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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 13:51

L'article le plus lu de ce blog est celui consacré à l'action politique de Richard Jacquet depuis les années 1990. Pas étonnant car Richard Jacquet est candidat aux élections législatives qui s'en viennent.

 

Bandeau de la Facebook de la campagne de Richard Jacquet (16 mai 2017).

Bandeau de la Facebook de la campagne de Richard Jacquet (16 mai 2017).

Les statistiques de ce blog au 16 mai 2017.

Les statistiques de ce blog au 16 mai 2017.

Pour lire l'article sur l'action politique de Richard Jacquet, cliquez ici.

 

 

 

 

Armand Launay

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Published by Armand Launay - dans Maires Richard Jacquet Elections
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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 11:50

La résidence Les Pins est une maison de retraite située à Pont-de-l’Arche, au bord de la route de Tostes (19, rue Roger-Bonnet). Elle comprend 53 chambres et des espaces communs. Elle a été, cette année, au centre de débats ayant abouti à la municipalisation de sa gestion.

 

La salle commune de la résidence des Pins vue depuis la cour durant les travaux vers 1969 (archives municipales).

La salle commune de la résidence des Pins vue depuis la cour durant les travaux vers 1969 (archives municipales).

 

Un projet de la municipalité de Roland Levillain

Roland Levillain est un maire divers-droite qui a réalisé trois mandats de maire à Pont-de-l’Arche. C’est à la fin de son premier mandat que le projet de maison de retraite entama sa concrétisation.

Ainsi, lors du conseil municipal du 2 décembre 1964 Roland Levillain prit la parole : “Notre réunion d'aujourd'hui sera certainement mes chers amis la plus importante depuis que avons en mains la responsabilité des destinées de notre ville. Elle va je pense apporter à ceux qui nous sont chers, un grand soulagement et une meilleure fin de vie !

Puis, à quelques mois des élections de 1965, le premier magistrat de la commune relate le bilan des années écoulées : le tout-à-l'égout, l’eau courante, la transformation du courant électrique, un contexte de plein emploi grâce à l’implantation de nouvelles usines et au commerce local, la construction scolaire, la construction du stade et “bientôt une splendide piscine que des villes les plus importantes nous envieront”.

“Avec le conseiller général, mes amis Serre et Coquais [adjoints], nous recherchons depuis des mois les terrains pour édifier une maison de retraite, afin de l'offrir non seulement aux anciens de notre ville mais aussi à ceux de notre canton afin de les accueillir à l'issue d'une vie laborieuse. Nous avons, et là je tiens à remercier notre conseiller général, constitué une association qui se nomme "Association archipontaine des équipes féminines" qui depuis bientôt deux mois multiplie les démarches pour arriver au résultat que nous cherchions…”

Le maire précise que l’association est présidée par Madame Labiche et constituée de plusieurs dames du canton, un ou deux membres du Conseil municipal. Il cite le précieux concours de la Caisse des dépôts et consignations, de la Caisse de vieillesse de Normandie, de la Caisse d'épargne de Louviers et, enfin, du Ministère de la santé publique.

Quant au terrain, il est question du concours de maitre Andrieu et de la compréhension de la famille Prieur, propriétaire, afin de finaliser prochainement un accord. La municipalité devra donc fournir un terrain “sans qu'il en coute un sou au contribuable”. La mairie se porte garante pour un emprunt de l'Association à hauteur de 168 900 francs.

 

 

Le nom et la mise en service : 1970

Quant au nom de résidence “Les Pins”, il apparait plus tard dans les archives. Il se trouve dans la droite lignée des nombreux noms d’espaces publics entérinés durant les mandats de Roland Levillain ‒ souvent sous le conseil de Lucien Siva, instituteur ‒ il évoque la nature et, plus précisément, la forêt de Bord et ses vastes pinèdes qui bordent la ville. Les premiers résidents prennent place à l’ombre des Pins durant l’année 1970.

 
La résidence Les Pins après la municipalisation de sa gestion. Pour l'oeil et pour l'heure, seul le visuel au-dessus de la porte d'entrée a été modifié (cliché Armand Launay, juillet 2016).
La résidence Les Pins après la municipalisation de sa gestion. Pour l'oeil et pour l'heure, seul le visuel au-dessus de la porte d'entrée a été modifié (cliché Armand Launay, juillet 2016).
La résidence Les Pins après la municipalisation de sa gestion. Pour l'oeil et pour l'heure, seul le visuel au-dessus de la porte d'entrée a été modifié (cliché Armand Launay, juillet 2016).

