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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 12:26

Curieux nom que Morel-Billet pour cette voie unissant Les Damps et Pont-de-l’Arche ! Et ce ne sont pas ses précédents noms qui renseignent : « chemin des quatre vents » et « chemin des haies » à partir de 1937 et pour la partie dampsoise.

 

P1110173.JPG

Photo A. Launay (2013)

 

La matrice cadastrale des Damps fournit le nom de Marie Mathilde Morel-Billet. Cette dame, née vers 1847, habita au n° 19 de cette voie jusqu’en 1938 où elle vendit sa propriété. Elle se maria avec Abraham Victor Morel à Rouen, le 5 juillet 1862. Son mari, né à Pont-de-l’Arche le 23 avril 1838 et décédé aux Damps le 24 décembre 1896, fut un bonnetier rouennais.

Le nom de la rue fut officialisé le 4 mars 1937 lors du Conseil municipal de Pont-de-l’Arche présidé par Raoul Sergent. Il remplaça l’ancienne appellation de « rue des haies ». Cette dame eut cet honneur car elle devait être connue de certains membres du Conseil. Peu après, Monsieur et Madame Marcel Lefebvre (gendre et la fille de la défunte) remercièrent les élus d’avoir donné le nom de « Mme Morel-Billet » à cette rue. Il serait donc plus juste de nommer cette rue « Marie Morel-Billet ».

Cette voie traverse le dernier faubourg bourgeois de Pont-de-l’Arche qui n’ait pas entièrement été traversé et perturbé par une grande voie. On retrouve ainsi dans la partie de la rue épargnée par l’avenue De-Lattre-de-Tassigny plusieurs belles demeures telles que Le Pelouzel construit pour l'industriel de la chaussure Armand Ouin (1905), Les Lauriers habité de 1898 à 1893 par Octave Mirbeau (Les Damps), La Folie-Vallée (fin XVIIIe siècle) et même l’ancienne usine de Jean Coudray qui rappelle l'importance de l’industrie de la chaussure.

Un caveau érigé en l’hommage à la famille Morel-Billet se trouve dans le cimetière de Pont-de-l’Arche. Il doit dater de 1868.

 

Morel-Billet.JPG

 La rue Marie-Morel-Billet sur Google maps (2013)

 

Sources

Registre d'état civil

Registres des délibérations du Conseil municipal

 

 

Armand Launay

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 20:06

Raoul Sergent naquit le 21 novembre 1894 à Pont-de-l’Arche et décéda au Petit-Quevilly le 31 octobre 1973. D’un père chaussonnier et d’une mère couturière, il dut sa réussite professionnelle à ses brillantes études. Après son certificat d’études, il devint employé à l’étude notariale de Pont-de-l’Arche. Mobilisé en 1914, il fut médaillé de la Croix de guerre. Fait prisonnier, il rentra en France en 1918. En 1923, il obtint une licence de Droit à l’université de Caen grâce à des cours par correspondance. Cela lui valut de devenir clerc de notaire à l’étude Lerebours, de Pont-de-l'Arche. En 1937, il était huissier à Rouen. En 1923, il était président de la section des vétérans de guerre. En 1926, il était directeur de « Au Groupe amical », société de trompettes et clairons.

 

Raoul-Sergent-copie-1.JPGRaoul Sergent fit ses premières armes professionnelles à l'étude notariale de M. Lerebours, étude dont on voit le nouveau bâtiment, à droite de cette carte postale des années 1930, érigé par les frères Laquerrière, d'Elbeuf, dans un style néonormand. Ils sont aussi auteurs du groupe scolaire Maxime-Marchand.      

 

L'élu municipal

Raoul Sergent devint conseiller municipal dans l'équipe républicaine modérée (droite) d'Anthime Ferrandier, maire de 1919 à 1923. Il devint conseiller municipal d’opposition suite au scrutin du 17 mai 1925 qui vit la victoire des radicaux-socialistes autour de Maurice Delamare. Raoul Sergent fut réélu en aout 1930 dans la majorité républicaine modérée autour de Patrice Girard puis en octobre 1930 dans l’équipe de Charles Morel. Ce parcours sans faute se poursuivit aux élections de mai 1935 où Raoul Sergent fit montre d'une grande popularité en rassemblant 279 suffrages qui le classèrent en quatrième position des élus, juste avant Charles Morel. Ce dernier devint maire par 12 voix sur 16 élus. Raoul Sergent devint premier adjoint et bras droit de Charles Morel. En toute logique, c'est lui qui prit la place de maire laissée vacante par Charles Morel en juillet 1936.

