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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 17:49

Du vendredi 20 mars au dimanche 22 juin, profitez du magasin d'usine chez Marco pour (vous) offrir des chaussures Made in France en vrai cuir et à prix réduits (à partir de 30 €). Collections été, hiver. Pour tous les âges.  

Ces magasins présentent aussi des chaussures pour hommes et des articles de maroquinerie.  

   

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Les magasins d'usine chez Marco, un rendez-vous apprécié qui attire les foules (photo A. Launay, 2013). 

 

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Des sacs à mains, des trousses, des portes-monnaies en cuir sont aussi proposés.  

 

Pour cela, rendez vous chez Marco au 17, rue Maurice-Delamare (localiser sur une carte) de 9h à 19h le vendredi et le samedi et de 9h à 15h le dimanche. 

Parking gratuit en face de l'usine. Règlement par carte bleue ou espèces uniquement. 

Plus d'infos au 02 32 98 70 20 ou contact@chaussures-marco.com

 

Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 14:00

Durant la Première Guerre mondiale, un camp britannique prit place entre les remparts de Pont-de-l’Arche et la rue des Peupliers, aux Damps. Celui-ci fut investi par le Royal Flying Corps créé en 1912 et devenu Royal Air Force en 1918. Il a laissé de nos jours le nom de « le Camp » à un quartier dampsois.

L'insigne du Royal flying corps, ancêtre de la Royal air force (Wikipédia).

L'insigne du Royal flying corps, ancêtre de la Royal air force (Wikipédia).

Un insigne du Royal flying corps retrouvé par un prospecteur de métaux aux Damps (photo A. Launay, 2013).

Un insigne du Royal flying corps retrouvé par un prospecteur de métaux aux Damps (photo A. Launay, 2013).

Réparer les moteurs d’avions

Le site de Pont-de-l’Arche – Les Damps fut choisi pour sa relative proximité du front mais à l’abri du danger allemand tout de même (encore que). L’armée britannique avait besoin d’une usine de réparation pour les moteurs de ses avions. Elle eut la chance que les fils de Georges Prieur construisaient une vaste usine de chaussures aux Damps et ne l’occupaient pas encore. L’armée loua l’usine, finit sa construction et y installa les ateliers de réparation des moteurs. Une fois réparés, les moteurs étaient chargés sur la Seine et partaient vers Rouen avant de rejoindre le front. Quant au quartier général, il fut établi dans le Vieux manoir, rue Jean-Prieur, actuel Manoir de Manon.

Femmes travaillant à la chaine de réparation des moteurs d’avions dans l’usine des Fils de Georges Prieur, Les Damps, 1919. Engine Repair Shops, RAF. The QMAAC working in machine shop. Pont-de-l'Arche. Olive Edis ; IWM photographer of the women’s services in France 1919, part of "First world war official collection" (photographs) Made by: Edis, Olive 1919. http://www.iwm.org.uk/collections/item/object/205244004

Femmes travaillant à la chaine de réparation des moteurs d’avions dans l’usine des Fils de Georges Prieur, Les Damps, 1919. Engine Repair Shops, RAF. The QMAAC working in machine shop. Pont-de-l'Arche. Olive Edis ; IWM photographer of the women’s services in France 1919, part of "First world war official collection" (photographs) Made by: Edis, Olive 1919. http://www.iwm.org.uk/collections/item/object/205244004

Un membre du QMAAC (Corps d’armée auxiliaire de la Reine Marie) faisant une soudure à l’acétylène dans l’atelier de réparation des moteurs d’avion de la Royal air force de Pont-de-l’Arche, en 1919.  A member of Queen Mary's Army Auxiliary Corps (QMAAC) acetylene welding at a Royal Air Force engine repair shop at Pont de l'Arche, France, in 1919. Olive Edis ; IWM photographer of the women’s services in France 1919, part of "First world war official collection" (photographs) Made by : Edis, Olive 1919 http://www.iwm.org.uk/collections/item/object/205196042

Un membre du QMAAC (Corps d’armée auxiliaire de la Reine Marie) faisant une soudure à l’acétylène dans l’atelier de réparation des moteurs d’avion de la Royal air force de Pont-de-l’Arche, en 1919. A member of Queen Mary's Army Auxiliary Corps (QMAAC) acetylene welding at a Royal Air Force engine repair shop at Pont de l'Arche, France, in 1919. Olive Edis ; IWM photographer of the women’s services in France 1919, part of "First world war official collection" (photographs) Made by : Edis, Olive 1919 http://www.iwm.org.uk/collections/item/object/205196042