La résidence Les Pins après la municipalisation de sa gestion. Pour l'oeil et pour l'heure, seul le visuel au-dessus de la porte d'entrée a été modifié (cliché Armand Launay, juillet 2016).

2016 : la Ville entre dans le bois

“Pont-de-l'Arche magazine” n° 34, de mars 2016, nous apprend que la Ville, par le biais du Centre communal d’action sociale (CCAS) a souhaité prendre en main la gestion de la résidence Les Pins. Il s'agit-là du début du second mandat du maire socialiste Richard Jacquet.

Pour ce faire, elle a proposé à Eure habitat, propriétaire de l'ensemble immobilier de la résidence Les Pins, de reprendre la gestion locative du Foyer résidence pour personnes âgées (FRPA) des Pins. Exit l’Association archipontaine des équipes féminines, alors présidée par Jeannine Lacombe.  

Quelle est la motivation des élus ? Le magazine précise qu’il s’agit de programmer des actions contre l'isolement et de créer des actions intergénérationnelles. Il semblerait que l’idée soit de les pérenniser et les étendre car ce type d’actions avait déjà été entreprise les années précédentes. Il s’agit aussi, selon les élus, de s'assurer que les logements soient toujours occupés et de programmer des “travaux d'adaptation nécessaires et obligatoires” (notamment pour les Personnes à mobilité réduite). Enfin, des “opérations plus lourdes” seraient à prévoir, palliant ainsi plus de 45 ans d’érosion et répondant aux besoins d’une population française vieillissante.

Armand Launay

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 19:07
Extrait de photographie représentant Simone Sauteur vers ses 20 ans (avec nos remerciements à Alain Corblin).

Extrait de photographie représentant Simone Sauteur vers ses 20 ans (avec nos remerciements à Alain Corblin).

Edité cet été, Au cœur du Vièvre avec le maquis Surcouf est un ouvrage d’Alain Corblin qui publie, commente et annote les mémoires de Simone Sauteur, secrétaire du plus grand réseau de Résistance de l’Eure et aussi archépontaine regrettée depuis 2012. Hommage et émotion…

Avant tout, Simone Sauteur est chez nous une attachante personnalité arrivée à Pont-de-l’Arche afin d’y exercer son métier : institutrice puis professeure au collège. Ceux qui l’ont connue se rappellent sa vivacité, sa gentillesse et sa capacité à partager son indignation quand une injustice l’agaçait ! Une dame entière, en deux mots. On se rappelle aussi, au fond de l’impasse des Avettes, celle qui parlait à ses fleurs et ses chats avec un sourire angélique que jamais elle ne perdit. On se rappelle aussi son salon, ses livres, ses icônes chrétiennes reliés par les sauts quasi incessants de leur propriétaire. On se rappelle son attachement profond au monde de la culture, de la poésie qui la mena à saluer la mémoire d’Hyacinthe Langlois au point de contribuer, avec Anita Patin, à donner le nom de cet artiste archépontain au collège. Elle anima aussi l’association nommée Chemin Hyacinthe d’artistique aventure (le CHAA).

Ce que l’on savait moins, c’est que la menue silhouette de Simone Sauteur était celle d’une résistante du maquis Surcouf puis lieutenant de l’armée de libération, connue sous le nom de code “Puce”, en référence à sa taille mais aussi, sûrement, à son nom de famille. C’est cette action en faveur de la France républicaine qui fut déjà mise au jour et en valeur quand, en 2009, Richard Jacquet fit de Simone Sauteur une citoyenne d’honneur. Un article fut alors publié afin de faire connaitre la lumineuse action de notre résistante locale et de disputer ses mérites aux automnes de l’oubli.

Cet été, un nouveau souffle a soulevé les feuilles des automnes passés et rouvert le livre de notre histoire nationale à des pages datant de 1943 à 1944. Ce souffle provient d’Alain Corblin, secrétaire de la Société historique de Lisieux et archiviste passionné. Fils de Marceau Corblin, passé membre du maquis Surcouf, Alain Corblin avait déjà publié en 2014 le journal de Robert Leblanc, chef du maquis Surcouf.

