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19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 11:08
Le quartier de l'église d'après un détail du plan terrier de la fin du XVIIIe siècle conservé aux Archives de Seine-Maritime (cote 12Fi77) et accessible en ligne.

Le quartier de l'église d'après un détail du plan terrier de la fin du XVIIIe siècle conservé aux Archives de Seine-Maritime (cote 12Fi77) et accessible en ligne.

 

Presque invisible lorsqu’on circule le long de la route Évreux-Rouen “Les Authieux-sur-le-port-Saint-Ouen” est une bien jolie commune résidentielle qui annonce la couronne rouennaise. Les constructions immobilières s’y succèdent depuis les années 1950. De 326 habitants en 1946 à 1 265 habitants en 2017, les résidences pavillonnaires, consommatrices en espace, ont largement remplacé les anciens vergers, surtout aux Quatre-chênes. 

Passées ces constructions nouvelles, voici le cœur du village d’antan : un village-rue dans le sens Gouy-Le Hamel, dans la vallée vers Tourville. Les cartes anciennes le montrent, l’église Saint-Saturnin a été bâtie en haut du val Hamel et, sûrement, là où résurgeait une eau potable ayant creusé et alimenté le vallon. Le clocher de l’église indiquait de loin l’endroit où la voie reliant Rouen à Pont-de-l’Arche, passant donc plus à l’est que celle d’aujourd’hui, formait un carrefour avec le chemin Gouy-Le Hamel. 

Le château de La Haye était donc excentré. D’ailleurs, la “haye” signifiait en ancien français un enclos protégé par des fossés et de la végétation dense. Il a sûrement remplacé un ouvrage défensif plus ancien et plus modeste qui barrait cet éperon au-dessus de la vallée tourvillaise.

 

Vues des Authieux grâce à des cartes postales illustrées des années 1910.Vues des Authieux grâce à des cartes postales illustrées des années 1910.
Vues des Authieux grâce à des cartes postales illustrées des années 1910.Vues des Authieux grâce à des cartes postales illustrées des années 1910.

Vues des Authieux grâce à des cartes postales illustrées des années 1910.

 

Dans le cœur historique des Authieux se trouve le clocher en flèche de charpente de l’église Saint-Saturnin. C’est une architecture typique de la région, au moins dans les villages de Boos et du plateau du Neubourg. L’église est humble et basse mais son clocher est visible depuis bien des points de la paroisse et ailleurs, à commencer par les chemins avoisinant le Pré-Cantui, entre Igoville et Ymare. Pour une église rurale, la nef est étonnante par son ampleur et son soin. Elle tranche, en effet, avec le chœur du XIIIe siècle. Avec le clocher, la nef date du XVIe siècle avec des remaniements du premier quart du XVIIIe siècle. Sa décoration est soignée et s’ancre dans une admirable ambiance gothique du début de la Renaissance. Ses baies sont amples et accueillent de belles verrières, du XVIe siècle itou, figurant de saints personnages. Plusieurs de ces baies sont protégées par un classement aux Monuments historiques depuis le 25 aout 1908, il s’agit de : l’Annonciation (baie 1), des scènes de la vie de la Vierge (baie 3), Sainte Anne, la Vierge, sainte Cécile (baie 4), sainte Barbe, saint Sébastien, sainte Catherine (baie 5), Saint Laurent, la mort de la Vierge (baie 7), saint Pierre et saint Michel (baie 8) et saint Saturnin, la Vierge, saint Nicolas.

 

L'église Saint-Saturnin des Authieux d'après deux cartes postales illustrées des années 1910. L'église Saint-Saturnin des Authieux d'après deux cartes postales illustrées des années 1910.

L'église Saint-Saturnin des Authieux d'après deux cartes postales illustrées des années 1910.

Vue sur Les Authieux depuis le Pré-Cantui, ou presque, entre Igoville et Ymare (photographies d'Armand Launay, aout 2020).Vue sur Les Authieux depuis le Pré-Cantui, ou presque, entre Igoville et Ymare (photographies d'Armand Launay, aout 2020).

Vue sur Les Authieux depuis le Pré-Cantui, ou presque, entre Igoville et Ymare (photographies d'Armand Launay, aout 2020).

