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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 14:05

Rechercher les origines de Montaure revient à analyser aussi le territoire de Tostes car cette paroisse fut créée en 1687 à partir de terres montauroises. Cette autonomie fut maintenue à la Révolution française où Tostes fut constituée en commune.

Le Montaure des origines est une clairière dans l’arc-de-cercle formé par la forêt de Bord depuis Elbeuf à Louviers en passant par Pont-de-l’Arche.

Des traces d’habitat épars ont été retrouvées, comme les vestiges gallo-romains des Quatre-bancs, en forêt de Bord, qui présentent des bases de murs et un puits. On ne retrouve cependant pas d’agglomération.

Vestiges gallo-romains des Quatre-bancs, dans la forêt de Bord (carte d'état major IGN).

Vestiges gallo-romains des Quatre-bancs, dans la forêt de Bord (carte d'état major IGN).

La Carte archéologique de la Gaule (CAG) fait état d’une enceinte quadrilatérale (page 222) dans la commune de Montaure. Elle pourrait bien n’être qu’un enclos d’élevage de la forêt de Bord à l’instar des autres enclos retrouvés au moins à quatre endroits de ce massif forestier. C'est la thèse publiée par Henri Guibert en 1903. Nous les avons localisés à partir de la carte d’état major de l’Institut géographique national (IGN) au 1/25 000e. Un enclos dit « vestige d’enceinte antique » est situé près de la route forestière de Montaure (commune de Louviers). D’autres « vestiges d’enceinte » sont localisés entre le chemin du Coq et la Vallée de la croix, près du bassin des Carènes.

Des vestiges d'enceinte, ici à Louviers, ponctuent la forêt de Bord. Il s'agirait en fait d'enclos pour bétail (carte d'état major IGN).

Des vestiges d'enceinte, ici à Louviers, ponctuent la forêt de Bord. Il s'agirait en fait d'enclos pour bétail (carte d'état major IGN).

La CAG mentionne aussi le passage par Montaure et Tostes d’une voie romaine reliant Le Vieil-Evreux à Pont-de-l’Arche. Elle n’appuie toutefois pas cette thèse sur une découverte archéologique ou une étude consolidée. Le doute quant à l’existence de cette voie romaine officielle est permis puisque Pont-de-l’Arche n’est apparu qu’au IXe siècle avec la création de son pont entre 862 et 873. La voie romaine Evreux-Rouen passait par Caudebec-lès-Elbeuf. Plus vraisemblablement, il devait exister des chemins ruraux serpentant jusqu’à la vallée de la Seine mais ils n’ont pas été mis au jour scientifiquement.

Jusqu’alors, il n’y a quasiment pas eu de matériel archéologique retrouvé à Montaure. Difficile, en l’état, de dire si ce rebord du plateau du Neubourg était défriché avant le Moyen Âge. Françoise Guilluy cite (pages 68 et 71) Joseph Drouet. A l’occasion de fouilles à Caudebec-lès-Elbeuf, cet homme avança en 1883 que certains objets en céramique retrouvés proviendraient de Montaure ou de La Haye-Malherbe. Preuve pour lui que ces localités existaient et exploitaient la terre, un coffret en fer rempli de bijoux en or et de pierres gravées fut retrouvé en 1848 avec des monnaies datées du haut-empire (Antonin le Pieux, Faustine, Domitien, Gordien, Philippe 1er). La découverte est située au Teurtre. D’autres objets furent trouvés aux « Friches Mongras » (au sud d'Ecrosville). Jusqu’à plus ample informé, ceci indiquerait que, du temps de la Gaule romaine, l’exploitation de l’espace par l’Homme s’arrêtait à La Haye-Malherbe, sauf enclaves de-ci de-là.

Avec les Friches-Montgras, Le Teurtre est un endroit où ont été retrouvés quelques vestiges archéologiques, à la limite sud du Montaure (carte d'état major IGN).

Avec les Friches-Montgras, Le Teurtre est un endroit où ont été retrouvés quelques vestiges archéologiques, à la limite sud du Montaure (carte d'état major IGN).