Alain Corblin publie les notes de Simone Sauteur ; notes qu’elle a retravaillées après-guerre en vue d’une première publication fin 1956. Ce projet de publication fut controversée parmi les vétérans de la résistance et resta lettre morte. Les 526 pages (avec annexes) nées de longues recherches nous font pénétrer dans le quotidien du réseau de résistance : ses indignations, ses coups d’éclats (destructions, attaques armées, sauvetages de soldats alliés, assassinat de collaborateurs…), ses blessures inconsolables qu’elles soient physiques ou affectives (morts au combat, victimes des représailles allemandes, déportations), son organisation quotidienne sans laquelle rien n’eut été. On y lit la force de la jeunesse prête à se sacrifier pour un idéal indépassable : la liberté, qui prend forme dans un projet collectif appelé la France ! On y trouve André Antoine, résistant dampsois qui a été commémoré à Pont-de-l’Arche par une plaque dans la rue autrefois appelée rue de l’église.

Cette lecture est précieuse qui permet de mettre de la chair autour de dates ou de faits historiques trop théoriques car nous ne les avons pas vécus. Dans leur décor normand, et sous des traits qui pourraient parfaitement être ceux de membres de nos familles, le témoignage de Simone Sauteur permet de saisir l’histoire mieux que par le seul intellect mais aussi par l’attachement sentimental, ce qui est bien l’indicatif de la Simone que nous connaissions...

 

Préfaces de Jean Quellien, professeur d’histoire honoraire de l’université de Caen-Normandie, et de Richard Jacquet, maire de Pont-de-l’Arche.

 

Disponible sur commande (19 € + 5,6 € de port) :

02 31 64 21 80 – corblin.alain@neuf.fr

Société Historique de Lisieux : 1, rue Paul-Banaston, Tour Saint Laurent, 14100 Lisieux.

 

 

Armand Launay

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 15:02
Hormis durant des travaux ponctuels, allons-nous voir disparaitre, dans les prochaines années, ce type de panneaux délimitant Les Damps et Pont-de-l’Arche ? (cliché Armand Launay, juillet 2015).

Hormis durant des travaux ponctuels, allons-nous voir disparaitre, dans les prochaines années, ce type de panneaux délimitant Les Damps et Pont-de-l’Arche ? (cliché Armand Launay, juillet 2015).

 

Depuis mai 2013, le maire socialiste de Pont-de-l’Arche, Richard Jacquet, a officialisé un projet qu’il murit depuis son premier mandat, donc, où je comptais dans son équipe élue : fusionner administrativement les communes de Pont-de-l’Arche et des Damps. Il vise ainsi une plus grande efficacité du service public grâce à une mutualisation des moyens et un champ d’action plus cohérent : l’agglomération qui compte près de 5 800 habitants et non deux communes côte à côte avec des projets parfois discordants ou redondants.

Ce débat n’est pas nouveau et nous prenons plaisir à rappeler un chapitre de notre livre publié grâce à la mairie des Damps et son maire UDI, René Dufour : L’Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l’Arche (2007, éditions Charles-Corlet) : “La fusion des communes de Pont-de-l’Arche et des Damps… 4 projets en deux siècles !” Ajoutons un chapitre sur ce blog pour immortaliser ce cinquième projet qui sera peut-être, à moyen terme, le bon ?

Pont-de-l'Arche et Les Damps, ici sur Google maps (capture d'écran, octobre 2015), deux communes qui forment une même agglomération de 5 800 personnes. La question de la fusion entre les communes, à défaut de faire l'unanimité, mérite d'être étudiée.

Pont-de-l'Arche et Les Damps, ici sur Google maps (capture d'écran, octobre 2015), deux communes qui forment une même agglomération de 5 800 personnes. La question de la fusion entre les communes, à défaut de faire l'unanimité, mérite d'être étudiée.

Depuis 862… Pont-de-l’Arche s’est construit sur le territoire des Damps

Le projet de fusion des communes fait penser, de prime abord, à une volonté d’annexion de la petite commune par la grande. Le petit Poucet dampsois et l’ogre archépontain. Pourtant, Les Damps semble être l’agglomération d’origine. Au IXe siècle, quand le roi Charles le Chauve fit construire un pont fortifié pour barrer la Seine aux Vikings, la rive droite était appelée Pîtres et la rive gauche Asdans (qui deviendra “Les Damps”). Le hameau de Saint-Martin, appelé aujourd’hui Plaine de Bonport (commune de Criquebeuf-sur-Seine) était appelé Maresdans (la mare des Damps). Autour du fort protégeant l’entrée du pont, une ville s’est développée : Pont-de-l’Arche, c’est-à-dire le “pont de la forteresse”.