Un camp imposant

Plusieurs centaines de soldats, et des auxiliaires féminins, travaillèrent dans l’usine des fils de Georges Prieur. Des baraquements provisoires furent bâtis tout autour pour les loger et pour accueillir leurs loisirs : cantine, salles de bains, salles de réunions, salles de danse, salons de thé et même des chapelles protestantes, les soldats catholiques étant accueillis dans les stalles de Notre-Dame-des-arts. Après guerre, ces baraquements ont servi à des familles durant quelques dizaines d’années avant d’être rasés un à un. Aujourd’hui, il n’en reste que les quelques commerces des Dardanelles et quelques plaques de béton qui ont servi de fondation et de pistes pour faire rouler les avions.

Le Camp, partie du village des Damps directement issue du camp aux Anglais, auquel elle doit son nom.

Le Camp, partie du village des Damps directement issue du camp aux Anglais, auquel elle doit son nom.

Un lieu de repos et de loisirs

Outre les techniciens du Royal flying corps, le camp des Damps a accueilli des troupes revenant du front. Celles-ci bénéficiaient de loisirs variés.

 

Les soldats britanniques se retrouvaient dans les bistrots de Pont-de-l’Arche. Pour l’anecdote, c’était la première fois que les gens de la région virent des hommes en « jupe » en la présence d’Ecossais. L’ancienne salle des fêtes de Pont-de-l’Arche, construite par l’armée britannique, servait elle aussi de lieu de festivité aux troupes et à la population locale comme l’écrivit un journaliste dans L’Industriel de Louviers du 20 janvier 1917 :

Pont-de-l’Arche. – Cinéma-concert. Dimanche 14 janvier à 6h et ½, le Royal Flying Corps anglais de Pont-de-l’Arche offrait à ses soldats une soirée récréative de cinéma dans le camp d’aviation. Un orchestre symphonique a charmé l’auditoire ; plusieurs morceaux du répertoire ont été alors fort applaudis, parmi lesquels : les airs irlandais et diverses mélodies anglaises. Le lundi soir, le commandant et les officiers avaient convié par invitation grand nombre de personnes de Pont-de-l’Arche qui ont eu le plaisir d’admirer la fameuse film anglaise : La bataille de la Somme où tous nos Tommies rivalisaient d’entrain et de bravoure. Ces deux soirées récréatives… se sont terminées aux accents de La Marseillaise et du God Save the King.

Les Britanniques nous ont fait découvrir le football, notamment, et ont entretenu cette passion chez nous durant la Grande guerre. L’Industriel de Louviers du 10 aout 1918 le rapporte : Pont-de-l’Arche - Fête sportive. Lundi, les officiers R.F.C. ont organisé la fête annuelle des sports. La fête composée de jeux de toutes sortes fut très réussie malgré la pluie qui ne cessa qu’à de rares intervalles. Le soir un concert dans la grande salle du cinéma fut très apprécié et se termina par l’hymne national anglais.

 

Outre les relations sportives, la présence des troupes britanniques a permis de tisser des liens avec la population locale. L’Elbeuvien du 7 février 1917 informa que : Les prairies […] ayant été ces temps derniers inondées par la crue de la Seine sont actuellement gelées et de nombreuses personnes s’y livrent au sport du patinage. Un soldat du Royal Flying Corps a été victime ces derniers jours d’un accident. Après une chute malheureuse, il a été relevé dans un état qui a nécessité son transport immédiat dans un hôpital de Rouen.

 

L’article du 1er juin 1918 relate un moment tragique mais d’une grande beauté :

Dans notre numéro du 11 mai, nous avons relaté qu’une jeune fille de Pont-de-l’Arche […] était tombée dans un puits profond de trente mètres. Le père, désespéré, fit immédiatement appel à la bonne volonté de quelques soldats anglais, qui se trouvaient en promenade, et immédiatement sans aucune hésitation ceux-ci entreprirent les moyens de sauvetage. Etant donné le mauvais état de ce vieux puits abandonné, ce sauvetage fut opéré dans des conditions particulièrement difficiles et dangereuses pour les sauveteurs ; il faut signaler le courage du soldat P. Carnwall… qui s’offrit spontanément pour descendre dans le puits avec de très élémentaires instruments de fortune et, sans souci pour sa vie, après un séjour prolongé au fond du puits, dans l’eau glaciale et après diverses tentatives réussit à ramener le corps de la noyée. Il ne put à son tour être retiré que très difficilement. Il risquait d’être écrasé par la margelle branlante du vieux puits, et d’être noyé par la rupture de la corde qui s’est produite à un moment. Vraiment ce brave mériterait bien une distinction honorifique de la part de l’administration militaire britannique.