Moyen Âge, un toponyme : Montaure

L’espace montaurois était assurément exploité et défriché avant la colonisation scandinave comme en témoigne le toponyme roman de Montaure.

Selon Louis-Etienne Charpillon, Montaure est formé de Mont et « or » écrit sous la forme latine « mons aureus ». Les Regestrum visitationum d’Eudes Rigaut désignent par deux fois la paroisse de « Montoire » (1255 et 1258). On retrouve cette forme en 1506. Aux XVIIe et XIXe siècles, c’est la forme « Montore » qui est utilisée. Plusieurs théories sont avancées sans toutefois épuiser la question.

« Aureus » dérive du latin or, « qui brille », et par extension ce qui est « magnifique, splendide »… Louis-Etienne Charpillon a écrit que c’était une référence aux champs fertiles. Cependant, cela peut aussi être une référence à l’argile car Montaure a été bâti sur un important filon de cette terre. L’argile est blanchâtre. Dans le vocabulaire désignant les couleurs, l’argile est un gris neutre très pâle tirant sur le blanc. L’étymologie est aussi intéressante : du latin « argilla » : terre luisante, que l’on peut rapprocher de « arguo » signifiant « clarifier la situation ». Ce mot appartient à la même famille que « argentum », argent.

D’après l’abbé Bleunven, ancien de curé de Montaure, ce nom proviendrait du celte « or » signifiant froid (Françoise Guilluy).

Selon Auguste Le Prévost (page 413), Montaure proviendrait du latin « mons », montagne, et « aura », cours d’eau. Cependant, « aura » signifie « vent » en latin ; un vent dont la présence est attestée par les moulins à La Haye-Malherbe (moulin de Beauregard) et de Tostes (moulin de la Couture).

Enfin et plus simplement, en ancien et moyen français, une montoire désigne une montée, une colline, une montagne. Il existe le célèbre Montoire-sur-le-Loir, près de Vendôme, et un hameau Montaure en Haute-Loire.

A priori, appeler « colline » ou « montée » un hameau situé sur le plateau du Neubourg peut paraitre bien surprenant. Cependant, la topographie fait nettement apparaitre la naissance d’une dépression à La Haye-Malherbe qui se prolonge par la ravine de la Glacière, au-dessus de laquelle a été bâtie l’église Notre-Dame, et qui se creuse ensuite en vallon jusqu’à la vallée de l’Eure, à Louviers. Nous tenons-là le passage d’un cours d’eau asséché. En venant d’Ecrosville et de La Haye-Malherbe, cette dépression met en valeur l’église et le centre-bourg de Montaure qui peuvent apparaitre, aux yeux du promeneur, comme perchés sur une colline. Mais pourquoi installer un hameau en ce lieu ? Au-delà de la ravine qui a pu constituer un rempart naturel à des fortifications militaires, c’est peut-être une nappe phréatique aisément exploitable qui a attiré ici quelques familles. Cette nappe est identifiable de nos jours grâce aux deux puits centraux de Montaure et à la fontaine Saint-Eustache située dans la crypte de Notre-Dame. Cette dernière, comme nous l’écrivons dans un article consacré à l’église montauroise, a peut-être investi un lieu de culte païen dédié à une divinité de l’eau. Quoi qu’il en soit, la présence d’habitations groupées en ce lieu rend identifiable une « colline », une « montée », une Montoire par rapport à d’autres reliefs de la proche région.

Vu d'Ecrosville, Montaure apparait perché au-dessus de la ravine de la Glacière. Ce relief expliquerait l'étymologie de Montaure, "Montoire" qui signifiait la colline, la montée, en Ancien français (cliché Armand Launay, juillet 2013).

Vu d'Ecrosville, Montaure apparait perché au-dessus de la ravine de la Glacière. Ce relief expliquerait l'étymologie de Montaure, "Montoire" qui signifiait la colline, la montée, en Ancien français (cliché Armand Launay, juillet 2013).

