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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 15:02
Hormis durant des travaux ponctuels, allons-nous voir disparaitre, dans les prochaines années, ce type de panneaux délimitant Les Damps et Pont-de-l’Arche ? (cliché Armand Launay, juillet 2015).

Hormis durant des travaux ponctuels, allons-nous voir disparaitre, dans les prochaines années, ce type de panneaux délimitant Les Damps et Pont-de-l’Arche ? (cliché Armand Launay, juillet 2015).

 

Depuis mai 2013, le maire socialiste de Pont-de-l’Arche, Richard Jacquet, a officialisé un projet qu’il murit depuis son premier mandat, donc, où je comptais dans son équipe élue : fusionner administrativement les communes de Pont-de-l’Arche et des Damps. Il vise ainsi une plus grande efficacité du service public grâce à une mutualisation des moyens et un champ d’action plus cohérent : l’agglomération qui compte près de 5 800 habitants et non deux communes côte à côte avec des projets parfois discordants ou redondants.

Ce débat n’est pas nouveau et nous prenons plaisir à rappeler un chapitre de notre livre publié grâce à la mairie des Damps et son maire UDI, René Dufour : L’Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l’Arche (2007, éditions Charles-Corlet) : “La fusion des communes de Pont-de-l’Arche et des Damps… 4 projets en deux siècles !” Ajoutons un chapitre sur ce blog pour immortaliser ce cinquième projet qui sera peut-être, à moyen terme, le bon ?

Pont-de-l'Arche et Les Damps, ici sur Google maps (capture d'écran, octobre 2015), deux communes qui forment une même agglomération de 5 800 personnes. La question de la fusion entre les communes, à défaut de faire l'unanimité, mérite d'être étudiée.

Pont-de-l'Arche et Les Damps, ici sur Google maps (capture d'écran, octobre 2015), deux communes qui forment une même agglomération de 5 800 personnes. La question de la fusion entre les communes, à défaut de faire l'unanimité, mérite d'être étudiée.

Depuis 862… Pont-de-l’Arche s’est construit sur le territoire des Damps

Le projet de fusion des communes fait penser, de prime abord, à une volonté d’annexion de la petite commune par la grande. Le petit Poucet dampsois et l’ogre archépontain. Pourtant, Les Damps semble être l’agglomération d’origine. Au IXe siècle, quand le roi Charles le Chauve fit construire un pont fortifié pour barrer la Seine aux Vikings, la rive droite était appelée Pîtres et la rive gauche Asdans (qui deviendra “Les Damps”). Le hameau de Saint-Martin, appelé aujourd’hui Plaine de Bonport (commune de Criquebeuf-sur-Seine) était appelé Maresdans (la mare des Damps). Autour du fort protégeant l’entrée du pont, une ville s’est développée : Pont-de-l’Arche, c’est-à-dire le “pont de la forteresse”.

Les archives nous montrent que Les Damps était une paroisse organisée autour de son église Saint-Pierre, à l’endroit où l’on voit de nos jours la chapelle.

 

Les Damps se trouve depuis dans l’ombre de la ville...

Mais Pont-de-l’Arche, place militaire de fondation royale, a beaucoup grandi grâce à son rôle de police intérieure, au siège des administrations royales, et à son rayonnement marchand avec son marché, sa halle, ses artisans… Les Damps est devenu une petite paroisse qui a même été rattachée à celle de Saint-Vigor de Pont-de-l’Arche dans les années 1780. Les paroisses étaient les ancêtres autant que les embryons de nos communes. Les Damps a donc été annexé pendant des années et les Dampsois présentèrent donc leurs avis dans le cahier de doléances de Pont-de-l’Arche en 1789.

 

1790 : Les Damps devient une commune autonome… défendant ses droits !

Les Damps est doté en 1790 d’une entité administrative à la Révolution et possède, de ce fait, un Conseil municipal. Celui-ci doit se battre contre les prétentions de la commune de Pont-de-l’Arche surtout autour de l’ancienne église Saint-Pierre. Celle-ci était la propriété de la paroisse de Pont-de-l’Arche. Avec la Révolution, elle devint un bien de l’État avant d’être restituée à l’Église par Napoléon Bonaparte en 1801 (Concordat) et donc à la paroisse de Pont-de-l’Arche. Un problème administratif de taille se posa : l’église Saint-Pierre étant fermée par la paroisse de Pont-de-l’Arche, où pouvait-on enterrer les morts dampsois ? Un arrêté préfectoral datant de 1803 ferma le cimetière des Damps car l’église était abandonnée. La paroisse de Pont-de-l’Arche démolit l’église des Damps et son cimetière pour financer la construction d’un presbytère... à Pont-de-l’Arche. Déshabiller Pierre pour habiller Paul... Le litige entre la commune et la paroisse d’à-côté s’éternisait. En 1837, le préfet enjoignit la paroisse de Pont-de-l’Arche de laisser le cimetière à la commune des Damps ou d’éclairer cette affaire en justice. La paroisse de Pont-de-l’Arche se tourna vers ses amis élus...

Voici le début d’un texte présenté en 1850 par les élus dampsois contre la demande réunion des Damps à Pont-de-l’Arche. Le titre virulent et la forme dactylographiée ‒ rare en ce temps dans les archives communales ‒ montrent la détermination des Dampsois à se faire entendre par la préfecture. Archives de l’Eure (2F art. 2512).

Voici le début d’un texte présenté en 1850 par les élus dampsois contre la demande réunion des Damps à Pont-de-l’Arche. Le titre virulent et la forme dactylographiée ‒ rare en ce temps dans les archives communales ‒ montrent la détermination des Dampsois à se faire entendre par la préfecture. Archives de l’Eure (2F art. 2512).

1838 et 1848 : Pont-de-l’Arche passa à l’attaque !

Pressés par les dirigeants de la paroisse, le conseil municipal de Pont-de-l’Arche, souvent les mêmes personnes, présenta en 1838 à la préfecture une demande de fusion entre les deux communes. Les élus Dampsois obtinrent gain de cause et en 1841 le préfet déclara irrecevable la demande du maire archépontain. Le litige sur le cimetière continua. En 1848, le maire de Pont-de-l’Arche, Jean-Baptiste Olivier [des Bordeaux] décida d’agrandir le cimetière communal et demanda au conseil municipal des Damps de participer à la dépense. Ce dernier trouva la demande déplacée car le cimetière communal était inutilisable à cause de la paroisse archépontaine. En 1848, des Dampsois frappèrent un employé de la paroisse de Pont-de-l’Arche qui démolissait le mur du cimetière. Le conseil municipal des Damps entreprit de rouvrir son cimetière, ce qui déplut au maire de Pont-de-l’Arche qui arrêta que l’on n’enterrerait plus de Dampsois dans sa commune ! C’est le sous-préfet de Louviers qui résolut le conflit en proposant qu’on enterre les Dampsois à Pont-de-l’Arche jusqu’à l'ouverture du nouveau cimetière des Damps et que l’on trouve un terrain d’entente sur la participation des Damps aux frais d’utilisation du cimetière de Pont-de-l’Arche. Pour tenter d’anéantir la résistance des élus dampsois, le conseil municipal de Pont-de-l’Arche déposa en préfecture une demande de fusion entre sa commune et celle des Damps en 1848. Ceci devait être un chantage : Pont-de-l’Arche retirerait sa demande de fusion contre la cession du cimetière. Les élus Dampsois eurent gain de cause, rouvrirent le cimetière et, grâce au don des fidèles, la chapelle Saint-Pierre fut érigée et ouvrit ses portes en 1856.

