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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:30

Doinel, A., Notice historique sur Alizay, 1880, 72 p. Page 29 :  

 

Tournedos  

Nous reproduisons textuellement la légende de Tournedos rapportée par M. Paul Goujon, avocat, dans son histoire du Vaudreuil.  

"Richard Ier, duc de Normandie, avait épousé Agnès, fille de Hugues le Grand et sœur de Hugues Capet, dont il favorisa l’élévation au trône. Quelque temps après la mort de la princesse, – advint un jour, comme il chassoit, surprit par la nuict, se logea chez son forestier, à Sargeville, près Arques. Sa femme lui sembla si belle qu’il la demanda à son mari qui n’osa l’éconduire. Et incontinent, en vint advertir sa femme ; laquelle secrètement supposa la nuict en son lieu et place, sa sœur Gonnor, fille qui la surpassoit en beauté, dont le duc se contenta et la prinst quelque temps après pour femme et épouse.  

Après que le duc Richard eut longuement entretenu la demoiselle Gonnor et qu’elle eût de luy trois fils et trois filles, les prélats et barons de Normandie luy prièrent qu’il l’espousast, luy remonstrant la bonne grâce et vertu dont elle estoit aornée et qu’il en avoit une belle lignée ; et ainsi le fist, aussi l’aymoit-il fort et ses enfants pareillement, lesquels, afin de les légitimer et faire que son fils Robert fust pourveu à la dignité archiépiscolpale de Rouen, combien qu’ils fussent de grand âge, ils furent tous mis sous le drap.  

La première nuit que la duchesse Gonnor coucha avec le duc son seigneur, puisqu’il l’eust espousée, elle luy tourna le dos. Avoy, dit-il, tu as couché à moy et oncq ne le fiz. – Par foy, dist la dame Gonnor, sire, je souloys gésir en vostre lit faisois vostre volonté, mis à présent, je gis au mien et gerray, si Dieu plaist, m’y coucheray sur lequel costé que je vouldre. Du temps passé, ce lit estoit vostre, mis à présent, je puis dire il est nostre. J’y souloys coucher en doubte, à présent, grâce à Dieu, je y geiz à seureté. Lors elle se print à rire et se torna devers le duc. De la vient que le village où ce fait advint a pris le nom de Tournedos."

 

 

A lire aussi...

Histoire de Tournedos (MM. Charpillon & Caresme)   

 

Armand Launay

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:29

Charpillon L.-E., Caresme Anatole, Dictionnaire Historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys : éditions Delcroix, 1868, 960 pages.

      les.damps3

 

 

LES DAMPS   

 

Paroisse des, vic. Élec. de Pont-de-l’Arche. - Dioc., bail., parl. et gén. de Rouen.  

Les médailles romaines et les restes de constructions antiques trouvés aux Damps, ont supposer à M. Rever qu’il fallait y placer la station d’Uggade, indiquée par les itinéraires entre Rouen et Evreux ; il paraît en effet que cette ancienne ville gauloise s’étendait sur la rive de la Seine depuis Caudebec jusqu’aux Damps.  

Au reste, Les Damps, heureusement placés sur la Seine, au confluent de l’Eure, avaient autrefois un port sur le grand fleuve, déjà célébré du temps des Romains. Il s’y livra en 896, entre les pirates du Nord et les Français, un combat dont le récit se trouve dans Guillaume de Jumièges [1]. "Rollon, dit-il, s’étant emparé de Rouen, méditait la ruine de Paris. Lui et les siens détachant alors leurs navires sillonnèrent les flots de la Seine et vinrent s’arrêter aux Damps, que l’on appelle aussi Arches [2]. Renaud, généralissime des troupes françaises, ayant appris l’arrivée des païens, se porta au devant d’eux, sur le fleuve de l’Eure, avec une vaillante armée, et envoya en avant, avec d’autres députés, Hastings, qui habitait Chartres et qui connaissait leur langage ; il vint à eux en suivant le cours de la rivière d’Eure". "Il leur demanda ce qu’il voulaient ; Rollon répondit qu’ils ne voulaient se soumettre à personne, mais se rendre maîtres de tout ce qu’ils pourraient conquérir".  

"Hastings alla porter cette réponse au chef français. Pendant ce temps, Rollon et ses Normands se firent des retranchements et une redoute en forme de château ; ils se fortifièrent derrière une levée de terre en laissant au lieu de porte un vaste espace ouvert".  

"A la pointe du jour, les Francs se rendirent à l’église Saint-Germain de Louviers [3], entendirent la messe, participèrent au corps et au sang du Christ. Partant de là, ils perçurent bientôt sur les rives du fleuve les vaisseaux des pirates, et ceux-ci cachés derrière leurs retranchements. L’attaque a lieu sur-le-champ ; mais les Normands, cachés et recouverts de leurs boucliers, se relèvent. Roland, porte enseigne du général des Francs, s’élance avec ardeur ; il est tué au premier choc. Sa mort entraîne la fuite des assaillants, et Rollon peut ensuite sans obstacle lever son camp des Damps et s’avancer sur la Seine jusqu’à Meulan".  

Lorsque les Normands se furent fixés dans le pays, Les Damps firent partie du domaine ducal. Il y existait surtout des pêcheries importantes. Vers 1020, Richard II donna aux moines de Saint-Père 8 seines [4] dont deux dans le port des Dancs, deux à Elbeuf etc. En 1023, il donna également aux moines de Fécamp des pêcheries aux Damps. L’année suivante, il gratifiait l’abbaye de Jumièges, de l’église des Damps et de trois hôtes ou fermiers ? Cette dernière libéralité fut confirmée par le roi Henri II en 1174.  

Hervé des Dans figure dans le compte du receveur de la baillie du Vaudreuil en 1180, pour une amende de 10 s. pour vin survendu. En avril 1232, Godefroy des Dans, clerc, vendit à Robert, fils de Richard, de Léry, un héritage à Léry, relevant du fief de la Senne, pour le tenir à l’avenir de l’abbaye de Bonport.  

Une charte de Simon Bonard, de 1235, fait mention d’un chemin allant de Léry aux Damps.  

Au mois de mars 1248, une femme nommée Philippe des Dans, acheta de Jean Rigneut, du Pont-de-l’Arche, une pièce de terre, moyennant 60 s. t.  

On trouve dans divers actes de vente de 1259, 1261 et 1281, les noms de Guillaume Cornard, Jehan Lemoine, Sylvestre Porsonnier, Richard Lestoré, Etienne Legallois, Sylvestre des Dans, Vivien des Dans et autres, tous habitants de la paroisse.  

André des Dans afferma, le 20 août 1284, une pièce de terre à Regnault d’Ybermens, pour 6 s. de rente ; l’année suivante, il vendit aux religieux de Bonport 5 s. de rente qu’il avait sur un pré à Léry, moyennant 40 s. de monnaie courante.  

En 1303, les pêcheurs des Damps et de Limaye (Lormais, à l’article de Léry) pouvaient pêcher dans toute la garenne de Léry lorsque la Seine était débordée [5].  