Mais c’est peut-être les noms de Blacquetuit et Écrosville qui nous fournissent des éléments de réflexion plus précis sur le peuplement de Montaure.

Le toponyme Blacquetuit est composé de deux éléments norrois : « Blákka » qui est peut-être un surnom dérivé de « bleu », voire « noir » et « thveitr » qui désigne un essart : l’ « essart de Blakka ».

Quant à Écrosville, ce toponyme est peu renseigné. On le retrouve cependant dans le nom de la commune Saint-Aubin-d'Écrosville, plus proche du Neubourg. La fiche Wikipédia de la commune, citant les travaux de François de Beaurepaire, expose que le nom de cette paroisse était "Sanctus Albinus de Crocvilla" au XIIe siècle. Certains amateurs de toponymie scandinave, la Société historique Hag'dik, proposent de voir ici le nom d'un homme : Krókr. En effet, la forme du nom est connue dans la région où on retrouve beaucoup de suffixes en ville avec un nom scandinave ou, plus généralement, germanique : Igoville vient de Wigautvilla, Sotteville de Sotivilla, c'est-à-dire le "domaine de Wigaut", le "domaine de Soti". Écrosville serait ainsi le "domaine de Krókr" et il est possible que ce personnage ait été possessionné dans deux endroits à Montaure et Saint-Aubin, donc. Ce toponyme est curieusement proche de celui de Crasville, commune à laquelle nous avons consacré un petit article

Cela semble prouver qu’il y eut une colonisation scandinave synonyme d’une nouvelle vague de défrichements. Il n'y a qu'à relier les toponymes scandinaves de la proche région du plateau du Neubourg : Le Thuit-Signol et Le Thuit-Simer... Blacquetuit est un nom scandinave donné à une grande ferme montauroise mais n’a pas désigné le bourg en lui-même. C’est peut-être l’indicatif d’une population suffisamment nombreuse autour de Notre-Dame pour conserver le toponyme roman de Montaure. Quant à Écrosville, c'est un toponyme roman mais qui montre que la plus grande propriété a été attribué à un personnage scandinave. C'est assurément une propriété qui existait déjà comme toutes les villae du plateau : Crasville, Canappeville, Surtauville, Iville...

Ensuite, les textes font état de grandes propriétés seigneuriales de Montaure au XIe siècle. Les écrins de verdure situés au centre de Montaure témoignent toujours de ces grands domaines qui étaient dans la mouvance directe du pouvoir ducal normand. Ceci confirme, avec la majestueuse construction de l'église Notre-Dame au XIe siècle, que Montaure était la principale paroisse de la proche région. 

 

Sources

- Amsellem Emmanuelle, « Les Stigand : des Normands à Constantinople », Revue des études byzantines, tome 57, 1999, pages 283 à 288 ;

- Bonnin Thierry, Regestrum visitationum archiepiscopi rothomagensis : journal des visites pastorales d'Eude Rigaud, archevêque de Rouen, Rouen, Le Brument, 1852, 876 pages ;

- Charpillon Louis-Etienne, Caresme Anatole, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys, Delcroix, 1868, 960 pages, tome II, voir les pages 541 à 543 ;

- Cliquet Dominique, Carte archéologique de la Gaule : l’Eure 27, Paris, ministère de la culture, 1993, 285 pages ;

- Delisle Léopold, Passy Louis, Mémoires et notes de M. Auguste Le Prévost pour servir à l’histoire du département de l’Eure, tome II, Évreux, Auguste Hérissey, 1864 ;

- Guibert Henri, "Note au sujet de retranchements aux environs de Louviers", Bulletin de la Société d'études diverses de Louviers, tome VIII, 1903, 120 pages, pages 57 à 62 ;   

- Guilluy Françoise, Tuiliers et potiers de l’Eure : La Haye-Malherbe et Montaure, Association pour la sauvegarde du patrimoine malherbois, 1995, 192 pages ;

- Ministère de la culture, Base Mérimée, www.culture.gouv.fr.

 

A lire aussi... 

Les châteaux de Montaure du XIe siècle à nos jours...