 

1942 et 1972 : le Département proposa la fusion

Le Département proposa, dans le cadre de plans de regroupement de communes, la fusion entre Les Damps et Pont-de-l’Arche. Les Damps ne fut pas concerné contrairement à de nombreuses petites communes n’atteignant pas quelques dizaines d’habitants à cause du dépeuplement rural. Ce mouvement n'était pas nouveau : on passa, dans l’Eure, de près de 800 communes en 1850 à 650 de nos jours. Le conseil municipal du 30 octobre 1972 répondit en ces termes : “Le conseil, après avoir pris connaissance du plan départemental de regroupement des communes et du projet établi par la commission d’élus, projet qui prévoit la fusion des deux communes de Pont-de-l’Arche et des Damps, se faisant l’interprète de la population, hostile dans sa grande majorité ; tient à marquer – par un vote unanime – son opposition à ce projet de fusion”. Ces projets de simplification administrative restèrent sans conséquences pour notre commune.

 

L’intercommunalité, une sorte de fusion qui a fait peur en son temps...

La loi Joxe du 6 février 1992 a relancé la question de la fusion en incitant les collectivités locales à se regrouper en Communautés de communes. La fusion se limite, dans ce cadre, à la mise en commun de moyens humains et financiers pour mieux étudier les besoins d’un territoire et faire des économies d’échelle. Il s’agit de mettre en commun certaines compétences administratives. Concernant nos communes, l’embryon de la Communauté d’agglomération Seine-Eure (CASE) émerge à partir de 1993 (le “PACT urbain”) autour de Louviers, Val-de-Reuil et Pont-de-l’Arche, dont le maire était alors la socialiste Paulette Lecureux.

Mais ce type de projet suscite bien des craintes parmi la population et donc parmi les élus. La majeure partie des maires du canton de Pont-de-l’Arche craint que la CASE n’éteigne la voix des petites communes et que celles-ci paient les projets et les dettes des grandes communes. Ils fondent alors en 1996 la Communauté de communes Seine Bord (CCSB). La CASE quant à elle prend sa forme actuelle en 2001 et Paulette Lecureux parvint à y faire entrer Pont-de-l’Arche malgré une mobilisation de citoyens hostiles à ce projet. Si l’histoire a donné raison à Paulette Lecureux le 1er janvier 2013 où Seine Eure et Seine Bord ont fusionné, cette élue a peiné à expliquer le bienfondé de sa démarche et l'a payé par une défaite électorale en 2001.  

 

Mais… Les Damps et Pont-de-l’Arche sont déjà réunis !?

Aujourd’hui l’intercommunalité suscite une question : à quoi bon fusionner nos communes si elles font déjà partie de la même intercommunalité et que nos maires sont tous deux Vice-présidents de cette agglomération ?

D’une part, la majeure partie des compétences restent municipales. De plus, la naissance des intercommunalités ne s’est pas traduite par le transfert du personnel des communes aux nouvelles intercommunalités. Il est dommage de ne pas alléger les dépenses de fonctionnement par des commandes plus vastes, permettant des économies d’échelle. Il est dommage de ne pas additionner les compétences des fonctionnaires qui gagnent en spécialisation et en formation professionnelle dans des structures plus grandes. Pensons aux services centraux (finances, ressources humaines, accueil…), aux espaces verts et aux services techniques, aux accueils de loisirs... Il est dommage qu’une commune comme Les Damps ne s’adjoigne pas les services communication, parentalité, espace jeunes, animation, social et accompagnement, la police municipale d’une commune de taille moyenne comme Pont-de-l’Arche.

 

On ne pourra pas reprocher à Richard Jacquet d’œuvrer pour son intérêt électoral. En effet, étant donné le poids du vote de droite aux élections municipales des Damps, il donnerait à son opposition de droite, dans le cadre d’une fusion, une base électorale qu’elle a perdu depuis la fin des années 1970.

Quoi qu’il en soit, le conseil municipal des Damps du 19 octobre 2015 a précisé qu’il n’avait pas été élu en 2014 sur les bases, mêmes hypothétiques, d’une fusion avec Pont-de-l’Arche. À ce titre, il reporte un tel projet aux élections de 2020 si les candidats et les électeurs jugent pertinent ce débat et ce choix. Il ne ferme pas les discussions projetant, éventuellement, la mutualisation de services qui, elle, a le mérite de pouvoir se faire même sans fusionner les communes. Ce serait un test progressif pour évaluer l’opportunité humaines et financière d’une fusion…

Il sera difficile de convaincre les Dampsois, d’une part, que la ville de Pont-de-l’Arche leur fera gagner des services supplémentaires et, d’autre part, qu’ils ne verront pas leurs impôts locaux s’alourdir.  

Passées, peut-être, ces difficultés… et après un référendum, qui sait (?), on parlera dans les documents administratifs de la commune de Pont-de-l’Arche Les Damps et, dans les conversations, dans les cœurs, on restera toujours Archépontain et Dampsois. Prenons exemple sur Autheuil et Authouillet, villages qui ont fusionné en 1971 dans la commune d’Autheuil-Authouillet… et qui n’en restent pas moins des villages à part entière.

 

Conclusion

Après les projets honteux de 1838 et 1848, les projets froidement administratifs de 1942 et 1972, la proposition de Richard Jacquet constitue la première demande de fusion des deux communes autour d’un projet d’intérêt commun, d’un contenu à élaborer de part et d’autre de la rude frontière du chemin de la Borde et de la rue du Val. Aux élus archépontains de convaincre, aux élus Dampsois de décider.  

Depuis 1838, le camp gaulois des Damps résiste farouchement aux positions de Pont-de-l'Arche, récemment renforcées par César Jacquet (avé Richard, ceux qui sont exilés te saluent !). Il leur faudra parlementer pour peut-être construire le domaine des dieux là où l'Eure et la Seine se rejoignent pour la première fois...

Depuis 1838, le camp gaulois des Damps résiste farouchement aux positions de Pont-de-l'Arche, récemment renforcées par César Jacquet (avé Richard, ceux qui sont exilés te saluent !). Il leur faudra parlementer pour peut-être construire le domaine des dieux là où l'Eure et la Seine se rejoignent pour la première fois...

Armand Launay

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 11:06
La façade sud de l'église Notre-Dame-des-arts par un magnifique jour de juillet 2010 (cliché Armand Launay).

La façade sud de l'église Notre-Dame-des-arts par un magnifique jour de juillet 2010 (cliché Armand Launay).

Localisation de l'église de Pont-de-l'Arche

=> Visite fléchée du bâtiment sur Calaméo (document de la Ville de Pont-de-l'Arche) avec possibilité de télécharger une version PDF. 

Visite : libre, tous les jours

Propriétaire : Ville de Pont-de-l'Arche

Affectataire : paroisse catholique Saint-Pierre-des-deux-rives

Vocables : Saint-Vigor depuis le Moyen Âge, Notre-Dame-des-arts depuis 1896. 

Monument historique : bâtiment classé de 1846 à 1878 et depuis le 28 décembre 1910. De nombreux objets sont également classés ou inscrits sur la liste complémentaire des Monuments historiques. 