En mai 1331, Philippe le Bel donnait à Etienne de la Chapelle, son cuisinier, des héritages assis aux Damps, à Léry, et dans les environs, qui avaient été confisqués sur Robert de Gasny, pendu pour ses démérites. Il se trouve que ce domaine de Léry appartenait alors à Blanche de France, fille de Philippe le Long, qui en avait hérité de sa mère Blanche de Bourgogne, morte en 1330. Cette princesse prétendit que les biens du supplicié lui appartenaient par échoite, et avec l’approbation de sa famille, elle les donna à deux religieuses de Longchamps ; mais Guillaume de la Chapelle, fils d’Eustache, fit une vigoureuse résistance en s’appuyant sur la donation faite à son père. Le roi intervint par lettre de juillet 1335 et ordonna l’exécution d’une décision de ses gens de comptes, qui avaient adjugé les héritages à Blanche de France. Laurent des Damps est cité sans la lettre de Philippe de Valois dont nous venons de parler.  

La paroisse des Damps avait dans la forêt de Bord des droits importants dont on trouve l’énumération dans le coutumier des forêts, rédigé vers 1401, puis dans deux actes subséquents de 1424, 1445 et enfin dans un arrêt du Conseil de 1673, déposé aux Archives de l’Eure [6].  

Henri VI, roi d’Angleterre, confirma aux religieuses de Longchamps, le 20 février 1434, les biens qu’elles possédaient aux Damps et dans les environs [7].

         On trouve aux Damps, en 1612, N.H. Gratien de la Faye, membre d’une famille distinguée qui est restée pendant plusieurs siècles dans les environs de Pont-de-l’Arche. Adrien de la Faye, fils de Nicolas et de Marguerite de Farouil, habitait Les Damps lorsqu’il fut maintenu de noblesse en 1666. Il faut en dire autant d’Antoine de Héris, qui paraît avoir eu la seigneurie du Mesnil de Poses.  

La Faye : de gueules, à la fasce d’or, accompagnée en chef d’une croix fleuronnée et en pointe d’une tour, le tout d’or.  

Héris : d’argent, à la bande azur, chargé de trois mollettes d’or, à la bordure en greslée de gueules.  

Le 22 juillet 1681, une ordonnance de Louis XIV permettait aux Damps la culture du tabac, mais les plantations ayant été détruites, un arrêt du Conseil du 9 août 1723 accorda aux habitants des Damps une diminution de 395 l. sur leurs tailles.  

         Le bac de l’hôtellerie de la Maison Rouge à la garenne et aux Damps appartenait au seigneur de Rouville, qui le donnait à ferme avec l’hôtellerie et le droit de pièce du fief de la Bosse, servant à attacher les bateaux montants et avalants [8].  

D’après un aveu du président Portail, châtelain du Vaudreuil, l’église et le Manoir des Damps faisaient partie de son domaine fieffé.  

 

Fief

La Barre des Damps.

De 1206 à 1238, on voit figurer dans les chartes de Bonport, soit comme vendeur, soit comme témoin, un Guillaume Barre ou de la Barre, qui était de Léry, et qui pouvait tirer son nom de la Barre des Damps.  

Robert Roudart et une femme nommée Philippe Goujon, en raison des terres sises à la Barre des Damps et dans le voisinage devaient porter à l’abbaye de Saint-Ouen tout le poisson qu’ils prenaient, depuis Crémonville jusqu’à l’embouchure de l’Eure (la veille de la Saint Ouen).  

Le 7 janvier 1682, Pierre de Lux, esc., sieur de la Barre, demeurait en la paroisse des Damps.  

Lux : écartelé : au 1 d’or, à trois pals de gueules ; au 2 d’azur à la tête de Licorne d’argent ; au 3 d’azur, à l’aigle déployé d’argent ; au 4 de gueules, au léopard couronné d’or.  

 

En 1743, Nicolas Grospoisson, arpenteur, était syndic des Damps [9].  

 

Les Damps, cant. de Pont-de-l’Arche, au confluent de la Seine et de l’Eure, bac à voitures sur l’Eure, à 12 m. d’alt. – Sol : alluvions contemporaines – Surf. Terr., 474 hect. – Pop., 281 hab. – 4 contrib., 2,216 f. en ppal. – Réunion pour le culte et l’inst. à Pont-de-l’Arche. Bur. de Bienf. – 4 déb. de boisson. – 2 perm. de chasse. – Dist. au ch.-l. de dép., 35 ; d’arr., 12 ; de cant., 2. 

 

Dépendances : Le Fort-Buisson, Le Val.  

Agriculture : céréales, plantes sarclées.  

Industrie : néant. – 6 patentés.

 

 

 

[1] Ce combat paraît avoir été confondu.  

[2] Pont-de-l’Arche aurait donc été établi sur le territoire des Damps, qui s’étendait jusqu’à Bonport et Criquebeuf-sur-Seine.  

[3] Sur Louviers…  

[4] Filets de pêche.  

[5] Vicomté de l’eau, page 140. Notes Le Prévost.

[6] Notes Le Prévost. On a vu comment ces dames avaient obtenus ces biens provenant de la forfaiture de Robert de Gasny.

[7] On a vu comment ces dames avaient obtenus ces biens provenant de la forfaiture de Robert de Gasny. M. de Beaurepaire, Vicomté de l’Eau.

[8] M. de Beaurepaire, vicomté de l’Eau .

[9] Vaudreuil, page 196.

 

Armand Launay

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:26

Charpillon Louis-E., Caresme Anatole, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys : Delcroix, 1868, 960 p., t. II, p. 635-636.

  

      pitres

 

PÎTRES 

 

 

Paroisse des : Archid. du Vexin normand  – Doy. de Perriers. – Baill., Vic. et Élec. [de Pont-de-l’Arche.] – Parl. et Gén. de Rouen.

 

À la jonction des Vallées de la Seine , de l’Eure et de l’Andelle, existe un village aujourd’hui sans importance, mais qui a joué un rôle dans l’histoire.  


D’abord forteresse sous les Romains, puis résidence royale sous les Mérovingiens, palais et château-fort sous les Carlovingiens, Pîtres, connu par des Ordonnances, par des Conciles et par différents monuments d’histoire, n’a conservé de son ancienne splendeur que son église dédiée à Notre Dame.   

 

Marie de France, dans son Lay des Deux-Amants, parle de la ville de Pîtres et du roi des Pistriens.  

 

On a trouvé à Pîtres des restes de deux amphithéâtres, d’un hypocauste, d’un aqueduc, etc., des tuiles, des vases, des coulans en bronze, qui indiquent une origine romaine. 

 

Plusieurs historiens ont placé vers 525 la fondation du manoir mérovingien de Pîtres, en latin Pistœ[1].  

 

Il est fait mention de Pîtres dans une charte de Clotaire pour l’abbaye de Chelles en 660.  


En 750, Pîtres est indiqué comme se trouvant dans le pays de Telles[2] ; un diplôme de Charlemagne de 775 désigne Pîtres de la même façon.  


Le 1er août 855, la grande flotte des Danois, sous la conduite de Sidroc, s’empare du fleuve de Seine, et vient jusqu’au château-fort de Pîtres[3].  


Charles le Chauve résida souvent à Pîtres, de 861 à 869, et il y tint plusieurs assemblées à l’effet d’aviser aux moyens d’arrêter la marche des hommes du Nord ; pendant son séjour, il y fit construire un palais magnifique.   