L'ancienne ferme de Blacquetuit (Montaure)

L'histoire de Tostes des origines à l'autonomie communale

Armand Launay

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 19:12

Entre la place Jean-Baptiste-Charcot et le début de la rue du Huit-mai-1945, à Montaure, se trouvent deux puits remarquables. Leurs margelles sont réalisées en pierre calcaire locale d’un seul blog et surmontées de ferronneries, une à trois barres, l’autre à deux.

La conservation de ce genre de puits de l’Ancien régime est rare dans des voies publiques de la région. Le rapprochement de ces deux puits doit indiquer le centre du village ancien autour duquel se trouvaient la majeure partie des habitations. Ils sont à relier à la fontaine Saint-Eustache, dans la crypte de Notre-Dame, et démontrent la présence d'une nappe phréatique aisément accessible qui a très bien pu engendrer la naissance de Montaure.

 

A lire aussi...

Notre-Dame de Montaure et le prieuré de bénédictins

Les châteaux de Montaure du XIe siècle à nos jours

Aux origines de Montaure et de son nom

Deux très beaux puits de l'Ancien régime ornent le centre-bourg de Montaure (clichés Armand Launay, été 2013).
Deux très beaux puits de l'Ancien régime ornent le centre-bourg de Montaure (clichés Armand Launay, été 2013).
Deux très beaux puits de l'Ancien régime ornent le centre-bourg de Montaure (clichés Armand Launay, été 2013).
Deux très beaux puits de l'Ancien régime ornent le centre-bourg de Montaure (clichés Armand Launay, été 2013).

Deux très beaux puits de l'Ancien régime ornent le centre-bourg de Montaure (clichés Armand Launay, été 2013).

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 17:56

Le 4 mars 1937 le Conseil municipal, réuni sous la présidence de Raoul Sergent, appela officiellement « rue Olivier-des-Bordeaux » la voie qu’on appelait populairement la rue du Chêne Jaunet ou, en parler local, le « Quesne gaunet ».

 

Chene-Jaunet.JPG

Le Chêne-Jaunet avant 2004 et la construction de la résidence du même nom

(archives municipales de Pont-de-l'Arche)

 

La résidence bâtie entre 2004 et 2007 prit le nom de l’espace qu’elle occupe depuis : le Chêne-Jaunet. Si ce nom doit désigner un terrain identifiable grâce à un chêne remarquable, que signifie « Jaunet » ? Un nom de famille ? L’idée serait étonnante car ce nom ne figure pas dans les archives locales. Il serait plus probable que Jaunet fût un sobriquet forgé sur le mot « jaune ». Or « Les jaunes » était le sobriquet donné à une famille de Pont-de-l’Arche d’après le teint de peau d’un de ses ancêtres. Un « Jaunet » serait un enfant de la famille.

Quoiqu’il en soit, même si cette famille n’avait rien à voir avec le mot « Chêne Jaunet », il nous semblerait assez logique que l’on ait appelé le chêne d’après le surnom d’un propriétaire de jardin, de champ : « le [champ du] chêne [à] Jaunet ». On retrouve ce nom dans une délibération du 16 décembre 1883 mais il doit être antérieur.

 

Quant à la rue Olivier-des-Bordeaux ? Une lecture rapide des archives donnerait à croire qu’elle rend hommage à Jean-Baptiste Olivier qui fut maire de Pont-de-l’Arche de 1848 à 1852. La raison est plus prosaïque.

 P1180915.JPG

 La rue Olivier-des-Bordeaux en 2011 (photo A. Launay)

 

Ce médecin en chef à l’hospice de la ville, né le 29 mai 1799 à Grosley-sur-Risle et décédé à Pont-de-l'Arche le 18 janvier 1874, accolait à son nom la particule des Bordeaux qu’il devait à sa femme Eléonore Guesnier des Bordeaux. Mais le prénom de cet homme ne fait pas partie du nom de la rue...