Adresse : place du maréchal-Leclerc, 27340 Pont-de-l'Arche.

Historique

Comme les églises Notre-Dame de Louviers, Saint-Maclou de Rouen, celles d’Harfleur et de Caudebec-en-Caux, Notre-Dame-des-arts témoigne de la prospérité du commerce sur la Seine après la guerre de Cent-ans. Les fidèles ont permis l’édification d’églises dans le plus beau style du XVIe siècle : le gothique flamboyant. Le gros-œuvre fut bâti entre 1499 et 1566 à la place d’une église rurale. Des travaux complémentaires ont eu lieu jusque vers 1650, d’où certaines décorations de style Renaissance. En 1896, elle devint Notre-Dame-des-arts suite à la volonté du curé Pierre Octave Philippe de célébrer la beauté sous les traits de la Vierge Marie. Après plusieurs campagnes de restauration, l’église fut classée Monument historique le 28 décembre 1910.

Jusqu'à plus ample informé, nous avons ici la plus ancienne représentation - réaliste - de l'église de Pont-de-l'Arche. Elle date de 1850 environ et provient de La Normandie illustrée : monuments, sites et costumes... / dessinés d'après nature par Félix Benoist et lithographiés par les premiers artistes de Paris, les costumes dessinés et lithographiés par François-Hippolyte Lalaisse,... ; texte par M. Raymond Bordeaux et Amélie Bosquet, sous la direction de M. André Pottier,... pour la Haute-Normandie…, Nantes : Charpentier père, fils et Cie, 1852, 2 volumes.

Jusqu'à plus ample informé, nous avons ici la plus ancienne représentation - réaliste - de l'église de Pont-de-l'Arche. Elle date de 1850 environ et provient de La Normandie illustrée : monuments, sites et costumes... / dessinés d'après nature par Félix Benoist et lithographiés par les premiers artistes de Paris, les costumes dessinés et lithographiés par François-Hippolyte Lalaisse,... ; texte par M. Raymond Bordeaux et Amélie Bosquet, sous la direction de M. André Pottier,... pour la Haute-Normandie…, Nantes : Charpentier père, fils et Cie, 1852, 2 volumes.

Architecture

Notre-Dame-des-arts a été bâtie en pierre ocre et tendre, peut-être de Saint-Leu, sur des soubassements calcaires (pierre locale de la vallée de la Seine). Elle est composée d’un vaisseau de 6 travées élargi de deux bas-côtés qui, avec ses 38 mètres de long, unissent la nef au chœur. L’église est dépourvue de transept, l'espace qui donne aux églises leur forme de croix, et de déambulatoire, le chemin qui permet de circuler autour du chœur. On sent que la place a fait défaut au-dessus de la sente de Beauregard et qu'on a privilégié la nef, c'est-à-dire l'accueil d'un public nombreux. Grâce à de grandes arcades et des fenêtres hautes achevées de 1864 à 1865 par M. Simon, architecte de Rouen, notre église possède un grand volume très éclairé. Avec ses 22 mètres de hauteur, c’est un des plus hauts vaisseaux de Normandie, ce qui fait que certains visiteurs hésitent à désigner sous le nom de "cathédrale" Notre Dame de Pont-de-l'Arche. 

Plan de l'église de Pont-de-l'Arche (archives de l'Eure, 1FI 859).

Plan de l'église de Pont-de-l'Arche (archives de l'Eure, 1FI 859).

Façade sud

Voici une des plus grandes façades flamboyantes de Normandie (37 mètres de long). Flamboyant ? Le terme est d’Hyacinthe Langlois, artiste né à Pont-de-l’Arche (1777-1837). Il caractérise ce style gothique aux riches sculptures et désignait à l’origine les ondulations en pierre soutenant les vitraux (remplages) et qui font penser à des flammes…

Cette façade fut restaurée et complétée par l’architecte Lucien Lefort à partir de 1897 (gâbles et arcs boutants). A noter, au milieu de cette façade, la « porte du Paradis », murée, par laquelle étaient sortis les cercueils. A droite de l’entrée, deux statues représentent un architecte tenant un plan, clin-d'oeil à Lucien Lefort (?), et un moine au léger sourire. Ce sont des fantaisies des restaurateurs du XIXe siècle.

Les formes des remplages des vitraux rappellent la danse des flammes. C'est pour cela que Hyacinthe Langlois a nommé cette phase "gothique flamboyant" pour désigner la finesse des sculptures s'élevant vers le ciel (cliché Armand Launay, 2010).

Les formes des remplages des vitraux rappellent la danse des flammes. C'est pour cela que Hyacinthe Langlois a nommé cette phase "gothique flamboyant" pour désigner la finesse des sculptures s'élevant vers le ciel (cliché Armand Launay, 2010).

Deux statuettes de la façade sud sont des clin-d'oeil laissés par des restaurateurs de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle. Elles représentent, d'un côté, un architecte habillé à la mode médiévale et tenant un plan sous la forme d'un parchemin et, de l'autre coté, un moine rêvassant, pour ne pas dire s'ennuyant (clichés Armand Launay, 2014 et 2011).
Deux statuettes de la façade sud sont des clin-d'oeil laissés par des restaurateurs de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle. Elles représentent, d'un côté, un architecte habillé à la mode médiévale et tenant un plan sous la forme d'un parchemin et, de l'autre coté, un moine rêvassant, pour ne pas dire s'ennuyant (clichés Armand Launay, 2014 et 2011).

Deux statuettes de la façade sud sont des clin-d'oeil laissés par des restaurateurs de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle. Elles représentent, d'un côté, un architecte habillé à la mode médiévale et tenant un plan sous la forme d'un parchemin et, de l'autre coté, un moine rêvassant, pour ne pas dire s'ennuyant (clichés Armand Launay, 2014 et 2011).

Intérieur... mobilier, statues, vitraux...

Voici une série de photographies commentées couvrant certains éléments de notre église... 

Les fonts baptismaux hexagonaux ont été sculptés dans de la pierre calcaire en 1523 (classés MH en 1907). Il semble que la huitième face symbolise la renaissance puisqu'il vient juste après le chiffre 7 (cliché Armand Launay, 2011).

Les fonts baptismaux hexagonaux ont été sculptés dans de la pierre calcaire en 1523 (classés MH en 1907). Il semble que la huitième face symbolise la renaissance puisqu'il vient juste après le chiffre 7 (cliché Armand Launay, 2011).

La Crucifixion (au-dessus du maitre-autel) est un vitrail contemporain de l’atelier Barillet (cliché Armand Launay, 2010)

La Crucifixion (au-dessus du maitre-autel) est un vitrail contemporain de l’atelier Barillet (cliché Armand Launay, 2010)

La verrière appelée le "baptême du Christ" comprend les plus anciens vitraux conservés en l'église Notre-Dame (vers 1510). Cette verrière a été restaurée en 1883 par l'atelier Duhamel-Marette et classée MH en 1862 (cliché Armand Launay, 2010).

La verrière appelée le "baptême du Christ" comprend les plus anciens vitraux conservés en l'église Notre-Dame (vers 1510). Cette verrière a été restaurée en 1883 par l'atelier Duhamel-Marette et classée MH en 1862 (cliché Armand Launay, 2010).

Saint Michel terrassant le dragon, sculpture sur bois, XVIIe siècle. Statue inscrite aux MH en 1977 (cliché Armand Launay, 2013).