Dans une première réunion du Concile, tenu à Pîtres en 862, on avisa aux moyens d’arrêter les pirates normands ; des subsides furent votés et Charles le Chauve s’empressa d’établir des travaux de fortification et de défense, afin d’empêcher de remonter le cours de la Seine. Dans cette même réunion, on s’occupa du différend survenu entre Rothode, évêque de Soissons, et Hincmar, archevêque de Reims.  


Le second Concile tenu à Pîtres en 864, connu sous le nom d’Édit de Pîtres, déclare Pépin le Jeune, roi d’Aquitaine, déchu de ses États ; ordonne une refonte des monnaies, règle les diverses questions relatives aux villes qui auraient le droit d’en frapper, édicte des peines sévères contres les faux-monnayeurs ; apporte de grandes améliorations au sort des esclaves et des colons, et enfin ordonne un recensement des hommes libres obligés au service militaire.  


Dans le 3e Concile qui eut lieu en 868, Hincmar, évêque de Laon, qui avait été condamné par le roi Charles, fut rétabli.  


En 869, le 4e Concile de Pîtres vit la promulgation d’un capitulaire en 13 articles, on confirma le privilège de Saint-Pierre le Vif, à Sens.  


Charles le Simple fit donation, en 905, à son chancelier le diacre Ernaste, de onze serfs attachés au domaine royal de Pîtres, 6 hommes, 4 femmes et un enfant, désignés chacun par leur nom. 


Roger de Beaumont donna, vers 1070, à la Madeleine de Rouen, entre autres biens la terre de Pistres, pour fournir le pain et le vin du Saint-Sacrifice de la Messe[4]. Vers 1090, Guillaume de Breteuil donna aux religieux de Lyre, toute la dîme et la redîme de la vallée de Pîtres. Raoul de Gacel, son héritier, donna à Raoul de Conches, Pont-Saint-Pierre et la vallée de Pîtres.  


En 1206, Phillipe Auguste avait confisqué ce que Marguerite de Tosny, veuve de Raoul de Conches, possédait à Romilly, Pîtres, etc., pour le donner à Raoul de Boulogne. 


Il existait cependant une famille portant le nom de la paroisse ; Roger de Pîtres accompagna le duc Guillaume en 1066, lors de son expédition d’Angleterre.  


En 1184, Roger de Pîtres figure dans les comptes du Sénéchal de Normandie, comme débiteur de 15 s.  


Le pouillé d’Eudes Rigaud, rédigé vers 1250, indique comme patron Jean du Bois, chanoine de Notre-Dame-de-la-Ronde ; la cure valait 30 l., on comptait 120 chefs de famille.  


Parmi les membres de la famille de Pîtres, nous citerons encore Jean de Pîtres, clerc du bailly de Cotentin, Guy de Pîtres, Marie de Pîtres, abbesse de Saint-Amand de Rouen, Roger de Pîtres, Guillaume de Pîtres, écuyer, Jacques et Jean de Pîtres qui fieffèrent, en 1370, une maison à Rouen, Guyot de Pîtres.  


Lors de l’invasion anglaise du XVe siècle, Guy de Pîtres était resté fidèle à son pays ; le roi d’Angleterre confisqua ses biens en 1420, et donna les immeubles à Guillaume Sébire et les meubles à Henri Noon.  


Pîtres blasonnait : de gueules à 3 pals d’or, au chef d’azur chargé de 2 étoiles d’argent.   


Les familles Damiens, Mallé et Le Prévost possédèrent ensuite la seigneurie de Pîtres.   


Fiefs. 1° Les Essarts. Le 3 juillet 1649, Louis Le Roy, sieur des Essarts, vendit une partie de rente à la veuve de Louis Halley ; Charles Le Roy, esc, sieur des Essarts, fut maintenu en 1667 ; il portait : des gueules à l’écu d’argent chargé d’une fleur de lys de sinople accompagné de 6 besants d’or, posés en orle, 3, 2 et 1.   


En 1708, Adjutor-Nicolas Le Monnier des Essarts était maire alternatif des Andelys. En 1745, il était élu en la même ville ;   


La Poterie. En 1668, MM. de Tirémois et Le Bègue de Germiny étaient seigneurs de la Poterie ; ils avaient le droit en cette qualité de présenter à la Chapelle Saint-Nicolas de l’église de Pîtres ;  


Tiremois : d’azur, au sautoir d’argent chargé de cinq huchets de gueules liés du même.   


Le Bègue de Germiny : d’azur, à l’ombre d’argent posé en fasce ;  


La Vallée-Galantine  : Pierre de Galantine, sieur de la Vallée , fut reçu au Parlement en 1616 ; son fils du même nom fut, en 1665, reçu conseiller  aux Aides.  


Dominique de Galantine, seigneur de la Vallée , laissa une fille mariée à Jean-Baptiste Alexandre Boniface, chevalier, baron de Bosc-le-Hard.  

 

Galantine : écartelé au 1 et 4, contre écartelé au 1 et 4, d’azur, à la croix d’argent, au 2 et 3, de gueules, à trois annelets d’or, au chef d’argent, chargé de trois têtes de lion arrachées d’or, et au 2 et 3 d’azur au chevron d’or, accompagné de trois têtes de licorne d’or. 


Boniface : d’argent, à 3 fasces de sinople.  

 


PÎTRES, canton de Pont-de-l’Arche, sur la Seine et l’Andelle, à 15 m. d’alt. – Sol : alluvions contemporaines, diluvium, craie blanche – St. du ch. de fer de Gisors à Pont-de-l’Arche. – Ch. d’int. com. n° 58 d’Écouis à Alizay – 4 cont. 9,566 fr. en ppal. – Rec. ord. budget 4,957 fr. – Surf. terr. 1,347 hect. – Pop. 916 hab., – *, Percep. et Rec. cont. ind. de Pont-de-l’Arche. – Paroisse. – Presbyt. – Écoles spéc. de 97 garç. et de 73 filles. – 3 déb. de boissons. – 10 perm. de chasse. – Dist. en kil. au ch.-l. de départ. 37, d’arr. 16, de cant. 7.  

 

Dépendances : Les Essarts, L’Île-Sainte-Hélène, Le Port-de-Pîtres, La Vallée Galantine.  

 

Agriculture : Céréales, lins, bois.  

 

Industrie : 3 tuileries. – 1 usine à tourner.  

 

Patentés : 43.  

 



[1] Hist. du Vaudreuil.  


[2] Chartes de l’abbaye de Saint-Denis.  


[3] Chronique de Fontenelle.  


[4] Farin 33.  

Armand Launay

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:24

Charpillon Louis-E., Caresme Anatole, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys : Delcroix, 1868, 960 p., t. II, p. 496-497.  

 

      112340438445-1

 

LE MANOIR  

 

 

Paroisse des : Doy. de Perriers  – Vic. et Élec. de Pont-de-l’Arche. – Parl. et Gén. de Rouen. 

On a dit que le palais de Pîtres était situé sur le territoire du Manoir, sans en apporter de preuves concluantes. 

C’est un village ancien, comme l’indique le patronage de Saint-Martin ; en 1011. Le comte Raoul d’Ivry donna le Manoir à l’abbaye de Saint-Ouen.  

Les Tuileries du Manoir sont citées en 1361.  

De 1432 à 1494, la cure valait 100 s. plus tard sous Charles XIII, elle valait 20 l. on comptait 14 paroissiens.  

En 1587, Robert de la Faye, sieur du Manoir, épousa  Marguerite Alorge ; il blasonnait : de gueules à la fasce d’or, à la croix d’or en chef et à la tour du même en pointe. 