 

L'élu local

En 1928, Raoul Sergent fut élu conseiller d’arrondissement (fonction supprimée à l'échelon national en 1940. Le 20 septembre 1930, sous l'étiquette de l'Union des républicains démocrates (URD) Raoul Sergent battit le radical-socialiste Paul Nion, industriel de la chaussure archépontain (1296 voix contre 1022). Le 24 octobre 1931, il fut réélu avec près de 500 voix d’avance. Il fut encore réélu en 1935. Les cantonales de 1937 lui furent fatales face au député radical-socialiste Pierre Mendès France. Raoul Sergent émargeait toujours à l'URD et était soutenu par le Parti social français (PSF). Le 16 octobre, le Conseiller sortant obtint 1175 voix face à Mendès France  qui en eut 1320. Le revers était aussi net à Pont-de-l'Arche : 237 voix face à 266. Le 23 octobre, Raoul Sergent s'inclina avec 1094 voix face à 1485 suffrages pour Pierre Mendès France qui bénéficia du report des voix communistes.

 

Réalisations

En tant que maire, Raoul Sergent s'occupa de la création d'une garderie (1937), de la construction d’égouts (1941-43), de l'agrandissement du cimetière (1939), du classement aux Monuments historiques de parties des remparts (tour et porte de Crosne (1939)), du goudronnage de nombreuses rues (1939) : Henry-Prieur, Maurice-Hervey, Docteur-Sorel, Emile-Lenoble, Olivier-des-Bordeaux, place du Souvenir, place Aristide-Briand, boulevard de la Marne, rue Julien-Blin, rue Fichet, Jean-Prieur. C'est d'ailleurs lui qui fit officiellement baptiser certaines voies de la ville dont le rue Olivier-des-Bordeaux, la rue Henry-Prieur et la rue Marie-Morel-Billet. En tant qu'élu local, il participa aux négociations ayant eu lieu entre les patrons de la chaussures et les ouvriers en grève en 1932. Suite à la rupture du barrage de Martot (1938), il dut faire pression auprès des autorités afin que les habitants de la région puissent s'alimenter en eau, le niveau de la Seine étant désormais à sec. Le 5 aout 1939, il demanda aux autorités la création d'un syndicat intercommunal de défense des intérêts des habitants. C'est durant son mandat que le pont de la ville connut un agrandissement de ses arches au-dessus de la Seine.

 

Aout 1944 : une chute sans appel

L'implication de Raoul Sergent dans la vie publique fut pleine et son ascension rapide. A la lecture des archives, il semblait destiné à être le leader de la droite locale pour plusieurs décennies. Cependant, il se perdit dans le contexte par trop troublé de la Seconde guerre mondiale. En tant que maire, il s'occupa avec son équipe du ravitaillement de la population, de l'entretien des abris antiaériens, destransports et des contactsavec l'occupant. Il alla plus loin. Une délibération du Conseil municipal du 31 octobre 1942 fait état de louanges au maréchal Philippe Pétain, qui semblent avoir valu à la Ville de Pont-de-l'Arche la venuedu chef de l'Etat pour ytenir un conseil des maires normands. Le compte rendu de la séance du Conseil municipal du 2 avril 1943 se présente tout la forme d'une pleine page ornée de mentions « Etat français » dont le contenu retranscrit la bénédiction de la nouvelle cloche de Notre-Dame-des-arts en présence du chef de l'Etat. La dernière délibération signée par Raoul Sergent date du 3 juin 1944. La délibération qui suit, datée du 26 aout, est signée par la Résistance locale, représentée par Maurice Loze et Roger Tardy, qui utilise une tournure habille ne livrant personne en pâture :« Pour remplacer le Conseil Municipal, qui a démontré sa carence, et dont certains membres ont affiché une collusion notoire avec l'ennemi ; à dater de ce jour, un Conseil d'Administration désigné par la Résistance, gèrera, provisoirement, la Ville de Pont-de-l'Arche... »

 

Raoul Sergent

La tombe de Raoul Sergent dans cimetière communal (2012)

 

Sources

L’Industriel de Louviers (notamment le 2 octobre 1937)

Délibérations du Conseil municipal

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 17:56

Le 4 mars 1937 le Conseil municipal, réuni sous la présidence de Raoul Sergent, appela officiellement « rue Olivier-des-Bordeaux » la voie qu’on appelait populairement la rue du Chêne Jaunet ou, en parler local, le « Quesne gaunet ».