 

D’autres articles, encore, sont riches d’enseignement tels que celui du 12 septembre 1917 qui nous apprend que la population archépontine [sic], et des communes avoisinantes, privée de médecin, est actuellement soignée par un Major anglais, très dévoué à ses malades à toute heure et souvent gratuitement. Ce Major est titulaire de plusieurs décorations gagnées dans sa longue carrière militaire.

 

Les liens qui unissaient les Normands et les Britanniques furent riches. Les Tommies ont apporté maints services à nos ancêtres – beaucoup d’hommes étant retenus au front – et que ceux-ci leur ont réservé un accueil appréciable, d’autant plus que leur présence était une source de profit supplémentaire. Si le camp britannique pas eu d'importance stratégique, il a néanmoins engendré des liens restés gravés dans les mémoires. C'est ce qu'expriment et promettent deux lettres adressées par des gradés brtitanniques à Maurice Delamare. Extraits :

- courrier envoyé par le colonel G. B. Hynes, commandant du camp de la Royal air force, à Maurice Delamare, le 30 novembre 1918 : "Rien ne pourrait dépasser la bonté, l'hospitalité avec lesquelles on a reçu l'Armée Britannique partout en France, et le concours et l'accueil données par vous, Mon Cher Maire, et les habitants de la Ville de Pont de l'Arche ont été des plus frappants."

- courrier envoyé par un commandant - non nommé - de l'Engine repair shops de la Royal air force le 22 septembre 1919 :

"Monsieur le Maire,

Le Dépôt de l'Aviation Britannique à Pont de l'Arche étant arrivé au terme de ses travaux, je voudrais profiter de cette occasion, avant le départ final, de vous remercier personnellement, cher Monsieur le Maire ainsi que les Autorités Civiles de la Ville de Pont de l'Arche, au nom des Autorités Militaires Britanniques, en mon nom et en celui des Officiers, Sous-Officiers et soldats de ce Dépôt, pour la courtoisie, la bienveillance et l'aide qui nous ont toujours été témoignés depuis la formation de ce Dépôt en Novembre 1914.

Parlant au nom du personnel, je tiens à vous assurer que nous garderons toujours un excellent souvenir de notre séjour parmi vous, ainsi que de votre belle patrie. J'espère que les excellentes relations et la bonne amitié qui ont toujours existé durant ces quelques années resserreront encore davantage, à l'avenir, les liens qui unissent les grandes nations : la France et l'Angleterre..."

Femmes se faisant brosser les cheveux au salon de coiffure QMAAC (Corps d’armée auxiliaire de la Reine Marie) réputé être un salon régulier de l’enseigne « Bond street » (Pont-de-l’Arche, 1919).  Girls having their hair brushed in the hairdressers' shop for the QMAAC [Queen Mary's Army Auxiliary Corps] at Pont de l'Arche which enjoyed the reputation of being a regular Bond Street establishment. Olive Edis ; IWM photographer of the women’s services in France 1919, part of "First world war official collection" (photographs) Made by : Edis, Olive 1919. www.iwm.org.uk/collections/search?query=pont+de+l%27arche&submit=&items_per_page=10

Femmes se faisant brosser les cheveux au salon de coiffure QMAAC (Corps d’armée auxiliaire de la Reine Marie) réputé être un salon régulier de l’enseigne « Bond street » (Pont-de-l’Arche, 1919). Girls having their hair brushed in the hairdressers' shop for the QMAAC [Queen Mary's Army Auxiliary Corps] at Pont de l'Arche which enjoyed the reputation of being a regular Bond Street establishment. Olive Edis ; IWM photographer of the women’s services in France 1919, part of "First world war official collection" (photographs) Made by : Edis, Olive 1919. www.iwm.org.uk/collections/search?query=pont+de+l%27arche&submit=&items_per_page=10

Patinage sur l'ancien canal de l'écluse de Limaie. Collection privée (photo A. Launay, 2012).

Patinage sur l'ancien canal de l'écluse de Limaie. Collection privée (photo A. Launay, 2012).

