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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 17:59

Lorsqu'on quitte Pont-de-l'Arche pour aller à Igoville ou Rouen, on emprunte une route (D6015) qui repose sur des arches que l'on découvre au bout de quelques années, quelques mois pour les plus observateurs : ce sont les arches du Diguet.

Vue sur des arches du Diguet depuis la plaine (cliché Armand Launay, février 2006).

Vue sur des arches du Diguet depuis la plaine (cliché Armand Launay, février 2006).

On se demande pourquoi on a construit des arches au lieu de fondations en terre, tout simplement. Un retour en arrière sur l'histoire de ces énigmatiques arches permet d'y répondre...
Lors de la création des fortifications militaires dont est issue la ville de Pont-de-l'Arche (IXe siècle), la voie principale reliait les antiques voies romaines par les stations que sont Caudebec-lès-Elbeuf et Fleury-sur-Andelle (en passant par Le Manoir, par l'ancienne route). Le premier document qui mentionne une voie allant de Pont-de-l'Arche au port d'Oissel date du XIIIe siècle (Charpillon & Caresme : article "Pont-de-l'Arche). Elle raccourcissait donc le chemin de halage entre Vernon et Rouen. Si une route qui traverse la vallée entre Pont-de-l'Arche et Alizay-Igoville dépasse l'intérêt strictement local, on peut donc imaginer que les arches remontent au moins à cette période.  

Quant au nom, il est attesté en 1596 où des travaux de charpente furent entrepris à "l’arche du Diguet" sur le pont de Pont-de-l’Arche par Geofroy Gigault, maitre charpentier de Rouen (d'après Charpillon & Caresme). Selon toute vraisemblance, ce pont reliait la rive droite de la Seine (côté Igoville) au fort de Limaie (là où se trouvent actuellement la station-essence et l'auberge du Pressoir).

Nous retrouvons ensuite une représentation de ces arches dans l'atlas de Daniel-Charles Trudaine , intendant des finances et directeur des Ponts et chaussées. La portion de Pont-de-l'Arche fut établie par  Jean-Prosper Mariaval (fils) vers 1759. Dans la reproduction ci-dessous, on les voit symbolisées par des ruptures sur la voie reliant Pont-de-l'Arche à Igoville.

Trudaine--pour-le-Diguet-.JPG


En 1834, une délibération du Conseil municipal de Pont-de-l'Arche se fait l'écho du pont du Diguet. Les élus souhaitent qu'il soit démoli "tant il est vétuste et en ruines". Le gouvernement projette de remplir la chaussée sans arches. Les habitants d’Alizay s’y opposent car ils ont peur que "cela décuple les effets des inondations". En effet, jusqu’alors, les eaux s’échappaient toujours par les arches de ce pont. Les élus de Pont-de-l'Arche souhaitent qu'une étude soit menée afin de vérifier la pertinence de maintenir des arches en ce lieu.

En décembre 1834, les élus ont un rapport en main. La Seine déborde à 14 pieds d’eau. A 16 pieds, les eaux coulent sous les trois arches du sud du Diguet, qui désigne désormais toute la partie centrale de la vallée, là où passe la route. A 17 pieds, elles coulent sous l’arche la plus au sud, la plus proche de la ville de Pont-de-l'Arche. A 18 pieds, elles coulent aussi sous l’arche la plus au nord, côté Igoville. L’arche du Diguet est donc dans la partie la plus basse de la vallée en dehors du lit de la Seine. C'est la partie la plus utile à l’écoulement des eaux. La rapport nous informe que la Seine a connu une ou deux inondations en dix ans. Il note qu'en 1783, 1789 et 1793, toutes les arches ne suffisaient pas à l’écoulement des eaux et plusieurs membres du Conseil se rappellent être allés à Alizay en barque. Une partie des habitations d’Alizay étaient inondées.

Quand la Seine glace, les arches du grand pont de Pont-de-l’Arche glacent les premières (elles sont plus petites). Les eaux débordent vers le nord, vers Igoville, et charrient de grands blocs de glace qui passent sous les arches du Diguet. La débâcle arrive souvent avec la marée et le vent d’ouest évidemment.

En 1838, il est acquis que le futur pont du Diguet aura deux arches. Si nous n'avons pas la date de construction, nous constatons que ces arches ont été édifiées durant cette période à en voir l'architecture, encore visible, caractéristique du savoir-faire de l'époque.

Millésime gravé sur une des clés d'une des arches du Diguet. Elle commémore le niveau maximum des eaux, les premier et deux février 1910, lors de la célèbre crue centennale (cliché Armand Launay, février 2006).