 

Chene-Jaunet.JPG

Le Chêne-Jaunet avant 2004 et la construction de la résidence du même nom

(archives municipales de Pont-de-l'Arche)

 

La résidence bâtie entre 2004 et 2007 prit le nom de l’espace qu’elle occupe depuis : le Chêne-Jaunet. Si ce nom doit désigner un terrain identifiable grâce à un chêne remarquable, que signifie « Jaunet » ? Un nom de famille ? L’idée serait étonnante car ce nom ne figure pas dans les archives locales. Il serait plus probable que Jaunet fût un sobriquet forgé sur le mot « jaune ». Or « Les jaunes » était le sobriquet donné à une famille de Pont-de-l’Arche d’après le teint de peau d’un de ses ancêtres. Un « Jaunet » serait un enfant de la famille.

Quoiqu’il en soit, même si cette famille n’avait rien à voir avec le mot « Chêne Jaunet », il nous semblerait assez logique que l’on ait appelé le chêne d’après le surnom d’un propriétaire de jardin, de champ : « le [champ du] chêne [à] Jaunet ». On retrouve ce nom dans une délibération du 16 décembre 1883 mais il doit être antérieur.

 

Quant à la rue Olivier-des-Bordeaux ? Une lecture rapide des archives donnerait à croire qu’elle rend hommage à Jean-Baptiste Olivier qui fut maire de Pont-de-l’Arche de 1848 à 1852. La raison est plus prosaïque.

 P1180915.JPG

 La rue Olivier-des-Bordeaux en 2011 (photo A. Launay)

 

Ce médecin en chef à l’hospice de la ville, né le 29 mai 1799 à Grosley-sur-Risle et décédé à Pont-de-l'Arche le 18 janvier 1874, accolait à son nom la particule des Bordeaux qu’il devait à sa femme Eléonore Guesnier des Bordeaux. Mais le prénom de cet homme ne fait pas partie du nom de la rue...

La délibération du Conseil municipal du 21 mai 1883, après sa mort donc, décrit l’installation d’un caniveau permettant l’écoulement des eaux du puits « Olivier des Bordeaux ». Les archives montrent que la Ville avait projeté en 1875 de se doter d’un puits – et donc de fontaines publiques. La veuve Olivier des Bordeaux accordait même 1000 francs à cette fin. Plusieurs années de difficultés s’en suivirent. Le 22 avril 1880, la veuve Olivier des Bordeaux et sa fille accordaient 3000 francs et, le 3 juin 1880, le devis de M. Simon, architecte rouennais, était accepté par les élus (3197 francs). Après plusieurs années d’incompétences des entreprises et de manque de sérieux de l’architecte, le puits fut ouvert en 1883. Ses eaux s’écoulaient vers la place des Champs (Aristide-Briand) puis par la rue de Paris (Roosevelt). Le puits fut remplacé en 1905 par le puis artésien du chemin du Becquet. Le puits Olivier-des-Bordeaux a disparu depuis. En remerciement, la ville réserva une concession dans le cimetière communal pour la "veuve Olivier", à côté de celle de son mari. 

 

Source

Registre des délibérations du Conseil municipal

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 15:29

Antoine Frédéric Narcisse Férandier, dit Anthime Ferrandier, est né à Pont-de-l'Arche le 12 septembre 1845 et décédé, même lieu en mai 1926. 

Catholique militant, notre homme fut conseiller paroissial et président d’une association nommée la « Défense catholique ». Professionnellement, il était directeur de la succursale de Louviers de la Caisse d’épargne. Il fut médaillé d’or de la Prévoyance sociale.

 

Républicain de droite, il fut conseiller municipal depuis les élections de 1881 et adjoint au maire à partir de 1891. Sa popularité monta progressivement au fil des scrutins municipaux bien que privé de son poste d’adjoint lors des victoires de la gauche.

Il fut élu maire par défaut le 10 décembre 1919 car le maire sortant, Maurice Delamare, ne se représenta pas puis Albert Prieur, désigné maire par 13 conseillers municipaux sur 16, refusa cette charge. Anthime Ferrandier fut élu maire par 11 voix et assuma cette fonction jusqu’en 1923. Il honora des personnalités ayant participé à la réalisation des premiers HLM de la ville en baptisant les rues Emile-Lenoble et Docteur Sorel en 1921. 

