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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 16:28

La Vierge à l'Enfant et saint Michel

Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 09:53

Article paru dans Pont-de-l’Arche magazine n° 4 (automne 2009), page 19, et écrit par nos soins. 

 

L’orgue de l’église Notre-Dame-des-arts est un des joyaux du patrimoine de Pont-de-l'Arche. Il est protégé par le ministère de la Culture en tant que Monument historique.

Construit entre 1608 et 1614 par Jean Oury sous la conduite de Crépin Carlier, organiste né à Laon et alors installé à Rouen, il doit sa survie à l’attention des générations qui se sont succédé. Aujourd’hui, plus d’un orgue sur deux est muet faute d’entretien. Pire, certains orgues sont cassés par négligence. C’est pourquoi la municipalité a souhaité nommer un conservateur officiel de l’orgue afin de veiller sur lui. Le choix s’est tout naturellement porté sur Michel Lepont, aux manettes depuis 1984…

 

DSC03219

 

Avec poésie, Michel Lepont nous dit que « Ce n’est pas l’homme qui a inventé l’orgue mais la nature. Dans l’Antiquité, des bergers ont remarqué que le vent faisait de la musique en passant dans des trous des roseaux. Alors ils ont eu l’idée de souffler dans des roseaux percés par leurs soins. La flute était née et l’orgue n’est qu’un grand assemblage de flutes. » Et ce n’est pas peu dire car l’orgue de Pont-de-l’Arche rassemble pas moins de 1 100 tuyaux de différentes tailles !

L’orgue est alimenté en air grâce à un soufflet contenant 2 m3 d’air. Il l’envoie à faible pression (300 grammes) sous l’instrument (dans le sommier). Celui qui joue de l’orgue (l’organiste), libère des poches d’air grâce au clavier et au pédalier. Celles-ci entrent dans certains tuyaux et c’est alors que naissent des sons les plus variés. Plus le tuyau est court et plus le son est aigu. Michel nous apprend qu’un « tuyau parle faiblement. Le son est amplifié par la caisse en bois qui entoure l’orgue puis c’est l’édifice de l’église qui donne au son toute son ampleur. Le son émis par les tuyaux est calculé afin de ne pas masquer les chants. C’est ce qui explique en partie pourquoi la construction de l’orgue a duré 6 ans après 1608. »

Le rôle de l’organiste est important car l’orgue est conçu pour émouvoir les gens venus assister à la messe. Grâce à une glace située au-dessus du clavier, l’organiste arrive à voir les mouvements du curé qui se trouve dans son dos et de l’autre côté de la nef. Ainsi il s’adapte selon les besoins. Michel utilise un jeu de tuyaux appelé « Voix céleste » pour aider les gens à méditer, à se recueillir. Le son part alors vers la voute avant que sa douceur ne retombe sur les bancs de l’église. En fin de messe, afin de transporter l’assistance, Michel utilise le « Tutti », c’est-à-dire tous les jeux. Les flutes, trompettes, clairons, violes de gambes et clarinettes, cornets et hautbois... tous les sons se rejoignent comme dans un orchestre pour occuper tout le volume de l’église. Frisson assuré !

Mais si notre organiste est au service de la paroisse, il est aussi sensible à tous types de publics. « En dehors du culte, mon souci est de démystifier l’orgue. L’orgue doit être sympathique à tout le monde, quelles que soient les convictions ». La convention proposée par la municipalité est parfaitement taillée pour Michel Lepont qui participe depuis plus de 25 ans aux manifestations proposées par le service culturel de la mairie. La décoration de l’orgue témoigne aussi de ce double religieux et profane : un Christ en gloire domine l’instrument à vocation religieuse mais des harpies du XVIIe siècle enrichissent l’orgue de motifs très profanes. Tout le monde s’y retrouve, en somme !

Notre conservateur a aussi une tâche très importante : l’entretien courant. Ce n’est pas anecdotique car cet orgue, comme plus de la moitié de ses égaux, était en partie muet il y a quelques années. Il fit l’objet de grandes restaurations durant le mandat de Paulette Lecureux (plus de 900 000 francs). On peut depuis réentendre la musique telle qu’elle était il y a 400 ans ! Des travaux réalisés par Stolz à la fin du XIXe siècle permettent à notre instrument de jouer aussi des airs contemporains. Alors Michel assure presque tous les jours le nettoyage et les petites réparations. Le conservateur contrôle l’accès à l’orgue. C’est ainsi qu’il possède un double des clés et qu’il consigne sur un registre toute personne qu’il autorise à jouer de l’orgue. Il consigne aussi toutes les réparations qu’il a faites.