Vers 1588, Charles Guéroult était seigneur du Manoir et de l’Essart, il épousa Marguerite Baudry dont [il eut] Noel, marié vers 1619, à Louise Lallier.  

Noel Guéroult, obtint vers 1618, des lettres d’anoblissement, il laissa Charles IIe du nom, qui eut de son mariage avec Marguerite de la Vache, Charles IIIe du nom, déclaré usurpateur en 1668 et condamné à 2000 l. d’amende, mais il fut confirmé en sa qualité de noble, par arrêt du Conseil d’État du 11 février 1673 et déchargé de l’amende.  

Il existait ce semble deux fiefs de Manoir, l’un appartenant à la famille Guéroult et l’autre à la famille Hallé.  

Guéroult : d’azur, au chevron d’or accompagné de 3 aiglettes à 2 têtes du même, au chef d’or, chargé de 3 têtes d’ours de sable.  

En 1698, Jean-Gilles Hallé, reçu conseiller au Parlement, était seigneur du Manoir-sur-Seine, il avait en outre les titres de seigneur d’Orgeville-Saint-Vaast, Rouville, Imouville et Bercelou. Le 9 janvier 1710, la haute justice du Manoir lui fut adjugée ; il était président à Mortier en 1729, et il mourut en 1758, laissant de son mariage avec Marguerite-Barbe Puchot du Plessis, Gilles-Louis Hallé, dit le président de Rouville, qui fut ensaisiné le 11 décembre 1760, et qui mourut en 1777.  

En 1750, on comptait au Manoir, 54 feux et 184 habitants.  

Gilles-Charles-Marie Hallé et Louis Guillaume Hallé, frères, furent successivement seigneurs du Manoir.  

Pendant le XVIIe siècle, une famille Pilotte, paraît avoir possédé un des deux fiefs du Manoir.  

M. Maillé, curé du Manoir, exilé en Allemagne au moment de la Révolution, a laissé un certain nombre d’ouvrages, restés manuscrits, conservés dans sa famille.  

 

Fiefs, 1° L’Essart. Charles de Guéroult était seigneur de l’Essart en 1670, M. Jean-Gilles Hallé l’avait remplacé en 1707. Le président de Rouville, Gilles-Charles-Marie Hallé et Louis-Guillaume Hallé, possédèrent ensuite ce fief.    

Les Hautes Loges. Girard Le Mercier, sieur des Hautes Loges et son frère Antoine furent renvoyés au conseil en 1667, comme étant de noblesse suspecte, mais ils furent rétablis et déclarés de noble et ancienne lignée.  

Pierre Le Mercier et Louis-Nicolas Le Mercier, furent successivement seigneur des Hautes Loges.  

Le Mercier : d’azur, au chevron d’argent, accompagné de trois bourses d’or. On voyait encore naguère dans l’église de Pont-de-l’Arche, les pierres tombales de Thomas, d’Angelot et d’Henri Le Mercier, sur lesquelles étaient gravées ces armoiries.  

 

LE MANOIR. – Cant, de Pont-de-l’Arche, sur la Seine, sol ; alluvions contemporaines. – Surf. terr. 239, hect. – Pop. 346. – 4 contrib. 2,686 fr. en ppal. – Rec. ord. budg  1,290 fr. – *. – Percep  et cont. ind. de. Pont-de-l’Arche. – Paroisse. – École à Pîtres. – 3 déb. de boissons. – 2 perm. de ch. – Dist. en kil. aux ch.-l. de dép. 4, d’arr. 15, de cant. 37.  

 

Dépendances. – Les Hautes Loges, L’Essart.  

Agriculture. – Céréales, plantes sarclées.  

Industrie. – Néant. – 4 patentés.  

Armand Launay

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:21

Charpillon Louis-E., Caresme Anatole, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys : Delcroix, 1868, 960 p., t. II, p. 398-399.

 

Léry (32)

 

 

LERY    

 

Paroisse des Dioc. d’Évreux  – Doy. de Louviers. – Vic. et Élec. de Pont-de-l’Arche. – Châtellenie du Vaudreuil. – Parl. et Gén. de Rouen.   

Léry, Liriacum, est un village gaulois, qui partagea le sort du Vaudreuil, dont il était une dépendance.   

L’église dédiée à Saint-Ouen est un monument remarquable du XIe ou du XIIe siècle ; conservé dans son intégrité, il offre une belle porte romane très ornée et une tour carrée en pierre avec modillons[1].   

À côté de la paroisse de Saint-Ouen, Léry en possédait une placée sous le vocable de Saint-Patrice. Bien que cette église serve aujourd’hui de grange et d’habitation, elle mérite cependant de fixer l’attention, sa construction accuse les premières années du XIIIe siècle[2].   

La croix du cimetière de Léry est une œuvre du XIVe siècle, d’un dessin et d’une exécution  très estimés ; elle a été restaurée en 1875 et replacée devant l’église.

Vers 1018, le duc Richard II comprit l’église de Léry dans les possessions de l’abbaye de Saint-Ouen de Rouen[3] ; vers la même époque, ce duc donna au prieuré de Montaure, une charretée de foin à prendre à Léry.   

Guillaume le Conquérant donna, vers 1077, aux moines de Saint-Étienne de Caen quatre arpents de demi de vigne à Léry, et trois au religieux de la Trinité, il permit également d’établir deux moulins sur la rivière d’Eure à la condition de laisser librement passer les poissons et les bateaux[4].   

Le 23 juillet 1194, par le traité fait entre Philippe-Auguste et Richard Cœur-de-Lion, Léry fut cédé à la France, mais il redevint Normand deux ans après.   

Philippe-Auguste étant à Gisors, en 1205, donna à Jourdain son balistaire ce qu’il avait à Léry ; mais le donataire n’ayant eu que des filles, son fief revint à la couronne.   

Au XIIe siècle le pavot était rangé à Léry parmi les récoltes décimables, de même qu’au XIVe la gaude figure parmi les cultures de la riche vallée de Léry.   

En 1285, Mgr Jean Le Veneur avait un manoir à Léry ; Nicolas le Lourain, Verdier de Montfort-sur-Risle avait en 1292 le titre de seigneur de Léry en partie.   

En 1303, les pêcheurs des Damps et de Lormais pouvaient pêcher dans toute la garenne de Léry, quand la Seine était débordée.   

Philippe-le-Bel, pour récompenser Philippe de Villepreuse dit le Convers[5] de ses services, lui donna Léry avec toute justice et une partie de la rivière d’Eure.   

Vers 1320, Philippe le Convers étant mort, Léry revint à la couronne de France.   

Le roi de France Philippe le Long mourut en 1322, à l’âge de 22 ans, et Jeanne de Bourgogne, sa veuve, eut en douaire et à titre d’apanage, le château de Léry[6].   

Au mois de juin 1323, Charles le Bel étant à Léry, chez sa belle-sœur, fit une donation aux religieux de Bonport, du tiers et danger (?) de 21 acres de terre au Bois-Guillaume. Les biens que la veuve de Philippe de Valois possédait à Léry passèrent à sa fille, Blanche de France, qui les donna à Blanche du Galcel, à Mabile et à Marguerite d’Issy, sœurs professes de Longchamps.   