Saint Michel terrassant le dragon, sculpture sur bois, XVIIe siècle. Statue inscrite aux MH en 1977 (cliché Armand Launay, 2013).

Vierge à l’enfant, pierre peinte, XIIIe siècle. Classée MH en 1907, c'est la plus ancienne statue de l'église Notre-Dame, une très belle oeuvre gothique.

Vierge à l’enfant, pierre peinte, XIIIe siècle. Classée MH en 1907, c'est la plus ancienne statue de l'église Notre-Dame, une très belle oeuvre gothique.

L’orgue a été construit entre 1608 et 1614 par Jean Oury, facteur d’orgue en formation chez Crépin Carlier, facteur d’orgues de Laon installé à Rouen de 1600 à 1631. Il présente un buffet de style Louis XIII (1610-1661) certainement créé lors de la translation de l'orgue du jubé à son actuelle tribune. L’orgue fut restauré par les frères Stoltz en 1893. Il compte 1 100 tuyaux. Le buffet fut classé en 1933 et la partie instrumentale en 1976 (cliché Armand Launay, 2012).

L’orgue a été construit entre 1608 et 1614 par Jean Oury, facteur d’orgue en formation chez Crépin Carlier, facteur d’orgues de Laon installé à Rouen de 1600 à 1631. Il présente un buffet de style Louis XIII (1610-1661) certainement créé lors de la translation de l'orgue du jubé à son actuelle tribune. L’orgue fut restauré par les frères Stoltz en 1893. Il compte 1 100 tuyaux. Le buffet fut classé en 1933 et la partie instrumentale en 1976 (cliché Armand Launay, 2012).

Les 46 stalles (XVIIe siècle) sont issues de Notre-Dame de Bonport. Les 12 lions symbolisent la royauté du Christ, la foi et évoquent peut-être Richard Cœur de Lion, fondateur de Bonport en 1190. Les stalles furent classées MH en 1907 (cliché Armand Launay, 2013).

Les 46 stalles (XVIIe siècle) sont issues de Notre-Dame de Bonport. Les 12 lions symbolisent la royauté du Christ, la foi et évoquent peut-être Richard Cœur de Lion, fondateur de Bonport en 1190. Les stalles furent classées MH en 1907 (cliché Armand Launay, 2013).

Le maitre-autel baroque a été réalisé vers 1642 par le sculpteur rouennais Etienne Mazeline. La toile, signée I. Letourneur et datée 1642, représente la résurrection du Christ. Cet ensemble a été classé MH en 1907. A noter, la statue de saint Vigor dans la niche de gauche (cliché Armand Launay, 2013).

Le maitre-autel baroque a été réalisé vers 1642 par le sculpteur rouennais Etienne Mazeline. La toile, signée I. Letourneur et datée 1642, représente la résurrection du Christ. Cet ensemble a été classé MH en 1907. A noter, la statue de saint Vigor dans la niche de gauche (cliché Armand Launay, 2013).

Le vitrail du halage, réalisé en 1605 par le peintre verrier rouennais Martin Vérel, représente les gens du tiers-état montant des bateaux sous le pont. Sur un ancien pont de la ville, le « maitre de pont » les commande afin d’éviter que le bateau heurte une pile. Les propriétaires de bateaux, en bas du vitrail, payaient les haleurs et une taxe qui a servi à construire l’église. En bas se trouve une représentation du fort de Limaie (rive droite de la Seine, aujourd’hui disparu). Pont-de-l’Arche est symbolisé au bout du pont par 2 tours. Vitrail classé MH en 1862 (cliché Armand Launay, 2011).

Le vitrail du halage, réalisé en 1605 par le peintre verrier rouennais Martin Vérel, représente les gens du tiers-état montant des bateaux sous le pont. Sur un ancien pont de la ville, le « maitre de pont » les commande afin d’éviter que le bateau heurte une pile. Les propriétaires de bateaux, en bas du vitrail, payaient les haleurs et une taxe qui a servi à construire l’église. En bas se trouve une représentation du fort de Limaie (rive droite de la Seine, aujourd’hui disparu). Pont-de-l’Arche est symbolisé au bout du pont par 2 tours. Vitrail classé MH en 1862 (cliché Armand Launay, 2011).

Pour le plaisir des yeux (clichés Armand Launay).
Pour le plaisir des yeux (clichés Armand Launay).
Pour le plaisir des yeux (clichés Armand Launay).
Pour le plaisir des yeux (clichés Armand Launay).
Pour le plaisir des yeux (clichés Armand Launay).
Pour le plaisir des yeux (clichés Armand Launay).
Pour le plaisir des yeux (clichés Armand Launay).
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Pour le plaisir des yeux (clichés Armand Launay).
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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 15:56

Dimanche 20 avril
16h - église Notre-Dame-des-Arts

Concert par Michel Lepont, organiste titulaire

 

L'orgue sur le chemin de Pâques

 

Entrée libre
Renseignement auprès du service culturel de la Ville : 02 32 98 90 93

 

 

Pour plus d'infos sur l'orgue :

L’orgue de Pont-de-l’Arche présenté par son organiste

 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 17:12

Un diaporama pour le plaisir des yeux...

Les aviez-vous déjà observées une à une ? 

Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
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Clichés Armand Launay, février 2014.
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Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
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Clichés Armand Launay, février 2014.
Clichés Armand Launay, février 2014.
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Armand Launay

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 15:36

Pierre-Octave Philippe est un homme d’Eglise né le 18 octobre 1835 à Nassandres (Eure) et décédé à Pont-de-l’Arche le 1er mai 1907.

 

Pierre-Octave-Philippe--portrait-.jpg

 

Il entra au petit séminaire d'Evreux en 1850 où il brilla. Son premier sermon porta sur la Vierge-Marie. Pierre-Octave Philippe fut nommé vicaire à Pont-de-l'Arche de juillet 1860 à 1867. Comme l’écrivit son biographe Maurice Thinon de la Troche (voir les sources), il se fit une réputation de « théologien de mérite et [de] prédicateur de haut vol. » Il donnait une première messe à 6 heures du matin, étudiait durant la matinée et passait ses après-midi auprès de ses paroissiens, surtout les malades, les faibles. Durant une épidémie de choléra, il soigna lui-même des malades. Son biographe dit de lui qu’il était un grand catéchiste, une personne secourable : « l'homme de Dieu et l'homme de tous ».

Le 10 juillet 1867, le diocèse le nomma curé de Caumont. Sous le feu de l'ennemi, il apporta ses soins aux soldats français durant les combats de la guerre de 1870. A la fin de l’année 1887, il fut de retour à Pont-de-l'Arche comme curé-doyen. Maurice Thinon de la Troche ne manque d’admiration pour ce prédicateur : « Tout entier à ses paroissiens, il le fut toujours aux heures de joie comme aux heures de tristesse et de colère. Les habitants de Pont-de-l'Arche n'ont pas grand effort de mémoire à faire pour évoquer la silhouette de leur vieux pasteur se dressant devant eux, pour leur ouvrir tout grands ses bras et leur jeter, en appel de paix, le cri de son cœur : « Je vous aime ! » »

 

Presbytere--6-.JPG

Le presbytère vu depuis la tour-clocher de Notre-Dame-des-arts. Sur cette carte postale, on aperçoit la silhouette de Pierre-Octave Philippe, quelques années avant sa disparition.  