Les archives nous montrent que Les Damps était une paroisse organisée autour de son église Saint-Pierre, à l’endroit où l’on voit de nos jours la chapelle.

 

Les Damps se trouve depuis dans l’ombre de la ville...

Mais Pont-de-l’Arche, place militaire de fondation royale, a beaucoup grandi grâce à son rôle de police intérieure, au siège des administrations royales, et à son rayonnement marchand avec son marché, sa halle, ses artisans… Les Damps est devenu une petite paroisse qui a même été rattachée à celle de Saint-Vigor de Pont-de-l’Arche dans les années 1780. Les paroisses étaient les ancêtres autant que les embryons de nos communes. Les Damps a donc été annexé pendant des années et les Dampsois présentèrent donc leurs avis dans le cahier de doléances de Pont-de-l’Arche en 1789.

 

1790 : Les Damps devient une commune autonome… défendant ses droits !

Les Damps est doté en 1790 d’une entité administrative à la Révolution et possède, de ce fait, un Conseil municipal. Celui-ci doit se battre contre les prétentions de la commune de Pont-de-l’Arche surtout autour de l’ancienne église Saint-Pierre. Celle-ci était la propriété de la paroisse de Pont-de-l’Arche. Avec la Révolution, elle devint un bien de l’État avant d’être restituée à l’Église par Napoléon Bonaparte en 1801 (Concordat) et donc à la paroisse de Pont-de-l’Arche. Un problème administratif de taille se posa : l’église Saint-Pierre étant fermée par la paroisse de Pont-de-l’Arche, où pouvait-on enterrer les morts dampsois ? Un arrêté préfectoral datant de 1803 ferma le cimetière des Damps car l’église était abandonnée. La paroisse de Pont-de-l’Arche démolit l’église des Damps et son cimetière pour financer la construction d’un presbytère... à Pont-de-l’Arche. Déshabiller Pierre pour habiller Paul... Le litige entre la commune et la paroisse d’à-côté s’éternisait. En 1837, le préfet enjoignit la paroisse de Pont-de-l’Arche de laisser le cimetière à la commune des Damps ou d’éclairer cette affaire en justice. La paroisse de Pont-de-l’Arche se tourna vers ses amis élus...

Voici le début d’un texte présenté en 1850 par les élus dampsois contre la demande réunion des Damps à Pont-de-l’Arche. Le titre virulent et la forme dactylographiée ‒ rare en ce temps dans les archives communales ‒ montrent la détermination des Dampsois à se faire entendre par la préfecture. Archives de l’Eure (2F art. 2512).

Voici le début d’un texte présenté en 1850 par les élus dampsois contre la demande réunion des Damps à Pont-de-l’Arche. Le titre virulent et la forme dactylographiée ‒ rare en ce temps dans les archives communales ‒ montrent la détermination des Dampsois à se faire entendre par la préfecture. Archives de l’Eure (2F art. 2512).

1838 et 1848 : Pont-de-l’Arche passa à l’attaque !

Pressés par les dirigeants de la paroisse, le conseil municipal de Pont-de-l’Arche, souvent les mêmes personnes, présenta en 1838 à la préfecture une demande de fusion entre les deux communes. Les élus Dampsois obtinrent gain de cause et en 1841 le préfet déclara irrecevable la demande du maire archépontain. Le litige sur le cimetière continua. En 1848, le maire de Pont-de-l’Arche, Jean-Baptiste Olivier [des Bordeaux] décida d’agrandir le cimetière communal et demanda au conseil municipal des Damps de participer à la dépense. Ce dernier trouva la demande déplacée car le cimetière communal était inutilisable à cause de la paroisse archépontaine. En 1848, des Dampsois frappèrent un employé de la paroisse de Pont-de-l’Arche qui démolissait le mur du cimetière. Le conseil municipal des Damps entreprit de rouvrir son cimetière, ce qui déplut au maire de Pont-de-l’Arche qui arrêta que l’on n’enterrerait plus de Dampsois dans sa commune ! C’est le sous-préfet de Louviers qui résolut le conflit en proposant qu’on enterre les Dampsois à Pont-de-l’Arche jusqu’à l'ouverture du nouveau cimetière des Damps et que l’on trouve un terrain d’entente sur la participation des Damps aux frais d’utilisation du cimetière de Pont-de-l’Arche. Pour tenter d’anéantir la résistance des élus dampsois, le conseil municipal de Pont-de-l’Arche déposa en préfecture une demande de fusion entre sa commune et celle des Damps en 1848. Ceci devait être un chantage : Pont-de-l’Arche retirerait sa demande de fusion contre la cession du cimetière. Les élus Dampsois eurent gain de cause, rouvrirent le cimetière et, grâce au don des fidèles, la chapelle Saint-Pierre fut érigée et ouvrit ses portes en 1856.