Le 13 janvier 1336, le roi ordonna au vicomte de Pont-de-l’Arche de mettre sa cousine, Blanche de France, demeurant à Longchamps, en possession de la forfaiture, héritages et rentes qui furent à Robert de Gasny ; le 22 du même mois, l’ordre du roi fut transmis aux sergents de Vaudreuil, Léry et Vauvray.   

On a des lettres de Philippe de Valois et de Jean son fils aîné, datées de Léry en 1349 et 1351[7].   

En 1424, Henri IV, roi de France et d’Angleterre, confirma les biens des religieuses de Longchamps à Léry, Poses, etc.   

Jean Passemer, esc., était seigneur de Radepont, Noyon-sur-Andelle, Pont-Saint-Pierre, Bellefosse et Léry.   

En 1553, la terre de Léry, avec une partie du péage de la rivière d’Eure, avait été assignée en usufruit à la reine-mère Catherine de Médicis.   

Charles IX céda Léry, avec le Vaudreuil en échange, pour Noyon-sur-Andelle, à Philippe de Boulainvilliers.   

À partir de ce moment, les seigneurs de Léry sont ceux de N.-D. de Vaudreuil, et nous les donnerons sous ce titre.  

On cultivait le tabac à Léry en 1681 et en 1737.   

En 1780, Léry était un plein fief possédé par le  président   Portail, président à mortier au parlement de Paris.  

 

Fiefs

1° BONPORT. Richard Coeur-de-Lion donna aux religieux de Bonport le clos de Léry, c’est là le point de départ du fief de Bonport.  

C’était un plein fief dont les religieux firent hommage au roi en 1499. Il était passé par suite d’échange, en 1748, au président Portail, qui le transmit à Mlle Portail, sa fille, mariée au marquis de Conflans.

 

2° LA HEUSE. Au mois de mai 1339, Jean Roussel dit de La Heuse,. était propriétaire du fief de La Heuze à Léry[8].

On lit dans un aveu rendu par Jean Gougeul : item je tiens un 8e de fief nommé La Heuse assis, ès paroisses de Léry, Vaudreuil, Poses, etc.

La famille de Gougeul dite de Rouville conserva La Heuse jusqu’au commencement du XVIIe siècle, époque à laquelle Charlotte de Rouville la fit passer à Hélie le Doyen son mari, celui-ci en rendit aveu le 3 octobre 1608.

Hélie le Doyen capitaine des chasses du Roi et commissaire de son artillerie[9] rendit aveu pour La Heuse à Léry , en 1621, il fut remplacé par Laurent le Doyen qui lui-même eut pour héritier son fils du même nom.

Laurent le Doyen, 2e du nom, capitaine des plaisirs du Roi, rendit aveu pour la Heuse, en 1649, et fut maintenu de noblesse le 5 septembre 1666. Le doyen : d’or, à trois têtes de More de sable, 2 et s.

En 1685, Louis Baillet, esc., était seigneur de La Heuse, son fils Jean étant mort sans enfants en 1695, Marie Baillet, sœur de ce dernier, fut son héritière.

Marie Baillet vendit La Heuse avant 1735 à Nicolas-Antoine Baillard esc, sieur de Caumont, conseiller au présidial de Rouen.

Baillard : de sable, au griffon d’hermines.

Le 22 septembre 1746, Jacques Baillard, sieur de Hautot, céda La Heuse au président Jean-Louis Portail.

La Heuse est connue maintenant à Léry sous le nom de Rouville.

 

3° MONTPOIGNANT. Ce fief relevait du Mesnil-Jourdain qui relevait du Vaudreuil.

Le fief de St.-Germain-de-Louviers, Alias, le Montpoignant était une extension du fief de ce nom à Léry.

En 1516, Messire Jean de Rouville, seigneur de Montpoignant, figure au nombre des gentilshommes de la châtellenie du Vaudreuil.

Ce fief suivit dès lors le sort de La Heuse et eut les mêmes seigneurs.

 

4° SAINT-OUEN. Nous avons vu que le duc Richard II avait donné, en 1018, l’église de Saint-Ouen de Léry à l’abbaye Saint-Ouen de Rouen, qui  conservé les droits de présentation jusqu’à la Révolution. Les moines avaient 24 parts des dîmes de la paroisse et le curé la 25e.

Il y eut souvent des procès dans la suite…

  


 

[1] Gadebled.

[2] En 1523 l’église avait encore son curé.

[3] Il est probable que Léry appartenait à Saint-Ouen dès sa fondation.

[4] Ces deux moulins sont celui d’Aufrand et le moulin Le Roi.

[5] Philippe le Convers, archidiacre de Meaux, était maître des eaux et forêts de Normandie.

[6] Cette princesse, sœur de la fameuse Marguerite de Bourgogne, fut accusée d’adultère en 1303 et condamnée à finir ses jours dans le château de Dourdan ; un an après, son mari convaincu de son innocence la rappela.

[7]  D’après M. Gadebled, la reine Blanche, veuve de Philippe de Valois, avait à Léry un château de plaisance détruit, par un incendie, en 1814. C’est une erreur car cette dame habitait Neaufles, où elle est morte en 1398.

[8] Hist. du Vaudreuil, par M. Goujon, p. 73.

[9] M. Le Prévost le nomme Sellin, qui est évidemment une altération. 

 

Armand Launay

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:16

louviers

 

Sur la route de Louviers (x 2)  

 

Il y avait un cantonnier  

 

Et qui cassait (x 2)  

 

Et qui cassait des tas d’cailloux  

 

Pour mettre sous l’passage des roues 

 

Une belle dame vint à passer 

 

Dans un beau carrosse doré  

 

Et qui lui dit :  

 

" Pauvre cantonnier 

 

Tu fais un foutu métier "  

 

L’ cantonnier lui répond 

 

Faut que j’nourrissions mes garçons 

 

Et si j’roulions (x 2)

 

Carrosse comme vous

 

Je n’casserions point d’cailloux 

 

La belle dame en le r’luquant 

 

Dit : " Tes bras sont épatants " 

 

Et l’cantonnier lui répondit

 

" J’ai mieux qu’ça … mais en plus petit. " 

 

La belle dame l’a fait monter

 

Dans son beau carrosse doré

 

Si les ressorts (x 2)

 

Pouvaient parler

 

Ils diraient : " J’ons cru casser ". 

 

L’ cantonnier est r’venu

 

Mais l’travail l’intéress’ plus

 

Et c’est pour ça

 

Comm’ y s’ fout d’tout (x 2)

 

Que nos routes sont plein’s de trous.

Armand Launay

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:15

la.rue.du.gros.horloge

 

Hyacinthe Langlois ? 

Armand Launay

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:13

Annuaire des cinq départements de la Normandie, publié par l’Association normande et les Assises de Caumont, 1951-1952, Caen, 1953, p. 23-24.    

 

A. Lefebvre, Instituteur Honoraire (1949) 

 

II. – LES CAVES ET SOUTERRAINS DE LOUVIERS

 

Dans son livre si captivant sur les Manants du Roy, Jean de La Varende nous rappelle que, dans son pays d’Ouche, il y avait jadis plus de routes sous terre que dessus, que tous les châteaux-forts de cette région frontière, entre la Haute et Basse-Normandie étaient reliés entr’eux par des souterrains, et que des " cartes noires " en avaient même été dressées vers la fin de l’Ancien-Régime et avaient utilement servi aux bandes des chouans dans leurs luttes désespérées contre les armées républicaines. Et à ce propos il nous raconte l’histoire d’un chien des Jonquerets de Livet qui tomba dans une marnière abandonnée et qui fut retrouvé trois jours plus tard dans une autre marnière, près de Landeperente, à une bonne lieue de là.