Millésime gravé sur une des clés d'une des arches du Diguet. Elle commémore le niveau maximum des eaux, les premier et deux février 1910, lors de la célèbre crue centennale (cliché Armand Launay, février 2006).

Cependant, depuis la démolition du barrage de Saint-Aubin-lès-Elbeuf en 1934, les eaux de Seine ont largement baissé jusqu'au barrage de Poses. C'est ainsi que la plaine alluviale d'Alizay-Igoville est très rarement inondée. L'hiver 2018 nous a permis de renouveler notre regard sur cet espace car les arches ont vu passé de l'eau sous leur ombre et la Seine a mouillé la déviation d'Alizay. Cela rappelle les paysages d'antan où la Seine occupait bien plus souvent le fond de sa vallée. 

Pour l'anecdote, l'arche la plus accessible est située le long de la rue de la gare, à Alizay... bien qu'elle soit à moitié enterrée par le talus de la nouvelle voie (voir notre article sur la gare).

Quelques arches du Diguet durant la crue de février 2018 (cliché Patrice Royer).

Quelques arches du Diguet durant la crue de février 2018 (cliché Patrice Royer).

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 17:55

Le Nigard est un nom qui désigne, dans les cartes d’état major, l’espace de terre situé en face du Super U, à gauche de la route-départementale 6015 dans le sens Evreux-Rouen.
Une carte postale du début du XXe siècle montre un Nigard tout à fait différent de celui que l’on connaît de nos jours qui est tout plat… et tout sec ! 
La carte postale nous montre un plan d’eau plutôt calme qui donne vie à une nature généreuse qui devait ravir les pêcheurs, sinon comment expliquer que cette carte fut éditée par la papeterie de la veuve Canuel (Pont-de-l'Arche).

 

PA-le-Nigard


Que signifie ce nom populaire, Nigard ? Peut-être vient-il du nom de famille de la personne qui habitait le plus près d’ici. Nous ne savons pas.

En fait, le Nigard était un reste de bras de Seine comme on en voit encore à Freneuse. Il était relié au cours principal de la Seine il y a quelques siècles grâce à un bras de Seine qui partait de Pîtres en passant par le château de Rouville (et qui rejoignait les bras de Freneuse). Cet ancien bras alimentait les fossés du château et nous avons échafaudé la théorie que le château de Rouville existait peut-être déjà du temps de la construction du pont de Pont-de-l’Arche par Charles le Chauve, entre 862 et 869.
Au début du XXe siècle, des eaux stagnaient dans cet espace sauf en période de crues où la Seine occupait tout le fond de la vallée, d’où l’existence des arches du Diguet

Pourquoi le Nigard a-t-il définitivement disparu ? Nous verrons dans un prochain article que l’érosion naturelle n’est pas la seule cause, loin de là…

 

Armand Launay

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:07

Foncet--besogne-

 

Illustration d'une besogne (collection du musée de la Batellerie, Poses)

 

"Ce genre de bateaux à fond plat et au faible tirant d’eau, tiré de la rive par des chevaux grâce à son mât de halage, pouvait transporter de lourdes cargaisons. L’ingénieur Lescaille dans un mémoire signale qu’une centaine de bateaux de différents types naviguaient avant la Révolution entre Paris et Rouen ; les plus importants atteignaient 56 mètres de longueur, avec un gouvernail de 9,40 mètres de longueur et ils pouvaient transporter 600 tonnes ; six d’entre eux étaient capables de porter 750 tonnes (1). L’imposant safran du gouvernail était adapté aux remous du fleuve et à la faible vitesse de l’embarcation. Des allèges permettaient de charger ou décharger les cargaisons lorsque le tirant d’eau était insuffisant." 

 

 

(1) M. de Lescaille, « Mémoire sur un canal de dérivation de trois mille huit cent quatre-vingt-sept mètres de longueur à construire dans la plaine de Poses […] afin d’éviter les difficultés et faire cesser les dangers qu’éprouve la navigation de la Seine au pertuis de Poses, présenté en 1812 ». Texte repris dans le Bulletin de la société d’agriculture, sciences et arts de l’Eure, t. 1, Evreux, Ancelle fils, 1822, p. 331-366.

 

 

=> extrait du n° spécial des Cahiers vernonnais n° 33, 2011, page 19 : Vernon pendant la Révolution, d'André Goudeau. 

 

Remerciements à Jean Baboux, André Goudeau et Hubert Labrouche. 