Il mourut le mai 1926 à l’âge de 81 ans. Patrice Girard, un de ses amis qui fut son adjoint, et Maurice Delamare, maire en fonction, prirent la parole durant l’enterrement au cimetière et soulignèrent le dévouement de cet homme au bien public.

C’est sous la présidence de Raoul Sergent, républicain modéré, que le Conseil municipal décida de rebaptiser de son nom le « vieux chemin de Louviers ». Le « nouveau » chemin de Louviers étant appelé depuis rue Charles-Cacheleux.

 

Anthime-Ferrandier.JPG

 

 

Sources

L'Industriel de Louviers

Délibérations du Conseil municipal

Registres d'état civil

 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 13:35

Le 4 mai 1897, les locaux parisiens du Bazar de la charité, un consortium d'organismes caritatifs, prenaient feu tuant. Durant la projection de films des frères Lumières, des vapeurs d'éther du projecteur délenchent un feu qui fit périr 129 personnalités parmi les grandes familles aristocratiques et catholiques françaises.

Parmi elles, Marie Hoskier et sa fille Madame Eugène Roland-Gosselin. Une plaque commémore leur mort tragique dans l'église de Pont-de-l'Arche car elles étaient associées à l'oeuvre de Notre-Dame-des-arts, fondée en 1896. Cette plaque témoigne de l'importance de ce nouveau culte parmi de grandes familles françaises.   

Une souscirption fut lancée pour édifier une chapelle, Notre-Dame de Consolation, en lieu et place de l'ancien Bazar de la charité. Elle fut inaugurée en 1900 dans la rue Jean-Goujon, artiste normand qui passe, selon Louis-Etienne Charpillon et Anatole Caresme, pour être l'auteur des fonts baptismaux de l'église de Pont-de-l'Arche, dans le bas-côté nord, à deux pas de la plaque dédiée aux victimes du Bazar de la charité.

 

P1100283

 

Armand Launay

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 18:44

Dimanche 10 mars, la Ville de Pont-de-l’Arche accueillait les Amis des monuments et sites de l’Eure (AMSE), une association œuvrant pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine bâti, écrit, artistique, naturel et paysager. C’est la première assemblée générale dans la ville depuis 1991 qui eut lieu à la Salle d’Armes sous la présidence d’Agnès Vermersch et avec la participation des locaux de l’étape Anita et Jean-Pierre Patin et Michel Lepont.

 

P1100268.JPG

Une partie des membres de l'AMSE visitant Pont-de-l'Arche le 10 mars 2013.

 

Fondée en 1927 et présidée depuis 6 ans par Pierre Roussel, l’AMSE fédère les énergies et conseille les élus et les particuliers soucieux de préserver le patrimoine. Le matin, ils étaient 150 dans l’Espace des Arts’chépontains pour une assemblée générale révélant une bonne santé : 780 adhérents, 250 communes amies, un budget à l’équilibre, des partenaires de choix tels que le Conseil général, le Service territorial de l’architecture et du patrimoine (STAP), la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC), la Fondation du patrimoine, le Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement de l’Eure (CAUE), le diocèse… Grâce aux nombreux bénévoles, l’AMSE est active : édition d’un bulletin, sorties à thèmes (héraldiques, églises…), journées Confluence, nuit des retables, ateliers du patrimoine avec France Poulain, directrice du STAP. Cette dernière, présente dimanche, a souligné la chance d’avoir à ses côtés l’AMSE, « une association qui, grâce à son intérêt pour tout le département, décloisonne des dossiers stoppés au niveau local. C’est par l’échange et la communication que peut se faire la protection du patrimoine » termine la jeune directrice. Présents aussi, le député François Loncle qui n’a pas tari d’éloges pour les bénévoles et Richard Jacquet, maire de Pont-de-l’Arche, qui a souhaité la bienvenue aux sociétaires et rappelé que « le patrimoine a besoin du soutien de chaque génération. C’est la seule manière de « disputer à l’oubli », comme l’écrivait Hyacinthe Langlois, artiste et historien né à Pont-de-l’Arche en 1777, les beautés et les enseignements laissés par nos ainés. » Il a ensuite présenté les réalisations de la commune aujourd’hui : l’orgue entretenu par Michel Lepont, nommé titulaire en 2009, restauration de tableaux (2009), publications sur le patrimoine notamment industriel, libération des douves (2012), restauration à venir de la statue Saint-Pierre et des lions des stalles, étude pour planifier les travaux dont Notre-Dame-des-arts a besoin, la fin de la restauration cette année de la boulangerie du baillage avec la Fondation du patrimoine et 7 jeunes en service civique. Puis l’AMSE a honorés quatre belles réalisations de 2012 avant un repas puis une visite commentée de la ville par Armand Launay et un concert d’orgue de Michel Lepont. A suivre, dans notre région, les visites gratuites au château de Gaillon du 25 mai au 2 juin et qui présenteront les techniques de construction de charpente à l’ancienne grâce à Charpentiers sans frontière, soutenus par la DRAC et épaulés par l’AMSE.