 

Ne pourrait-on pas en dire autant de toutes les villes fortifiées d’autrefois ? À Louviers même, n’a-t-on pas retrouvé un certain nombre de ces souterrains destinés, soit à emmagasiner des provisions, des armes et du matériel de guerre, soit à s’échapper facilement loin de la ville en cas de siège ? Ne serait-il pas intéressant de pouvoir établir le plan souterrain de notre bonne ville si souvent attaquée au cours des Guerres de Cent Ans et de la Sainte-Ligue ? Feu l’abbé Delamare en a déjà dressé une liste dans son ouvrage si intéressant sur les Rues de Louviers.

 

1° En 1859, on a découvert un souterrain dont l’entrée était située en arrière du maître-autel de Notre-Dame et qui se dirigeait vers le château de Saint-Hilaire et le couvent de Sainte-Barbe.

 

2° Un autre couloir s’en va sous la Rue Tatin, vers l’ancienne citadelle, peut-être. C’est celui qui a été remis à jour en 1948.

 

3° Une excavation produite rue des Pompiers, en 1888, a montré un souterrain qui se trouve sous la Mairie actuelle (ancien couvent de Saint-Louis).

 

4° Sous le théâtre, on en a retrouvé un autre, qui se dirige vers l’ancienne Porte de Rouen.

 

5° En 1894, un affaissement de terrains a révélé le superbe souterrain qui passe sous le Marché aux Œufs, en face le n° 11, dans le voisinage de l’ancienne Maison des Templiers.

 

6° Enfin, le fameux souterrain du Puits-Crosnier, qui a son ouverture dans le Bois du Défends près du cimetière, se dirigeant vers la Citadelle et le châtel des archevêques, et permettait aux combattants de s’échapper facilement en cas de grand danger. Suivant la tradition locale une branche de ce souterrain aurait son issue dans l’église Saint-Germain. C’est dans ce puits Crosnier que fut jeté, comme à la voirie, le corps du curé de Mesnil-Jourdain, Mathurin Picard, très compromis dans le célèbre procès des Possédées de Louviers, en 1647.

 

Signalons, à notre tour, qu’au n° 22 de la rue Dupont de l’Eure existe une cave rendue visible par le bombardement de 1940, et dont la voûte descend d’une marche en même temps que l’escalier qui y conduit. Elle ressemble à celles que nous avons visitées il y a une soixantaine d’années, aux abbayes du Bec-Hellouin et de Jumièges.

 

Le Châtel du Manoir des Archevêques de Rouen, détruit en 1435, ne fut jamais réédifié. C’est sur son emplacement que fut construit le pâté de maisons compris entre la rue du Châtel et la rue aux Mouches (rue Bertinot actuelle). De ce quartier il ne reste malheureusement plus rien depuis le bombardement de 1940, sauf les caves à deux étages d’une solidité à toute épreuve, dont les voûtes en plein cintre étaient soutenues par des arceaux en pierre. Dans quelques-unes de ces cuves, on descendait par un escalier à vis également en pierre.

 

À Rouen même, toutes les maisons situées sur le côté méridional de la rue aux Ours, sont bâties sur un très long souterrain faisant communiquer la cathédrale avec la tour Saint-André. De solides grilles en fer délimitent les parties servant de caves à chaque habitation.

 

Ne serait-il pas utile, pour notre ville de Louviers, de dresser un plan de tous ces anciens souterrains, ainsi que de ceux à découvrir au cours des travaux de la Reconstruction ?

 

 

A lire aussi... 

Le Pont-de-l'Arche souterrain

Armand Launay

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:10

Charpillon Louis-Etienne, Caresme Anatole, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys : Delcroix, 1868, 960 p., t. II, p. 352-354.

 

  la-haye3

 

 

LA HAYE-MALHERBE

 

 

Paroisse des : Dioc. d’Évreux. –  Le Neubourg. – Bail., Vic. et Élec. de Pont-de-l’Arche. – Parl. et Gén. de Rouen.

La Haye-Malherbe occupe l’emplacement d’un bois qui se trouvait sur la lisière de la forêt de Bord et qui avait appartenu à un premier concessionnaire nommé Malherbe[1]. La paroisse ne remonte pas au-delà du XIIe siècle, époque de la diffusion du culte de Saint-Nicolas.

On a découvert, en 1848, à la Haye-Malherbe, un trésor renfermant des bijoux romains d’une grande valeur ; on y a trouvé des médailles antiques, des tuiles à rebords et des haches gauloises.

Le 23 juillet 1194, les délégués des rois de France et d’Angleterre, réunis entre Verneuil et Tillières, convinrent que la Haye-Malherbe resterait au roi d’Angleterre[2]

 

En 1206, Ranulfe Malherbe fut témoin d’une charte de Guillaume d’Ennebout[3]

Le roi Louis VIII donna, en 1225, à Martin Andoile, son sergent, ce qu’il avait à la Haye-Malherbe en échange du moulin que Philippe-Auguste lui avait donné au Vaudreuil. 

Au mois d’octobre 1246, saint Louis étant à Pacy, donne à l’abbaye de Royaumont tout ce que Martin Andoile, mort sans postérité, avait possédé à la Haye-Malherbe.

Un arbitrage de Raoul de Grosparmi, évêque d’Évreux de, de 1261, entre les abbayes de Saint- Vandrille (sic) et de Royaumont, est daté de la Haye-Malherbe.

En 1281, l’évêque d’Évreux disposa de la dîme des novales de la Haye-Malherbe.

Lorsque saint Louis avait donné le domaine de la Haye-Malherbe à Royaumont, il avait retenu le patronage car en 1382 le roi de France est dit patron[4].

Les religieux de Royaumont convinrent en 1391, avec leurs hommes de la Haye-Malherbe, que la mesure à laquelle ils paieraient leurs rentes, seraient la rasière ou double boisseau contenant 3 boisseaux ¼, mesure de Paris.

Louis IX, en mourant le 30 août 1483, légua le patronage de la Haye-Malherbe au chapitre de Cléry où il avait choisi sa sépulture. Dès le XVe siècle, les tuileries de la Haye-Malherbe sont mentionnées dans les comptes du domaine de Louviers. 

En 1523, N.H. Louis de Montfreville, de la Haye-Malherbe, produisit sa généalogie, il portait : d’argent, à 3 mouchetures d’hermine de sable.

Le procès-verbal de la réformation de coutume de Normandie de 1583 constate comme seul usage local de la vicomté de Pont-de-l’Arche, la disposition suivante :

« Aux acquisitions qui se font constant le mariage, des héritages dépendant de la haute justice des abbés et religieux de Royaumont, au village de la Haye-Malherbe, les femmes y ont moitié en propriété. »

« Le droit de bourgage existait sur tous les biens à la Haye-Malherbe[5].

De 1611 à 1638, un orage ayant causé de graves dommages à la Haye-Malherbe, les habitants furent déchargés de la taille.

