d'Angleterre, et Philippe II Auguste, roi de France. Richard Cœur de Lion fit rénover le pont de la ville et donna les moyens nécessaires à la fondation de l'abbaye de Bonport (deux kilomètres de Pont-de-l'Arche). Dans les luttes entre les deux monarques, le château du Vaudreuil fut rasé ce qui, lorsque le roi de France reprit possession de la Normandie, facilita le choix de Pont-de-l'Arche comme chef lieu militaire local. En effet, Philippe Auguste fit de Pont-de-l’Arche son principal lieu de résidence en Normandie. Il dota la ville d'une prévôté et la fit fortifier par des remparts en pierre encore visibles de nos jours. Il en fit de même pour le fort de Limaie, situé de l’autre côté du pont, rive droite, dont il bloquait l’accès. Ce fort était doté d’une tour philipienne qui constituait un observatoire idéal sur la circulation fluviale et le montage des bateaux. Les atouts géographiques, alliés aux atouts militaires, firent que la ville devint un relai du pouvoir royal. 

 

Rôle de Pont-de-l’Arche dans la maitrise territoriale et la police intérieure

L’assise militaire de la ville présentait de nombreux avantages, tant pour la maitrise territoriale face à l’éventuels envahisseurs que pour la police intérieure au royaume. Pont-de-l’Arche permettait la maitrise de la circulation fluviale et, donc, l’approvisionnement de Rouen, ville qui pouvait tomber entre des mains ennemies. C’est pourquoi notre cité fut un enjeu lors des combats qui opposèrent les rois d’Angleterre aux rois de France durant la guerre de Cent ans. Ainsi Henri V, roi d’Angleterre, se rendit maitre de Pont-de-l’Arche en 1418. La ville connut ainsi une occupation anglaise jusqu’en 1449. En 1346, Édouard III ne put prendre Pont-de-l’Arche et poursuivit sa chevauchée vers Mantes. Qui plus est, la ville offrait une base arrière idéale en vue d’une attaque de la capitale haut Normande :

- en 1481 Louis XI établit un vaste camp dans la vallée située entre Pont-de-l’Arche et Pont-Saint-Pierre. Ce camp aurait accueillit une armée de près de trente mille hommes afin de reprendre Rouen puis toute la Normandie. C’est ici que furent créées les célèbres « bandes de Picardie », ancêtres de l’infanterie française.

- en 1589, les troupes d’Henri IV, qui assiégeaient Rouen, étaient ravitaillées depuis Pont-de-l’Arche. Précisons que le gouverneur de la ville, Leblanc du Rollet avait, parmi les premiers, ouvert les portes de la ville à Henri IV, roi contesté. La tradition orale narre que ce monarque avait gratifié, en remerciement, les armes de la ville des trois fleurs de lys royales. Cependnat, la ville étant un plein fief royal, ces lys ne sont pas surprenant. La ville blasonne depuis : de sable au pont d’argent maçonné de sable, au chef cousu d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or.

Bastille excentrée de Rouen, Pont-de-l’Arche était une base de repli en cas de révolte du peuple normand. C’était une place de sûreté dans la mesure où il n’y avait pas assez d’habitants ici pour impulser une révolte dépassant les forces de police locales. De plus, maitriser la ville ne suffisait pas : il fallait encore prendre d’assaut le fort de Limaie, de l’autre côté de la Seine. Pont-de-l’Arche était donc, pour des raisons de police intérieure, de maitrise du territoire en cas de guerre, une place stratégique :

- c’est ainsi que des protestants rouennais assiégèrent la ville, en 1562, avec 6 pièces d’artillerie en espérant y faire un butin. Ils s’en prirent directement au pouvoir royal, mais en vain car la ville était restée fidèlement catholique.

