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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 19:05

=> Après notre article sur sainte Anne, patronne de la ville de Pont-de-l'Arche, voici une chronologie sur la fête communale... 

 

Naguère, on disait que les Archépontains « vendaient jusqu’à leurs draps » pour fêter la Sainte-Anne ». C’est dire la réputation de cette fête dans la région ! Nous retraçons retrace 200 ans de cette fête au cœur de l’identité archépontaine et, vous le verrez, rien ne change : ce rendez-vous demande toujours un grand investissement humain pour attirer les foules et faire rêver les petits comme les grands ! 

 

1808 : premier texte connu sur « l’assemblée Sainte-Anne ». Cette fête traditionnelle avait lieu sur un terrain public situé près de la forêt sur la route de Tostes (l’ancien terrain de rugby). Les danses et musiques populaires attiraient déjà « les gens des autres villages ». La Garde nationale interdisait les jeux de hasard ainsi que la vente de « boissons » après minuit. Dans la journée une messe devait avoir lieu suivie d’une procession dans la ville en hommage à la patronne de Pont-de-l’Arche c’est-à-dire sainte Anne. La procession devait terminer par le « chemin de la Procession » qui aboutit, justement, au champ de la Sainte-Anne... 

1826 : le Conseil municipal décide que la Sainte-Anne se tiendra sur la place « du champ de Mars » (actuelle place Aristide-Briand). Elle est rétablie près de la forêt en 1834.

1861 : témoin de l’évolution des mentalités en matière de loisirs et d’argent, le Conseil municipal décide de « promouvoir les retombées… sur le commerce local » en déplaçant la Sainte-Anne de la route de Tostes à la place des Champs (place Aristide-Briand). La municipalité organisa les premières régates sur la Seine avec le cercle nautique d’Elbeuf. Parmi les festivités : course en sac, feu d’artifice sur la Seine, mât de cocagne, joute sur l’eau. Dans son rapport au Conseil municipal, Prosper Morel, futur maire, fit état de « résultats les plus heureux » pour les festivités de 1861. Il demanda aux élus d’accorder une subvention chaque année à la Sainte-Anne ce qui fut accordé.  

Cette réussite fut rapportée dans le journal national « L’Illustration » sous la plume d’Ernest Bouchet : « Le succès fut si complet qu’il dépassa toutes les espérances. » Il mit en valeur le travail de coordination et d’animation d’Aimé Delaporte. 

1862 : le comité organisateur de la Sainte-Anne était présidé par Amédée Lallemant, maire. La fête était bel et bien « municipalisée »…  

1868 : présence attestée d’un « cirque de chevaux de bois ».  

1900-1910 : c’est la grande période des concours de gymnastique pour enfants animés par les fanfares de la région et notées par des jurys. Celles-ci étaient précédées de défilés dans la ville. 

1926 : la retraite aux flambeaux et le corso-fleuri existent déjà. On élit aussi une « reine de la chaussure ».

 

 Sainte-Anne--vers-1910-

Vers 1910, les défilés de fanfares et d’enfants faisant de la gymnastique attire les foules (ici sur la place Hyacinthe-Langlois et la rue Alphonse-Samain). 

 

Affiche-Sainte-Anne-en-1910--archives-municipales-

Affiche Sainte Anne en 1910 (archives municipales).

 

 

Sources 

- Boucher (Ernest), « Fête de Pont-de-l’Arche », in L’Illustration, journal universel, n° 1019 du samedi 6 septembre 1862, article page 167, illustrations page 169 (lithographie (37,2 x 26,5 cm) réalisée par L. Dumont d’après un dessin de J. Gaillardeau, lui-même réalisé d’après un croquis de E. Lanon). Archives départementales de l’Eure (cote 1 Fi 833) ;

- Launay (Armand), « La fête Sainte-Anne : fête patronale de Pont-de-l’Arche », in La Fouine magazine n° 19, septembre 2007, 24 pages ;

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 L’Industriel de Louviers

Armand Launay

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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Compte LinkedIn.

Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au coeur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte. Gege wanazioni wangu !

Réflexion

Le temps n'est pas. Il n'y a qu'une règle graduée portant les marques "hier, aujourd'hui et demain" ; c'est-à-dire quelques traits issus de la faculté des Hommes à compter le passage des astres ; beautés et mesures à la fois, par Odin !

C'est avec cette règle que les Hommes tentent de mesurer les phénomènes les plus apparents. Ils se donnent des repères parmi l'érosion, véritable mère de la prise de conscience : "ce qui est rare à du prix" écrivait Chateaubriand. 

Il s'agit alors de prendre conscience de l'interdépendance entre tous les phénomènes, leur âme, et leur manière de s'attacher à notre âme. Pont-de-l'Arche où la terre natale... 

Ces phénomènes alimentent notre bonheur : sens du savoir, comment se crée notre notion du bienêtre, d'où vient notre conscience de ce qui est bon, quelles en sont les limites ? 

Bonheur, sens et quête du savoir ; horizon qui donne une orientation à notre cheminement ; orientation vers la naissance de la lumière quelle que soit la saison ; sève de notre arbre généalogique ; doute qui permet de poser peut-être les bonnes questions...

Rabelais quoi qu'il en soit... entre vins, livres et mets sapides : conscience du savoir s'il sait sucrer le faste palais du quotidien et donc là où se rassemblent les gens... érudition en entrée, curiosité en plat principal et conscience en dessert... et inversement, même si c'est moins agréable, pour un étudiant. 

Enfin, n'oubliez pas de poursuivre l'observation dans un verre à dégustation rempli de Calvados du bon bocage normand ! Au-delà des ténèbres de la Genèse, vous y verrez luire les étoiles de l'esprit et des plaisirs...