Le 9 mars 1649 pendant la Fronde, le comte d’Harcourt, commandant les troupes du roi, partit de la Haye-Malherbe pour aller au Troncq et attaquer ensuite le duc de Longueville. Chemin faisant, il s’empara du Neubourg.

À la fin du XVIIe siècle, Henri Martin était avocat et bailli de la Haye-Malherbe, Jean de Béthencourt était tabellion juré, et Nicolas Caresme était sergent de sergenterie de la Haye-Malherbe.

Royaumont conserva la seigneurie de la Haye-Malherbe jusqu’à la Révolution.

 

Fiefs.

Argeronne était un plein fief de haubert, qui appartenait en 1645 à messire dom Berryer, comte de la Ferrière, près Domfront, secrétaire au Conseil, conseiller d’État.

Messire Louis Berryer fit bâtir le château d’Argeronne de 1650 à 1655, et il mourut en 1686, laissant Jean-Baptiste et Nicolas-René Berryer.

Ce dernier eut le fief d’Argeronne ; il devint Procureur Général du grand conseil et laissa pour héritier Nicolas-René, IIe du nom, qui mourut garde des sceaux le 15 août 1762, laissant trois filles, dont l’aînée épousa le président Lamoignon.

Jean-Louis Berryer, comte de la Ferrière[6] hérita de la seigneurie d’Argeronne, mais il mangea toute sa fortune, et le 13 septembre 1774 les fief-terre et seigneurie d’Argeronne furent adjugés par la règle des créanciers devant les notaires du Châtelet de Paris, à messire Jean-Jacques-Pierre de Guenet, baron de Saint-Just, chevalier, conseiller en la grande chambre du parlement de Normandie, seigneur des Jonquerets, d’Aubricot et de la Pille, décédé en 1795.

Louis-Alexandre-Clovis, marquis de Guenet, capitaine au régiment de la Reine-Dragons, chevalier de saint Louis, servit dans l’armée des princes et rentra en France en 1800 ; il fut alors remis en possession de la terre d’Argeronne, qu’il conserva jusqu’à sa mort en 1848.

Aujourd’hui, cette terre appartient à M. le marquis Arthur de Guenet, fils du précédent, qui habite le château.

De Guenet porte : d’azur au chevron d’or, accompagné de 3 dauphins d’argent.

 

Les Hoguettes. Vers 1570, Jean Le Tellier, sieur des Hoguettes, vendit la sergenterie d’Huedebouville à Guillaume Le Chartier[7] ; il était remplacé en 1608 par Louis Le Tellier, sieur des Hoguettes.

Jean Le Tellier, IIe du nom, sieur des Hoguettes, conseiller du roi était, en 1613, maître des eaux et forêts de Pont-de-l’Arche. Le sieur Le Tellier, maître particulier des eaux et forêts, mort en 1659, devait être son fils.

Le Tellier : d’azur, à une tour d’argent maçonné de sable.

Jean Baudry, esc., demeurant à la Haye-Malherbe en prenait le titre. Le 1er décembre 1669, un jugement le déclara usurpateur de noblesse ; il y eut un appel par Catherine Le Tellier sa femme, séparée quant aux biens.

Baudry : d’azur à 3 besants d’argent entre 2 bandes d’or, accostées de 2 mollettes du même.

Messire Louis Berryer, comte de la Ferrière, seigneur d’Argeronne, acheta les Hoguettes en 1672. Nicolas-René et Jean-Louis Berryer furent ensuite seigneurs des Hoguettes.

Le domaine des Hoguettes appartient aujourd’hui à M. Fortier, de Louviers.

 

Les Loups, Rouville ou Saint-Saire. Guillaume de Rouville dit Taupin, vendit en 1391 le fief Aux-Danois, qu’il possédait à Thuit-Signol. C’est lui qui a probablement laissé son nom au fief de Rouville ou Saint-Saire.

N. H. Jacob ou Jacques Prudon, esc., conseiller du roi, vendit le 7 mai 1619, le fief Saint-Saire ou Rouville, à messire Nicolas Le Roux, baron de Bourgtheroulde[8].

Vers 1620, le président Nicolas Le Roux, baron de Bourgtheroulde, mourut laissant deux fils : Claude, baron après lui, et Louis Le Roux, seigneur d’Imfreville, qui eut Saint-Saire dans son lot.

Louis Le Roux, estimé de Richelieu et de Mazarin, devin intendant de la Marine du Levant et du Ponant ; il épousa Marguerite d’Anviray, qui lui donna Louis, ci-après.

Louis Le Roux, IIe du nom, sieur d’Imfreville, chevalier de Malte, capitaine des vaisseaux de guerre de Sa Majesté, devint commissaire général de la Marine de France ; il tenait, en 1683, Saint-Saire dit Fief-aux-Loups ou Rouville, 8e de haubert, relevant de Saint-Aubin-d’Écrosville ; il mourut en 1708, laissant pour héritier David-François Jubert, chevalier, seigneur de Chailly, à Gamaches, son petit-neveu, qui vendit la même année le fief de Saint-Saire à Nicolas-François Le Métayer, esc., sieur Des Champs, qui fit hommage.

Le 29 mars 1719, ce 8e de fief avait colombier à pied, droit de tor et vert, avec des droits d’usage en la forêt de Bord.

En 1734, M. Midi de Saint-Saire fut reçu conseiller auditeur aux Comptes à Rouen ; il avait acheté, la même année, le fief de Saint-Saire, il vivait encore en 1787.

Midi : d’azur, au chevron d’or accompagné en chef de 2 étoiles du même et en pointe d’un croissant d’argent supportant une palme d’or brochant sur le tout ;

 

Le Défends est une ferme où l’on voit les vestiges d’un petit fort qui dominait un vallon boisé ;

 

Saint-Blaise doit son nom à une ancienne chapelle qui était certainement la léproserie du pays.

 

LA HAYE-MALHERBE. Cant. de Louviers, 140 m. d’alt. – Sol : alluvium ancien, diluvium. – Ch. de gr. com. n° 17 de Montfort à Louviers, n° 4 de Pont-de-l’Arche au Neubourg. – Surf. terr. 990 hect. – Pop. 1291 hab. – 4 cont. 10,009 fr. en ppal. – Rec. ord. du budg., 6269 fr. – * de Louviers. – Percep. de Surville. – Rec., cont. ind. de Pont-de-l’Arche. – Paroisse. – Presbyt. – École spéc. de 62 garç. et de 57 filles. – 1 maison d’école. – Bur. de bienfaisance. – 9 déb. de boissons. – 16 perm. de chasse. – Dist. en kil. aux ch.-l. de dép., 28 d’arr. et de cant. 9.

 

Dépendances : Argeronne, Les Bertins, Le Camp-des-Ventes, Le Deffant, La Haye, Les Hoguettes, Le Mont-Hoguet, La Vallée.

Agriculture : Céréales, bois.

Industrie : 31 tuileries, briqueteries, 1 moulin à vent. – 1 poterie. – Marché le dimanche. – 87 patentes.

 


[1] On veut que ce Malherbe ait été un des compagnons de Rollon, mais rien ne justifie cette prétention de même que Payen de Malherbe est un personnage purement imaginaire.  

[2] Cart. de Louviers, p. 57. C’est la première mention dans l’histoire de la Haye-Malherbe.  

[3] Sauf Ranulfe les autres Malherbe ne peuvent être attribués au village qui nous occupe.  