« Pour que l’orgue soit encore en état de fonctionner après 400 ans d’existence, c’est que beaucoup de générations l’ont entretenu. C’est un peu effrayant de voir combien nous sommes éphémères à côté de lui. Cela rend modeste » conclut avec philosophie notre conservateur.

Quelle que soit notre conviction, on ressent toujours un frisson à l’écoute de l’orgue. Ne ratez pas les concerts auxquels vous invite la municipalité très régulièrement.

 

Armand Launay

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 20:38

C’est peut-être étonnant en Normandie, mais les cadrans solaires n’y sont pas rares. 

Pour témoignage, le cadran de Pont-de-l’Arche, situé sur la façade sud de Saint-Vigor, actuellement Notre-Dame-des-arts.

 

Cadran-solaire.JPG

 

Il semble dater du XIXe siècle. Cette photo fut prise lors de la journée du patrimoine le 18 septembre 2005 mais à quelle heure ?... 

Les rayons solaires venant de l’ouest, l’ombre de l’aiguille dépasse les III heures. L’été, notre horaire devance celui du soleil de deux heures : il était donc près de 17 h 15 lorsque le cliché fut pris… 

Quant à l’indication latine bene utere, elle signifie "Fais-en bon usage". Placé sur la façade d’une église, ce conseil est un vrai compromis : utilise le temps comme bon te semble ! à des fins pieuses comme à des fins épicuriennes… Un vrai choix de Normand !

 

Armand Launay

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 13:11

Au printemps, la municipalité a fait restaurer deux tableaux de l’église. Datant du XVIIe siècle, ces œuvres d’art étaient oubliées dans la sacristie. Elles ont été redéposées dans l’église afin que les croyants et les nombreux visiteurs puissent les apprécier. Ce n’est pas le tout de posséder un beau patrimoine… il faut le valoriser et le partager !

 

En 2008, une toile du XVIIe siècle tombait du mur de la sacristie où elle était oubliée depuis des dizaines d’années. Michel Lepont, organiste de la Ville et bénévole de la paroisse, alerta la municipalité.

Celle-ci rendez-vous avec le Conservateur régional des Monuments historiques et en profita pour faire restaurer aussi un tableau sur bois en mauvais état, lui aussi classé aux Monuments historiques.

C’est ainsi que L’Adoration des Mages et La Vierge à l’Enfant reçurent la visite de plusieurs restaurateurs professionnels. La municipalité décida de travailler avec Eric Beaumont qui vint chercher les œuvres après de longues procédures administratives.

Le restaurateur a d’abord retiré d’épaisses couches de vernis et de peintures apposés lors d’une restauration ancienne et qui masquaient les couleurs d’origine. Après ce premier travail, il a repeint les œuvres d’après les traces encore visibles et il a dû recomposer certaines parties manquantes et ce grâce à ses connaissances de l’art Renaissant. Ce travail d’expert, qui a duré plusieurs centaines d’heures, a redonné aux deux œuvres archépontaines (malheureusement non signées) tout leur éclat.

Afin d’éviter les erreurs du passé, la Ville a décidé de ne pas remettre ces tableaux dans la sacristie (fermée au public) mais de les accrocher dans l’église (bas-côté nord, autour du groupe statuaire sainte Anne) afin de les partager avec le plus grand nombre.

 

Description des œuvres

 

Deux-tableaux.JPG

-      « La Vierge à l’Enfant » (à gauche), huile sur toile et son cadre, XVIIe siècle, non signé, 51,5 x 70,5 cm, classé aux Monuments historiques le 24 aout 1976. Marie porte sur ses genoux l’enfant Jésus et lui donne une fleur tandis que Joseph, père de Jésus, regarde la scène et apparait au second plan à gauche. 

-       « L’Adoration des Mages », tableau peint sur planches assemblées par parquetage, XVIIe siècle, non signé, 92,7 x 65 cm, classé aux Monuments historiques le 24 aout 1976. Cette œuvre représente les rois Mages devant l’enfant Jésus porté par sa mère, Marie, accompagnée de Joseph, son mari. Une trouée dans le ciel jette une lumière accompagnée d’angelot sur cette scène située dans un décor architectural de la Renaissance.