 

1942 et 1972 : le Département proposa la fusion

Le Département proposa, dans le cadre de plans de regroupement de communes, la fusion entre Les Damps et Pont-de-l’Arche. Les Damps ne fut pas concerné contrairement à de nombreuses petites communes n’atteignant pas quelques dizaines d’habitants à cause du dépeuplement rural. Ce mouvement n'était pas nouveau : on passa, dans l’Eure, de près de 800 communes en 1850 à 650 de nos jours. Le conseil municipal du 30 octobre 1972 répondit en ces termes : “Le conseil, après avoir pris connaissance du plan départemental de regroupement des communes et du projet établi par la commission d’élus, projet qui prévoit la fusion des deux communes de Pont-de-l’Arche et des Damps, se faisant l’interprète de la population, hostile dans sa grande majorité ; tient à marquer – par un vote unanime – son opposition à ce projet de fusion”. Ces projets de simplification administrative restèrent sans conséquences pour notre commune.

 

L’intercommunalité, une sorte de fusion qui a fait peur en son temps...

La loi Joxe du 6 février 1992 a relancé la question de la fusion en incitant les collectivités locales à se regrouper en Communautés de communes. La fusion se limite, dans ce cadre, à la mise en commun de moyens humains et financiers pour mieux étudier les besoins d’un territoire et faire des économies d’échelle. Il s’agit de mettre en commun certaines compétences administratives. Concernant nos communes, l’embryon de la Communauté d’agglomération Seine-Eure (CASE) émerge à partir de 1993 (le “PACT urbain”) autour de Louviers, Val-de-Reuil et Pont-de-l’Arche, dont le maire était alors la socialiste Paulette Lecureux.

Mais ce type de projet suscite bien des craintes parmi la population et donc parmi les élus. La majeure partie des maires du canton de Pont-de-l’Arche craint que la CASE n’éteigne la voix des petites communes et que celles-ci paient les projets et les dettes des grandes communes. Ils fondent alors en 1996 la Communauté de communes Seine Bord (CCSB). La CASE quant à elle prend sa forme actuelle en 2001 et Paulette Lecureux parvint à y faire entrer Pont-de-l’Arche malgré une mobilisation de citoyens hostiles à ce projet. Si l’histoire a donné raison à Paulette Lecureux le 1er janvier 2013 où Seine Eure et Seine Bord ont fusionné, cette élue a peiné à expliquer le bienfondé de sa démarche et l'a payé par une défaite électorale en 2001.  

 

Mais… Les Damps et Pont-de-l’Arche sont déjà réunis !?

Aujourd’hui l’intercommunalité suscite une question : à quoi bon fusionner nos communes si elles font déjà partie de la même intercommunalité et que nos maires sont tous deux Vice-présidents de cette agglomération ?

D’une part, la majeure partie des compétences restent municipales. De plus, la naissance des intercommunalités ne s’est pas traduite par le transfert du personnel des communes aux nouvelles intercommunalités. Il est dommage de ne pas alléger les dépenses de fonctionnement par des commandes plus vastes, permettant des économies d’échelle. Il est dommage de ne pas additionner les compétences des fonctionnaires qui gagnent en spécialisation et en formation professionnelle dans des structures plus grandes. Pensons aux services centraux (finances, ressources humaines, accueil…), aux espaces verts et aux services techniques, aux accueils de loisirs... Il est dommage qu’une commune comme Les Damps ne s’adjoigne pas les services communication, parentalité, espace jeunes, animation, social et accompagnement, la police municipale d’une commune de taille moyenne comme Pont-de-l’Arche.

 

On ne pourra pas reprocher à Richard Jacquet d’œuvrer pour son intérêt électoral. En effet, étant donné le poids du vote de droite aux élections municipales des Damps, il donnerait à son opposition de droite, dans le cadre d’une fusion, une base électorale qu’elle a perdu depuis la fin des années 1970.