Sources

- L’Elbeuvien ;

- L’Industriel de Louviers ;

- Chantepie Roland, Pont-de-l’Arche à travers les âges, manuscrit b, 2e partie, De la Révolution à nos jours (1944), pages 437 à 443 ;

- Archives municipales de Pont-de-l'Arche : 5 H 9.

 

 

A lire aussi…

Pont-de-l'Arche et la Première guerre mondiale

Tentative allemande de faire sauter le pont...

Le service militaire d'une anglaise du Sussex : Winifred Mary Wilcox, qui servit notamment au camp des Damps. Sur le site : sussexhistory.net  

Pour aller plus loin...

Lisez, en anglais, l'article suivant : Fell LFR, "The engine repair shops - Pont de l'Arche", Journal of the royal aeronautical society, janvier 1966. Avec mes remerciements à Peter Ainsworth. Article accessible en cliquant sur les images ci-dessous.

 

Un camp britannique de la Première Guerre mondiale : le Royal Flying Corps aux Damps et à Pont-de-l'Arche.Un camp britannique de la Première Guerre mondiale : le Royal Flying Corps aux Damps et à Pont-de-l'Arche.
Un camp britannique de la Première Guerre mondiale : le Royal Flying Corps aux Damps et à Pont-de-l'Arche.Un camp britannique de la Première Guerre mondiale : le Royal Flying Corps aux Damps et à Pont-de-l'Arche.

Armand Launay

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 12:32

Quelques salariés de chez Marco vers 1910. Avec tous mes remerciements à Bruno Daniel.

Marco-vers-1910--Bruno-Daniel-.jpg

 

Les salariés de chez Marco en 2011 (photo A. Launay).

Marco 1 

A lire aussi... 

La rubrique "Marco et l'industrie de la chaussure" de ce blog

Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure

 

Armand Launay

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 13:43

 

Henry Placide Prieur est né à Pont-de-l’Arche le 30 septembre 1840 et décédé au même lieu le 29 décembre 1914. Il fut l’un des principaux industriels du chausson puis de la chaussure et maire de la Ville. Il est aujourd’hui commémoré par un nom de rue officialisé le 4 mars 1937 par le Conseil municipal présidé par Raoul Sergent. Auparavant, cette rue s’appelait « rue des Carrières » et, encore avant, le boulevard de Crosne.

 

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La rue Henry-Prieur et ses logements ouvriers bâtis par le même personnage témoignent de l'épopée de la chaussure à Pont-de-l'Arche (photo A. Launay, 2013).

 

L’industriel du chausson puis de la chaussure

Neveu d’Antoine Ouin, premier industriel du chausson à Pont-de-l’Arche, Henry Prieur se lança dans la fabrication de chausson à partir de 1872. Son entreprise fut florissante, il dut agrandir ses locaux de la route de Tostes en 1892. En 1898, il fut le premier industriel archépontain à mécaniser sa production. Il put ainsi travailler plus fortement le cuir et créer les premières chaussures de Pont-de-l’Arche, ville du chausson. C’est dans son usine qu’éclata la première grande grève de la chaussure à Pont-de-l’Arche (1900). Paternaliste, il fit construire des logements ouvriers, ceux que l’on connait dans la rue Henry-Prieur. Dans cette rue, il fit aussi construire en 1903 sa demeure personnelle, Les Lauriers, que nous avions attribué à son fils, Henry, dans notre ouvrage Pont-de-l’Arche, cité de la chaussure (page 42). Cette demeure porte la signature de Rabier, architecte. Le portail en fer forgé porte les initiales « HP ». Ce n’est pas donc pas un hasard si la rue des Carrières a pris le nom d’Henry Prieur. Quelques années plus tard, Henry Prieur laissa la gestion de son entreprise à ses fils Henry (1882-1937) et Albert (1890-1965) qui firent fleurir l’entreprise familiale qui employa jusqu’à 350 personnes en 1923. Albert Prieur fut propriétaire du « Château » du Centre de loisirs. Il semble qu’Henry Prieur habita la villa Les Lauriers. Toutefois, l’entreprise Prieur ferma définitivement ses portes en 1964.

 

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Les locaux de l'entreprise de chaussons puis de chaussures d'Henry Pieur, dans la rue Roger-Bonnet (photo A. Launay, 2013). 