 

Plus d’infos sur www.amse.asso.fr 

 

Logo AMSE

 

Armand Launay

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 18:51

Dominique Jachimiak est né le 30 octobre 1957 à Bordeaux. Comptable, il travaille au Ministère de la culture puis à la Direction départementale de l’équipement de Seine-Saint-Denis. En 1991, il obtient le diplôme d’attaché d’administration scolaire et universitaire. A la rentrée 1992, il est nommé gestionnaire du collège de Pont-de-l’Arche. Il rejoint l’association « L’Arche expression » rassemblant l’opposition, non élue, au maire Paulette Lecureux (PS). Aux municipales de 2001, il est en deuxième position sur la liste « Pont-de-l’Arche pour tous » emmenée par Claude Blot. En tête des candidats au premier tour (715 voix), il devient tête de liste dans l'entre deux tours et est élu avec 52,5 % des suffrages exprimés.  

 

Dominique-Jachimiak.jpg

 

Réalisations

Son mandat de 7 ans se caractérise par de nombreuses réalisations municipales dans le domaine immobilier. Tout d’abord, grâce à une importante réserve financière laissée par l'équipe de Paulette Lecureux, il y a la mise en œuvre de projets lancés par la précédente équipe municipale : construction du gymnase du Bon-air (2003), aménagement de l’espace ludique de la Pommeraie (2004). Puis viennent les projets propres à ce mandat : agrandissement du restaurant scolaire (2002), agrandissement et restauration de la crèche Bidibul (2005), nouveaux locaux pour le Relai des assistantes maternelles (RAM) rue Julien-Blin (2005), aménagement de la rue Jean-Prieur et réalisation de sanitaires (2004), rénovation de la salle des fêtes (2006), pose d’un columbarium au cimetière (2006), halle et parking au bord de l’Eure (2006), achat des locaux de la Bibliothèque pour tous (2006) et de l’ancienne poste (2007).

 

Aménagements privés et HLM

Des aménagements privés voient le jour : implantation d’un supermarché Le Mutant (2006), création des résidences Le Chêne-Jaunet (2004-2007), le Clos des Cerisiers (2007) et Le Clos de La Borde (2007). Côté HLM, ce mandat est pauvre. Deux réalisations ont eu lieu : la réhabilitation de l’Anneau des Rosiers (2005) lancée sous le précédent mandat (2000) et la 3e tranche de la résidence Pierre-Mendès-France lancée sous le premier mandat de Roger Leroux. La résidence du Hêtre, créée par le bailleur public Dialoge (2006), ne pratique pas de tarifs HLM (750 € / mois). Il faut remonter au mandat de Rolland Levillain (DVD), exploitant de scierie et promoteur immobilier, pour voir émerger dans la ville autant de projets immobiliers privés et si peu d’offres publiques. D'ailleurs, Dominique Jachimiak fut agent du promoteur immobilier Extraco de 2008 à 2009 et cogérant d'une société civile immobilière (2013).

 

Contournement

C’est durant le mandat de Dominique Jachimiak que débutent les travaux du contournement de la ville (printemps 2006) demandés par l'équipe de Roger Leroux dès 1983 et dont les premières étapes concrètes ont été obtenues par l'équipe de Paulette Lecureux. Au préalable, les terrains de football et de rugby ont été déplacés, donnant naissance au stade Max-Fournier, créé avec le Conseil général (2005). De la même manière, le nouveau puits est créé (2005). Les locaux de la nouvelle gendarmerie sortent de terre (2008), la déchèterie portée par la CASE est ouverte (2007).

 

Démocratie locale

Du côté de la démocratie locale, ce mandat est caractérisé par des conflits avec le CAEJ, association gérant le Centre de loisirs. Dominique Jachimiak municipalise ce service (2003) mettant fin à la vie associative qu’a connue le Centre de loisirs depuis Roger Leroux (1979). Il en est de même pour la restauration scolaire, municipalisée aux dépens d’un service privé. Le projet de construction du supermarché Le Mutant est très contesté. Le passage en force du maire, qui dit en faire « une affaire personnelle », provoque une manifestation dans la ville (9 novembre 2003). Elle rassemble plus de 100 commerçants, riverains et citoyens. Une pétition récolte 1 200 signatures contre la forme ou le fond du projet.