La délibération du Conseil municipal du 21 mai 1883, après sa mort donc, décrit l’installation d’un caniveau permettant l’écoulement des eaux du puits « Olivier des Bordeaux ». Les archives montrent que la Ville avait projeté en 1875 de se doter d’un puits – et donc de fontaines publiques. La veuve Olivier des Bordeaux accordait même 1000 francs à cette fin. Plusieurs années de difficultés s’en suivirent. Le 22 avril 1880, la veuve Olivier des Bordeaux et sa fille accordaient 3000 francs et, le 3 juin 1880, le devis de M. Simon, architecte rouennais, était accepté par les élus (3197 francs). Après plusieurs années d’incompétences des entreprises et de manque de sérieux de l’architecte, le puits fut ouvert en 1883. Ses eaux s’écoulaient vers la place des Champs (Aristide-Briand) puis par la rue de Paris (Roosevelt). Le puits fut remplacé en 1905 par le puis artésien du chemin du Becquet. Le puits Olivier-des-Bordeaux a disparu depuis. En remerciement, la ville réserva une concession dans le cimetière communal pour la "veuve Olivier", à côté de celle de son mari. 

 

Source

Registre des délibérations du Conseil municipal

 

A lire aussi...

Les maires de Pont-de-l'Arche 

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 14:48

C’est le 13 avril 1921 que le Conseil municipal, sous la présidence d’Anthime Ferrandier, donna le nom d’Émile Lenoble à une voie de Pont-de-l’Arche. Cependant, il faut remonter au 31 mai 1904 pour comprendre l’action de cet homme...

Par un contrat signé avec la mairie, Emile Lenoble autorisa le forage d’un puits artésien sur une de ses propriétés. Celui-ci était propriétaire du « château de Bon Port », comme le rapporte la délibération. Il s’agissait de couvrir les besoins quotidiens en eau, évalués à 30 000 litres par jour, que le puits Olivier-des-Bordeaux (1883) ne parvenait déjà plus à couvrir. Cette eau devait aussi alimenter les nouveaux quartiers et notamment ceux de la SAHBM. Un puits fut ainsi percé entre 1904 et 1905 par la société du Puits artésien de Vincennes de MM. Dumont et Gondin. Le puits donna d’abord satisfaction puis fut rapidement dépassé par la croissance de la population (délibération du 2 aout 1925). Il fut restauré en 1931 puis en 1937. Une délibération du Conseil municipal du 29 avril 1937 mentionne une autorisation préfectorale de percer un nouveau puits, visiblement au Chêne-Jaunet. Une délibération du 9 mai 1972 décide la destruction du château d’eau de la rue Général-de-Gaulle. Aujourd’hui, sur les berges de l’Eure se trouve toujours le bélier du bassin d’aération.   

 

Route-Elbeuf--8-.jpg

Le château d'eau du puits artésien était situé à l'angle du chemin du Becquet de la rue Général-de-Gaulle (en face de l'actuelle gendarmerie). Il fut bâti par la Ville sur un terrain d'Emile Lenoble.  

 

Route Elbeuf (2)

Le bélier du bassin d'aération du puits artésien se trouve toujours sur les berges de l'Eure, sous le coude du chemin du Becquet, en conrebas de l'actuelle Gendarmerie. 

 

 

Sources

Dolfuss (G.), « Les puits artésiens de la Basse-Seine et de Paris », p. 306-311, in La Nature : revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l’industrie. 1905, 33e année, 2e semestre, collation des n° 1671 à 1696. Voir les pages 308 et 309.

 La Nature 1 La Nature 2

Délibérations du Conseil municipal

Armand Launay

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  • : Pont de l'Arche histoire, patrimoine et tourisme
  • : Bienvenue sur ce blog perso consacré à Pont-de-l'Arche et sa région (Normandie, Eure). Contactez-moi afin d'étudier ensemble, plus avant, l'histoire et donc de progresser vers la connaissance. Bonne lecture ! armand.launay@gmail.com
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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au cœur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

- Mieux connaitre Pont-de-l'Arche à travers 150 noms de rues et de lieux ! (Autoédité, 2019, 64 pages). 

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte.

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