 

La piété de Pierre-Octave Philippe pour la Vierge-Marie se confirma en 1896 où il fonda l'œuvre de Notre-Dame-des-arts. Outre le renouveau du culte catholique, le curé-doyen voulait attirer autour des arts la contribution de grandes familles françaises afin de restaurer l’église. Maurice Thinon de la Troche le dit en d’autres termes : « Sans autres moyens que sa prière et sa foi, il réussit à promouvoir un afflux de ressources qui lui permirent, sinon de réaliser l'idéal qu'en son rêve pieux il avait entrevu, du moins de redonner à son église un vêtement de gloire. »

Il prolongea en cela le travail d’un de ses récents prédécesseurs, Jacques Evariste Lemariez (1828-1885), curé doyen de Pont-de-l’Arche, chanoine honoraire de Nancy et Evreux, dont la tombe porte encore aujourd’hui l’inscription « Regrets de sa famille, de ses nombreux amis et de tous ses paroissiens. Reconnaissance au restaurateur zélé et actif de leur église ».

Pierre Octave Philippe fut entouré de deux amis : l'abbé Emile Chevallier, son vicaire depuis 1895, « son alter ego » et, depuis 1903, l'abbé de Lanterie. A son décès furent ouverts quatre jours de recueillement très suivis. La cérémonie funèbre fut présidée par Monseigneur Meunier en présence d’Etienne-Alexandre Sorel, président de l'ancien Conseil de fabrique, et du maire Jules Fromont, qui déclama que « Le nom de l'abbé Philippe fait partie de l'histoire de notre petite ville, il est inscrit dans nos cœurs et passera à la postérité."

Il fut enterré au cimetière communal. Sa tombe a depuis été retirée.

 

P1180270.JPG

La mémoire populaire dit que le visage de la statue du Sacré-coeur, au tambour de Notre-Dame-des-arts, a été taillé d'après les traits de Pierre-Octave Philippe (photo A. Launay, 2012).  

 

Sources

Registres d’état civil

Thinon de la Troche Maurice, Un prêtre : M. l'Abbé Pierre-Octave Philippe, chanoine honoraire, curé-doyen de Pont-de-l'Arche, directeur de l'œuvre de Notre-Dame-des-arts, Pont-de-l'Arche : imprimerie Claude frères, 1907, 23 pages. 

 

A lire aussi... 

L'église Notre-Dame-des-arts

 

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Ci-dessous : carte postale annotée par Pierre-Octave Philippe qui justifie son envie d'instaurer le culte de Notre-Dame-des-arts. 

Pierre-Octave Philippe, curé de Pont-de-l’Arche, fondateur de l’œuvre Notre-Dame-des-arts (1896)
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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 13:35

Le 4 mai 1897, les locaux parisiens du Bazar de la charité, un consortium d'organismes caritatifs, prenaient feu tuant. Durant la projection de films des frères Lumières, des vapeurs d'éther du projecteur délenchent un feu qui fit périr 129 personnalités parmi les grandes familles aristocratiques et catholiques françaises.

Parmi elles, Marie Hoskier et sa fille Madame Eugène Roland-Gosselin. Une plaque commémore leur mort tragique dans l'église de Pont-de-l'Arche car elles étaient associées à l'oeuvre de Notre-Dame-des-arts, fondée en 1896. Cette plaque témoigne de l'importance de ce nouveau culte parmi de grandes familles françaises.   

Une souscirption fut lancée pour édifier une chapelle, Notre-Dame de Consolation, en lieu et place de l'ancien Bazar de la charité. Elle fut inaugurée en 1900 dans la rue Jean-Goujon, artiste normand qui passe, selon Louis-Etienne Charpillon et Anatole Caresme, pour être l'auteur des fonts baptismaux de l'église de Pont-de-l'Arche, dans le bas-côté nord, à deux pas de la plaque dédiée aux victimes du Bazar de la charité.

 

P1100283

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 22:29

Dans le bas-côté sud de l’église Notre-Dame-des-arts (Pont-de-l’Arche) se trouve un beau retable.

P1160420.JPG

En son centre, se trouve une toile du XVIIe siècle : La Descente de la Croix. Cet ensemble a été classé Monument historique au titre d’objet le 26 aout 1976.

Sous le retable est situé un tombeau d’autel portant un tabernacle. Sur ce tombeau, on voit clairement deux clés croisées. Elles sont l'emblème de saint Pierre, détenteur des clés du Paradis. Autre emblème présent, la tiare papale aux trois couronnes, surmontée d'un lac d'amour et non d'une croix, et une croix de patriarche. 

Sachant que l’église Saint-Pierre des Damps, devenue propriété de la paroisse de Pont-de-l’Arche, a été détruite par cette même paroisse, nous pensons avoir affaire à un vestige de l’église disparue et depuis remplacée par la chapelle Saint-Pierre.

Avec le retable du bas-côté nord, issu de Bonport, nous aurions ici l’origine du deuxième retable latéral de Notre-Dame-des-arts.  

 

P1100282

Détail du tombeau d'autel où l'on retrouve des emblèmes de saint Pierre (les clés croisées et la tiare papale), certainement les indicatifs de l'origine du retable : l'ancienne église Saint-Pierre des Damps.  

 

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 20:12

Dans le bas-côté nord de l’église Notre-Dame-des-arts (Pont-de-l’Arche) se trouve un retable, belle œuvre de menuiserie datée du XVIIe siècle et classée Monument historique au titre d’objet le 28 aout 1976. A noter aussi, le tombeau d'autel et le tabernacle situés devant le retable.  

En son centre, le retable porte une toile d’origine, « La glorification du rosaire ». Sous le rosaire de la Vierge, elle présente des moines cisterciens, reconnaissables à leur coule blanche et le scapulaire noir. Parmi une assemblée de fidèles écoutant leur office, se trouvent les monarques anglais et français (en bas à droite).

On pourrait se demander la raison de leur représentation dans une église paroissiale ? C’est Emile Chevallier, dans son ouvrage Guide à l’abbaye de Bonport, qui nous en fournit la réponse, page 13*. Suite à la lecture des registres du Conseil de fabrique, il apprit qu’un retable de Bonport avait été acquis par la paroisse de Pont-de-l’Arche en 1812 : « Celui-ci fut placé dans le bas-côté nord, comme le confirme la toile du rosaire de la Vierge qui représente des moines cisterciens, portant la coule blanche et le scapulaire noir ».

La présence des moines et des monarques français et anglais n’est donc pas étonnante sachant que l’ancienne abbaye de Bonport fut fondée par Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste…

 

A lire aussi...

Le retable du bas-côté sud

       

 

* Chevalier Emile, Guide à l’abbaye de Bonport, Pont-de-l’Arche, imprimerie Claude frères, 1906, 92 pages.

 

P1090493

 

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A lire aussi...

Les stalles de Bonport...

L’église Notre-Dame-des-arts...

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 22:56

Diis manibus

 

 

« Qu’importe par quelle sagesse chacun accède au vrai.