 

Finances

D’un point de vue fiscal, le mandat est caractérisé par une hausse des impôts (2 % en 2003, 1,5 % en 2004, 1 % en 2005). Ce n’était pas arrivé depuis Roger Leroux. La dette passe de 1 millions d’euros à 1,8 millions d’euros durant la même période. Les dépenses de fonctionnement explosent : + 800 000 € entre 2001 à 2006 et ce sans création de service supplémentaire (500 000 € sont imputables à la masse salariale surtout à cause de la municipalisation du Centre de loisirs et de la restauration scolaire).

 

Un positionnement partisan fluctuant

Soutenu par le PCF avant 2007

Issu d’une association regroupant d’anciens élus communistes et de nouveaux citoyens de toutes tendances, Dominique Jachimiak est longtemps resté sans étiquette partisane. Allié du PCF en 2001 face à la socialiste Paulette Lecureux et le futur maire Richard Jacquet, ses rapports avec le PCF local changent.

Un maire très modéré

Dans Le Mot pour dire n° 4 de novembre 2007, le PCF local écrit : « Le Maire de Pont-de-l’Arche est vice-président de la Communauté d’agglomération Seine Eure et a depuis fait son chemin politique, proche de Franck Martin [PRG, président de la CASE] qui lui, prônait le rapprochement de Ségolène Royal avec le Modem [centre droit] pour le deuxième tour des présidentielles 2007 ». En effet, à la cérémonie des vœux de 2007, Dominique Jachimiak appelle à voter Ségolène Royal (PS) face à Nicolas Sarkozy (UMP), modérant toutefois son propos envers « deux démocrates, deux républicains, deux choix de société respectables ». Elu sur la promesse de sortir Pont-de-l’Arche de la CASE en 2001, Dominique Jachimiak devient effectivement vice-président de la CASE en charge du logement le 27 janvier 2005. Il semble alors proche du PRG et de Franck Martin, son adjointe Marie-Claude Lauret (PRG) étant la suppléante de de ce dernier aux élections législatives de 2007. Dans le même temps, il accueille offciellement en maire le ministre Xavier Bertrand, venu en tant que soutien à la candidate UMP Françoise Miquel. 

Aux élections municipales de 2008, il se positionne comme apolitique face à la liste d'union de la gauche PS, DVG, PCF, MRC, PRG de Richard Jacquet.

Retour vers le Front de gauche ?

Aux cantonales de 2011, il fait campagne pour le candidat PCF Gaëtan Levitre face au socialiste Richard Jacquet. En vue des élections municipales de 2014, il réalise l'alliance entre « Pont-de-l’Arche pour tous », l'association qu'il dirige, et le PCF local face à Richard Jacquet. Mais en septembre 2013, suite à un désaccord avec le PCF, il n'est pas en mesure de constituer une liste, abandonne le projet de se présenter aux élections municipales de 2014 et dit se retirer de la vie publique pour raisons familiales et professionnelles.

2014 : campagne avec Hervé Lour (UDI-droite)

En Janvier 2014, Dominique Jachimiak s'allie avec Hervé Lour (UDI-droite) dans l'équipe "Pont-de-l'Arche ensemble" et perd tout poids électoral, cette liste n'obtenant que 28,08 % des suffrages exprimés.

 

Sources

Pont-de-l’Arche ma ville n° 15 (?) (1992)

L’arche en ciel (2001-2008)

Document de campagne Pont-de-l’Arche pour tous (2008)

 

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Les maires de Pont-de-l'Arche

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 17:31

Jacques Havet est né à Pont-de-l’Arche le 21 décembre 1931 et décédé, même lieu, le 12 septembre 2000. Il fut un personnage clé de la vie publique archépontaine.

Pendant 50 années, il fut président de l’USPA, le club de football de l’Union sportive de Pont-de-l’Arche et d’Alizay, l'actuelle USPAC.

Jacques Havet fut aussi président du comité des fêtes de 1977 à 1989 et conseiller municipal de 1977 à 1989, quand Roger Leroux était maire, et de 1995 à 2000 avec le maire Paulette Lecureux.

