Située dans la rue Blin, on ne peut pas visiter cette propriété de l'Agglomération Seine-Eure pour des raisons de sécurité. La mairie travaille actuellement sur un projet de réaménagement de ce magnifique édifice.



Le bailliage et son rempart.

 



De quand date le bailliage ?


Le bailliage apparaît dans les archives à partir du tout début du XIVe siècle.

C'est Philippe Auguste, inspiré de ce qui se faisait en Normandie, qui décida de placer des bailliages ou sénéchaussées pour administrer son royaume.  Ce roi a fait  de Pont-de-l'Arche sa principale résidence, il a très certainement choisi Pont-de-l'Arche pour faire siéger une administration. Cependant aucun document ne nous permet de l'attester dès cette époque.

 


L'édifice actuel date pour partie du XVIe ou XVIIe siècle (les pans de bois de l'ancienne salle d'audience et de la maison des eaux et forêts), et pour partie du XVIIIe siècle (les bâtiments en pierre de taille comme la prison). 



A quoi servait-il ?


Jusqu’à la Révolution française, Pont-de-l’Arche accueillait un bailliage secondaire dépendant de Rouen. Il correspondait, en quelque sorte, à une sous-préfecture et administrait la région de Louviers, Elbeuf et une bonne partie du plateau du Neubourg et de Rouen.

Le bailliage était l’expression de l’autorité royale et était placé sous la responsabilité du bailli, noble nommé par le roi en tant qu'officier. Comme il n'y avait pas de séparation entre le pouvoir exécutif et judiciaire, le bailliage regroupait quatre administrations qui rendaient directement la "justice" au nom du roi. On parlait alors de quatre tribunaux :

- le bailliage à proprement parler et qui était une sorte de tribunal de première instance,

- l’élection, ecnore appelée tabellionnage, qui réglait les différends concernant les impôts et principalement la taille,

- la maîtrise des eaux et forêts, "ancêtre" de l'ONF,

- le grenier à sel (car la vente du sel était un monopole du roi qui percevait un impôt nommé la gabelle.


Et quand on rend "justice" sous l'Ancien Régime, on emprisonne les gens. Le bailliage comprend donc des prisons.


Notez que le mot bailliage désigne à la fois un tribunal présidé par le bailli mais aussi le bâtiment qui accueille le bailliage.



  La cour intérieure de la prison vue depuis

le sommet d'une des tours du rempart.

 



Depuis qu'il n'y a plus de bailli...

En 1790, lors de la refonte des administrations, Pont-de-l’Arche perdit ses tribunaux au profit de Louviers, ville qui était devenue depuis des siècles bien plus importante en raison de ses manufactures de draps.

Le bâtiment du bailliage servit de mairie jusqu’en 1968. Il passa ensuite dans le domaine privé avant de redevenir une propriété publique en 1998.

Ce bâtiment fut inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 5 février 2003.

Pour plus de précision, consultez le site de la ville qui propose une brochure réalisée par Jean-Pierre Patin (membre du Conseil municipal de Paulette Lecureux).


 


 

A voir aussi,


l'historique de la ville,


Les ruelles médiévales,



                                                                    Les balades le long de l'Eure ou en forêt de Bord...

 

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