 

Armand Launay

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 17:38

Depuis quand la paroisse de Pont-de-l’Arche est-elle placée sous le patronage de saint Vigor ?

 

Eglise-Notre-Dame-des-arts

 

Avant d’être placée sous le patronage de Notre-Dame des arts l’église paroissiale de Pont-de-l’Arche était connue sous le vocable de Saint-Vigor. Des livres donnent encore ce nom de nos jours à l’édifice datant du XVIe siècle. Il y a donc des visiteurs qui pensent avoir vu l’église Saint-Vigor de Pont-de-l’Arche. À leur décharge, précisons que ce n’est qu’en 1896 que le changement de patronage eut lieu, à l’initiative de Pierre-Octave Philippe, curé-doyen de la paroisse. 

Réservant la question de ce changement de patronage à une autre étude, on peut se demander qui était Saint-Vigor ? Pourquoi a-t-on choisi de placer l’église paroissiale sous ce vocable ?

En août 1025, une charte atteste que le duc de Normandie, Richard II, céda aux moines de Jumièges ses droits sur l’église et diverses propriétés archépontaines.

Bien qu’il ne précise pas la localisation de l’église, il n’y a pas à douter que l’église de l’époque était située à l’endroit où nous voyons Notre-Dame des arts aujourd’hui. Seul le bâtiment a dû changer, au moins une fois car nous savons que les travaux qui ont débuté en 1499 ont peu à peu remplacé une église rustique.

 

Pourquoi choisir Saint-Vigor ? 

Au IXe siècle, des fortifications ont été bâties sur la Seine pour protéger Paris des attaques normandes. La rive gauche servit de lieu de peuplement pour les hommes de troupe et leurs familles car la corniche naturelle est une défense non négligeable. C’est ainsi que sont nées la ville de Pont-de-l’Arche et sa paroisse, entre 862 et 1025. Le site de l’église est le point le mieux défendu qui surplombe tout à fait la zone de Seine à protéger des attaques des drakkars normands.

 

Que la croix domine l’espace où les chrétiens furent censés vaincre les attaques des païens normands n’est pas étonnant. Cela rappelle l’érection de monuments à l’effigie du Christ ou de la Vierge dans de nombreuses vallées, ou à l’entrée de villages afin de protéger les habitants du malheur. Le choix de l’emplacement serait donc très logique et peut, peut-être, être relié à saint Vigor.

Nous savons que l’église était placée sous le vocable de Saint-Vigor depuis au moins 1163 où elle était toujours la propriété de l’abbaye de Jumièges. Ce sont donc certainement les moines de cette abbaye qui décidèrent de donner à l’église de Pont-de-l’Arche le nom de saint Vigor à moins qu’il ne fût déjà donné auparavant.

 

Qui était saint Vigor ? et quelle est l’histoire de ses reliques à Pont-de-l’Arche ?

 

Mais qui était Saint Vigor ? Cet homme, disciple de saint Vaast, fut le premier évêque de Bayeux et serait mort aux alentours de 537. Il est resté célèbre grâce à une légende qui fait de lui le champion de la lutte contre le paganisme. En effet, il aurait réussi à faire péricliter des pèlerinages païens et c’est peut-être pour cette raison qu’il est célébré le premier novembre (date de nombreuses fêtes polythéistes dont la Samaïn des celtes).

Si saint Vigor a été choisi pour patronner l’église de Pont-de-l’Arche c’est, très certainement, pour faire référence à une lutte heureuse contre le paganisme. Cela indiquerait peut-être que, très tôt, le lieu fut placé sous la protection de l’évêque de Bayeux.

Autrement, l’origine de ce nom résiderait peut-être dans la tête d’un abbé de Jumièges, disparu avec les raisons personnelles qui unissaient son cœur avec ce saint.

Ce saint n’avait donc aucun lien avec la ville, à l’origine. Toutefois, un aspect du culte de son culte le rendait très célèbre partout où il se trouvait. On disait qu’il avait ressuscité un enfant à Reviers ce qui lui valait une dévotion des mères qui recherchaient la santé pour leurs enfants.

Pont-de-l'Arche connut alors un pèlerinage des mères qui recommandaient leurs enfants au saint afin qu’il fortifiât les plus faibles d’entre eux, qu’il leur donnât la vigueur. On peut même penser qu’il existe un jeu de sonorités qui se trouve à l’origine de cette attribution miraculeuse.