 

L’homme politique local

C’est le 19 avril 1878 que Henry Prieur commença sa longue carrière publique en devenant conseiller municipal. Quelle que soit la tendance politique, il se fit élire sur les listes des élections du 23 janvier 1881, du 18 mai 1884 et du 23 avril 1888. Recueillant moins de voix que ses colistiers, il était toujours élu en fin de liste. Il était avait cependant la confiance des autres élus. En effet, le 21 décembre 1890, alors qu’Achille Fumierre fut élu maire, Henry Prieur fut élu adjoint par neuf voix contre quatre. Dans le même ordre d’idées, le 26 juillet 1891, notre homme fut élu maire sans difficulté par neuf voix sur quinze. Le 15 mars 1892, les élections municipales furent avantageuses pour Henry Prieur où il termina troisième de la liste des élus. Il fut élu maire par 11 voix sur 16 mais démissionna peu après pour des raisons que nous ignorons et peut-être relatives à son entreprise. Ce durent être de bonnes raisons car les élections du 18 avril 1896 le placèrent encore dans une bonne position (quatrième de la liste). Le 6 juillet 1902, au deuxième tour il se désista en faveur de Jules Fromont qui devint maire. Les élections du 17 mai 1908 furent mauvaises pour la gauche où Maurice Delamare, leader des républicains de gauche, se retrouva dernier élu de la liste et Henry Prieur, situé cinq places avant Maurice Delamare. Le vote des conseillers pour choisir un maire est intéressant. Il fallut trois votes pour départager MM. Fromont et Prieur. Ce dernier dut son élection à Maurice Delamare et Armand Ouin. Ceux-ci reçurent chacun une voix au premier tour, Henry Prieur six. Au deuxième tour Henry Prieur en eut huit alors que MM. Ouin et Delamare n’en reçurent plus aucune. Maurice Delamare devint adjoint. Quant aux fils, Albert Prieur faillit être maire en 1919, où il refusa la charge. Henry Prieur fils fut adjoint de Maurice Delamare en 1925.

 

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La villa Les Lauriers (1903) fut construite pour Henry Prieur (photo A. Launay, 2013). 

 

Sources

Registres des délibérations du Conseil municipal

Registres d'état civil 

 

A lire aussi... 

Le Monument aux morts

Les maires de Pont-de-l'Arche

 

Armand Launay

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 22:03

Article publié dans Pont-de-l'Arche magazine n° 10 (hiver 2010) avec nos remerciements à Jean-Jacques Morel. 

 

Charles Morel est né à Pont-de-l'Arche le 15 mai 1882 et décédé à son domicile de la Vènerie (rue Charles-Cacheleux) le 15 novembre 1967 à 85 ans. Il repose aux côtés de son épouse et de ses fils dans le caveau familial au cimetière communal.

Fils d'Edouard Désiré Gustave Morel (1848-1896) et de Marie Désirée Lefebvre, il devint orphelin à 14 ans. Il quitta alors Pont-de-l’Arche pour faire un tour de France au cours duquel il apprit le travail de la chaussure de A à Z : ouvrier, contremaitre puis chef de fabrication à Bordeaux puis Paris. Il revint au pays et épousa Léontine Orélie Julienne le 5 novembre 1906 à Saint-Pierre-lès-Elbeuf. De cette union, il eut deux fils : Jacques (1909-1970) et Raymond (1915-2003). 

 

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L'industriel

Le 15 mai 1911, Charles Morel créa sa première usine (41, rue de Caudebec) à Elbeuf. Il fut activement secondé par son épouse et l’entreprise sut se positionner sur le marché. En 1922, il monta l'usine d'Igoville, (rue de l'Andelle, près de Super U) puis, en 1929, l'usine de Pont-de-l'Arche (rue Charles-Cacheleux, remplacée par la résidence Les Marquises). Il devint l'un des principaux employeurs de la région.

Son fils Jacques dirigea l'usine d'Igoville spécialisée dans la fabrication de chaussures pour homme et son fils, Raymond, dirigea l'usine de Pont-de-l'Arche spécialisée dans la fabrication de chaussures pour dames. En 1964, ces deux usines réunirent leurs activités sur le site de Pont-de-l'Arche qui fut alors agrandi. Cependant, cette usine fut confrontée à la hausse de ses couts de production en 1968. Elle ferma ses portes à la fin de l’année.

A lire : Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure. 