 

Que de pieuses références, me direz-vous ? Mais le nom de la commune est doublement pieux : “Altaribus” nom trouvé dans une archive estimée entre 1015 et 1024, signifie les petits autels, les “autilleux” en normand. Ces authieux doivent désigner des oratoires, voire des chapelles, lieux de dévotion populaires autant que modestes étant donné les faibles revenus des quelques familles paysannes résidant ici en ce temps. L’autre partie du nom : Port-Saint-Ouen, provient des vastes propriétés de l’abbaye Saint-Ouen, siège de l’actuelle mairie de Rouen, qu’elles fussent à Ymare, Sotteville ou Les Authieux. Un petit port de Seine fonctionna ici qui alimentait Rouen. C’est même de ce petit port qu’Amfreville-la-mi-voie tient son nom puisque cette paroisse est à mi-chemin entre Rouen et… le Port-Saint-Ouen. La carte de Cassini nous apprend que Les Authieux était le lieu d’un relai postal, c’est-à-dire une poste à chevaux sur la voie Paris-Rouen. Il est vrai que ces pauvres chevaux devaient être bien fatigués par les impressionnantes côtes qu’on vienne d’Igoville ou du Port-Saint-Ouen. Lieu de passage s’il en est, Les Authieux s’est retrouvée sur une des voies majeures entre Rouen et Paris, avec celle du Vexin et celle, sur l’eau, de la Seine. 

 

Les Authieux, c'est aussi le Port-Saint-Ouen, nom du hameau situé le long de la Seine et parcouru par la route départementale entre Evreux et Rouen. Ici d'après des cartes postales illustrées des années 1910.
Les Authieux, c'est aussi le Port-Saint-Ouen, nom du hameau situé le long de la Seine et parcouru par la route départementale entre Evreux et Rouen. Ici d'après des cartes postales illustrées des années 1910. Les Authieux, c'est aussi le Port-Saint-Ouen, nom du hameau situé le long de la Seine et parcouru par la route départementale entre Evreux et Rouen. Ici d'après des cartes postales illustrées des années 1910.
Les Authieux, c'est aussi le Port-Saint-Ouen, nom du hameau situé le long de la Seine et parcouru par la route départementale entre Evreux et Rouen. Ici d'après des cartes postales illustrées des années 1910. Les Authieux, c'est aussi le Port-Saint-Ouen, nom du hameau situé le long de la Seine et parcouru par la route départementale entre Evreux et Rouen. Ici d'après des cartes postales illustrées des années 1910.

Les Authieux, c'est aussi le Port-Saint-Ouen, nom du hameau situé le long de la Seine et parcouru par la route départementale entre Evreux et Rouen. Ici d'après des cartes postales illustrées des années 1910.

 

Le Ministère de la culture a aussi répertorié un logis du XVe siècle, agrandi au XIXe siècle qui dépendait de l'abbaye Saint-Ouen de Rouen. Il répertorie aussi un manoir appelé la Ferme du Clos aux moines et un hôpital placé sous les vocables de Saint-Antoine, Saint-Fabien et Sainte-Madeleine. Celui-ci aurait dépendu de l’abbaye de Bonport. Il aurait existé au XIIIe siècle et aurait perduré en 1499. Nous n’avons pas identifié ces lieux.

L’élément civil notable des Authieux est son château dans son beau parc. Le corps principal, de plan symétrique, est réputé de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Deux bâtiments encadrant le portail sont magnifiques. On en voit les murs pignons avec des parties maçonnées de brique. Ce château fut habité par Maurice Gallouen (1879-1945). Ce médecin installé à Rouen était connu pour son désintéressement et entra dans la Résistance dès 1940. Il cacha des explosifs et des tracts chez lui et soigna des soldats français. Dénoncé, il fut emmené par la Gestapo et déporté à Sachsenhausen en 1943, puis à Bergen-Belsen en février 1945. Malgré sa libération en mars 1945, il resta dans ce camp pour y soigner les survivants dans l’incapacité de se déplacer. Il y mourut du typhus en juin 1945. Les élus ont honoré son dévouement, son humanisme, en donnant son nom à l’un des deux axes principaux de la ville, le second ayant été dénommé rue des Canadiens, les libérateurs venus par Igoville. 
Les Authieux, c’est aussi des hameaux tels que Le Clos du Mouchel, sur les hauteurs de Port-Saint-Ouen et La ferme du Bosc, aujourd’hui appelée Les Pointes. À la lecture du plan terrier de la fin du XVIIIe siècle, archivé par le département de Seine-Maritime, cette ferme tenait son nom des immenses vergers qui l’entouraient. Le bosc, mot normand proche du sens de bois, devait donc signifier, au moins dans son acception locale, le verger.