Celle-ci dit de Jacques Havet, lors de la messe funèbre lui rendant hommage, que « Le bénévolat était pour lui quelque chose de sacré. Qui ne se souvient de sa gentillesse innée, de son souci constant d’arrondir les angles, de ses révoltes parfois. Il ne comprenait pas les conflits, convaincu qu’il fallait se parler pour se comprendre et que les habitants d’une même ville devaient forcément s’entendre. […] Jacques Havet fut une figure emblématique, qui n’a jamais recherché les honneurs. Ce qu’il a accompli durant 50 ans il l’a fait avec son cœur et pour Pont-de-l’Arche parce que, aimait-il à dire : Pont de l’Arche, c’est ma ville. »

Le stade de football prit le nom de ce personnage le 5 septembre 2001 lors d’une inauguration présidée par Dominique Jachimiak, nouveau maire, et ce conformément au choix de la précédente municipalité présidée par Paulette Lecureux. 

 

Jacques-Havet.JPG

Jacques Havet vers la fin des années 1970 dans la salle du conseil municipal. 

 

 

Armand Launay

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:35

Entre le Lotissement de la Forêt et la rue Charles-Michels, quelques rues traversent le Pont-de-l’Arche de 1900. La brique rouge y est reine et rappelle la première construction d’Habitations à loyer modérée (HLM), appelées Habitations à bon marché (HBM) avant 1949. Elles furent instituées par la loi Siegfried du 30 novembre 1894 qui prévoyait des défiscalisations contre la mise à disposition de logements sociaux...

 

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La rue Docteur-Sorel, 2013 (photo A. Launay)

 

L’initiative revint à Maurice Hervey, sénateur républicain modéré (droite), de fonder et présider la « Société anonyme des habitations à bon marché » (SAHBM), visant à construire des logements pour les ouvriers. A ses côtés, Léon Bataille, maire républicain de gauche de Pont-de-l’Arche (1900-1902), était administrateur. Etienne-Alexandre Sorel, conseiller municipal royaliste, était administrateur délégué. La SAHBM récolta 30 000 francs nécessaires aux constructions de logements dont le nombre nous est inconnu. Parmi eux, Henri Désiré de Subtil de Lanterie, homme d’église, offrit 2 000 francs. Autre bienfaiteur, Emile Lenoble, propriétaire de Bonport, permit à la ville de creuser un puits artésien sur un de ses terrains. 

Sous la présidence d’Anthime Ferrandier, le Conseil municipal du 13 avril 1921 honora Etienne-Alexandre Sorel et Emile Lenoble en donnant leurs noms à des voies. Il en fut de même pour Maurice Hervey le 4 mars 1931 sous la présidence de Charles Morel. Le 21 mars 1934, le nom d’Henri Désiré de Subtil de Lanterie était donné à une voie sans rapport avec les constructions de la SAHBM auxquelles il avait prit part. Léon Bataille, le seul personnage réputé de gauche parmi les bienfaiteurs de la SAHBM, est aussi le seul à n’avoir pas été honoré de son action.

 

Leon-Bataille--1909-.JPG

Léon Bataille, maire de Pont-de-l'Arche de 1900 à 1902,

fut administrateur de la SAHBM. Ici dans sa propriété de la Folie-Vallée en 1909.

 

Henry Prieur, industriel du chausson et de la chaussure avait déjà fait bâtir des logements ouvriers dans une rue qui, depuis, porte son nom. Cependant, c’est bel et bien la SAHBM qui a porté le premier projet « public » de Pont-de-l’Arche.

Si les maisons n’ont pas été construites côte à côte, dans un même espace, la cohérence de leur architecture saute aux yeux et permet de les retrouver dans les différentes rues concernées. Il s’agit de demeures rectangulaires à un étage plus un étage de comble. Elles sont réalisées en brique. Toutefois, le remplissage de certaines constructions des rues Maurice-Hervey et Docteur-Sorel est réalisé de moellon calcaire scié du plus bel effet. Toutes sont couvertes d’ardoises sur toits à deux pans. Nombre de façades sont aujourd’hui couvertes de crépit masquant leur beauté. Certaines maisons sont mitoyennes (rue Emile-Lenoble et rue Olivier-des-Bordeaux si on peut attribuer les maisons de cette voie à la SAHBM) mais toutes ont une cour destinée au potager. C’est ainsi que ces édifices sont construits près de la rue afin de laisser un espace exploitable côté cour. Côté décoration, d’élégantes séries de croix grecques ornent les façades des murs gouttereaux. Souvent, des losanges de brique ornent les allèges du premier étage. Le nom de l’architecte à l’origine de ces réalisations nous est malheureusement inconnu.  