Quoi qu’il en soit, le conseil municipal des Damps du 19 octobre 2015 a précisé qu’il n’avait pas été élu en 2014 sur les bases, mêmes hypothétiques, d’une fusion avec Pont-de-l’Arche. À ce titre, il reporte un tel projet aux élections de 2020 si les candidats et les électeurs jugent pertinent ce débat et ce choix. Il ne ferme pas les discussions projetant, éventuellement, la mutualisation de services qui, elle, a le mérite de pouvoir se faire même sans fusionner les communes. Ce serait un test progressif pour évaluer l’opportunité humaines et financière d’une fusion…

Il sera difficile de convaincre les Dampsois, d’une part, que la ville de Pont-de-l’Arche leur fera gagner des services supplémentaires et, d’autre part, qu’ils ne verront pas leurs impôts locaux s’alourdir.  

Passées, peut-être, ces difficultés… et après un référendum, qui sait (?), on parlera dans les documents administratifs de la commune de Pont-de-l’Arche Les Damps et, dans les conversations, dans les cœurs, on restera toujours Archépontain et Dampsois. Prenons exemple sur Autheuil et Authouillet, villages qui ont fusionné en 1971 dans la commune d’Autheuil-Authouillet… et qui n’en restent pas moins des villages à part entière.

 

Conclusion

Après les projets honteux de 1838 et 1848, les projets froidement administratifs de 1942 et 1972, la proposition de Richard Jacquet constitue la première demande de fusion des deux communes autour d’un projet d’intérêt commun, d’un contenu à élaborer de part et d’autre de la rude frontière du chemin de la Borde et de la rue du Val. Aux élus archépontains de convaincre, aux élus Dampsois de décider.  

Depuis 1838, le camp gaulois des Damps résiste farouchement aux positions de Pont-de-l'Arche, récemment renforcées par César Jacquet (avé Richard, ceux qui sont exilés te saluent !). Il leur faudra parlementer pour peut-être construire le domaine des dieux là où l'Eure et la Seine se rejoignent pour la première fois...

Depuis 1838, le camp gaulois des Damps résiste farouchement aux positions de Pont-de-l'Arche, récemment renforcées par César Jacquet (avé Richard, ceux qui sont exilés te saluent !). Il leur faudra parlementer pour peut-être construire le domaine des dieux là où l'Eure et la Seine se rejoignent pour la première fois...

Armand Launay

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 14:25
Richard Jacquet (deuxième en partant de la gauche) entouré d'élus et du Directeur général des services, Christophe Hardy, lors d'une visite de quartier, rue Charles-Michels (cliché Armand Launay, juillet 2013).

Richard Jacquet (deuxième en partant de la gauche) entouré d'élus et du Directeur général des services, Christophe Hardy, lors d'une visite de quartier, rue Charles-Michels (cliché Armand Launay, juillet 2013).

Richard Jacquet est né en 1974 à Rouen. Très jeune, il entre au comité des fêtes de Pont-de-l’Arche et crée, avec plusieurs jeunes Archépontains, « La Caverne des jeunes » une association de loisirs. Il contribue à la création du secteur jeunesse au Centre de loisirs associatif, devenu municipal en 2003. Richard Jacquet est investi dans le théâtre, notamment en participant à plusieurs compagnies amatrices locales. Professionnellement, il devient animateur à l'Accueil de loisirs de Pont-de-l’Arche puis coordinateur des actions pour la jeunesse de la Ville de Sotteville-lès-Rouen. Depuis 2011, il est chargé de mission pour la Ville de Grand-Quevilly.

 

Un militant et candidat socialiste

On ne connait qu’un seul engagement politique à Richard Jacquet : le parti socialiste. En 1995, il est élu conseiller municipal sur la liste de Paulette Lecureux (PS). Il devient conseiller municipal délégué à la communication et adhère au Parti socialiste à la même époque. En 2001, il devient secrétaire de la section cantonale du PS.

La même année, suite à l’élection de Dominique Jachimiak aux élections municipales, il crée l’association « Questions d’avenir » afin d’organiser une opposition non élue. Il préside cette association jusqu’en 2013. Désormais principale figure socialiste à l'échelle cantonale, il se présente aux cantonales en 2004 (22 % des suffrages au premier tour) et en 2011 (18,3 %). Il est aussi candidat sur la liste PS-PRG aux élections régionales de 2010 mais sans être élu. Idem aux élections départementales de 2015.  