Des cahiers de la fabrique de l’église nous apprennent qu’en 1541, "On a apporté deux pièces de la tête saint Vigor du prieuré Saint-Vigor de Bayeux". Cette acquisition de reliques était très fréquente sous l’Ancien Régime, et le Moyen Âge, qui permettait d’entretenir la foi des fidèles.

Ces cahiers précisent, en 1621, qu’il y a " dans (la) chasse le crâne et une demie vertèbre de saint Vigor et un morceau de chasuble." Comment expliquer le changement de contenu de la châsse ?

Quoi qu’il en soit, ces reliques ne reposèrent pas tranquillement dans l’église. En 1648, Pierre Delatour fut présumé coupable du vol des reliques de Saint-Vigor. Cet homme aurait fuit et caché les reliques dans un champ de Léry où, retrouvées, on aurait dressé une croix qui porte encore son nom de nos jours. Un procès eut lieu qui dura des années sans qu’on puisse connaître l’auteur du vol. Elles prirent le chemin de l’église de Louviers en 1673 avant que, en 1921, "le crâne, une vertèbre et un morceau de chasuble [ne reviennent] à l’église de Pont-de-l’Arche", Notre-Dame, donc...

 

Dans un autre volet… pourquoi a-t-on donné le nom de Notre-Dame des arts à l’église paroissiale ?

 

Sources

- Bothineau-Fuchs Yves, Haute-Normandie gothique, collection les Monuments de la France gothique (dir. par Annie Prache), Paris : Ed. A. et J. Picard, 2001, 403 p., ISBN 2-7084-0617-5, voir p. 273 à 277.

- Collectif, " Note de ce qui s’est passé de curieux et de ce qui a été fait dans l'année de chaque trésorier ", in Semaine religieuse du diocèse d’Évreux, n° des 24, 31 août, 14, 21 septembre 1918.

- Deslandes, ?, Recherches historiques sur les reliques de Saint Vigor, évêque de Bayeux, Bayeux : Imprimerie typographique COLAS, rue Royale, 1920.

- Fauroux Marie, " Recueil des actes des ducs de Normandie (911–1066)", in Mémoires de la société des antiquaires de Normandie, tome XXXVI, Caen : Société des antiquaires de Normandie, 1961, 560 p.

- Launay, Armand, " La première église de Pont-de-l’Arche (du IXe au XVe siècles…", in La Fouine magazine n° 6, janvier 2005, chez l'auteur, 2005, 16 p., ISSN 1765-2278.

- Patin, Anita, " Le voleur Delatour nous emmène à Bonport ", in La Dépêche de Louviers. (vers 1992).

- Verdier François, " L’église paroissiale Saint-Vigor de Pont-de-l’Arche ", in Congrès archéologique Evrecin, Lieuvin, Pays d’Ouche, 1980, Paris, 1984.

- Vernier J.-J., Chartes de l’abbaye de Jumièges (v. 825 à 1204) conservées aux archives de la Seine-Inférieure, tome I, Rouen : archives départementales, 1916, 240 p.

 

Armand Launay

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 17:37

 Carte postale de Pont-de-l'Arche (215)

 

Suite au travail de Pierre-Octave Philippe, la paroisse Saint-Vigor de Pont-de-l’Arche changea de nom en 1896. Elle fut nommée Notre-Dame-des-arts, désignant par-là Marie, la mère de Jésus.

Marie est Notre-Dame-des-Arts parce qu’elle est elle-même un chef-d’œuvre vivant, un des plus beaux chefs-d’œuvre de la puissance, de la sagesse, de la bonté de Dieu, et entre toutes les créatures de ce monde, le plus parfait rayonnement de son infinie beauté. C’est ainsi que le prédicateur dominicain Monsabré la décrivait, en 1899, dans l’église paroissiale. Il ajoutait aussi : Que Marie était appelée Notre-Dame des arts parce qu’elle a été la collaboratrice de Dieu dans le plus grand, le plus admirable, le plus inébranlable de ses chefs-d’œuvre : l’homme-Dieu.

Marie, comme son fils Jésus, est un exemple à suivre pour les chrétiens catholiques qui veulent puiser en eux-mêmes une force : celle de se conformer à l’idée qu’ils se font des lois divines. Cet exemple est, en l’occurrence, celui du travail artistique et de l’admiration du beau.