Il est impossible qu’un seul chemin mène à un mystère aussi sublime. »

Quintus Aurelius Symmachus, dit Symmaque, Relatio, III, 10

 

 

Le paganisme regroupe un ensemble de cultes polythéistes pratiqués par les païens, c’est-à-dire les fidèles aux dieux locaux, par différence aux fidèles de cultes extérieurs, principalement les chrétiens qui ont supplanté, interdit, le paganisme. Le choix de ce sujet pour la localité de Pont-de-l’Arche tient plus de la motivation personnelle que de la recherche historique tant les données scientifiques manquent ; ceci exprime donc la partie la plus religieuse, peut-être, de nos valeurs spirituelles. Il nous a néanmoins paru intéressant d’interroger l’histoire locale en reliant des éléments à priori disparates et, quoi qu’il en soit, méconnus. Quant au choix des Damps, il s’impose de lui-même puisque Pont-de-l’Arche a émergé au IXe siècle sur le territoire de cette paroisse plus ancienne.

 

Hetre-Tabouel.JPG

Le paganisme vénère les forces naturelles et leurs manifestations les plus éclatantes. Ici le hêtre Tabouel, sur les hauteurs de Pont-de-l'Arche, peut faire figure d'idole tutélaire du haut de ses 350 ans de vitalité.  

 

 

L’allée couverte des Vauges, première trace de spiritualité

La plus ancienne trace locale de spiritualité a été identifiée par la découverte d’une allée couverte aux Damps, rue des Merisiers. Nous avons rendu compte de cette découverte à la page 36 de notre ouvrage L’Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l’Arche (voir sources). Cette allée couverte a été identifiée par des particuliers lors de la construction des fondations de leur maison au début des années 2000. Sans intervention d’archéologues, une quinzaine de squelettes a été mis au jour entre de vastes pierres de près de 4 mètres de long. Ces pierres rectangulaires formaient une allée d’une dizaine de mètres de longueur et tournée vers l’Est. Les habitants se sont renseignés auprès d'archéologues qui ont identifié des têtes de haches et une hache pendeloque enpierre verte du Jura, objet que l’on mettait au cou des morts. Nous pouvons raisonnablement avancer qu’il s’agit de vestiges d’une allée couverte, type de tombeau collectif du Néolithique final (vers 2300 avant notre ère) courant la région de Val-de-Reuil.

Les allées couvertes étaient composées de deux séries parallèles de menhirs couverts d’autres pierres, on parle alors de cairns, ou de terre, ce qu’on appelle les tumulus. Le tout formait une grotte artificielle protégeant les dépouilles. Les découvertes archéologiques ont parfois mis au jour l’ouverture ronde perçant une pierre condamnant l’entrée. Grâce à cette ouverture taillée, un rayon de soleil touchait le fond de l’allée couverte au solstice d’été. Cette attention toute particulière montre la fonction spirituelle d’un tel édifice. En effet, le soleil est un symbole de renaissance après les ténèbres, la mort. Il démontre que nos ancêtres espéraient une renaissance après la mort. Il était donc crucial que les dépouillent soient touchées par la lumière au matin de la plus longue des journées. C’est pourquoi les allées couvertes étaient orientées, c’est-à-dire tournées vers l’orient. En ce sens, l’orientation des églises chrétiennes est une survivance de cette pratique rituelle. Il en est de même pour les calvaires, comme nous l’avons expliqué dans notre article consacré au cimetière de Pont-de-l’Arche.

Parlant du culte chrétien, nous nous sommes aussi interrogé sur la chapelle Saint-Pierre des Damps et son curieux emplacement.

 

La chapelle Saint-Pierre des Damps héritière d’un temple païen ?

L’allée couverte décrite ci-dessus trahit l’existence d’habitations. En effet, le néolithique est caractérisé par la sédentarisation des hommes qui ont besoin d’entretenir les cultures. La présence humaine aux Vauges rejoint ainsi les nombreuses découvertes archéologiques de Tournedos, Léry et Poses qui attestent une implantation humaine importante et durable autour de ce méandre de Seine. Le vallon des Vauges était, lui aussi, propice à l’implantation humaine. La proche forêt permettait l’élevage, la chasse et l’approvisionnement en bois. Le rebord du coteau, outre l’élevage itou, était propice aux cultures. En bas du vallon, les eaux de la Seine et son proche confluent avec l’Eure étaient propices à la pêche et au transport. Les iles offraient des enclos naturels à certains animaux d’élevage. La forme même du vallon laisse entrevoir que de petits cours d’eau y coulaient paisiblement.

L’éloignement de la chapelle Saint-Pierre du centre historique des Damps, en face de la place du village, nous a étonné. Située en bas du vallon des Vauges, cette chapelle a été bâtie par les fidèles dampsois en 1856 en lieu et place de l’ancienne église paroissiale Saint-Pierre. Cette église fut rattachée à la paroisse Saint-Vigor de Pont-de-l’Arche vers 1780 et démolie par le conseil de fabrique de Pont-de-l’Arche. Depuis le Moyen-Âge, l’église des Damps était mentionnée sous le vocable de Saint-Pierre et rien ne laisse entendre qu’elle ait changé d’emplacement depuis. Selon nous, l’emplacement de Saint-Pierre des Damps indique que le vallon des Vauges rassemblait la majeure partie des habitations à une période reculée. Partant, nous pensons que l’église des Damps, comme tant d’autres, a remplacé un lieu de culte païen situé à proximité directe des habitations d’alors. Pour mémoire, la christianisation eut lieu en Normandie du IVe au VIe siècle.

Par ailleurs, une étude de Georges Dumézil sur le culte de saint Pierre nous conforterait dans la thèse du temple païen. Saint Pierre était le patron des pêcheurs et des agriculteurs. Plus précisément, il était le patron de l’orge car cette céréale monte en épi durant la dernière semaine du mois de juin (entre la saint Jean et la saint Pierre). Alors, pour un village qui a vécu à la fois de la pêche et de l’agriculture, ce patron n’est pas tout à fait étonnant, surtout si l’on considère la position de son ancienne église, entre fleuve et terres agricoles. Georges Dumézil note que saint Pierre, saint de l’économie rurale, a très souvent remplacé un dieu de la fertilité. Si le temple païen des Vauges a bel et bien existé, à quelles divinités celtes puis latines, telle Cérès la déesse de l’agriculture, était-il voué ? La rêverie est permise…  

 

Chapelle-Saint-Pierre-2003.JPG

La chapelle Saint-Pierre durant une de nos visites commentées en 2003 : un édifice remplaçant une église qui, elle-même, pourrait bien avoir remplacé un lieu de culte païen autour de l'ancien hameau des Vauges. A noter, les outils de compagnons sur la pierre devant le public ; outils décrits dans un article consacré aux Amis réunis.   

 

Les établissements gallo-romains des Damps

Une fouille de sauvetage a été réalisée en 1980, aux Damps, sous le court de tennis du Chemin-des-haies (voir Dominique Halbout, sources). Ces fouilles ont mis au jour des bâtiments annexes d’une villa gallo-romaine détruite au bulldozeur. Une cave maçonnée avec soupirail métallique ont été retrouvés parmi du mobilier attestant une présence humaine depuis au moins la fin du 1er siècle jusqu’au IIIe siècle.

Dans notre ouvrage L’Histoire des Damps… nous avons aussi fait état des découvertes archéologiques suivantes : le trésor monétaire près de la maison de la Dame-blanche et de thermes au Vert-Buisson (tous deux dans la rue des Carrières) (page 46). Cependant, c’est à Jean Mathière (voir sources) que nous devons la seule référence au paganisme gallo-romain lui qui cite, page 241, la découverte en 1858 de « statuettes dont une de Vénus » déesse de la beauté et de l’amour.