 

Armand Launay

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:03

1936 : les congés payés votés par le Front populaire démocratisent le tourisme. A Pont-de-l’Arche, la création d’un camping près de la Seine est abordée en Conseil municipal. 

1960 : au début du mandat de Roland Levillain, l’Union commerciale, industrielle et artisanale (UCIA), présidée par M. Mahé, achète des terrains et inaugure le camping « Eure et Seine ». L’UCIA proposait aux touristes un rallye automobile, une exposition de peinture, des randonnées… Sur place, pêche, boulodrome, jeux pour enfants et la piscine municipale située en face de l’entrée.

 

Camping-1960

Le camping Eure et Seine dans les années 1960 : un espace de verdure bénéficiant de premiers aménagements. 

 

1964 : 7391 entrées dont 4858 Français et 2246 Anglais. 

1967 : des investissements sont réalisés par MM. Mahé et Gastel (bâtiments pour l’hygiène, électricité)…

1980 (années) : durant le mandat de Roger Leroux la gestion du camping revient au Camping club de France. 

1990 : pour redynamiser le camping, Paulette Lecureux, maire, le fait acheter par la commune (500 000 francs) et fait faire d’importants travaux. Le bloc sanitaire est créé en surélévation contre les crues et en briques pour se fondre dans le paysage. La clôture est refaite mais avec des portillons pour créer un accès aux berges où est aménagé un chemin piétonnier (le chemin Claude-Boubet).  

2000 : de grands travaux sont entrepris par la municipalité de Paulette Lecureux pour créer un local d’accueil et mettre en conformité le drainage, l’électricité, les portillons, les jeux d’enfants… ce qui a permis au camping de garder ses deux étoiles.  

2009 : une élue est spécialement nommée par le Maire, Richard Jacquet, pour s’assurer du bon fonctionnement du camping. Il s’agit de Véronique Bertrand. Le camping est rebaptisé « Camp’Eure ». Ce jeu de mots écarte l’équivoque entre Eure et Seine et Seine Eure, l’agglomération…

2010 : création d’une délégation au tourisme au sein du Conseil municipal. Cette fonction est assurée par Véronique Bertrand. Un important travail est réalisé pour accueillir le public dans des conditions optimales.

 

Camping

 Camp'Eure, camping municipal de Pont-de-l'Arche, printemps 2010 : un cadre idéal à deux pas du centre ville et de ses services. 

 

Armand Launay

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 15:37

Venus principalement du Danemark et de Norvège, les Vikings explorent le Nord de l’Europe. Commerçants, ils deviennent pirates selon les circonstances. Les richesses qu’ils ramènent dans leurs contrées améliorent leur position sociale ce qui donne l’idée à leurs petits frères d’en faire autant, quelques années plus tard… C’est leur arrivée dans notre région qui a donné naissance à la ville de Pont-de-l’Arche et à la Normandie, la terre des « hommes du Nord ». Retour en arrière en quelques dates…

790-800 : des Vikings sont repoussés par Charlemagne le long des côtes de la mer du Nord.

820 : première expédition viking dans l’estuaire de la Seine. Elle est repoussée par les gardes du rivage.
841 : seconde expédition viking, Jumièges et Rouen sont incendiés. Les Vikings constatent la faiblesse de l’armée franque qui est divisée entre les successeurs de Charlemagne.

La milice de Guérande face aux Normands (à droite) en 919. Un exemple de défense réussie face aux Normands. Extrait de La Vie de saint Aubin, manuscrit du XIe siècle provenant de l’abbaye d’Angers (BnF).

La milice de Guérande face aux Normands (à droite) en 919. Un exemple de défense réussie face aux Normands. Extrait de La Vie de saint Aubin, manuscrit du XIe siècle provenant de l’abbaye d’Angers (BnF).

845 : première expédition vers Paris (rééditée presque chaque année par la suite). Premier paiement par le roi du Danegeld (argent payé aux Danois pour qu’ils repartent).
851 : première fois qu’une troupe viking passe un hiver entier dans la basse Seine (réédité en 852 et par la suite).
856-862 : installation d’une « grande armée » scandinave dans l’estuaire de la Seine. Raids vers l’intérieur du royaume.
860-861 : réaction de Charles le Chauve qui nomme Robert le Fort à la tête d’un grand commandement en Neustrie contre les Normands et les Bretons.
862-869 : construction d’un
pont fortifié à Pont-de-l’Arche pour barrer la Seine, l’Eure et l’Andelle aux Normands. Ce pont est entouré de deux forts. Celui de la rive gauche deviendra la ville fortifiée de Pont-de-l’Arche.