 

Premier mandat de maire de Pont-de-l’Arche et Vice-président de l'agglomération Seine-Eure (2008-2014). 

Richard Jacquet constitue une liste aux élections municipales de mars 2008 parvenant à rassembler toutes les forces de gauche, une première depuis 1983. Cette union fait de Richard Jacquet le plus jeune maire de l’histoire de Pont-de-l’Arche – 33 ans – en obtenant plus de 47 % des suffrages au second tour.

Son mandat est caractérisé par le développement des services publics malgré une baisse légère - mais régulière - des dotations d'Etat aux collectivités territoriales : création du Tremplin : maison des initiatives et des ressources (2009) et de l’Espace jeunes (2011), structuration d’une police municipale (2010), rénovation lourde de l'Accueil de loisirs (2011-2013), sauvegarde des archives municipales (2012) et création d'un espace de conservation adapté au sous-sol du Tremplin (2010), attribution de locaux adaptés à la Banque alimentaire (au Tremplin) qui ouvre désormais toute l'année (2009). Ce mandat voit la création d'une résidence HLM (Simone-de-Beauvoir, 2009) et le lancement de deux autres (Lucie-et-Raymond-Aubrac, 2013, et Jean-Paul-Sartre, 2013). Ce mandat est marqué par trois années successives d'effacement de réseaux (2010-2013), l'acquisition d'un columbarium (2013), la création d'une 7e classe (2008), l'agrandissement de la cour de l'école maternelle et la création d'un préau (2013) et la sauvegarde du four à pain du bailliage grâce à des chantiers de jeunes.

En tant que président de l'EHPAD, il travaille au financement et au lancement de la troisième grande restructuration de cet établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes. 

Durant ce mandat, un foyer associatif de jeunes travailleurs, aidé par la précédente municipalité, est inauguré à la place de la résidence d'urgence (2009). Le contournement sud de la ville est ouvert (2010). La résidence Les Marquises est livrée (2012). Le Village des artisans "la lisière, l'esprit d'entreprise Seine Eure", porté par la CASE, voit le jour au chemin de la Procession (2014). La restructuration de l’axe Est-ouest débute par l'importante rénovation conduite par la CASE de la place Aristide-Briand qui perd son étrange giratoire (2014). La réflexion sur le futur centre culturel débute avec l'acquisition des locaux sur la place Aristide-Briand (2011). Plusieurs acquisitions de terrains (2012 et 2013) au boulevard de la Marne permettent d'envisager la mise en valeur des douves. Du côté des animations, l'équipe de Richard Jacquet a créé les Nocturnes du vendredi (2008), les Olympiades 276 (2012), le Festival "Livres en ville" (2012)…

Le premier mandat de Richard Jacquet est aussi synonyme de création d'associations, notamment l'Amicale du personnel de la commune et ATLEA fédérant les parents désireux de s'exprimer sur les loisirs des enfants et, notamment, à l'Accueil de loisirs où la gestion associative a été supprimée en 2003 par le maire Dominique Jachimiak.  

Enfin, Richard Jacquet compte parmi les élus mobilisés au côté de l'intersyndicale du personnel de Mreal qui a lutté pour la reprise de la papèterie d'Alizay et donc la sauvegarde de l'emploi malgré la mauvaise volonté de Mreal. Cette lutte a abouti sur la reprise de la papèterie d'Alizay par le thaïlandais Double A et donc le maintien d'une partie des employés.

En 2008, Richard Jacquet fut nommé vice-président de la Communauté d'agglomération Seine Eure (CASE) présidée par Franck Martin (PRG). Il fut nommé vice-président au logement, comme l'était son prédécesseur à la mairie. A partir de 2013, il propose l'étude de la fusion des communes de Pont-de-l'Arche et des Damps, sans rencontrer ni l'hostilité ni la coopération de son homologue des Damps René Dufour.  

A l'issu de son premier mandat, il confirme sa réputation de maire investi auprès de ses concitoyens. En effet, aux élections municipales de 2014 les Archépontains l'élisent, lui et son équipe, avec 72 % des suffrages exprimés face à la liste "Pont-de-l'Arche ensemble".

 

Deuxième mandat de maire de Pont-de-l’Arche et Vice-président de la CASE (2014...)

Ce mandat se situe dans la lignée du premier, c'est-à-dire par une gestion budgétaire exigeante. Le premier magistrat, les élus et les agents continuent à faire baisser les dépenses de fonctionnement, qui plus est dans une période d'érosion des dotations d'Etat. 