Détails du plan terrier de la fin du XVIIIe siècle conservé aux Archives de Seine-Maritime (cote 12Fi77) et accessible en ligne. Il s'agit de la ferme du Bosc et de Port-Saint-Ouen.
Détails du plan terrier de la fin du XVIIIe siècle conservé aux Archives de Seine-Maritime (cote 12Fi77) et accessible en ligne. Il s'agit de la ferme du Bosc et de Port-Saint-Ouen.

Détails du plan terrier de la fin du XVIIIe siècle conservé aux Archives de Seine-Maritime (cote 12Fi77) et accessible en ligne. Il s'agit de la ferme du Bosc et de Port-Saint-Ouen.


Pour aller plus loin, les amateurs ont la chance de bénéficier, pour cette commune, des écrits d’Henri Saint-Denis, republiés par l’initiative d’Yves Fache, et même d’une étude d’Albert Soboul, historien marxiste de renom en matière de Révolution française ; article disponible en ligne sur Persée et intitulé “Une communauté rurale de Normandie à la veille de la Révolution : Les Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen”.

 

 

Armand Launay

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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 08:43

 

Que signifie Sotteville ? 

Le toponyme de Sotteville-sous-le-val a été interrogé sous l’angle normand, c’est-à-dire la recherche des traces des northmen, les hommes du nord : en somme les vikings. L’on s’est plu à répéter que Sotteville provient de “Sóti”, du vieux danois, qui désigne “celui qui est noir comme de la suie”. L’on traite donc d’une personne à la peau mate et aux cheveux noirs, à moins que ce soit un sobriquet hérité d’une anecdote ou d’une blague potache. On rapproche ce mot de l’anglais “soot”, la suie. Le suffixe “ville” vient du roman “villa” qui désigne, non une ville ou une somptueuse villa romaine, mais un domaine rural. Ce suffixe permet donc de transformer le nom “Le Noir” en “Domaine du Noir”. 

 

Mais à quoi bon préciser “sous le val” ? 

Mais nous nous intéressons ici à la précision “sous le val” accolé au nom d’origine scandinave. À l’évidence, il s’est agi de distinguer notre Sotteville de Sotteville-lès-Rouen, située aussi le long du cours de la Seine. Mais pourquoi ne pas appeler cette paroisse Sotteville-sous-les-monts comme, à près de 13 km par la route, Amfreville-sous-les-monts ? Après tout, il existe bien une ligne de coteaux assez pentus descendant régulièrement vers Saint-Aubin-lès-Elbeuf. 

 

Sotteville-sous-le-val désigne le chef-lieu de paroisse, puis de commune, mais aussi l'ensemble du territoire communal. Il n'est donc pas sûr que la précision "sous le val" désigne le val de la Moulinière au-dessus du chef-lieu (cliché d'Armand Launay, aout 2019).

Sotteville-sous-le-val désigne le chef-lieu de paroisse, puis de commune, mais aussi l'ensemble du territoire communal. Il n'est donc pas sûr que la précision "sous le val" désigne le val de la Moulinière au-dessus du chef-lieu (cliché d'Armand Launay, aout 2019).

 

Sotteville-sous-le-val… Renoux ?

Nous avions pensé, il y a longtemps, que “le val” précisant le nom de la commune était celui du Val-Renoux, vous savez, celui par lequel passe l’autoroute 13, là où se trouve la merveilleuse sculpture “Sur la trace des vikings”, de Georges Saulterre. Cette hypothèse a, depuis, été wikipédiatisée dans la fiche dévolue à la commune sottevillaise. 

Après tout, cette hypothèse parait assez logique car le Val-Renoux se dessine nettement depuis la vallée de Seine où circulent les passants, notamment sur l’eau. 

 

Que désigne Sotteville ? 

Mais Sotteville désigne depuis 1790 tout l’espace d’une commune et, auparavant, donnait son nom à l’étendue de la paroisse accolé au nom de son saint patron : Saint-Baudile-de-Sotteville. Par conséquent Sotteville est, à l’origine, un nom de lieu mais pas d’espace. Sotteville désignait le village, chef-lieu de paroisse, blotti autour de son église. Il existe aussi des hameaux : la Ferme du val, le Val-Renoux, les Bocquets et La cour à Monnier.