 

Le maire

Charles Morel était un homme de contact. Fort de son relationnel et de son expérience, il s'investit pleinement dans la vie de la commune. Il exerça plusieurs mandats de maire : de 1930 à 1935 et de 1935 à juillet 1936 où il démissionna, laissant le siège à son bras droit Raoul Sergent, par ailleurs Conseiller général. Charles Morel fut aussi maire du 30 octobre 1947 au 8 mai 1953. Puis il fut conseiller municipal du 14 mai 1953 au 20 mars 1959. Durant son premier mandat, il porta l’étiquette de l’Union républicaine démocratique (URD), formation de droite qui le mettait en lien direct avec Maurice Hervey, vice-président du Sénat et élu local. Son premier mandat fut marqué par le déblocage du projet de construction d’un groupe scolaire. Le groupe scolaire (actuellement Maxime-Marchand) fut inauguré le 25 novembre 1934 en présence du ministre de l'Education nationale, André Mallarmé qui remercia Charles Morel de son investissement personnel. En 1950, il ouvrit le dossier de création d'une nouvelle salle des fêtes en raison du percement de la déviation menant au nouveau pont

 

Un homme investi

Charles Morel fut fondateur de l'Union sportive d'Igoville et de la société des Trompes de chasse de Pont-de-l'Arche. Il présida aussi la fanfare municipale. Il entretint de bonnes relations avec Pierre Mendès France.

Il fut l'ami d'Olympe Hériot avec qui il pratiqua longtemps la chasse à courre. Grand bourgeois, Olympe Hériot avait fait bâtir en 1905 un ensemble d'édifices baptisé la Vènerie. Sur la route de Louviers, à l'orée du bois, il vint ainsi souvent à Pont-de-l’Arche pour pratiquer la chasse à courre. Lorsqu'il quitta la ville, il souhaita que la Vènerie soit reprise par son ami Charles Morel, qui accepta. Ce dernier y entretint une écurie de chevaux de courses ; des trotteurs qu'il emmenait lui-même et qu'il faisait courir sur les hippodromes normands. Il existait en forêt de Bord une piste spécialement aménagée où il entrainait ses chevaux. Cette ligne parallèle à la route de Cobourg s'appelle aujourd'hui l'allée des Cavaliers.

 

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Charles Morel et Olympe Hériot devant l'église Sainte-Anne de Tostes.

 

Charles et Léontine Morel fêtèrent leurs noces d'or en l'église Notre-Dame-des-arts le 5 novembre 1956. Cette église bénéficia de l’attention de Léontine Morel qui demeure la marraine de la 3e cloche, baptisée Léontine, et fondue dans l’atelier Peeters à Villedieu-les-Poêles. Elle fut apportée à Pont-de-l’Arche par un camion de l'usine Morel et fut inaugurée le 4 avril 1943 en présence du maréchal Philippe Pétain.

Charles Morel fut nommé Chevalier de la Légion d'honneur et Officier de palmes académiques. 

 

Sources

Archives de la famille Morel

Registre des délibérations du Conseil municipal

 

 

A lire aussi... 

Les maires de Pont-de-l'Arche

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 20:44

Si je n’ai pas eu – ou pris – le temps de lire les archives d’Igoville, on m’a souvent questionné sur le « château » de La Sahatte qui hante les cartes postales de 1910 et qui, manifestement, a disparu depuis.

Je rassemble donc quelques éléments, notamment ces fameuses cartes postales de 1910, afin de donner un début de réponse aux curieux. Ces éléments sont parfois le fruit d’entretiens réalisés avec nos anciens depuis 2002. 

L’observation des cartes postales, ci-dessous, laisse entrevoir qu’il s’agit d’une maison bourgeoise de la première moitié du XIXe siècle. En effet, une étude de Guy Arbellot (voir les sources) nous apprend que 4 personnes habitaient le « château de la Sahatte » en 1847.

Munie de deux tours de part et d’autre de la façade, et richement décorée, cette demeure se voulait un « château ».

Le nom de Sahatte nous échappe, a-t-il préexisté ? Provient-il du nom d’un propriétaire ?

Le « château » a été occupé durant la Seconde guerre mondiale. L’armée allemande l’occupait en aout 1944 quand les Canadiens libéraient notre région. Il semble que trois soldats canadiens aient été tués par des Allemands en approchant La Sahatte.

Yves Fache, habitant des Authieux-sur-le-Port-saint-Ouen, a publié un article dans le journal Paris-Normandie du 26 aout 1988. On y apprend que La Sahatte a appartenu à la famille Nibelle, député de Rouen en 1914 et qu'il y accueillit de jeunes réfugiés serbes. Yves Fache continue : "Une de ses magnifiques allées de hêtres avait été vendue pendant la dernière guerre pour l'industrie de la chaussure à Pont-de-l'Arche avec des semelles articulées en bois ! Lors de la Libération, le château avait bien pris deux ou trois obus, tirés de la forêt de Bord par les Canadiens. Il ne fut jamais réparé. Au contraire, il fut pillé..."  