Le système défensif de Pont-de-l’Arche construit entre 862 et 869 par le roi des Francs, Charles le Chauve, afin de protéger Paris et la majeure partie du royaume. La ville de Pont-de-l’Arche est au bout du pont, à droite, et le fort à gauche est aujourd’hui remplacé par la station-essence et le restaurant du Vieux pressoir. Ce dessin (extrait de l’ouvrage de J. Haywood) montre des Normands montant à l’assaut du fort incendié. Cependant, selon Jacques Le Maho, le fort aurait été bien plus petit et concentré en arc de cercle autour de l'entrée du pont, ce qui parait plus logique.

Le système défensif de Pont-de-l’Arche construit entre 862 et 869 par le roi des Francs, Charles le Chauve, afin de protéger Paris et la majeure partie du royaume. La ville de Pont-de-l’Arche est au bout du pont, à droite, et le fort à gauche est aujourd’hui remplacé par la station-essence et le restaurant du Vieux pressoir. Ce dessin (extrait de l’ouvrage de J. Haywood) montre des Normands montant à l’assaut du fort incendié. Cependant, selon Jacques Le Maho, le fort aurait été bien plus petit et concentré en arc de cercle autour de l'entrée du pont, ce qui parait plus logique.

876 : arrivée du chef viking Rollon dans l’estuaire de la Seine.
885-886 : le pont fortifié de Pont-de-l’Arche permet de retenir les Normands pendant quelques semaines avant le siège de Paris.
886-890 : Rollon s’empare de Bayeux.
898 : Charles le Simple devient roi de France (fin de règne en 923). Une partie de la future Normandie se vide de ses habitants et d’une large partie de son administration civile et religieuse. Les Vikings s’installent le long de la Seine et le long des côtes du pays de Caux, du Bessin et du Cotentin. Ils détiennent des biens et deviennent, de ce fait, soucieux de leur protection. De nombreux lieux prennent des noms scandinaves : Harfleur, Honfleur, Amfreville, Martot, Criquebeuf, Sotteville, Igoville…
911 : après une défaite militaire, Rollon s’installe à la table des discussions. Charles le Simple lui cède l’équivalent de la Haute-Normandie si Rollon accepte de reconnaitre l’autorité royale et de devenir chrétien. C’est ainsi que le traité de Saint-Clair-sur-Epte est signé. Rollon devient le premier duc d’une nouvelle province : la Normandie. Celle-ci n’est plus pillée par d’autres Vikings. La paix est rétablie.

Rollon, statue de bronze faisant partie du groupe monumental représentant Guillaume le Conquérant entouré de l’ensemble des ducs de Normandie à Falaise (Calvados).

Rollon, statue de bronze faisant partie du groupe monumental représentant Guillaume le Conquérant entouré de l’ensemble des ducs de Normandie à Falaise (Calvados).

924 : Rollon agrandit ses possessions en conquérant sur les Bretons le Bessin et le Maine.

933 : Guillaume Longue Epée, 2e duc de Normandie, conquiert le Cotentin et l’Avranchin au détriment des Bretons.
1020 : la paroisse de Pont-de-l’Arche est citée dans une charte par laquelle Richard II, duc de Normandie, confirme à l’abbaye de Jumièges ses droits sur cette paroisse. On y apprend que trois moulins sont bâtis sur le pont.
1066 : Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, devient roi d’Angleterre. La lutte entre les rois de France et les ducs de Normandie s’amplifie. Les Normands sont presque indépendants du pouvoir français et deviennent cette année-là les égaux des rois de France.

Flotte normande partie conquérir l’Angleterre, détail de la tapisserie de Bayeux, XIe siècle.

Flotte normande partie conquérir l’Angleterre, détail de la tapisserie de Bayeux, XIe siècle.

1189 : durant une période de paix, Richard Coeur de Lion, duc de Normandie et roi d'Angleterre, et Philippe Auguste, roi de France se concertent pour la fondation de l'abbaye Notre-Dame de Bonport à Pont-de-l'Arche.

Philippe Auguste et Richard Coeur de Lion montrant leur amitié au début de la 3e croisade (1190-1191), Livre d’Eracle, Flandres, vers 1300 (BnF).

Philippe Auguste et Richard Coeur de Lion montrant leur amitié au début de la 3e croisade (1190-1191), Livre d’Eracle, Flandres, vers 1300 (BnF).

1195 : de retour de croisade et de captivité, Richard Coeur de Lion renforce ses défenses contre le roi de France, Philippe Auguste. En plus de Château Gaillard, il fait rehausser les fortifications de Pont-de-l'Arche.