Richard Jacquet, avec Angélique Chassy, première adjointe en charge des finances, et d'autres élus, s'investissent toujours auprès des demandeurs d'emplois archépontains. Après la création d'un forum annuel de l'emploi (premier mandat), les élus créent "Les ponts de l'emploi", un dispositif d'accompagnement, de conseil et de formation de personnes choisies pour leur motivation. Ce dispositif connait des résultats encourageants. 

En 2016, la résidence pour personnes âgées "Les Pins" est reprise en gestion par le Centre communal d'action sociale afin de mieux assurer le suivi des résidents, notamment les animations, et afin de procéder à l'entretien des locaux, donc du cadre de vie.

En matière d'action sociale, la création d'une épicerie sociale et solidaire est travaillée ainsi qu'un projet de création d'une maison des services au public (en partenariat avec le Département).  

Du côté des réalisations, ce mandat voit la réalisation en 2017 de l'extension de la mairie (salle des mariages et des conseils, accueil du public notamment les personnes à mobilité réduite). Du côté du patrimoine ancien, des restaurations des vestiges de remparts sont entreprises et le dossier de rénovation de l'église Notre-Dame-des-arts est constitué (cahier des charges et financement d'une première tranche de travaux). Le projet de centre culturel avance avec l'acquisition des terrains bâtis jouxtant la place Aristide-Briand. Les bâtiments doivent être rasés dans le courant de l'année 2017. Le tourisme est pensé aussi avec le projet d'un appontement, sur l'ile Saint-Pierre, destinés aux croisiéristes de Seine (projet de la CASE et de Rouen-Métropole).  

Par ailleurs, l'agrandissement et la réhabilitation partielle de l'EHPAD Julien-Blin se poursuit. Quant au cadre de vie de l'ensemble de la population, la réhabilitation de la rue Général-de-Gaulle est annoncée et les élus municipaux travaillent à l'accession à la propriété par les ménages aux revenus modérés. 

Concernant la vie intercommunale, Richard Jacquet est maintenu dans sa Vice-présidence malgré l'élection de Bernard Leroy (divers droite). Il est officiellement en charge des "parcours résidentiels" depuis 2014. 

En février 2017, en vue des élections législatives, Richard Jacquet est désigné candidat du Parti socialiste par les militants des sections socialistes de la quatrième circonscription de l'Eure.  

 

Son bilan est retracé dans Pont-de-l'Arche magazine notamment accessible en ligne. 

 

Sources

Pont-de-l'Arche magazine

Registre des délibérations du Conseil municipal.

 

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Les maires de Pont-de-l'Arche

Armand Launay

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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Compte LinkedIn.

Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au coeur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte. Gege wanazioni wangu !

Réflexion

Le temps n'est pas. Il n'y a qu'une règle graduée portant les marques "hier, aujourd'hui et demain" ; c'est-à-dire quelques traits issus de la faculté des Hommes à compter le passage des astres ; beautés et mesures à la fois, par Odin !

C'est avec cette règle que les Hommes tentent de mesurer les phénomènes les plus apparents. Ils se donnent des repères parmi l'érosion, véritable mère de la prise de conscience : "ce qui est rare à du prix" écrivait Chateaubriand. 

Il s'agit alors de prendre conscience de l'interdépendance entre tous les phénomènes, leur âme, et leur manière de s'attacher à notre âme. Pont-de-l'Arche où la terre natale... 

Ces phénomènes alimentent notre bonheur : sens du savoir, comment se crée notre notion du bienêtre, d'où vient notre conscience de ce qui est bon, quelles en sont les limites ? 

Bonheur, sens et quête du savoir ; horizon qui donne une orientation à notre cheminement ; orientation vers la naissance de la lumière quelle que soit la saison ; sève de notre arbre généalogique ; doute qui permet de poser peut-être les bonnes questions...

Rabelais quoi qu'il en soit... entre vins, livres et mets sapides : conscience du savoir s'il sait sucrer le faste palais du quotidien et donc là où se rassemblent les gens... érudition en entrée, curiosité en plat principal et conscience en dessert... et inversement, même si c'est moins agréable, pour un étudiant. 

Enfin, n'oubliez pas de poursuivre l'observation dans un verre à dégustation rempli de Calvados du bon bocage normand ! Au-delà des ténèbres de la Genèse, vous y verrez luire les étoiles de l'esprit et des plaisirs...