- en 1650, la Fronde renversa l’utilité des fortifications de la ville : Le duc de Longueville utilisa la garnison et le château contre le pouvoir royal. Le comte d’Harcourt, qui protégeait le voyage du monarque en Normandie, reçut l’ordre d’investir la place. Il vint camper auprès de ses murs avec l’aide des habitants qui avaient pointé trois canons contre le château, de l’autre côté de la Seine. Le duc de Longueville se servit de cette place forte comme un argument supplémentaire pour négocier la paix avec le roi. Les remparts de Pont-de-l’Arche étaient devenus une arme pour d’éventuels insurgés. Le parlement de Normandie et le peuple de Rouen demandèrent à plusieurs reprises leur démantèlement. Cependant, les nobles qui percevaient des droits sur la ville négocièrent le maintien des fortifications. Elles ne tombèrent en désuétude qu’à la fin du XVIIIe siècle.

 

 

Pont-de-l’Arche et la convoitise des privilèges royaux sous l’Ancien régime

Les ambitions n’étaient pas rares qui se tournaient vers Pont-de-l’Arche. La ville comptait de nombreuses charges qui attiraient les convoitises :

- la charge de gouverneur de la ville (police militaire locale) : les plus grands nobles qui obtinrent du roi les droits de gouverneur de la ville furent Concini, maréchal d’Ancre et allié de Marie de Médicis, Albert de Luynes, Jean-Baptiste d’Ornano, Richelieu.

- quatre tribunaux : le tribunal de première instance (le bailliage), la perception des tailles (le tabellionnage), le grenier à sel (sa vente était un monopole d’État) et l’administration des eaux et forêts. Ces tribunaux attirèrent de nombreux officiers royaux dans la ville ;

- les droits mineurs (droits de passage sur le pont, droit de halle, droit d’octroi…).

Il résultait de ces charges un déséquilibre : outre une fabrique de drap qui ne dura qu’un temps, la ville de Pont-de-l’Arche ne connaissait aucune industrie qui nourrît les 1700 habitants que comptait la cité à la veille de la Révolution française. Elle n’en était pas moins le chef-lieu de l’administration locale.

 

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La Révolution française et l’Empire ou la fin des privilèges

La Révolution française remit les pendules l’heure en faisant de Louviers le chef-lieu de l’administration locale : le rôle militaire de Pont-de-l’Arche avait cédé depuis longtemps le pas aux gains issus de l’industrie manufacturière de Louviers, ville bien plus peuplée. En 1790, Elbeuf ne fut pas compris dans le nouveau département de l’Eure à cause du refus de Louviers de cohabiter avec son concurrent drapier. Ces deux villes locales purent donc toutes les deux devenir des chef-lieu de circonscription. Hormis un juge de paix et une municipalité, Pont-de-l’Arche perdit toute fonction administrative. Durant la Révolution, les nouvelles municipalités archépontaines connurent les mêmes disputes que celles qui déchiraient les nobles d’avant la révolution. Néanmoins, celles-ci étaient publiques. Après 1792, les républicains avancés prirent le dessus de la politique locale. Alexandre de la Fleurière fut maire de la ville. Il fut chassé par la réaction thermidorienne de 1795. Les principaux problèmes que connut la ville durant cette période concernent les altercations entre les régiments de l’armée révolutionnaire et les habitants les plus attachés au culte catholique. Ils concernent aussi, et surtout, la famine. Celle-ci était aussi atroce que partout ailleurs à cela près que des habitants de la ville, depuis de longs siècles, montaient les bateaux sous le pont. Ils tiraient donc les bateaux de blé destinés à la population de Paris mais le ventre vide ! sans même pouvoir manger de quoi refaire leurs forces. C’est ainsi qu’ils arrêtèrent de travailler et qu’ils prirent du blé dont étaient chargés les bateaux… avant que l’armée ne les réprime. Napoléon Bonaparte, qui passa deux fois par Pont-de-l’Arche, comprit ce danger pour la police intérieure et fit bâtir une écluse, inaugurée en 1813. Celle-ci permettait de se dispenser de la main d’œuvre locale tout en faisant acheminer le pain qui apaisait le peuple et évitait ainsi d’éventuels mouvements insurrectionnels parisiens. Rappelons que le peuple en armes avait fait changer le cours de la Révolution à plusieurs reprises déjà (la déchéance du roi, la répression des girondins…). Le début du XIXe siècle fut une période de misère pour la ville. Il n’y a guère d’événements si ce n’est l’occupation prussienne en 1815. Notons la présence d’une loge franc-maçonne et la création de la gare Alizay-Pont-de-l’Arche en 1843.