 

Cependant, il est rare qu’une paroisse change de patron. Comment se fait-il que saint Vigor ait été détrôné après tant de siècles ? Qui est à l’origine du nouveau culte archépontain ? En quoi consistait le cérémonial ? et quelle fut sa postérité ? 

Cela n’étonnera pas, une messe était l’élément central de ce culte qui avait lieu en début septembre. L’église était décorée pour l’occasion et un prédicateur offrait sa verve à l’auditoire. Un repas réunissait le clergé après la cérémonie religieuse.

Après la mort de Pierre-Octave Philippe (1907), le culte tomba en désuétude. Il fallut attendre l’arrivée de Maurice Desdouits (curé de 1933 à 1945) pour voir renaître le culte Notre-Dame-des-arts. Ce culte retomba cependant dans les oubliettes à cause de la Seconde Guerre mondiale puis du départ de M. Desdouits.

 

La statue a été depuis retirée du maitre-autel mais la paroisse reste cependant celle de Notre-Dame, les arts par la beauté de l’église attirant toujours les fidèles et les amateurs d’architecture.

De ce culte survit aussi la mémoire du mouvement catholique libéral qui, sous l’autorité de Léon XIII, et à la suite de Lacordaire, restaurateur de l’ordre dominicain en France, n’hésitait pas à réformer le culte et à l’adapter à des questions allant plus droit au cœur des fidèles : la paroisse de Pont-de-l’Arche voulut répondre à la sensibilité artistique. 

Mgr Sueur, évêque d’Évreux, ainsi que le chanoine Pierre-Octave Philippe, curé de Pont-de-l’Arche de 1887 à 1907, sont les instigateurs du nouveau culte Archépontain. Le pape Léon XIII donna son aval et bénit le nouveau sanctuaire. Pierre-Octave Philippe, qui voulait faire de Pont-de-l’Arche une terre d’accueil pour les artistes, participa beaucoup à la restauration de l’église paroissiale. Il était très apprécié de ses paroissiens et des élus locaux.

 

A lire aussi...

Avant 1896, la paroisse Saint-Vigor...

Armand Launay

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 17:52

Marie Adrienne Anne Victurnienne de Rochechouart de Mortemart, plus connue sous le nom de Duchesse d’Uzès, est un personnage qui compte dans l’histoire de Pont-de-l’Arche.

Artiste, c’est elle qui a sculpté la monumentale statue Notre-Dame-des-arts en 1898, suite au travail de Pierre-Octave Philippe.

Quelle a été sa vie ? Son œuvre ? La commission culture de Bonnelles s'est lancé le défi de répondre à cette question grâce à son blog. Elle prépare - comme il se doit - les prochaines journées du patrimoine (18 et 19 septembre) et ça promet d’être très enrichissant ! 

Duchesse d-Uzes

Armand Launay

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:05

Dans le bas-côté Nord de l’église, on peut admirer cette statue en pierre représentant sainte Anne et qui date de la Renaissance. La Bible fait de Sainte Anne la mère de Marie, elle-même mère de Jésus. C’est pourquoi la statue représente Sainte Anne en train d’éduquer la Vierge Marie à partir du Livre. 

 

P1180248

 

Comme son mari, Joachim, Sainte Anne est célébrée le 26 juillet. Elle est la patronne des ébénistes et des menuisiers. Le travail et le commerce du bois dans l’histoire de Pont-de-l’Arche n’étonnera personne étant donnée la proximité de la forêt royale. Notre ville accueillait même le siège de l’administration des Eaux et forêts (au bailliage). Cependant, rien ne nous dit quand et pourquoi les Archépontains ont choisi sainte Anne pour patronne.

Son culte a un point commun avec celui de Saint Vigor, patron de l’église jusqu’en 1896 : l’enfance. En effet, Sainte Anne est vénérée pour la fécondité et saint Vigor est propice à la « vigueur » des nourrissons.

Quant à la fête sainte Anne, religieuse à son départ elle est devenue municipale depuis le XIXe siècle...  

Armand Launay

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  • : Pont de l'Arche histoire, patrimoine et tourisme
  • : Bienvenue sur ce blog perso consacré à Pont-de-l'Arche et sa région (Normandie, Eure). Contactez-moi afin d'étudier ensemble, plus avant, l'histoire et donc de progresser vers la connaissance. Bonne lecture ! armand.launay@gmail.com
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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au cœur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

- Mieux connaitre Pont-de-l'Arche à travers 150 noms de rues et de lieux ! (Autoédité, 2019, 64 pages). 

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte.

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