En effet, des gens de la région récupérèrent peu à peu ses pierres, comme il advint à la maison Becq de Fouquières, aux Damps. Aujourd’hui, seules ses fondations sont encore visibles, au milieu d’un bois privé à droite de la rue des Canadiens – juste hommage – sur la route des Authieux-sur-le-Port-saint-Ouen. Des écuries en ruine sont visibles à l’orée du bois qui borde cette rue.

La légende raconte qu’une galerie souterraine partait non loin de ce château et arrivait à l’ancienne abbaye de Bonport en passant sous la Seine et par la maladrerie d’Igoville. D’après des riverains, une zone située à 50 mètres des dernières maisons serait souvent dégagée par temps brumeux ce qui serait l’indicatif du passage d’un souterrain. 

  

Sources

- Arbellot Guy, Dictionnaire des lieux habités de l'Eure, pages 9-247, « Annales de Normandie », 50e année, n° 1, 2000, cf. page 191. 

- Site de la commune d’Igoville : www.ville-igoville.com/INFORMATIONS-BLASON-53.htm

 

A lire aussi

Le Pont-de-l'Arche souterrain 

Le Château d'Igoville

 

 

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Carte-postale-d-Igoville-17-

 

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 22:57

Le journal télévisé de France 3 Normandie s'est penché samedi et dimanche 12 et 13 janvier sur Pont-de-l'Arche et l'industrie de la chaussure. Visonnez les deux reportages sur France 3 replay ! Cliquez sur l'image... 

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 22:20

Sauvée de la liquidation judiciaire en avril 2010 par Mauricette Le Bras, l’entreprise Marco poursuit ses défis : produire français et sauver 60 emplois.     

 

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Marco, le savoir-faire français : chaussures pour femmes, hommes et articles de maroquinerie. 

 

Les classiques plaisent toujours

Sur 150 modèles au catalogue, presque 100 chaussures comptent parmi les classiques de chez Marco : des mocassins et des trotteurs qui font la réputation de l’entreprise Archépontaine partout en France... En effet, réputée dans le luxe et semi-luxe, Marco produit des chaussures très confortables faites en peau d’agneau, de veau... « Ces modèles classiques se vendent toujours bien à côté de nos récentes innovations » précise Mauricette Le Bras. A la semaine du cuir de Paris, en octobre, la qualité des cuirs et des coutures de nos modèles a été remarquée. Cela a fait revenir vers nous certains détaillants, ce qui est très encourageant ». Il faut dire que le savoir-faire des 60 salariés est fort. Tous ont de nombreuses années d’expérience et réalisent parfaitement les 40 à 70 étapes nécessaires à la fabrication d’une chaussure. Aujourd’hui plus proche de l’artisanat que de l’industrie, l’usine Marco produit quelque 500 paires de chaussures par jour.  

Les innovations au rendez-vous…

Depuis 2010, le rajeunissement de la gamme est au cœur des préoccupations. Comme le disait déjà Mauricette Le Bras en 2010 : « Je crois en la marque Marco, il faut la rajeunir tout en restant fidèle à ses valeurs. En reprenant la base du chaussant et le savoir-faire de Marco en matière de confort, nous avons enrichi notre catalogue en offrant plus de choix de couleurs, de matières et de formes, d’ouvertures, de talons… pour aller au plus près des gouts de nos détaillants et de nos clientes. » C’est ce qu’illustre notamment notre photographie des modèles « cologne » et « aude » qui font partie des 50 nouveaux modèles commercialisés depuis moins de deux ans et qui trouvent leur place chez les détaillants. Parmi les nouveautés, quatre modèles masculins apparaissent cette année dans le catalogue de Marco, spécialiste historique de la chaussure pour femme. Ce savoir-faire en modélisme et en production conduit Marco à sous-traiter pour des marques de luxe et aussi, dernièrement, avec la Canadienne Tanya Heath, qui a breveté des chaussures à trois talons interchangeables. Le prototype de cette astucieuse invention, qui permet à ces dames d’adapter leurs chaussures aux besoins de la journée, a été créé chez Marco. Enfin, l’entreprise Archépontaine s’est diversifiée en proposant des sacs à main, des trousses, des portefeuilles...