 

 

La révolution industrielle : l’industrie du chausson et de la chaussure

La révolution industrielle a touché le pays : l’industrie du chausson s’est développée qui a apporté un travail très faiblement rémunéré aux habitants de la proche région. Les chaussons, d’abord réalisés dans les foyers des ouvriers, furent ensuite fabriqués dans des usines construites dans les ruelles médiévales de la ville à partir de la moitié du XIXe siècle. Cette industrie se propagea et, dans l’entre deux guerres, une vingtaine d’usines existaient qui employaient plusieurs milliers de personnes. La fabrique du chausson, puis de la chaussure après 1900, n’apporta de richesse qu’à ses propriétaires, dont les belles villas sont encore visibles de nos jours dans les faubourgs de la ville. La prise de conscience aidant, les ouvriers de la ville se mirent en grève en 1900, 1932, 1936 et 1954… afin de maintenir, voire d’améliorer leurs salaires.

 

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Guerre et destructions

La ville connut l’occupation prussienne en 1870 à cause de son pont, qui faillit être dynamité. Elle accueillit un camp de l’armée britannique entre 1915 et 1920. Elle connut les combats entre les panzers de Rommel et les armées française et anglaise en 1940. Ses ponts furent une des principales cibles locales des bombardements aériens de la Seconde Guerre mondiale. Toutefois les bombardements n’ont pas fait disparaitre le patrimoine architectural de la ville : l’église gothique du XVIe siècle, les maisons à pans de bois de la fin du Moyen Âge et de l’Ancien Régime, le bailliage du XVIIIe siècle principalement, la maison du gouverneur (XVe siècle ?), les remparts (XIIIe siècle), le manoir de Manon…

 

 

Personnalités

Le dernier des ponts de la ville fut inauguré en 1955 par Pierre Mendès France qui était alors président du Conseil mais aussi conseiller général du canton de Pont-de-l’Arche. Pont-de-l’Arche a aussi accueilli des personnalités lettrées : Octave Mirbeau, écrivain, Jules Massenet, compositeur, Jacques-Henri Lartigue, photographe. Mais la plus grande gloire de la cité est Eustache-Hyacinthe Langlois (1777-1837), enfant du pays, qui était archéologue, artiste dessinateur, nouvelliste... Cet homme participa au lancement de l’étude du patrimoine médiéval normand. Il fut instigateur du musée des antiquités de Rouen et fut aussi professeur à l’école des beaux-arts. De nombreuses amitiés culturelles se mobilisèrent pour honorer sa mémoire et financèrent un buste (disparu) et un médaillon à Pont-de-l’Arche. Les élus de Pont-de-l’Arche donnèrent son nom à la place principale de la cité.

 

Le-marche

 

Croissance démographique et développement des services publics depuis 1945

Depuis la Seconde Guerre mondiale, la ville connait une très grande croissance démographique suite aux nombreux projets immobiliers qui accueillent une population désireuse de vivre dans un cadre de vie agréable. Située entre l’Eure, la Seine et la forêt de Bord, la ville de Pont-de-l’Arche est très proche des pôles d’emplois que sont Rouen, Val-de-Reuil et Paris, facilement accessibles depuis la construction de l’autoroute A 13 en 1967. Les municipalités, généralement situées à gauche de l’échiquier politique, ont donc depuis accompagné le développement des services publics définis par l’État en faisant face, de plus, à la croissance démographique propre à la ville (écoles, crèches, infrastructures sportives, voirie). Pont-de-l’Arche compte aujourd’hui plus de 4200 habitants. La ville fait partie, depuis 2001, de la communauté de communes Seine-Eure, qui réunit les municipalités de la région de Louviers et de Val-de-Reuil.