 

Le fanum de Pont-de-l’Arche

Parmi nos sources non scientifiques, il y a les témoignages des propriétaires de détecteurs à métaux. Si l’inventaire de leurs découvertes est très approximatif, ils apportent de précieux éléments échappant de toute façon aux fouilles scientifiques. L’un d’entre eux m’a ainsi indiqué la présence d’un fanum – un temple rural – près du clos des Cerisiers, sur la route de Tostes. Celui-ci se trouvait à la jonction entre une voie allant vers Caudebec-lès-Elbeuf et Le Vaudreuil et une autre voie allant vers Pont-de-l’Arche et Tostes. Ce petit temple a peut-être fait partie d’une villa établie sur les premiers contreforts du plateau du Neubourg, à l’orée de la forêt.

Peut-être était-il dédié à Faunus, un dieu protecteur des troupeaux contre les loups, d’où son second nom : Lupercus. Ceci ne serait pas délirant étant donnés les nombreux dés à coudre de cette époque retrouvés en forêt de Bord et qui attestent la présence de gardiens de troupeaux dans la forêt ; gardiens qui s’occupaient en cousant… Peut-être que ce fanum honorait Sylvain, dieu de la forêt, notamment pour l’usage des fidèles redoutant la traversée de la forêt.

On peut aussi penser que ce temple était le sanctuaire des dieux tutélaires des habitations situées en contrebas, au futur Pont-de-l’Arche. En ce sens, peut-on établir un lien avec le culte de sainte Anne, patronne de Pont-de-l’Arche depuis le Moyen-Âge ? En effet, le chemin de la Procession, près duquel ont été retrouvés les restes du fanum, doit tenir son nom de la procession qui avait lieu dans le cadre de l’assemblée Sainte-Anne, ancêtre de la fête communale, qui avait lieu à l’orée de la forêt…  

 

Un établissement gallo-romain sur La Plaine de Bonport ?

Léon Coutil écrivit que : « Un peu plus loin, à l’extrémité du village de Criquebeuf, en extrayant du sable et des alluvions caillouteuses, on découvrit en 1888 des vases gallo-romains avec des débris d’incinérations dont nous avons vu deux exemplaires ». Qui plus est, les protecteurs équipés de détecteurs à métaux ont mis au jour de nombreuses monnaies et un pied de statue dans cette zone et, plus précisément, dans le val qui se situe en contrebas du hameau appelé La Plaine de Bonport vers Criquebeuf-sur-Seine. Il semble que ce lieu ait été habité de longue date avant d’être peu à peu déserté.

C’est ce qu’écrivirent en 1898 V. Quesné et Léon de Vesly (voir sources) qui se sont intéressés au village gaulois du Catelier, vraisemblablement appelé Gaubourg « par les envahisseurs du Ve siècle, qui paraissent avoir abandonné la hauteur pour s'établir sur les bords de la Seine en un lieu appelé Maresdans. Il ne reste aujourd'hui de cette station célèbre mentionnée par Guillaume de Jumièges, qu'un tertre couvert de bois : la chapelle, dans laquelle ont été baptisés quelques vieux villageois a disparu et l'image de saint Martin, patron de cette paroisse, a été remplacée dans l'église de Criquebeuf où nous l'avions souvent contemplée. — Quelques pierres et des traces de mortiers qui roulent à la surface des champs, voilà tout ce qui reste de Saint-Martin-de-Maresdans ! »

Cette chapelle a entièrement disparu dans le bois au sud de La Plaine de Bonport et à l’Est du Val-Richard. Seul Maredans [sic] est nommé dans le cadastre de Criquebeuf. Quoi qu’il en soit, ce lieu de culte chrétien a semble-t-il concerné un village. Il est placé sous un vocable ancien, Saint-Martin, et a maintenu le nom de Maresdans, qui signifie « mare des Damps ». Ce nom est donc antérieur à la fondation de Pont-de-l’Arche autour de l’entrée sud du pont bâti entre 862 et 873 par Charles le Chauve. De là à penser qu’un temple païen a été remplacé par une chapelle dédiée à saint Martin, il n’y a qu’un pas que nous serions tenté de franchir, une fois de plus. 

 

Des rituels païens christianisés

Si le catholicisme est héritier du christianisme importé du Proche-Orient, il est né parmi les rites païens de l’Empire romain. A ce titre, bien des pratiques locales ont survécu en étant christianisées.

La statuaire des églises

La riche statuaire accompagnant le culte des saints est un héritage des innombrables statues de dieux, d’empereurs, ou de grands personnages publics de l’Empire romain. Les divinités d’alors, et parmi elles les âmes des morts, étaient des voies plurielles permettant de s’approcher du divin. A ce titre, le recours massif du catholicisme aux statues représentant les saints, Jésus ou Dieu-le-Père n’est pas sans rappeler la Rome antique d’autant plus que les statues étaient interdites par le judaïsme, terreau du christianisme : « Tu ne te feras point d'idole, ni une image quelconque de ce qui est en haut dans le ciel, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux au-dessous de la terre. » (Exode, chapitre 20, verset 3). Le drapé des personnages, d’un point de vue esthétique, et le rappel de la vie des saints, contribuent à faire de l’Antiquité une sorte d’âge d’or où le christianisme a vaincu le paganisme. Cependant, le Moyen-Âge, tout chrétien qu’il fut, n’a vraisemblablement pas dépassé cette époque rêvée. Quelque part, le paganisme était un ennemi tellement important que la victoire contre celui-ci semble constituer la principale réussite du christianisme.

Sainte Marie de Bonport

Léon de Duranville, citant Hyacinthe Langlois (Recueil de quelques sites et monuments de l'ancienne France, 1817) nous renseigne sur un pèlerinage qui avait lieu au bord de l’Eure, en face de la porte de la Vierge donnant accès à l’ancienne abbaye de Bonport : « C’était là que, le 23 juin, veille de la solennité de Saint-Jean-Baptiste, se rassemblait annuellement de toutes parts, dit encore Langlois « une multitude de femmes qui, au premier coup de l’Angelus de midi sonnant au monastère, plongeaient simultanément dans la Seine leurs petits enfants nus. Beaucoup d’adultes des deux sexes se soumettaient eux-mêmes à cette cérémonie pieusement gymnastique, qu’ils considéraient comme le préservatif et la cure de certaines maladies. […] Qui pourrait affirmer que ces coutumes si pleines d’originalité ne sont pas venues de l’époque païenne, qui divinisa les arbres et l’eau ? » (pages 216-217). En 1856, Léon de Duranville précisa que « Ce pèlerinage superstitieux n’est pas encore abandonné à Bonport, malgré la disparition du groupe. On l’a transporté dans l’église du Pont-de-l’Arche… » (page 218). Le « groupe » cité est la statue de Marie et, sur ses genoux, du Christ mort qui ornait la porte de la Vierge à Bonport. Ce groupe enpierre du XVIe siècle, classée Monument historique en 1977, se trouve sur le premier pilier du bas-côté nord de l'église Notre-Dame-des-arts.  

 

Bonport-2012.JPG

Des pratiques païennes ont longtemps survécu sous la forme d'un pèlerinage en face de Bonport, dans les eaux de la Seine. Elles consistaient à donner de la vigueur aux enfants.  