La plus ancienne usine française de chaussures

La raison sociale apparait en 1833 : « Antoine Ouin et compagnie ». Spécialisée dans le chausson de tresse, l’entreprise se développe très vite malgré l’émergence de nombreux concurrents locaux. A la fin du XIXe siècle, elle fabrique des pantoufles puis, avec la mécanisation, elle fabrique ses premières chaussures  l’aube du XXe siècle. Elle se spécialise dans la chaussure féminine en peau d’agneau. De père en fils, après, Antoine et Léopold, c’est Marcel Ouin qui poursuit l’aventure. Il crée la marque Marco (Marcel Ouin est compagnie) et travaille bientôt avec son fils André. Celui-ci dut revendre Marco aux chaussures Labelle puis à Jean-Pierre Tassel. En 2010, Mauricette Le Bras repris l’entreprise alors placée en liquidation judiciaire.

Magasins d’usine

Moments privilégiés du contact entre Marco et sa clientèle, ne ratez pas les magasins d’usine qui ont régulièrement lieu depuis décembre 2010. Dans son entrepôt situé de l’autre côté de la rue Maurice-Delamare, Marco vend les fins de série à prix cassés ainsi que des articles de maroquinerie et des chaussures pour hommes ne figurant pas au catalogue. Les dates sont communiquées dans la presse, à l’entrée de l’usine et dans le centre-ville.

Contact

Société nouvelle Chaussures Marco / 17, rue Maurice-Delamare

02 32 98 70 20 / www.chaussures-marco.com

 

 Marco.JPG

A côté des modèles classiques, Marco rajeunit sa gamme comme en témoignent les modèles « Cologne », décliné en rouge et en noir (veau), et « Aude » noir (veau, vernis).

 

 

A lire aussi : Chaussures Marco : une collection 2012 audacieuse et innovante

 

Armand Launay

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 13:27

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Dans son numéro 75 de ce printemps, Pays de Normandie publie un article sur l'historique des chaussures Marco, la saga des Ouin, et le catalogue 2012 du chausseur de Pont-de-l'Arche, seul lieu de production de chaussures en Normandie et ainé des entreprises de chaussures en France.

 

Disponible chez le distributeur de journaux, 6 €.

 

 

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Armand Launay

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 12:46

Débordant d’imagination, le couple Léonard et Camille Tassel a lancé une nouvelle marque de chaussures : Léonamille.

Le catalogue automne-hiver 2012-2013 est présenté sur le site www.leonamille.com où 23 modèles de toute beauté, pour dames et messieurs, sont photographiés avec talent dans l’intérieur raffiné d’un appartement bourgeois.

Un régal pour les yeux ! Un plaisir pour les Archépontains car tous ces modèles sont réalisés dans l’usine Marco.   

 

Accédez au site en cliquant sur l'image ci-dessous : 

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Armand Launay

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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Compte LinkedIn.

Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au coeur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte. Gege wanazioni wangu !

Réflexion

Le temps n'est pas. Il n'y a qu'une règle graduée portant les marques "hier, aujourd'hui et demain" ; c'est-à-dire quelques traits issus de la faculté des Hommes à compter le passage des astres ; beautés et mesures à la fois, par Odin !

C'est avec cette règle que les Hommes tentent de mesurer les phénomènes les plus apparents. Ils se donnent des repères parmi l'érosion, véritable mère de la prise de conscience : "ce qui est rare à du prix" écrivait Chateaubriand. 

Il s'agit alors de prendre conscience de l'interdépendance entre tous les phénomènes, leur âme, et leur manière de s'attacher à notre âme. Pont-de-l'Arche où la terre natale... 

Ces phénomènes alimentent notre bonheur : sens du savoir, comment se crée notre notion du bienêtre, d'où vient notre conscience de ce qui est bon, quelles en sont les limites ? 

Bonheur, sens et quête du savoir ; horizon qui donne une orientation à notre cheminement ; orientation vers la naissance de la lumière quelle que soit la saison ; sève de notre arbre généalogique ; doute qui permet de poser peut-être les bonnes questions...

Rabelais quoi qu'il en soit... entre vins, livres et mets sapides : conscience du savoir s'il sait sucrer le faste palais du quotidien et donc là où se rassemblent les gens... érudition en entrée, curiosité en plat principal et conscience en dessert... et inversement, même si c'est moins agréable, pour un étudiant. 

Enfin, n'oubliez pas de poursuivre l'observation dans un verre à dégustation rempli de Calvados du bon bocage normand ! Au-delà des ténèbres de la Genèse, vous y verrez luire les étoiles de l'esprit et des plaisirs...