 

Armand Launay

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 13:51

 

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Octave Mirbeau (1848-1917), journaliste, essayiste, romancier et critique d’art, habita la commune des Damps de 1889 à 1893.

Anarchiste, il ne  se contenta pas de trouver aux Damps un repos dans un cadre qui sut le charmer. Octave Mirbeau prit la défense des ouvriers du chausson de la région. Ceux-ci furent frappés par des épidémies (rougeole, grippe espagnole) ce qui les mit dans l’impossibilité de travailler et donc de subvenir aux besoins les plus élémentaires des adultes comme des enfants. Les décès achevèrent de convaincre Octave Mirbeau d’appuyer le maire de Pont-de-l’Arche, Jules Lequeux, qui demandait au gouvernement une aide extraordinaire pour les ouvriers : les maigres ressources  de la commune ne pouvaient rien après de très longs mois de maladie. Suite au mutisme du gouvernement républicain opportuniste de Sadi-Carnot, Octave Mirbeau rédigea une nouvelle intitulée « Les Abandonnés » qui illustre le sort des plus humbles et l’irresponsabilité de l’État en matière de protection et de justice sociales. La vie de l’écrivain aux Damps, illustra et inspira son anarchisme.

La salle polyvalente, bâtie en 1994, fut baptisée du nom de l'écrivain en 2003.

 

 

Armand Launay

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 13:42

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Armand Launay

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 11:11

Article paru dans l'Humanité, avec tous mes remerciements à Pierre Largesse et la rédaction.

1788540-2432884

 

Idées - Tribune libre - Histoire - Article paru
le 18 janvier 2010

tribunes & idées MEMOIRE

Pont-de-l’Arche, cité industrielle normande

Pont-de-l’Arche, cité de la chaussure, étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle, d’Armand Launay. Édité par la mairie de Pont-de-l’Arche, 2009. 52 pages en couleurs, 12 euros (*).

 

Grâce à la municipalité de Pont-de-l’Arche, l’historien et sociologue Armand Launay vient d’éditer une étude sur le patrimoine industriel de cette cité de la chaussure. C’est un bel ouvrage, à la riche iconographie, artistiquement mis en pages. L’auteur a commencé les recherches il y a sept ans, rencontré de nombreuses familles qui lui ont ouvert souvenirs et albums de photographies. Débordant sans complexe la frontière départementale, nous le signalons à l’attention de nos lecteurs de la Seine-Maritime puisque aussi bien la cité au pont célèbre en est proche et que le bassin d’emploi de deux mille personnes attirait des habitants de notre territoire. Mais de plus, c’est la démarche de l’historien qui nous agrée. Expliquons-nous. Armand Launay rappelle la tradition artisanale de la ville avec ses cordonniers fabricants de chaussons. Puis il décrit l’évolution de l’industrie dont les usines sont équipées de machines à transformer le cuir, grâce aux moteurs mus par la vapeur puis par l’électricité. Il décrit la technologie de la fabrication des chaussons à lisière et des chaussures. Un portrait des patrons des grandes familles (Ouin, Prieur, Morel, Nion, Labelle, et autres) est tracé. L’auteur souligne par des faits, par des dates, l’importance de la commercialisation et de la distribution face aux concurrences nationales et étrangères. Enfin, près de la moitié de l’ouvrage est consacrée à la vie quotidienne des ouvriers et des ouvrières. L’auteur souligne la lente et difficile législation du travail  ; le travail des enfants, le travail des femmes doublé des tâches familiales en rentrant à la maison. Armand Launay traite sur plusieurs pages (34 à 39) des grèves, de la répression subie par les militants de la CGT et livre (brièvement dans le cadre de cet ouvrage) la biographie d’un André Benet, d’un Robert Redon ou d’un Charles Michels (qui sera fusillé à Châteaubriant le même jour que Guy Môquet). Les dernières pages du livre sont consacrées au patrimoine industriel et architectural, avec un parallèle qui se passe de commentaires (grâce à une mise en pages éclairante) sur les demeures patronales et les logements ouvriers. Bref, partant de l’économie et des techniques, l’auteur a toujours en mémoire les hommes qui les ont faites, leurs différences de revenu et leurs rapports sociaux. Michel Croguennec, à propos des chantiers de Normandie, avait adopté la même démarche. Elle est trop rare chez certains historiens de l’industrie pour ne pas la signaler et l’apprécier.