[4] Cart. de Louviers.  

[5] Notes Le Prévost. T. 2, p. 235.  

[6] M. le comte de Guenet, auquel nous devons une grande partie de nos notes sur la Haye-Malherbe le dit fils de Nicolas-René IIe. Nous pensons qu’il descendit de Jean-Baptiste qui avait eu le comté de La Ferrière ; La Chesnay-des-Bois n’en parle pas.  

[7] Archives de la Seine-Inférieure.  

[8] Id. 

 

Armand Launay

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:09

Charpillon Louis-E., Caresme Anatole, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys : Delcroix, 1868, 960 p., t. II, p. 925-926.

 

 

TOURNEDOS-SUR-SEINE

 

 

Paroisse des Doy. de Louviers. – Dioc. d’Évreux. Vic. et Élec. de Pont-de-l’Arche. – Parl. et Gén. de Rouen.  

La paroisse fondée sous la protection de St Saturnin, était à la présentation de l’abbé de Fécamp.  

On a trouvé quelques sépultures mérovingiennes au lieudit le Beau Soleil, dépendant de Tournedos[1].

Cette paroisse est désignée sous le nom de Novavilla dans une charte de 1126, confirmant une précédente de 1006, par laquelle Richard II avait donné l’église de St-Saturnin à l’abbaye de Fécamp[2].

La chronique de Jean Nagerel raconte que ce village fut appelé Tournedos parce que « la première nuit que la duchesse Gonnor y coucha avec le duc, son seigneur, pres qu’il l’eust espousée, elle luy tourna dos ».

La Métairie de Tournedos est mentionnée au XIIe siècle, elle appartenait en 1026, à Guillaume de Bosc-Normand.

En 1228, Guillebert fils de Guillaume, demeurait à Tournedos.

Bernard l’Enfant de Tournedos, vendit aux religieux de Bonport le Gord-Morel, sis à Tournedos, en présence de Richard Barre, curé de la paroisse.

La haute justice de Tournedos fut donnée en 1313, à Philippe Convers.

Robert Brizelet rendit hommage en 1540, pour la prévôté de Tournedos ; il fut parrain à Louviers en 1559.

En 1626, le roi donna au sieur de Menilles les 13es du domaine de Tournedos, vendu à David de Beaulieu, bourgeois de Rouen. 

Pierre Costé, seigneur de St-Supplix, conseiller au Parlement, tenait, en 1674, la prévôté de Tournedos.

En 1674, Hubert Costé, sieur du Mesnil et de Tournedos fut reçu au Parlement, il portait : d’azur, au chevron d’argent accompagné de trois coquilles d’or, 2 et 1.

Le 3 août 1689, Marguerite Godard, veuve de M. du Mesnil Costé, conseiller au Parlement, demeurant au Manoir de Tournedos, fait un échange avec Charles Druel, doyen d’Écouis.

En 1709, Toussaint Morel ayant été condamné à mort pour homicide commis sur Pierre Delbergue, garde-chasse, sa maison située à Tournedos fut confisquée au profit du seigneur du Vaudreuil.

Pierre-Gilles-François Costé du Mesnil de Triquerville, seigneur de Tournedos, fut reçu au Parlement en 1765.

La paroisse de Tournedos fut cruellement frappée par une épidémie qui y régna de 1770 à 1773.

En 1783, Charles Dannequin, garde du président Portail, demeurant à Tournedos, qui avait tué un braconnier, fut sauvé en levant la fierte.

M. Turquet, curé de Tournedos, fut député à l’assemblée paroissiale de 1788.

La famille Costé de Triquerville a conservé le domaine de Tournedos jusqu’à nos jours.

Fiefs.

Pampou. Gueffin du Bosc, fils de Gueffin, seigneur de Brétigny est l’auteur de la branche de Pampou qui a formé 6 degrés et qui s’est éteinte dans les enfants que Roger du Bosc, seigneur de Pampou eut d’Élisabeth Loche son épouse.

Vassouy. En 1707, les tenants de ce fief de Tournedos, payaient une rente seigneuriale de 121. 10 s.

 

TOURNEDOS-SUR-SEINE, cant. du Pont-de-l’Arche, sur la Seine. – Sol : alluvions contemporaines et craie blanche. – Surf. terr. 564 hect. – Pop. 150 hab. – 4 cont. 1,273 fr. en ppal. – Rec. ord., budg. 1,206 fr. – * de St-Pierre-du-Vaudreuil (sic). – Percep. de St-Cyr-du-Vaudreuil. – Rec., cont. ind. de Pont-de-l’Arche. – Réunion pour le culte et l’instruction à Poses. – 1 déb. de boissons. – 9 perm. de chasse. – Dist. en kil. aux ch.-l. de dép., 32 ; d’arr., 10 ; de cant. 9.

 

Dépendances : La Ferme-aux-Embarras, Pampou.

Agriculture : Céréales, légumes.

Industrie : Néant.

Patenté : 1.

 


[1] Notes M. Goujeon. 

[2] Idem.

 

 

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Armand Launay

Pont-de-l'Arche ma ville

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  • : Pont de l'Arche histoire, patrimoine et tourisme
  • : Bienvenue sur ce blog perso consacré à Pont-de-l'Arche et sa région (Normandie, Eure). Contactez-moi afin d'étudier ensemble, plus avant, l'histoire et donc de progresser vers la connaissance. Bonne lecture ! armand.launay@gmail.com
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Mes activités

Armand Launay. Né à Pont-de-l'Arche en 1980, j'ai étudié l'histoire et la sociologie à l'université du Havre (Licence) avant d'obtenir un DUT information-communication qui m'a permis de devenir agent des bibliothèques. J'ai ainsi été formateur en recherche documentaire et en rédaction de littérature scientifique. Depuis 2002, je mets en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche à travers :

- des visites commentées de la ville depuis 2004 ;

- la publication de 20 numéros de La Fouine magazine (2003-2007) et d'articles : "Conviviale et médiévale, Pont-de-l'Arche vous accueille", Patrimoine normand n° 75 ; "Pont-de-l'Arche, berceau de l'infanterie française ?", Patrimoine normand n° 76 ; "Bonport : l'ancienne abbaye dévoile son histoire", Patrimoine normand n° 79 ; "Chaussures Marco : deux siècles de savoir-plaire normand !", Pays de Normandie n° 75.

Bibliographie

- L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche (éditions Charles-Corlet, 2007, 240 pages)

- Pont-de-l'Arche (éditions Alan-Sutton, collection "Mémoire en images", 2008, 117 pages)

- Pont-de-l'Arche, cité de la chaussure : étude sur un patrimoine industriel normand depuis le XVIIIe siècle (mairie de Pont-de-l'Arche, 2009, 52 pages)

- Pont-de-l'Arche, un joyau médiéval au cœur de la Normandie : guide touristique et patrimonial (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 40 pages).

- Pont-de-l'Arche 1911 I 2011 : l'évolution urbaine en 62 photographies (mairie de Pont-de-l'Arche, 2010, 32 pages).

- Mieux connaitre Pont-de-l'Arche à travers 150 noms de rues et de lieux ! (Autoédité, 2019, 64 pages). 

De 2008 à 2014, j'ai été conseiller municipal délégué à la communication et rédacteur en chef de "Pont-de-l'Arche magazine".

Depuis 2014, je suis professeur de philosophie à Mayotte.

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