 

Le Hêtre Saint-Ouen de Léry

Bien qu’en dehors de notre aire d’étude, nous aimons à citer le culte de la fertilité célébré sous des airs catholiques à Léry, dans la forêt de Bord, la forêt de Pont-de-l’Arche. Voir notre article. 

 

Le baroque ou le souffle (gréco)-romain

L’arrivée du protestantisme au XVIe siècle a largement concurrencé le catholicisme. Il l'a même remplacé dans des royaumes entiers. Le protestantisme se veut universel et missionnaire, des synonymes des valeurs de l’Eglise qui se dit catholique et apostolique. Symboliquement, l’Eglise a renforcé un point qui ne pouvait lui être contesté : sa romanité. L’église catholique, apostolique et romaine a été fondée dans la capitale de l’Empire romain par saint Pierre.

La lutte contre l’expansion du protestantisme, la Contreréforme, s’est notamment traduite par une imagerie puisant dans les canons artistiques de l’antiquité gréco-romaine. Un nouveau style a émergé, le baroque, qui a remis au gout du jour l’ornementation de la Rome antique. Au premier chef, les colonnes et les frontons des temples. C’est ce qu’on l’on retrouve au chœur de l’église Saint-Vigor, devenue Notre-Dame-des-arts en 1896. Le maitre-autel érigé vers 1630-1640 se présente comme une entrée de temple païen… au chœur du sanctuaire chrétien.

L’histoire est ironique car saint Vigor, évêque de Bayeux, s’était fait connaitre en partie pour la lutte contre le paganisme et les colonnes païennes auront survécu à ce personnage notamment pour laisser place à Notre-Dame des arts, sorte de mère des Muses. Après tout, le Pape n’est-il pas le Souverain pontife ? C’est-à-dire le successeur des Grands pontifes romains, responsables de l’entretien du pont sacré et de la bonne pratique des rituels païens. Parmi ces pontifes, citons Symmaque qui  nous a fourni la citation du début de cet article…  

 

Photo 092Le maitre-autel de l'église Notre-Dame-des-arts (vers 1630-1640) : une oeuvre baroque issue de la Contreréforme et qui puise dans les canons de l'antiquité gréco-romaine et, notamment, ses temples dédiés aux dieux pluriels.      

 

Orientations documentaires

- Dumézil Georges, « Deux petits dieux scandinaves : Byggvir et Beyla, VI, Pekka, Pekko et Saint-Pierre », p. 76, in Mythes et dieux de la Scandinavie ancienne, collection bibliothèque des sciences humaines, Paris : Gallimard, 2000, 373 pages ;

- Duranville Léon Levaillant de, Essai archéologique et historique sur la ville du Pont-de-l’Arche et sur l’abbaye Notre-Dame-de-Bonport, autoproduit, 1856, 231 pages ;

- Halbout Dominique, « Note sur la fouille de sauvetage menée aux Damps (Eure) en juin, juillet, août 1978 », Bulletin du Centre de Recherches Archéologiques de Haute-Normandie n° 5, janvier-février 1979, page 10 ;

- Launay Armand, L’Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l’Arche, Condé-sur-Noireau : Charles-Corlet, 2007, 240 pages, voir les chapitres « Les premières traces des hommes entre Léry et Criquebeuf-sur-Seine depuis la Gaule romaine », pages 35 à 41, et « L’occupation du site des Damps de la Gaule romaine à la période germanique : le poids local d’un village fluvial », pages 42 à 50 ;

- Mathière Jean, La Civitas des Aulerci Eburovices à l’époque Gallo-romaine, Evreux, Librairie A. Drouhet, 1925, 355 pages ;

- Quesné V., de Vesly Léon, « Nouvelles recherches sur Le Catelier de Criquebeuf-sur-Seine (Eure) », in Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques, année 1898, Paris : imprimerie nationale, 1898.

 

                                                                                      

Armand Launay

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 22:47

Jacques-Henri Lartigue est un photographe né le 13 juin 1894 et décédé le 12 septembre 1986. Il s’est illustré dans son art par ses clichés, pris sur le vif, qui tentaient de saisir le quotidien par un angle de vue original.

Il dépeignit les loisirs alors accessibles aux riches familles et ce souvent avec le regard de l’enfant.

Ses premiers clichés furent pris dans la maison de ses parents à Pont-de-l’Arche (l’actuel Manoir de Manon, rue Jean-Prieur). Il avait huit ans lorsqu’il prit son premier cliché.

Jacques-Henri Lartigue réalisa des peintures, des albums de famille, des photos de presse, des instantanés, des photos de mode. Il prit la photographie officielle du président Valéry Giscard d'Estaing en 1978. 

Lors du centenaire de sa naissance, le Conseil municipal présidé par Paulette Lecureux donna le nom de Jacques-Henri Lartigue à l'espace situé en face du Manoir de Manon et qui accueille une résidence, des commerces et des cabinets médicaux. L’inauguration de Jacques-Henri-Lartigue eut lieu en 1994 suite au vote du Conseil municipal du 30 mai 1994.

 

Ci-dessous :

Marcelle, Zissou et moi [Jacques-Henri Lartigue]. Eglise de Pont de l'Arche, 1902. Album 1902-1904, p. 5 verso.

Photo : Henry Lartigue/Collection Lartigue. Tirage d'après négatif sur verre 18x24 cm. [Cote : LRT812NNR0]

Source Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b19000017

 

 

Jacques-Henri Lartigue et Notre-Dame-des-arts

Marcelle, Zissou et Jacques-Henri Lartigue dans l'église Notre-Dame-des-arts. A gauche, le banc-d'oeuvre (disparu depuis) et au fond la statue de Notre-Dame-des-arts (aujourd'hui masquée). 

 

 

Armand Launay

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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Compte LinkedIn.

Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au coeur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte. Gege wanazioni wangu !

Réflexion

Le temps n'est pas. Il n'y a qu'une règle graduée portant les marques "hier, aujourd'hui et demain" ; c'est-à-dire quelques traits issus de la faculté des Hommes à compter le passage des astres ; beautés et mesures à la fois, par Odin !

C'est avec cette règle que les Hommes tentent de mesurer les phénomènes les plus apparents. Ils se donnent des repères parmi l'érosion, véritable mère de la prise de conscience : "ce qui est rare à du prix" écrivait Chateaubriand. 

Il s'agit alors de prendre conscience de l'interdépendance entre tous les phénomènes, leur âme, et leur manière de s'attacher à notre âme. Pont-de-l'Arche où la terre natale... 

Ces phénomènes alimentent notre bonheur : sens du savoir, comment se crée notre notion du bienêtre, d'où vient notre conscience de ce qui est bon, quelles en sont les limites ? 

Bonheur, sens et quête du savoir ; horizon qui donne une orientation à notre cheminement ; orientation vers la naissance de la lumière quelle que soit la saison ; sève de notre arbre généalogique ; doute qui permet de poser peut-être les bonnes questions...

Rabelais quoi qu'il en soit... entre vins, livres et mets sapides : conscience du savoir s'il sait sucrer le faste palais du quotidien et donc là où se rassemblent les gens... érudition en entrée, curiosité en plat principal et conscience en dessert... et inversement, même si c'est moins agréable, pour un étudiant. 

Enfin, n'oubliez pas de poursuivre l'observation dans un verre à dégustation rempli de Calvados du bon bocage normand ! Au-delà des ténèbres de la Genèse, vous y verrez luire les étoiles de l'esprit et des plaisirs...