Par Pierre Largesse, historien

 

(*) Dont 3 euros reversés au Centre communal d’action sociale de la ville. 

 

 

Armand Launay

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 17:57

Pont-de-l’Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle

En décembre 2009, la mairie de Pont-de-l’Arche a édité mon 3e livre ! Un ouvrage de 52 pages très illustré qui traite de tous les aspects du travail du chausson et de la chaussure dans la région de Pont-de-l’Arche depuis le XVIIIe siècle. De larges passages concernent évidemment Saint-Pierre-du-Vauvray. 


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Version numérique en cliquant sur l'image 

 

Thèmes abordés

Artisanat et cordonnerie

Division des tâches de travail, premiers ateliers et mécanisation

Evolution des transports

Modes de vies quotidiens des ouvriers

Loisirs et culture des ouvriers (fête Sainte-Anne, théâtre, fanfare, culte catholique…)

Architecture des usines, maisons bourgeoises et quartiers ouvriers

Mouvements de grève et lutte d’Octave Mirbeau en faveur des chaussonniers…

Marketing et rôle des commerciaux

Historique des plus grandes entreprises et de quelques entreprises de taille moyenne

Mondialisation des échanges

 

Extrait de la 4e page de couverture :

Pont-de-l’Arche est une ville de patrimoine. Il suffit de se promener dans ses ruelles pour s’en convaincre ! On se balade dans le Moyen Âge et la Renaissance au gré des façades à pans de bois et des vestiges de remparts.

Mais sait-on que notre cité recèle aussi un riche patrimoine industriel ? Depuis le XVIIIe siècle, Pont-de-l’Arche et quelques communes alentours ont constitué un pôle régional de fabrication de chaussons et de chaussures.

Des premiers chaussons cousus avec des chutes de draps aux grandes industries modernes du XXe siècle, comment la région de Pont-de-l’Arche a-t-elle acquis une réputation au-delà de la Normandie ? Quelle dynamique a permis à une vingtaine de manufactures de coexister durant de nombreuses décennies dans la même région ?

Vous le saurez en parcourant cet ouvrage très illustré, fruit de plusieurs années de recherches. 

 

Version numérique depuis janvier 2013

Depuis janvier 2013, conformément à l'accord signé avec la Ville de Pont-de-l'Arche, une seconde édition numérique a été diffusée sur Issuu. 

 

Une erreur nous a été signalée concernant la page 17 où nous avons écrit que Charles Niaux (qui reprit la direction des usines Magnant) "était bien entouré car sa femme Zoé Prieur, était la sœur de Henry et Georges Prieur".
Marine Ruffier corrige notre propos : "Zoé Antoinette Prieur, mon aïeule, était bien la sœur de Henry et Georges Prieur mais elle n'était pas la femme mais la belle-mère de Charles Niaux et... d'André Magnant. André Magnant avait en effet épousé Léopoldine Delamare, la fille de Zoé Prieur, et Charles Niaux avait épousé la sœur de Léopoldine, Marie-Zoé." Merci à Marine Ruffier pour cette correction.  

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  • : Pont de l'Arche histoire, patrimoine et tourisme
  • : Bienvenue sur ce blog perso consacré à Pont-de-l'Arche et sa région (Normandie, Eure). Contactez-moi afin d'étudier ensemble, plus avant, l'histoire et donc de progresser vers la connaissance. Bonne lecture ! armand.launay@gmail.com
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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au cœur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

- Mieux connaitre Pont-de-l'Arche à travers 150 noms de rues et de lieux ! (Autoédité, 2019, 64 pages). 

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte.

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