 

Sotteville-sous-le-val... de la côte Moulinière ? 

Or, la fiche Wikipédia de la commune, atteste que c’est depuis au moins 1757 que l’on accole la mention “sous le val” et non “à côté du val”. On ne traite pas de Sotteville-ès-val, près-val ou jouxte-val comme l’on disait Saint-Aubin-jouxte-Boulleng avant de dire Saint-Aubin-lès-Elbeuf.

La mention “sous le val” est-elle tout simplement une référence à la côte Moulinière qui passe dans un vallon derrière l’église et la mairie de Sotteville ? 

Nous en doutons car ce val n’est pas très lisible, bien qu’il existe. À ce titre, bien des villages devraient s’appeler Les Damps-sous-le-val, Igoville-sous-le-val, Connelles-sous-le-val… Même le Val-Renoux a besoin d’un nom d’homme pour qu’on le distingue et donc le retienne. 

 

Sotteville-sous-le-val... des Authieux ? Ou l’ancienne paroisse étendue. 

C’est en faisant des recherches sur Ymare que nous avons pris connaissance d’un plan terrier du XVIIIe siècle de la paroisse de Sotteville : celui-ci nous a mis la puce à l’oreille. À côté du plan terrier de Sotteville et ses hameaux valléens, il existe un plan de la paroisse de Sotteville... sur le plateau des Authieux. Cela n’est guère étonnant quand on songe que la commune est aujourd’hui en partie assise sur les hauteurs, du côté des Pointes des Authieux. Songez aussi au nouveau cimetière communal.

Mais ce plan, reproduit ci-dessous, nous apprend que les terres sottevillaises allaient par le fond des vallons jusqu’au pied des paroisses de Saint-Aubin-Celloville, alors dénommée Saint-Aubin-la-campagne, et d’Ymare. Si les bois lui échappaient, la paroisse allait jusqu’à leur lisière si bien que l’ensemble du val des Authieux (la route principale entre Igoville et Gouy) était sottevillais. On mesure aussi, mais c’est un autre sujet, que la ferme de la Folie et le Précantuit étaient igovillais.

Nous pouvons donc former l’hypothèse que “le val” dont il est question dans le nom de la commune désigne ou, plutôt, désignait cette bonne moitié de la paroisse autant accessible par Sotteville que par le Port-Saint-Ouen et qui devait être convoitée. On peut supposer que des fermes y existassent, à l’exemple de la ferme de la Folie, et que des paysans y travaillassent régulièrement. L’archéologie et l’observation aérienne y répondront peut-être un jour, si ce n’est déjà fait. 

Il est étonnant, dans le découpage des terres paroissiales, que le bas de ce val ait été attribué à Igoville et le haut à Sotteville. Ce découpage est sûrement le résultat d’une prise de pouvoir par quelque seigneur local ou par l’abbaye Saint-Ouen de Rouen, grand propriétaire foncier de la région comme l’indique toujours le nom du Port-Saint-Ouen.

On pourrait m’objecter que c’est surtout la paroisse d’Igoville qui est sise “sous le val” des Authieux. C’est géographiquement vrai. Mais toponymiquement il n’existe qu’un seul Igoville, nettement identifiable donc, alors qu’il existe bien des Sottevilles.

 

Conservé aux Archives départementales de Seine-Maritime sous la cote 12Fi106 et accessible par le site http://www.archivesdepartementales76.net, ce plan montre la partie haute de la paroisse de Sotteville-sous-le-val, le nom est donné. Ce plan terrier n'est pas daté mais date du XVIIIe siècle (capture d'écran du 12 septembre 2020).

Conservé aux Archives départementales de Seine-Maritime sous la cote 12Fi106 et accessible par le site http://www.archivesdepartementales76.net, ce plan montre la partie haute de la paroisse de Sotteville-sous-le-val, le nom est donné. Ce plan terrier n'est pas daté mais date du XVIIIe siècle (capture d'écran du 12 septembre 2020).

Détails du plan ci-dessus (captures d'écran du 12 septembre 2020).
Détails du plan ci-dessus (captures d'écran du 12 septembre 2020).