 

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Une demeure de la SAHBM restée dans son jus dans la rue Maurice-Hervey, 2013 (photo A. Launay)

 

Sources

Délibérations du Conseil municipal

 

Avec nos remerciements à Daniel Hector Costa 

 

Armand Launay

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 14:48

C’est le 13 avril 1921 que le Conseil municipal, sous la présidence d’Anthime Ferrandier, donna le nom d’Émile Lenoble à une voie de Pont-de-l’Arche. Cependant, il faut remonter au 31 mai 1904 pour comprendre l’action de cet homme...

Par un contrat signé avec la mairie, Emile Lenoble autorisa le forage d’un puits artésien sur une de ses propriétés. Celui-ci était propriétaire du « château de Bon Port », comme le rapporte la délibération. Il s’agissait de couvrir les besoins quotidiens en eau, évalués à 30 000 litres par jour, que le puits Olivier-des-Bordeaux (1883) ne parvenait déjà plus à couvrir. Cette eau devait aussi alimenter les nouveaux quartiers et notamment ceux de la SAHBM. Un puits fut ainsi percé entre 1904 et 1905 par la société du Puits artésien de Vincennes de MM. Dumont et Gondin. Le puits donna d’abord satisfaction puis fut rapidement dépassé par la croissance de la population (délibération du 2 aout 1925). Il fut restauré en 1931 puis en 1937. Une délibération du Conseil municipal du 29 avril 1937 mentionne une autorisation préfectorale de percer un nouveau puits, visiblement au Chêne-Jaunet. Une délibération du 9 mai 1972 décide la destruction du château d’eau de la rue Général-de-Gaulle. Aujourd’hui, sur les berges de l’Eure se trouve toujours le bélier du bassin d’aération.   

 

Route-Elbeuf--8-.jpg

Le château d'eau du puits artésien était situé à l'angle du chemin du Becquet de la rue Général-de-Gaulle (en face de l'actuelle gendarmerie). Il fut bâti par la Ville sur un terrain d'Emile Lenoble.  

 

Route Elbeuf (2)

Le bélier du bassin d'aération du puits artésien se trouve toujours sur les berges de l'Eure, sous le coude du chemin du Becquet, en conrebas de l'actuelle Gendarmerie. 

 

 

Sources

Dolfuss (G.), « Les puits artésiens de la Basse-Seine et de Paris », p. 306-311, in La Nature : revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l’industrie. 1905, 33e année, 2e semestre, collation des n° 1671 à 1696. Voir les pages 308 et 309.

 La Nature 1 La Nature 2

Délibérations du Conseil municipal

Armand Launay

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  • : Pont de l'Arche histoire, patrimoine et tourisme
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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Compte LinkedIn.

Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au coeur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte. Gege wanazioni wangu !

Réflexion

Le temps n'est pas. Il n'y a qu'une règle graduée portant les marques "hier, aujourd'hui et demain" ; c'est-à-dire quelques traits issus de la faculté des Hommes à compter le passage des astres ; beautés et mesures à la fois, par Odin !

C'est avec cette règle que les Hommes tentent de mesurer les phénomènes les plus apparents. Ils se donnent des repères parmi l'érosion, véritable mère de la prise de conscience : "ce qui est rare à du prix" écrivait Chateaubriand. 

Il s'agit alors de prendre conscience de l'interdépendance entre tous les phénomènes, leur âme, et leur manière de s'attacher à notre âme. Pont-de-l'Arche où la terre natale... 

Ces phénomènes alimentent notre bonheur : sens du savoir, comment se crée notre notion du bienêtre, d'où vient notre conscience de ce qui est bon, quelles en sont les limites ? 

Bonheur, sens et quête du savoir ; horizon qui donne une orientation à notre cheminement ; orientation vers la naissance de la lumière quelle que soit la saison ; sève de notre arbre généalogique ; doute qui permet de poser peut-être les bonnes questions...

Rabelais quoi qu'il en soit... entre vins, livres et mets sapides : conscience du savoir s'il sait sucrer le faste palais du quotidien et donc là où se rassemblent les gens... érudition en entrée, curiosité en plat principal et conscience en dessert... et inversement, même si c'est moins agréable, pour un étudiant. 

Enfin, n'oubliez pas de poursuivre l'observation dans un verre à dégustation rempli de Calvados du bon bocage normand ! Au-delà des ténèbres de la Genèse, vous y verrez luire les étoiles de l'esprit et des plaisirs...