1204 : Philippe Auguste, roi de France, bat Jean sans Terre, duc de Normandie et roi d’Angleterre. Les rois de France retrouvent leur autorité sur la Normandie, 293 ans après le traité de Saint-Clair-sur-
Epte. Philippe Auguste fait de Pont-de-l’Arche sa principale résidence normande. Il fait rehausser le fort situé de l’autre côté du pont. Il fait réparer le pont.

 

Sources

- BAUDUIN Pierre, La première Normandie (Xe-XIe siècles). Sur les frontières de la haute Normandie : identité et construction d’une principauté, Caen, Presses universitaires de Caen, 2006, 485 pages ;

- HAYWOOD (John), L’Atlas des Vikings (789-1100), de l’Islande à Byzance : les routes du commerce et de la guerre, Paris, éditions Autrement, collection Atlas / Mémoires, 1995, 144 pages ;

- LAUNAY (Armand), L’Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l’Arche, éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages ;

- NEVEUX (François), L’Aventure des Normands : VIIIe-XIIIe siècle, Paris, éditions Perrin, 2006, 385 pages ;

- NEVEUX (François), La Normandie des origines à nos jours, Rennes, éditions Ouest-France, 2010, 127 pages.

 

Armand Launay

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23 avril 2006 7 23 /04 /avril /2006 00:25

La communauté d'agglomération Seine-Eure n’a pas volé son nom. Outre la voie verte qui relie Léry à Louviers (site Internet), il ne faut pas rater les berges de l’Eure de Pont-de-l’Arche et des Damps. Ces rives offrent de magnifiques vues sur les coquettes maisons qui peuple le pied du coteau, ainsi que sur les îles situées entre l’Eure et la Seine. 

 

L'Eure aux Damps

 

Sans encombre, le touriste peut marcher sur cet ancien chemin de halage par lequel nos ancêtres tiraient les bateaux remontant le fleuve. Aujourd’hui ce sont les cygnes (qu’on approche de très près), les poules d’eau et les canards qui peuplent ces lieux. C’est ici le terrain privilégié des pique-niques, des siestes en famille, des balades amoureuses, ou encore des parties de pêche, des kayakistes…

 

 

Le pont d'Arromanches (vestige de la Seconde guerre mondiale)


 

 

Si autrefois le confluent entre l’Eure et la Seine était situé en face des Damps, c’est maintenant à Pont-de-l’Arche que l’Eure partage pour la première fois – et partiellement – ses eaux avec celles du fleuve grâce à un déversoir. Ce sont les grands travaux des années 1930, qui firent de la Seine un canal entre la Manche et Paris, qui reportèrent le confluent à Martot, dix kilomètres en aval. D’amont en aval, le touriste appréciera : 

 

 

- le cœur historique des Damps ;

 

- l'ile Saint-Pierre (accessible par un escalier tournoyant depuis le milieu du pont. Attention car aucun aménagement de sécurité n'est installé dans cette partie privée) ; 

 

- le centre ville de Pont-de-l'Arche ;

 

- le pont d’Arromanches (pont Mulberry qui permet de traverser l’Eure pour gagner l’île d’Harcourt). Il est le reste d’un pont construit à la Libération par les armées alliées afin de franchir non seulement l’Eure mais aussi la Seine (partie qui a, depuis, disparu) ; 

 

- l'ancienne abbaye de Bonport (pour les plus sportifs). Accessible par un chemin accessible l'hiver le printemps à partir du pont d'Arromanches. Quelques barrières ponctuent ce chemin afin de pas disperser les quelques moutons qui paissent ici. Après avoir marché sous le mur d’enceinte de Bonport, le marcheur rejoindra les rives verdoyantes de Criquebeuf et Martot. Prévoir un bâton pour les orties en été ; des bottes pour l’automne !

 

 

A lire aussi...

 

La forêt de Bord-Louviers

L'ancien bailliage

Le nom des habitants de Pont-de-l'Arche

 

 

Armand Launay

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  • : Pont de l'Arche histoire, patrimoine et tourisme
  • : Bienvenue sur ce blog perso consacré à Pont-de-l'Arche et sa région (Normandie, Eure). Contactez-moi afin d'étudier ensemble, plus avant, l'histoire et donc de progresser vers la connaissance. Bonne lecture ! armand.launay@gmail.com
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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au cœur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

- Mieux connaitre Pont-de-l'Arche à travers 150 noms de rues et de lieux ! (Autoédité, 2019, 64 pages). 

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte.

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