Détails du plan ci-dessus (captures d'écran du 12 septembre 2020).

 

Le val des Authieux et sa particularité.

Nous avançons un autre argument expliquant, selon nous, la référence au val des Authieux comme élément distinguant la paroisse sottevillaise. Le val des Authieux n’est pas un vallon en eau issu d’une érosion des coteaux de Seine. Il provient d’un ancien méandre de Seine asséché puis coupé du lit principal du fleuve. C’est Jérôme Chaïb, écologue et directeur de l'Agence régionale de l'environnement de Haute-Normandie, qui nous renseigne bien ici. Par des dessins très pédagogiques reproduits ci-dessous, il montre quelques phases de l’évolution du méandre de Seine qui nous intéresse. En retenant les leçons de Charles Darwin qui, dans L’Origine des espèces, nous invite à réfléchir à l’échelle géologique, bien plus vaste donc, on mesure combien le fleuve a creusé la roche et a pu modifier son cours. Ceci d’autant plus que le fleuve a été plus impétueux à certaines périodes de son histoire. On mesure donc que le val entre Igoville et le Port-Saint-Ouen mais aussi le Val-Renoux sont le vestige d’un ancien lit de la Seine. C’est un val qui se situe tout de même entre 70 et 80 mètres au-dessus de la Seine et qui descend de deux côtés vers le fleuve séquane… Ils ont été parcourus ensuite et vraisemblablement par quelques rus qui les ont creusés un peu plus surtout à leur connexion avec la vallée de la Seine actuelle. Nous songeons aux vallons descendant de Saint-Aubin-Celloville et Ymare, ce dernier semblant avoir eu un ru plongeant ensuite vers Igoville.

Dessins de Jérôme Chaïb, de l’AREHN, issu de la page 31 de La Seine en Normandie, ouvrage collectif publié en février 2012 et dirigé par Céline Dégremont et Christian Lévêque sous l’égide du GIP Seine-Aval. Nous en avons consulté la version numérique déposée dans Issuu à l’adresse suivante : https://issuu.com/seineaval/docs/la_seine_en_normandie. On voit ici que le val des Authieux est un méandre fossile. C’est donc un val particulier qui a dû compter dans la précision donnée à la paroisse de Sotteville-sous-le-val ; ce val étant pour moitié dans ladite paroisse. (capture d'écran du 12 septembre 2020).

Dessins de Jérôme Chaïb, de l’AREHN, issu de la page 31 de La Seine en Normandie, ouvrage collectif publié en février 2012 et dirigé par Céline Dégremont et Christian Lévêque sous l’égide du GIP Seine-Aval. Nous en avons consulté la version numérique déposée dans Issuu à l’adresse suivante : https://issuu.com/seineaval/docs/la_seine_en_normandie. On voit ici que le val des Authieux est un méandre fossile. C’est donc un val particulier qui a dû compter dans la précision donnée à la paroisse de Sotteville-sous-le-val ; ce val étant pour moitié dans ladite paroisse. (capture d'écran du 12 septembre 2020).

À la sortie d'Ymare, au-dessus de la mare Bouet. On voit se dessiner ici le val des Authieux, ancien lit de la Seine d'un méandre fossile. La paroisse de Sotteville-sous-le-val venait jusqu'à la lisière du bois où fut prise cette photographie (cliché d'Armand Launay, aout 2020).

À la sortie d'Ymare, au-dessus de la mare Bouet. On voit se dessiner ici le val des Authieux, ancien lit de la Seine d'un méandre fossile. La paroisse de Sotteville-sous-le-val venait jusqu'à la lisière du bois où fut prise cette photographie (cliché d'Armand Launay, aout 2020).

 

Pour conclure, la paroisse de Sotteville-sous-le val était bien plus étendue que la commune qui lui a succédé à partir de 1790. Elle occupait une partie du val des Authieux, ancien méandre de Seine. Il semble donc que Sotteville-sous-le-val désigne ce val particulier et non les vallons directs du coteau tels que le Val-Renoux et la côte de la Moulinière.    

Armand Launay

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  • : Pont de l'Arche histoire, patrimoine et tourisme
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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au cœur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

- Mieux connaitre Pont-de-l'Arche à travers 150 noms de rues et de lieux ! (Autoédité, 2019, 64 pages). 

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte.

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